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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 06:40

De nombreux signes avant-coureurs indiquent une mobilsation dans les lycées.
Des manifestations ont eu lieu à Bordeaux, Colmar, Mulhouse, Auch, Lyon avec parfois des incidents comme des intrusions violentes à Bordeaux et Talence (33).
Par aillleurs, la FCPE du Nord et les sections syndicales du lycée Picasso d'Avion (59) protestent contre les pressions exercées sur un lycéen. Les renseignements généraux l'auraient incité à ne plus participer au mouvement lycéen.

Vendredi 5 décembre, la Fidl appelait à une journée "lycée vide".



Il y a quelques semaines, s'est lancé l'appel à une journée "lycée vide" sur Internet.


Cet appel a pris une ampleur qui révèle que les lycéens rejettent une réforme qui n'est pas la leur : la réforme Darcos.
La FIDL appelle donc les lycéens à suivre l'appel "lycée vide" vendredi 5 Décembre, et appellera les lycéens à manifester contre la réforme Darcos dès le mois de Janvier.
Par ailleurs, la FIDL souhaite informer qu'une répression des lycéens souhaitant se mobiliser contre la réforme Darcos est en train d'avoir lieu dans les lycées : menaces d'exclusions, renvois temporaire, ou encore envois des forces de l'ordre dans les lycées lors des assemblées générales.

La FIDL prévient le Ministère de l'éducation nationale que ce n'est pas en intimidant la jeunesse qu'il réussira à faire accepter sa réforme. La FIDL, le syndicat lycéen, s'engage dès à présent à soutenir les lycéens menacés en cas de mobilisation.


(source AFP)

Journée Lycées libres: manifs et blocages de lycéens, interpellations à Auch

Plusieurs centaines de lycéens ont défilé vendredi dans plusieurs villes de l'Est, du Centre et de Midi-Pyrénées contre la réforme du lycée et une dizaine d'entre eux ont été interpellés lors d'incidents à Auch, selon la police et les organisateurs.

Les lycéens d'Auch ont été interpellés après l'irruption de manifestants, venus des lycées Pardailhan et Garros, au lycée privé de l'Oratoire, où ils ont forcé le passage, provoquant quelques dégradations au passage.

Une poubelle a également été enflammée devant le lycée Pardailhan.

A Auch, la manifestation, qui s'est tenue comme dans le reste de la France à l'appel de l'organisation lycéenne Fidl, a regroupé quelque 3O0 à 350 élèves, selon les estimations de la police et des organisateurs. Une délégation des élèves a été reçue à la Préfecture du Gers, où elle a remis une motion protestant contre la réforme.

D'autres manifestations ont regroupé un millier de lycéens à Colmar, une centaine à Mulhouse selon la police et entre 160 (police) et 200 lycéens (organisateurs) à Lyon. Des rassemblements d'une centaine de lycéens ont également été signalés par le rectorat de Toulouse à Cahors et Figeac (Lot) et à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

La Fidl avait appelé jeudi les lycéens à une journée nationale "lycées vides" vendredi, afin de protester contre la réforme en cours du lycée, synonyme pour certains d'un "bac light". Selon la Fidl, cette réforme, accompagnée de "coupes budgétaires", ne règle pas les problèmes d'orientation et d'échec scolaire.



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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 06:26

Samedi matin, une quarantaine de personnes étaient présentes à la réunion des familles d'ORLY,Val de Marne, parents de plusieurs groupe scolaires,, élus de la municipalité, qui, depuis le début de l'année, enseignants qui *ont "gelé" l'application de l'aide personnalisée*, pour des raisons pédagogiques et surtout en raison des annonces faites sur la disparition totale des *RASED*. Ils estiment notamment, que cela porte atteinte aux valeurs de l'école de la république.*Les parents s'inquiètent et s'interrogent :
Quel sera le devenir de tous les enfants dont les familles n'auraient pas les moyens de se payer les services d'éducateurs spécialisés si les *RASED *venaient à disparaître ?
Quells sacrifices devraient faire les familles les plus défavorisées si elles n'ont d'autres choix que de faire appel à des institutions privées de  soutien scolaire , dès lors que l'aide personnalisée, mise en place dans
les écoles, se trouverait être inefficace pour leurs enfants, si ceux-ci rencontrent des difficultés importantes et non passagères ?
Tous les participants ont réaffirmé leur attachement à l'égalité des chances pour tous et un service public de l'éducation nationale.

Prochaines actions prévues sur Orly :
Les parents ont décidé d'occuper les écoles jeudi 11 décembre dès 8h20, et ils marcheront au côté des enseignants, Samedi 13 Décembre,  vers l'Inspection Académique de Choisy  afin d'être reçu en audience par l'IEN.

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 10:18

Participation aux élections professionnelles en hausee de 2% (contrairement aux autre secteurs où la baisse de la participation se confirme).
Globalement les résultats montrent une progression du Snuipp FSu au primaire. Pour son secrétaire général  Gilles Moindrot, le résultat des élections, avec une participation en  hausse (+2%) et un score record par rapport à 2005 (47% des suffrages  soit +2%), est un "camouflet " pour le ministre. "Les enseignants des  écoles viennent de démentir de manière catégorique les propos  ministériels en étant plus nombreux à voter pour leurs représentants
syndicaux"
La Fsu reste la première fédération avec 46,7% des  suffrages.

 L'Unsa se maintient à la seconde place avec 14,7% des voix. Le Sgen après des années difficiles stabilise à peu près sa  situation. Sud progresse légèrement de 0,6%, la CGT de 0,4%. Les changements ne sont pas d'une grande ampleur. A l'exception du taux de participation qui progresse partout et qui montre une profession fortement mobilisée autour de ses organisations.

Le vrai perdant des élections s'appelle Xavier Darcos. Ces résultats devraient accentuer la pression sur lui, et cela dès le 10 décembre, prochaine journée de manifestation.


Chiffres Café Pédagogique


In Libération

D’après Xavier Darcos, les syndicats enseignants sont un vestige du passé, coupés de la base, tout juste bons à faire grève et à bloquer les réformes. Mais le ministre de l’Education est allé un peu vite en besogne. Les élections professionnelles du 2 décembre ont en effet été marquées par une hausse de deux points de la participation qui a atteint 62,6 %, preuve que les enseignants se sentent toujours représentés par leurs syndicats.

Perdants. Selon les résultats publiés samedi, les grands équilibres ne bougent guère. Avec 46,73 % des suffrages - un score stable par rapport à 2005 -, la FSU demeure, et de loin, la première fédération de l’éducation. Elle est suivie par l’Unsa (14,70 %) et par la CFDT (8,89 %), qui perd un demi-point par rapport au scrutin de 2005. On trouve derrière au coude à coude FO (6,78%) et SUD (6%), qui gagne un demi-point.

L’autre leçon du scrutin est que la contestation contre «les réformes Darcos» a - logiquement - profité aux plus revendicatifs. Dans le primaire, où la mobilisation est la plus forte, les deux syndicats réformistes sont ainsi les grands perdants. Le SE-Unsa arrive toujours second, mais en recul d’un point et demi (22,95 %). «Le contexte d’exacerbation voulu sciemment par le ministre» et «la part très réduite laissée au dialogue social ne pouvaient que créer un terrain électoral difficile [pour nous]», écrit le secrétaire général du SE-Unsa, Luc Bérille. Le Sgen-CFDT (7,42 %), quatrième, perd de justesse son siège à la commission nationale. Par contre, le Snuipp-FSU progresse de deux points et atteint les 47 %. Tandis que SUD Education (6,39 %) gagne pratiquement un point.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:06

Acte 1:

Mercredi 3 décembre, Madame l'Inspectrice d'Académie devait recevoir l'ensemble des directeurs du département pour une réunion.


Acte 2:

En raison d'un appel à manifester, Madame l'Inspectrice d'Académie a annulé en dernière minute, mardi 2 décembre au matin, cette réunion.


Acte 3:

Deux jours après, elle convoque les directeurs des écoles dont les équipes n'ont pas renvoyé un projet d'aide personnalisée respectant les directives le mardi 9 décembre à 18h00.
Sont convoqués également, dès 17 h, des enseignants ne participant pas à l'aide personnalisée dans leur école.

La volonté de l'administration est claire : isoler les contestataires. Empêcher tout rapport de force de se construire. Ne laissons pas faire !

 


SOUTENONS LES COLLÈGUES CONVOQUÉS À L'INSPECTION ACADÉMIQUE À ANGERS.

 

RASSEMBLEMENT À PARTIR DE 17H À L'INSPECTION ACADÉMIQUE D'ANGERS.


A noter également le mercredi 10 décembre
, à l'appel des organisations syndicales FSU (SNUipp-SNES-SNEP), Sgen-CFDT, SUD, Se-Unsa, STEP-Cfdt (enseignement privé), ainsi que la FCPE de Maine-et-Loire dans le cadre d'une journée d'action nationale:


un rassemblement est prévu

MERCREDI 10 DECEMBRE à 17H



- sur 4 lieux (à la même heure) :

  • ANGERS (place du ralliement, devant le théâtre)
  • CHOLET (Place Travot)
  • SAUMUR (Place Bilange)
  • SEGRÉ (Place du port)

L'objectif de cette action est de faire entendre notre voix et démontrer de nouveau notre conviction à demeurer mobilisés face aux mesures de Darcos et face au démantèlement de l'École.
Afin d'être visibles, les organisations proposent que chaque manifestant porte une chasuble auquel on épinglera l'affichette "Ecole en Danger" sous forme de triangle.

Il s'agit également d'être bruyant : apportez tout ce qui peut faire du bruit (tambourins, sifflets, casseroles, etc...)

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 20:00

"De très nombreux parents et aussi beaucoup d'enseignants ont occupé, dans la joie et la bonne humeur, l'école St-Roch à Nice, jeudi 4 décembre jusqu'à minuit, dans le cadre de la "Nuit des écoles".
Une vingtaine d'écoles de Nice et des Alpes-Maritimes ont également participé à ce mouvement, pacifique et convivial, qui montre la détermination grandissante des parents et des enseignants devant les "menaces Darcos".

Ils entendent par ce mouvement alerter les parents d'élèves et au-delà, toute la société, sur les menaces qui pèsent sur l'école : remise en question de la maternelle, des réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté, suppressions de postes et fermetures de classes.


De nombreuses initiatives sont en train d'être préparées, dans toutes les écoles du département, pour informer les parents et organiser avec eux les actions nécessaires afin de "protéger" l'école publique.
Une nouvelle "nuit des écoles" sera organisée à l'école St-Roch le vendredi 12 décembre à partir de 16H30."


sur France 3

HD_1200_nice_midipile_05122008
Vidéo envoyée par sauvons-lecole

 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 18:59
In Libération


Entre la voie rapide sur la Garonne et les immeubles du quartier Empalot à Toulouse, l’école Daste est bloquée depuis 7h ce matin. Mehdi peut entrer malgré tout. «Il est venu tout seul à l’école, sourit la déléguée de parents d’élèves Khadija. On ne va pas le laisser à la rue comme ça».

La cour de récréation et le préau de l’école élémentaire et maternelle du quartier Empalot à Toulouse résonnent de cris des enfants ainsi «recueillis». Ceux qui sont arrivés accompagnés d’un parent restent aux entrées. De même que les enseignants.

«Il est nous agréable de voir les parents prendre en main le sort de l’école», observe une institutrice interdite de classe.

Les gamins de l’école tendent des pancartes devant l’objectif des journalistes : “Argent économisé, école sacrifiée”. Sous le regard de parents mobilisés.

La contestation des réformes du ministre Darcos quitte le champ des grèves enseignantes pour devenir une affaire citoyenne.

«Les profs se sont déjà mis en grève deux fois et ils n’ont pas été entendus par le ministre», dit une maman. C’est à nous d’agir».

Avec les mêmes revendications : maintien de l’école maternelle dès 2 ans et demi plutôt qu’un système de Jardins d’éveil, non plus à la charge de l’Etat mais des seules municipalités, comme les crèches… Maintien encore des Rased, réseaux d’aide scolaire aux enfants en difficulté.


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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 07:18

L’un de nos collègues de l’école maternelle Gounod de St Etienne a décidé d’informer l’ Inspecteur d’Académie de son refus de se soumettre aux injonctions ministérielles de manière à dénoncer un processus réfléchi et destructeur des fondamentaux du système éducatif français.
Les restrictions budgétaires sont en effet indissociables d’une régression sans précédent en terme de politique éducative suite de la pétition et signature.

Signez la pétition de soutien à Jean Marc Hostachy

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 07:04

In Café Pédagogique


A l’instar de l’école primaire, l’enseignement agricole public gronde et multiplie les actions de protestations. Grève des élèves en Basse Normandie, mouvement le 1er décembre en Rhône Alpes, actions de rétention de notes dans la moitié des établissements, témoignages de personnels contractuels non payés sur le net, les initiatives se multiplient. Une fois n’est pas coutume, le journal de TF1 a fait écho du malaise avec un reportage réalisé au lycée de Laval. Et chose encore plus incroyable, des élus de droite, le relaye sur le banc du Sénat.

 

Le cumul des actions donne une idée de la gravité du moment. Le mouvement avait déjà été remarquable l’an passé par l’implication des élèves et des élus qu’il avait suscitée. La mobilisation avait permis le recul sur certaines fermetures de classe mais chacun en était conscient à la rentrée, la baisse constante de la DGH pendant cinq ans était une menace bien réelle. Lors du débat sur le budget et pour la commission des finances, Gérard Longuet, peu soupçonnable d’accointance syndicale relève « Cette réduction pourrait entraîner, selon la direction générale de  l'enseignement et de la recherche du ministère de l'agriculture, une  situation tendue à la rentrée 2009, dans la mesure où elle se traduirait par la fermeture de 30 classes contre seulement 4,5 en 2007. ». Françoise Férat, coordinatrice d’un rapport fort remarqué sur l’enseignement agricole offre des titres éloquents à sa contribution à la loi de finances : « un budget qui n’est à la hauteur ni des attentes, ni des besoins », « «des réductions d’emploi qui se poursuivent à un rythme insoutenable dans l’enseignement public », « une logique de rigueur budgétaire qui contient le développement de l’enseignement agricole », « un enseignement qui n'a rien d'un coût à maîtriser, mais tout d'un modèle à imiter ». Son amendement pour une augmentation du budget de l’enseignement agricole est voté dans la foulée.

Sur TF1

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 06:33

En association avec les délégués des parents d'élèves du RPI d'Ammertzwiller, les délégués de Burnhaupt-le-haut ont décidés d'essayer de diffuser plus largement les informations concernant les changements à venir dans l'école publique aux autres parents.

L'appel à la manifestation du 10 décembre


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 21:13

Nouveaux programmes, suppression des Rased, débats sur la maternelle, SMA, soutien, EPEP : tout cela crée des tensions qui interrogent les inspecteurs de l'éducation nationale (IEN).  On a pu voir, lors de la manifestation du 19 octobre, plusieurs IEN de l'Académie de Versailles marcher aux côtés des enseignants, chose suffisamment rare pour être soulignée.

Des inspecteurs du Nord expliquent que "les crispations du terrain sont très fortes, les IEN sont parfois des cibles privilégiées et faciles… En ce qui concerne le service d’accueil en cas de grève, les IEN souhaitent rester dans l’application du Texte et ne pas être amenés à interroger les maires".

Dans le Rhône, des IEN refusent de désigner les postes de Rased à supprimer.

Les deux sites syndicaux d'inspecteurs de l'Unsa et de la Fsu, témoignent de l'ambiance morose chez ce corps chargé en première ligne de faire appliquer les décisions du ministre.


(Ajout du 8/12/08)

 
Les Lilas, le mercredi 3 décembre 2008

Le secrétaire général du SNPI-FSU
Dominique MOMIRON
à
Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale
Mesdames, Messieurs les Parlementaires


L’École est une richesse essentielle de la République. Elle en constitue une institution qui a le pouvoir capital de féconder la vie démocratique de la nation par l’instruction de ses futurs citoyens. Dans cette optique, l’adaptation des contenus d’enseignement et du fonctionnement de l’école aux enjeux et à la complexité de chaque époque relève de l’évidence.

Tous les acteurs d’aujourd’hui en conviennent : l’amélioration du niveau de développement intellectuel et culturel de chacun en vue de l’exercice de sa citoyenneté, et l’accroissement de la qualification de tous pour assurer l’insertion sociale des générations, sont les finalités fondamentales de notre système éducatif.

En qualité d’inspecteurs, nous mesurons combien dans le quotidien de la classe, la majorité des enseignants de l’école est consciente des enjeux d’amélioration de l’action éducative et pédagogique. Nous mesurons chaque jour dans les classes combien cette immense majorité d’enseignants s’attache à transmettre la connaissance. Mais nous entendons aussi sa demande insistante d’un accompagnement en vue d’améliorer l’efficacité des réponses aux situations d’échec dans l’apprentissage.

Dès lors, au titre de notre devoir de loyauté, nous attirons votre attention sur la dégradation du climat au sein des équipes pédagogiques, que ce soit à l’école, au collège, et au lycée. Qu’on ne s’y trompe pas : les enseignants ne refusent pas toute évolution ou réforme.

Mais derrière cet engagement, nous notons de plus en plus fréquemment chez les enseignants un désarroi qui va croissant, notamment par le ressenti d’un mépris de la part de la représentation nationale et de l’exécutif politique. Ce mépris s’exprime parfois ouvertement, parfois de manière biaisée. Il remet hélas profondément en cause leurs efforts et les valeurs citoyennes et professionnelles qui les animent. Ce désarroi se nourrit aussi de l’incohérence manifeste entre les réalités des réformes engagées et leur motivation officielle. Comment peut-on améliorer le système en diminuant drastiquement ses moyens ? Comment peut-on diminuer la proportion d’élèves en grande difficulté en faisant passer la suppression d’un tiers des Rased pour une simple opération de sédentarisation ? Comment peut-on ouvrir l’école sur le monde en étranglant financièrement toutes les associations périscolaires qui œuvrent depuis des décennies avec leurs bénévoles pour enrichir l’offre culturelle et sociale de l’école ?

Un sentiment de révolte et d’indignation de plus en plus ouvertement manifesté gagne l’ensemble des membres de la communauté éducative, y compris les familles qui tout en attendant légitimement l’amélioration du service n’en comprennent plus aujourd’hui les finalités, tant les mesures promulguées en rafales leur semblent en contradiction avec les volontés affichées. De plus en plus ouvertement, des enseignants nous expriment leur révolte irrépressible. Et ils sont sincères, honnêtes, et dévoués à la cause de l’école de la république.

Il se révèle dangereux de balayer tous les contradicteurs d’un revers de main au motif qu’ils seraient des conservateurs ou des tenants de théories dépassées (dont certaines étaient pourtant encore officiellement de mise il y a seulement un an dans la version des programmes applicables en septembre 2007). Il est illusoire de s’appuyer sur des enquêtes d’opinion technico-commerciales dont on connaît les limites.

C’est pourquoi nous en appelons au dialogue et la concertation comme moteur d’un progrès intelligent. Le dialogue social ne se réduit pas à une cogestion. En matière d’éducation, il doit se nourrir des intelligences concertées et confrontées des responsables politiques, des acteurs du terrain, des praticiens, des experts et des citoyens. Seul le débat, aussi passionné soit-il, a vocation à structurer les réformes d’un système scolaire qui ne peut affronter l’avenir que sur le thème du progrès pour tous et pour chacun. En filigrane de ce débat, la nécessité du « respect » se dégage systématiquement des dialogues que nous sommes conduits à mener quotidiennement avec les enseignants, les parents et les élus locaux. Il faut lui redonner corps et espérance !

Enfin, nous attirons votre attention sur la démarche hasardeuse engagée dans le système scolaire dans le cadre de la loi du 21 août 2007, en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat, dite « loi TEPA ». Sa dernière application avec la financiarisation du travail lié aux évaluations nationales de CM2 et de CE1 s’avère contre-productive pour le travail d’équipe et l’engagement collectif et coopératif des enseignants dans le traitement de la difficulté scolaire. Elle constitue même un contresens, puisqu’elle laisse entendre que l’évaluation ne fait pas partie intégrante du processus d’apprentissage de l’école primaire en assimilant cette opération nationale à la procédure qui prévaut pour les jurys de concours et d’examen en fin de scolarisation.

L’introduction de cette prime sélective, encore plus que celles qui ont été introduites ces derniers mois, apparaît profondément injuste et inique. Elle est vécue par une majorité d’enseignants comme une insulte à leur engagement. D’aucuns dénoncent déjà la logique d’un paiement à l’acte, incompatible avec l’esprit de l’école de la République. Avec cette mesure, il est à craindre qu’une boîte de pandore ait été ouverte, qui génère insatisfaction et récrimination. Une révision de la grille indiciaire des instituteurs et professeurs des écoles aurait certes été une voie plus ambitieuse, mais surtout elle aurait été plus juste et plus efficace pour garantir et améliorer un pouvoir d’achat mis à mal ces dernières années.

Représentant les inspecteurs, personnels d’encadrement pédagogique de proximité et  acteurs clés entre le terrain et le politique, nous tenions à vous alerter d’un malaise aussi patent qu’explosif.

Parallèlement, nous exprimons les craintes les plus vives concernant les évolutions des carrières et des missions des inspecteurs, telles que définies par le ministère dans de récents relevés de conclusions qui n’ont au bout du compte recueilli l’assentiment que d’une minorité des inspecteurs consultés.

Il apparaît soudainement qu’après avoir réduit à peu de choses l’expression légale de toutes ces contestations, le ministre envisage de rencontrer tous les syndicats de l’Éducation nationale. Fort bien ! Pour cela, il n’est nullement besoin de conventionner le dialogue par le biais de protocoles de discussion sclérosants. La république a prévu un dialogue social permanent entre l’employeur et les syndicats représentatifs légalement désignés par les salariés. Ce dialogue, au titre d’une république qui se veut sociale de par sa constitution, procède aussi de la vie démocratique à côté des élections politiques nationales et locales. Le SNPI-FSU a vocation à s’inscrire dans ce dialogue permanent pour y défendre les intérêts moraux et matériels de ses mandants.

Nous sommes donc prêts à assumer ces responsabilités avec la solennité et l’ambition nécessaires pour mettre fin à une dynamique qui devient inquiétante.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

 

         D. MOMIRON

    

        Secrétaire général du SNPI-FSU


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