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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 18:18

Les délégués des parents d'élèves des écoles du Canton du Bocage Athisien

Écoles publiques de

Athis de L’Orne,

RPI Berjou / Sainte-Honorine-la-Chardonne,

RPI La Carneille / Ronfeugerai / Landigou,

RPI du Val de Rouvre (Ségrie Fontaine)

61100 SEGRIE FONTAINE

 

A Mesdames et Messieurs les responsables de l’Education Nationale

Monsieur le Ministre

Madame l'Inspectrice d'académie

Monsieur l’Inspecteur de Circonscription

Mesdames et Messieurs les Enseignants

 

 

Le 4 décembre 2008

 

 

            Mesdames, Messieurs,

 

 

            En tant que délégués des parents d’élèves de nos écoles respectives, nous nous permettons de nous adresser à vous pour vous faire part de nos inquiétudes face aux décisions et projets concernant l’éducation scolaire des enfants de notre pays : suppression annoncée des Réseaux d'Aides aux Élèves en Difficulté (RASED), diminution des postes d’enseignants, remise en cause de l’école maternelle, réduction du temps consacré à la culture, aux débats,…

 

            En 2002, des programmes, longuement réfléchis, établis par des commissions d’experts, ont été mis en place. Les résultats de ces nouvelles méthodes, pour lesquelles de nombreux enseignants ont été formés, n’ont jamais été évalués. 

            En 2007, les résultats français des derniers tests internationaux PISA (destinés aux adolescents de 15 ans) et PIRLS (destinés aux enfants de 10 ans) réalisés en 2006 sont présentés à l'opinion publique comme catastrophiques.

            De plus, Monsieur Darcos, Ministre de l'Education Nationale, déplore, à juste titre, un pourcentage trop élevé (15%) d'élèves  en difficulté  à la sortie de l'école primaire. Avec l'objectif de diviser par 3 ce pourcentage, il décide de mettre en place une série de mesures que nous ne comprenons pas :

  • le temps de classe obligatoire passe de 26 à 24 heures par semaine. Les 2 heures ainsi dégagées sont utilisées pour de l'aide personnalisée réalisée par tous les enseignants en dehors du temps de classe obligatoire. Ce temps de soutien se fait le plus souvent le midi ou le soir en plus de la journée d'école déjà bien chargée. Jusqu’à présent, des enseignants spécialisés des RASED intervenaient auprès des élèves les plus en difficulté pendant le temps scolaire. Or le ministère annonce la suppression, au cours des 3 prochaines années, de ces RASED.

Comment les enseignants, non préparés au suivi des enfants en difficultés, vont-ils pouvoir mieux aider ces élèves que ceux qui ont reçu une formation spécifique ?

  • des suppressions de postes d'enseignants sont prévues au cours des 3 prochaines années. Le nombre d'élèves par classe va donc augmenter.

Comment cela va-t-il contribuer à la diminution du nombre d’élèves en difficulté ?

  • les programmes changent et privilégient désormais fortement le français et les mathématiques au détriment des matières culturelles et artistiques. De plus, le temps consacré à la réflexion, aux débats et à l'expérimentation se trouve fortement réduit.

Comment les adultes de demain pourront-ils construire leur monde s’ils n’ont pas appris à utiliser leurs connaissances, à réfléchir, à imaginer et à innover ?

  

Nous craignons très fortement que ces mesures ne réduisent pas les difficultés existantes, mais au contraire les aggravent. En outre, ces mesures rendent les apprentissages superficiels et accentuent les disparités entre les enfants ayant des facilités et les autres, entre les enfants ayant accès à une ouverture culturelle en dehors de l’école et les autres, entre les enfants de milieu social favorisé et les autres.

 

            Nous, parents responsables de l'éducation de nos enfants, ne pouvons accepter un tel enseignement scolaire, inégalitaire et réduit d’intérêt, au profit d'économies à court terme. Cependant, nous sommes, comme tous, convaincus que l'école doit évoluer afin de réduire le pourcentage d'élèves en difficulté scolaire. Pour cela nous souhaitons:

-        moins d'heures de classe quotidiennes réparties sur un plus grand nombre de jours dans l'année afin que l’enseignement soit régulier, respectueux du rythme des enfants et assimilable par le plus grand nombre;

-        des programmes proposant un enseignement culturel élargi parce que la réussite de l'enseignement ne se mesure pas seulement au fait de savoir lire, écrire, compter et avoir un certain nombre de connaissances mais également au fait de savoir analyser, intégrer l'apprentissage, imaginer, innover, développer un esprit critique afin de faire face et réagir aux diverses situations de la vie;

-        des méthodes basées sur le raisonnement, la pratique, l'écoute et le suivi de chacun afin de valoriser les enfants pour qu’ils deviennent des adultes réfléchis et responsables;

-        le renforcement des RASED pour continuer à soutenir au mieux les enfants ayant des difficultés temporaires ou non;

-        et le maintien de l'école maternelle qui permet aux enfants d’apprendre la sociabilité et d'acquérir les apprentissages premiers, bases de la réussite à l'école primaire.

 

Nous voulons une école attrayante et adaptée à tous les enfants.

 

 

            Dans l'attente de réponses claires à nos interrogations, nous vous prions, Mesdames, Messieurs, de  recevoir nos respectueuses salutations.

 

 

 

 

Les représentants des parents d'élèves des écoles publique du Canton d'Athis de l'Orne

 

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 17:58

URGENCE Parents inquiets !

Suppression des RASED, de 2h d’enseignement pour tous le mercredi ou le samedi matin, de l’école maternelle pour les enfants des petites sections, des I.U.F.M. …


Nous, parents d'élèves, sommes inquiets des mesures prises contre l'école publique, et avons décidé de nous mobiliser pour dire non aux réformes élaborées dans la précipitation et sans concertation.

« Le collectif des parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants » a vu le jour lors d’une réunion publique qui s’est tenue à Athis-Mons, le 20 novembre dernier, avec des parents d’élèves de toutes obédiences (adhérents ou pas à des fédérations nationales, listes indépendantes).


Ensemble, nous sommes attachés à une école laïque et gratuite avec la même égalité de chance
pour tous
. Aussi, Si nous parents, ne faisons rien aujourd’hui pour préserver la qualité d’enseignement dans nos écoles et les moyens pour y parvenir, quel avenir pourrons-nous offrir à nos enfants?

C’est pour cela qu’à travers notre collectif, nous avons multiplié les actions pour protester contre les réformes en cours dans l’éducation nationale, en informant la population et en interpellant les pouvoirs politiques.


Celles-ci ont été par exemple :

 

- L ’occupation de toutes les écoles d’Athis-Mons le 25 novembre 08 (revue de presse ci-jointe),

- Opérations de tractage avec information aux parents d’élèves sur les marchés, dans les  gares, aux abords des écoles, ou autres lieux publics ;
-  La création d’un site internet pour informer les parents sur les dangers des réformes en cours, sur nos actions et celles des autres collectifs  http://parentsinquiets.canalblog.com/
-  Notre participation à des réunions publiques dans d’autres villes (Grigny, Orly, Savigny sur  Orge, etc. …)

-  La création du grand livre des réussites du RASED comme cadeau de Noël au Ministre M.  Darcos,
-  Des lettres aux députés, aux Sénateurs, à l’Inspection Académique avec demandes de rendez-vous  ou de débat public,

Mardi 16 décembre, nous avons prévu de décorer la ville en affichant nos valeurs, et
  nous occuperons nos écoles, dès 8h20 le matin, avec d’autres Ecoles de Savigny sur Orge, Villeneuve St Georges et Villeneuve Le Roi, pour dire à nouveau notre mécontentement, défendre l’école publique, l’égalité des chances, et offrir un avenir à tous les enfants !

Le Collectif d’Athis-Mons des parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants

Revue de presse


http://parentsinquiets.canalblog.com/

mail : collectif.parents.inquiets@gmail.com



 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:31



L'ancien ministre PS de l'Education nationale Jack Lang a qualifié Xavier Darcos d'incendiaire (...) qui est en train de mettre le feu aux poudres", estimant que "ça pètera" si le ministre de l'Education poursuit son "opération de terminator à l'égard de l'école".

M. Darcos est "un homme intelligent, d'apparence débonnaire mais qui en même temps utilise des paroles de mépris à l'égard des syndicats, à l'égard des professeurs", a déclaré M. Lang sur Canal+, accusant le ministre de se livrer "à une opération de démolition, de casse" du système éducatif.

"Il est en train de se tromper (...) en minimisant à nouveau le mouvement qui est engagé", contre la réforme des lycées, a-t-il estimé.

"Je ne souhaite pas jouer au boutefeu, c'est lui l'incendiaire actuellement qui est en train de mettre le feu aux poudres par ses comportements et par ses paroles", a ajouté le député du Pas-de-Calais.

Selon lui, "si le gouvernement laisse le ministre continuer cette opération de terminator à l'égard de l'école, de détruire mois après mois des postes, des programmes, alors oui ça pètera".

M. Lang en a appelé au président de la République pour que soient prises deux "mesures d'urgence": "premièrement suspendre, le temps d'une discussion, le plan anti-école" sur l'école primaire et maternelle, et "deuxièmement abroger les suppressions de postes".

(Source AFP)

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:25

In Le Monde


Face à la mobilisation des lycéens, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a annoncé, lundi matin 15 décembre, qu'il voulait "prolonger les discussions" sur la réforme de la classe de la seconde, qu'il devait initialement présenter mardi, selon un communiqué de son ministère.

"Xavier Darcos a décidé de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde initialement prévue à la rentrée 2009 dans le cadre de la réforme du lycée", écrit le ministre dans un communiqué, qui ne précise pas si la réforme est repoussée ou non. Interrogé sur cette ambiguïté, son entourage a précisé que cela signifiait "de facto", que la réforme de la seconde était "repoussée". Dans son communiqué, le ministre explique vouloir "prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu'il s'agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l'équilibre respectif des disciplines".

L'information avait été révélée un peu plus tôt dans la matinée par le site Internet du Point, qui affirme que Xavier Darcos a décidé de reporter la réforme pour ne pas "mettre le feu aux poudres".

Selon Le Figaro de lundi, c'est l'Elysée qui aurait demandé à Xavier Darcos de laisser du temps pour la concertation afin d'apaiser le mécontentement des lycéens. Une version des faits démentie par le ministre de l'éducation sur le point.fr. Il "affirme au contraire que c'est lui qui a proposé au président de se donner davantage de temps et de pas courir le risque de voir cette réforme devenir l'étincelle qui mette le feu aux poudres", rapporte l'hebdomadaire.


La suite...


Communiqué du Snes-FSU

Le ministre vient d’annoncer par communiqué de presse qu’il renonçait à mettre en oeuvre à la rentrée 2009 la nouvelle classe de seconde et qu’il ouvrait des discussions « sans tabou » sur l’ensemble de la réforme avec l’ensemble des acteurs du lycée.
 

Le SNES se félicite de cette décision qui est le résultat de la large mobilisation de la profession, des parents et des lycéens.

Il continuera à porter les revendications de la profession pour une réforme ambitieuse du lycée qui soit à la hauteur des enjeux et en prenne en compte tous les aspects.

Il rappelle que toute réforme exige l’ouverture d’un véritable débat, public et transparent, et la tenue de réelles négociations avec les acteurs du système éducatif.

Le ministre a su finalement entendre la voix des usagers et des personnels sur la réforme des lycées. Il faut maintenant qu’il l’entende pour l’ensemble des revendications dans l’éducation nationale et en particulier qu’il revienne sur le budget 2009 et les 13.500 suppressions d’emplois pour la prochaine rentrée.

Le SNES appelle donc les personnels à poursuivre et à approfondir le dialogue avec les parents d’élèves et les lycéens et à rester mobilisés pour une autre politique éducative.

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:13

 

Pour offrir un meilleur avenir à nos enfants,

Contre la suppression des écoles maternelles,

Contre la suppression et/ou transformation des postes de R.A.S.E.D.,

Contre une école à deux vitesses,

 

Les Représentants des Parents d'Elèves du bassin chinonais, en Indre-et-Loire (qui regroupe plusieurs villages, la ville de Chinon, et donc plusieurs écoles) ont décidé de faire une action solidaire en occupant les écoles maternelles et primaires le

mardi 16 décembre 2008 toute la journée.




14 écoles (et peut-être plus) seront occupées ce jour-là dans le bassin chinonais :

AVON LES ROCHES
BOURGUEIL : 2 écoles (Ruelle et Juteau)

CHINON : 4 écoles (Mirabeau, Monnet, Prévert (maternelle + primaire))

HUISMES : 2 écoles

R.P.I. LA ROCHE-CLERMAULT et MARCAY: 2 écoles

PARCAY-SUR-VIENNE

SAINT-GERMAIN-SUR-VIENNE

SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL

 






Nous, Représentants des Parents d'Elèves du regroupement scolaire des villages de la Roche-Clermault et Marçay (37) avons décidé de suivre l'action du chinonais en occupant aussi nos 2 écoles le mardi 16 décembre 2008. (une pétition sera en cours ce jour-là.)

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 07:07

In Resistance Pedagogique

Depuis plusieurs semaines, des envois collectifs de lettres de désobéissance sont organisés dans de nombreuses académies, signe de la montée en puissance d'un mouvement inédit de résistance dans l'Education Nationale.

Les enseignants désobéisseurs ne veulent pas être les instruments passifs et complices du démantèlement de l'Education Nationale. Ils organisent leur résistance au grand jour, à visage découvert, en assumant le risque de la sanction. Dans l'intérêt des élèves, des parents d'élèves, ils s'élèvent dignement pour construire une école de la réussite pour tous.

Dans de nombreuses régions, la journée du mercredi 17 décembre sera l'occasion d'organiser des remises de lettres individuelles et collectives de désobéissance à la faveur de rassemblements devant les Inspections Académiques. Le blog Résistance pédagogique se fera l'écho de ces initiatives en publiant les lettres individuelles et collectives des enseignants désobéisseurs.

La suite...

Contre Xavier Darcos, la désobéissance fait école

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:40

Appel du Snes-FSU



Xavier Darcos s’exprimera publiquement le 16 décembre sur la structure précise de la nouvelle seconde. Il persiste dans sa volonté de la mettre en place à la rentrée 2009.
Il annonce dimanche 14 decembre un enseignement de sciences économiques dans les enseignements généraux. Les groupes disciplinaires chargés de l’élaboration des nouveaux programmes dans toutes les disciplines de seconde rendent leur copie le 15 décembre.
Concernant les conditions d’enseignement dans les enseignements généraux, des moyens seraient donnés en langues vivantes et en sciences expérimentales. Pour les autres disciplines, il envisage une dotation globale supérieure aux horaires élèves mais une répartition des dédoublements dans le cadre de l’autonomie des établissements.
Face au calendrier inacceptable, à l’architecture de la seconde qui pose de gros problèmes,avec le risque d’une filiarisation de la seconde, l’inquiétude sur l’avenir de certaines disciplines (technologiques, artistiques, langues anciennes). l’hypothèse d’une gestion locale des dédoublements, maintenons la pression.en organisant partout le 15 au soir des revillons revendicatifs.

 
Première liste des initiatives dans le document ci dessous

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:23

Courrier de SOS Education qui date de quelques mois, mais toujours aussi nuancé !
TOUS DERRIERE XAVIER DARCOS !

SOS EDUCATION

Cher ami,
Cette fois, vous et moi devons montrer au ministre de l’Éducation Xavier Darcos, que nous sommes tous derrière lui.
Suite aux innombrables pétitions que nous lui avons envoyées, il a enfin préparé de nouveaux programmes de primaire qui prévoient de :
- rétablir des cours de morale et de civisme, avec apprentissage de maximes par coeur ;
- restaurer la grammaire traditionnelle et l’analyse logique ;
- remettre au programme l’Histoire de France chronologique, avec les grands personnages et les principaux événements et batailles ;
- réintroduire le calcul mental et la règle de trois.

Mais il est assiégé par les instituteurs syndicalistes du SNUipp, opposés à ces réformes.
Depuis deux mois, les syndicats d’enseignants envoient les lycéens dans les rues ; ils désorganisent les établissements ; ils empêchent les professeurs consciencieux de travailler.
Pour le ministre, c’est une énorme pression, surtout si personne ne se mobilise pour l’encourager....

La suite
...


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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 12:26
In Skole.fr

 

Certes, l’aspect économique et budgétaire semble le ressort profond de la réforme. On peut à ce titre consulter l’article de Christian Laval, déjà signalé sur skholè. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est son aspect pédagogique, qui n’est pas sans susciter des inquiétudes.

 De ce point de vue, la réforme envisagée repose sur deux grands principes complémentaires : la « moduralisation » et la « semestrialisation ».  Il s’agit de remettre l’élève au cœur de son parcours scolaire, en lui permettant de choisir celui-ci, mais également de ne pas l’enfermer dans une filière en lui laissant la possibilité de découvrir de nouveaux enseignements, et d’en abandonner d’autres. 

Les cursus seront composés de modules, obligatoires pour les uns, « d’exploration » ou de « spécialisation » pour les autres. Chaque module se verrait attribuer le même volume horaire : 3 heures, sur un semestre. Par ailleurs, outre les enseignements obligatoires, les élèves pourront choisir des modules « d’exploration », à raison de deux fois trois heures par semestre en seconde. Ils pourront également changer de module à chaque semestre. C’est certes moins que ce qui était prévu au départ (des rumeurs parlaient un temps de supprimer le caractère obligatoire de l’histoire-géographie ou de l’enseignement des sciences !).

Mais dans les projets d’organisation du « cycle terminal » (Première et Terminale faisant maintenant bloc), ce libre choix devrait être accru. Un élève pour obtenir le baccalauréat, devrait « valider » 32 modules, 16 d’enseignement obligatoire ou général et 16 d’enseignement de spécialisation. Ces modules pourront être validés à chaque fin de semestre.

La « modularisation » pose plusieurs problèmes, qui ne se limitent pas à une simple question de réduction des postes et de baisse du taux d’encadrement – même si cette question est également problématique : jusqu’où est-il possible de faire « mieux avec moins » ? Au-delà, elle risque d’avoir des répercussions pédagogiques importantes. Elles font courrir le danger d’un accroissement de la perte de sens de l’enseignement.

En toute logique, une des premières conséquences sera la fin du baccalauréat, du moins sous sa forme actuelle d’examen terminal. Nous ne discuterons pas de cette question ici, elle fait d’ailleurs l’objet d’une réflexion spécifique sur skholè, lancée notamment par un article de Julien Gautier. On peut toutefois déjà se demander si l’uniformisation horaire ne méconnaît pas totalement la spécificité des savoirs et leur caractère organique : une solide connaissance de la langue n’est-elle pas indispensable dans les autres matières ? Cela n’implique-t-il donc pas un horaire de français conséquent, par exemple ? Le danger est celui d’une atomisation encore plus grande des savoirs, d’une perte accrue de leur dimension organique, c’est-à-dire de leur sens.  Ne risque-t-on pas de pratiquer un saupoudrage rhapsodique incapable de donner sens à l’articulation des disciplines ?

Ce « zapping » scolaire risque d’être encore aggravé par la semestrialisation. La maîtrise des savoirs ne demande-t-elle pas de la continuité et une attention dans la durée ? Un élève pourra obtenir le baccalauréat avec des modules validés à la fin de la première – et ne plus jamais aborder la discipline concernée jusqu’à la fin de la terminale. On peut raisonnablement douter de ce qui restera retenu et maîtrisé d’un tel « module » à l’issue du cursus. Il semble également peu probable que l’on puisse maîtriser certains exercices, en particulier les plus exigeants et donc formateurs, en seulement cinq mois : est-ce à dire qu'il seront à terme abandonnés ?

Une autre des conséquences probables de cette « modularisation » est le clientélisme : on prend tel cours parce que le « prof est sympa », ou pire encore, « parce qu’il met des bonnes notes ». A l’inverse, les matières réputées difficiles souffriront de désaffection. Or, on peut légitimement se demander si un lycéen est apte à choisir lui-même ce qu’il doit apprendre. Par définition ignorant – sinon il ne serait pas là – comment lui demander de juger de ce qu’il veut apprendre sans même le connaître ? Autre conséquence probable : celle d’une accentuation des inégalités. Les « bons » élèves, dont les parents maîtrisent le système scolaire et ses normes implicites organiseront leur parcours de façon utilitaire et rétributrice, choisissant les matières « sélectives ».  Dans tous les cas, ce qui est perdu, c’est le savoir comme fin.  On peut également craindre pour la pérennité de certains enseignements, comme l’économie ou les langues mortes, voire la philosophie sous sa forme actuelle.

Cette réforme aura également pour effet de supprimer ce qu’on appelle le « groupe-classe ». Or on peut se demander si un lycéen n’a pas besoin, pour une part, de celui-ci, des repères et de la solidarité qu’il fournit. De plus, on imagine la difficulté que représente la semestrialisation d’un point de vue pédagogique. Au changement de semestre, certains élèves resteront, pendant que d’autres partiront et arriveront. Demandera-t-on à ceux qui sont restés de réécouter ce qu’ils ont déjà écouté ? Que leur faire faire, par exemple, lorsque l’on réexpliquera comment faire une dissertation ?

L’idée de « faire mieux avec moins » est, sur le papier, alléchante. Au-delà de la question de savoir, au vu de l’ampleur de la réduction des moyens, s’il est possible de ne faire ne serait-ce qu’aussi bien avec beaucoup moins, se pose celle de la méthode. Une telle réforme risque d’accentuer encore plus le malaise de l’école et la perte de son sens.  L’unité organique du savoir, déjà bien mal en point, risque d’en pâtir encore plus. Et par là sa dimension formatrice. Certes, les détails de la réforme restent encore dans le flou. Certes la réforme de la seconde est allée moins loin que ce qu’on avait laissé entendre. Mais ce flou est suspect – c’est en général les mauvaises nouvelles que l’on cache. Cette réforme risque d’avoir des conséquences pédagogiques lourdes qui demandent notre plus grande vigilance.

Ce billet ne se veut bien sûr pas exhaustif. Il a pour but de lancer le débat. C’est pourquoi nous vous invitons chaleureusement à contribuer à celui-ci par vos remarques et commentaires.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 10:05

Le vendredi 12 décembre durant la soirée, de très nombreux parents et enseignants ont à nouveau occupé pacifiquement l'école St-Roch à Nice.
Lors de cette 2ème "nuit des écoles", vétus de gilets jaunes, ils ont organisé une longue chaîne humaine, joyeuse et colorée, pour protéger l'école contre les "menaces Darcos". Ils ont notamment distribué des tracts aux habitants du quartier et aux passagers des trams à la station St-Roch, afin de les informer sur les suppressions de postes, les fermetures de classes, les menaces sur la maternelle et le réseau d'aide spécialisée aux enfants en difficulté...
Dans l'unité avec les autres écoles en lutte des Alpes-Maritimes, ils appellent à une nouvelle journée d'action le :









                                                        
mercredi 17 décembre
                                                        Rassemblement à 14h30
                              devant la Direction Centrale de l’Education de la Ville de Nice,
                                             VILLA PARADISO (ancien conservatoire),
                                                         24 boulevard de Cimiez.

 
Une réunion est d'ores et déjà fixée le mardi 6 janvier à 17h30 pour décider de nouvelles actions pour défendre l'école.
 
FCPE St-Roch Nice
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