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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 08:40

(AFP)

Une procédure disciplinaire a été ouverte par l'inspecteur d'académie contre un directeur d'école de l'Hérault entré "en résistance" contre les réformes dans l'Education nationale, a-t-on appris auprès de l'intéressé et de l'inspection d'académie.

Bastien Cazals, directeur d'une école maternelle de Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier, refuse de mettre en place l'Aide personnalisée au élèves. Il a expliqué dans un courrier au président Nicolas Sarkozy que les réformes engagées dans l'Education nationale ne permettent pas, selon lui, de réduire le nombre d'élèves en difficulté.

La semaine dernière, le recteur de l'académie de Montpellier, Christian Nique, avait indiqué que le salaire de M. Cazals serait amputé car il "ne faisait pas son travail". Selon M. Cazals, cette amputation s'éleverait à près de la moitié de ses émoluments en décembre.

Mardi, l'inspectrice de circonscription lui a remis une lettre indiquant qu'une procédure disciplinaire était ouverte à son encontre. L'inspecteur d'académie, Paul Jacques Guyot, a souligné que M. Cazals doit faire "son travail complètement".

Les procédures disciplinaires peuvent être suivies d'un avertissement, d'un blâme ou d'une révocation selon la gravité des faits.

M. Cazals a indiqué qu'il "s'attendait" à cette procédure disciplinaire qu'il juge "beaucoup plus normale que les sanctions financières" qui lui ont été imposées.

Selon lui, une centaine d'enseignants devraient remettre mercredi des lettres de désobéissance à l'inspection d'académie à Montpellier.


Le Snuipp demande l'arrêt de ces sanctions.

Le site Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école



Bastien Cazals,  le 3 décembre 2008


petition
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Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 07:19

Voici un petit résumé du livre... dans lequel on retrouve SOS Education... A lire et à diffuser !
(...et surtout lisez le livre !)



L'Éducation nationale, née de l'idéal de l'école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd'hui en danger de mort. Sous la menace d'une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra-libéraux, s'invite désormais au cœur de la réforme économique menée par l'actuel gouvernement.

Hallucination, fantasme ?

Hélas, ce scénario catastrophe n'est pas une lubie surgie de l'imagination fantasque d'un auteur de science-fiction. A l'heure où l'opinion prend la mesure des récentes et violentes remises en question du principe de laïcité en France, il est grand temps de s'interroger, sur ce que peut cacher le discours de Nicolas Sarkozy au Latran, en direction de nos chères têtes blondes. La mission éducative qu'entend mener Monsieur le chanoine d'honneur du Vatican, signerait-elle la fin de l'école publique ?

Ceux qui veulent en finir avec l'éducation nationale :

Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d'une même nébuleuse clérico libérale, s'agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l'Education nationale et l'ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable. 

Au cœur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d'associations : «Enseignement et libertés», «Créateurs d'écoles», l'«OIDEL», «SOS Education», «FSP- Fondation de service politique», «Créer son école», «CLE- Catholiques pour les Llibertés Economiques», «ILFM – Institut Llibre de Formation des Maîtres», «Fondation pour l'école», «Famille et libertés», «Mission pour l'école catholique»…ou encore, l'ALEPS, «Association pour la Lliberté Economique et le Progrès Social , filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l'UIMM.
Leurs « penseurs », leurs activistes, s'inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l'extrême droite, au sein du Front National, du Club de l'Horloge. Voire, pour certains…de l'Opus Dei.
Toutes réclament, à corps et à cris, l'avènement de la « liberté de l'enseignement » en France. Qu'entendent- elles par « liberté » ? Il s'agit en fait, d'organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l'école.

Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix... Des mots d'ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n'espèrent rien d'autre que le retour à l'école d'antan. Celle d'avant la République, aux mains de l'Eglise.

L'école publique laïque, voilà l'ennemie

A en croire plusieurs des associations précédemment citées, au premier rang desquelles, l'hyperactive et bien nommée « SOS éducation », nous serions à la veille d'un cataclysme insoupçonné. L'œuvre de Jules Ferry serait devenue un véritable bourbier, une sorte d'antre du Diable porteur de tous les signes de décadence de notre époque, coupable d'une entreprise criminelle de corruption des mœurs de la jeunesse. Cette école serait aux mains des syndicalistes de l'Education nationale, omnipotents héritiers du bolchevisme, décidés, couteau entre les dents, à faire de nos chères têtes blondes  de la graine de révolutionnaires nihilistes. Les programmes scolaires sont stigmatisés, accusés d'intelligence avec l'ennemi, par la diffusion d'une vision marxiste et culpabilisante de l'histoire mondiale… Des profs incompétents et démissionnaires, impuissants à endiguer la violence et l'échec scolaire montrés du doigt à toute occasion. Au final, tous les maux de notre société, seraient imputables à ce Monstre froid, mammouth ingérable, fossile « comparable à l'ex-armée rouge ».

Ces associations ne se contentent pas de stigmatiser les errances du système éducatif, de la méthode globale rendue responsable d'un illettrisme galopant, du contenu des programmes ou de la baisse alarmante du niveau depuis plusieurs décennies.

Elles vont bien plus loin. « Dans le concert des «déclinistes», rapporte un article de Libération le 6 novembre 2006, « SOS Education est à part. Elle ne compte pas de personnalités dans ses rangs et cherche désespérément des alliés (…) Le 24 octobre, Sauver les lettres, Sauver les maths et Reconstruire l'école ont publié une lettre au vitriol, qualifiant SOS Education de «groupuscule malfaisant». Car, au-delà de constats communs, leurs buts divergent radicalement. Dans la tradition laïque et républicaine, les trois associations réclament une école plus performante. SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition. Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Education, NDLR) annonçait la couleur : il n'y a d'espoir que «si l'Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d'un grand secteur éducatif libre». Et de citer les Etats-Unis en exemple. »

Le but ultime ne serait-il pas, au prétexte de libérer l'école, de faire disparaître l'école publique ?

A l'ombre de l'Opus…

Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu'elles le conçoivent. C'est que l'avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques-unes de leurs préoccupations essentielles.

Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l'adresse même du siège de l'Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l'un des conseillers économiques de Jean-Marie Le Pen.

Ou encore, l'OIDEL. Une ONG très influente pour le "Droit à l'éducation" et la "liberté d'enseignement" , reconnue par l'ensemble des institutions européennes, mais dont l'appartenance à l'Opus dei est révélée dans force sites, documents officiels du gouvernement fédéral genevois, et par l'engagement reconnu « à l'œuvre » de plusieurs de ses membres éminents.

Un document extrait d'un rapport comparatif de l'OIDEL sur 85 pays non encore publié est diffusé opportunément, en avant première, le 22 avril 2007, à l'issue du premier tour de la présidentielle, pour développer la « liberté d'enseignement en France ». Pourtant, il n'y a pas péril en la demeure de France : nous sommes en 5ème position. Que signifient cette pression et la publication de ce programme d'action à ce moment de la campagne ? Que d'attention de la part de cette ONG européenne pour notre pays, en particulier à l'occasion de son Symposium de Lisbonne des 7 et 8 septembre 2007. L'OIDEL se penchait sur notre carte scolaire avec le concours des parents d'élèves des écoles privées françaises de l'UNAPEL pourtant non concernées par cette question. Cette entreprise pour développer l'enseignement privé est également conduite, aujourd'hui, par les mêmes avec une rare violence en Espagne.

«Guide du candidat 2007/2008»…

Tout cela ne porterait pas à conséquence, si l'écho auprès des politiques et des pouvoirs publics, ne se faisait aussi fidèle. Jusqu'à inspirer, avec une étrange concordance, l'agenda de l'actuelle politique « de réformes » du Ministre de l'Education, Xavier Darcos.

Dans le sillage de la campagne présidentielle, en 2007, l'ALEPS et d'autres se fendaient d'une initiative pour le moins audacieuse : l'édition d'un «Guide du Candidat 2007/2008 », véritable feuille de route énonçant un catéchisme auquel devrait se conformer le candidat favori, dans une logique purement libérale. Et le gagnant fut … Nicolas SARKOZY, arrivé en tête des notes attribuées aux divers candidats.

En matière d'éducation, un « agenda des réformes », assorti d'un authentique planning d'exécution, annonce « dès 2007 », entre autres mesures-phares :

- « Suppression de la carte scolaire et sélection à l'entrée des établissements scolaires et universitaires »

- « Liberté totale de l'ouverture de classes, d'établissements, et du recrutement d'enseignants et de personnel administratif par contrat privé »...

Puis, à plus long terme, rien de moins que la « suppression progressive du budget de l'Education nationale et du statut des enseignants fonctionnaires »… ou encore, l' «autonomie totale des établissements en matière de programme, de personnel et de contrôle des connaissances… »

Dans son éditorial en ouverture de « la nouvelle lettre » n°928, le 8 septembre 2007, Jacques Garello, responsable de l'ALEPS, encourage le nouveau Président, avec cette mise en garde, qui laisse songeur : « Vous allez vous mettre à dos les syndicats d'enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et de façon plus large encore tous ceux qui sont attachés à l'idée du service public unique et laïque de l'Education nationale. Mais vous allez aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l'avenir du pays. »

11 juin 2007, Elysée. Toutes affaires cessantes, sous le feu des caméras et des micros, Nicolas Sarkozy annonce un assouplissement de la carte scolaire, dès la rentrée de septembre 2007. Paris brûle-t-il ? Comment expliquer une telle précipitation, de la part d'un Président de la République à réunir, dans les tous premiers jours de son mandat, les représentants des personnels et des parents d'élèves à l'Elysée pour traiter de la question de la suppression de la carte scolaire, qui réussit l'exploit de s'imposer au rang d'urgence nationale ? Comme si l'immense chantier de l'éducation nationale se limitait à la question de la carte scolaire. Rien n'indique, de surcroît, qu'il s'agisse là d'une demande émanant explicitement des parents, d'ailleurs la principale fédération s'y oppose. En septembre, l'académie de Paris n'a enregistré, en tout et pour tout, que 203 dérogations supplémentaires par rapport à l'année précédente.

Une goutte d'eau.

11 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l'Education nationale, le Président de la République fixe parmi ses objectifs budgétaires : «S'agissant de l'enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu'ils existent, de tels projets d'installation, dans le respect des grands équilibres nationaux.».

20 décembre 2007, palais de Saint-Jean de Latran, Vatican. Nicolas Sarkozy, président de la République française, est intronisé « chanoine honoraire ». Il s'en félicite, déclarant que « la laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. 
Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû ». Défendant le concept de «laïcité positive», il enfonce le clou : « un homme qui croit est un homme qui espère. L'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent (…) ». 
Espérance que la République, sorte de monstre froid, aux valeurs morales déconnectées de toute transcendance, ne saurait nourrir ... « Depuis le siècle des Lumières, l'Europe a expérimenté tant d'idéologies. Elle a mis successivement ses espoirs dans l'émancipation des individus, dans la démocratie, dans le progrès technique, dans l'amélioration des conditions économiques et sociales, dans la morale laïque. Elle s'est fourvoyée gravement dans le communisme et dans le nazisme. Aucune de ces différentes perspectives (…) n'a été en mesure de combler le besoin profond des hommes et des femmes de trouver un sens à l'existence(… ) Et puis je veux dire également que, s'il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu'il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D'abord parce que la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini. Ensuite et surtout parce qu'une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité."


Concernant l'éducation, Sarkozy se lance dans une vibrante homélie : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ».

Tollé au sein du monde enseignant, qui dénonce, « une véritable provocation vis-à-vis de l'école publique ».

Nicolas Sarkozy s'était déjà illustré, en 2004 dans son livre « Les religions, la République, l'espérance »….Son coauteur : Thibaud Collin, membre de l'association de service politique, « laboratoire d'idées » intégristes, réputé proche de l'Opus dei, et financièrement soutenue par le Vatican. Thibaud Colin est, par ailleurs, l'auteur d'un pamphlet hostile à une quelconque reconnaissance de l'égalité entre homo et hétérosexuels … Thibaud Collin était de la visite au Vatican. Le discours lu par Nicolas Sarkozy, ressemble, par endroits, à un copier-coller de certains passages de leur œuvre commune. « Le besoin spirituel, l'espérance, ne sont pas satisfaits par l'idéal républicain. La République est une façon d'organiser l'univers temporel (…). Elle n'est pas la finalité de l'homme ». Une République qui « ignore le bien et le mal », pouvait-on déjà lire à l'époque, veille du centenaire de la loi de 1905.

Ce 20 décembre, Henri Guaino, plume officielle du Président de la République, n'était, de toute évidence, pas de la partie.

17 janvier 2008, Ryad. Nicolas Sarkozy, en visite en Arabie Saoudite, persiste et signe devant les 150 membres du Conseil consultatif du Royaume, fief du wahhabisme, peu réputé pour son esprit d'« ouverture ». Le président de la République exalte ce qu'il nomme « l'héritage civilisateur des religions » … L'islam, qu'il prend la précaution oratoire de distinguer de l'intégrisme, «négation de l'islam», est appelé à prendre toute sa place dans sa vaste «politique de civilisation» …

Pour paraphraser Thiers qui, lors du vote de la loi Falloux, justifiait : « un curé c'est 50 gendarmes », dans l'esprit de l'ancien Ministre de l'Intérieur, un imam c'est 50 keufs ?

La rupture est désormais consommée avec la pratique laïque des Présidents de la Vème République. Nicolas Sarkozy est le premier Président qui emploie le nom de Dieu, en visite officielle… Les religions, désormais intégrées au pacte républicain. Ou instrumentalisées ?

Élysée, Ministère de l'Éducation ... Qui est aux commandes ?

Flash-back : 1992. Nous sommes à la veille d`un important scrutin, les élections législatives de mars 1993. 150 personnes d'horizons divers, dont une grande partie de hauts fonctionnaires du service public de l'Education nationale et de responsables d'établissements privés, fondent une éphémère association : « Créateurs d'écoles ».

Un organisme destiné à vendre de la formation ? Pas vraiment. Le bulletin n°1 de Créateurs met en exergue un objectif, qui en dit long : « l'identification des verrous et les moyens de les faire sauter » (…) « problèmes juridiques et financiers, rôle des collectivités locales », « gestion des personnels », « outils pédagogiques », « élèves, affectation, aide sociale », « programmes d'enseignement », « personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service ».

Afin de « faire sauter » ces verrous, l'association préconise, non pas une révolution, mais une réforme de velours. « Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en œuvre de dispositifs dérogatoires, qui n'obligent pas à la remise en cause systématique de tout l'existant, mais qui permettent d'importantes innovations au niveau des établissements d'enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Education. 

Un véritable projet de gouvernement.

Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier Darcos !

Soit, dans l'ordre, l'actuel Recteur de Paris, le Conseiller Education du nouveau Président de la République, et l'actuel Ministre de l'Education nationale.

Carte scolaire, service minimum, modification du statut des personnels, soutien à l'essor de l'enseignement privé, diminution de la place de l'Etat dans les missions de l'Education … Connexions, actions, déclarations, projets et programmes communs attestent de ce complot ourdi, dans l'ombre, depuis un peu plus de quinze années, en toute discrétion, par ceux-là même qui, aujourd'hui, sont aux commandes de l'Education nationale.


C'est sur l'histoire de ce complot, et l'identité de ses protagonistes que nous nous proposons, dans ce présent ouvrage, de faire toute la lumière. Et donner ainsi à comprendre, sous un jour nouveau, la politique éducative de l'actuel gouvernement…

Les défenseurs des « racines chrétiennes » de la France réussiront-ils à déraciner l'héritage républicain d'une école laïque, gratuite et obligatoire ?


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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 06:25


SOS Education lance un nouveau"référendum national" avec un florilège de  questions toujours pertinentes (humour !). Par exemple :

Pensez-vous qu'il est temps de mettre fin aux abus de pouvoir des patrons des syndicats d'enseignants, qui bloquent les réformes nécessaires ?

Oui   Non

Selon vous, remettre en place des cours de morale, de civisme et de politesse dans les écoles serait pour les enfants :

Positif   Negatif   Inutile

Êtes-vous favorable à des campagnes d'information et de pression sur les parlementaires pour qu'ils s'attaquent enfin sérieusement aux problèmes de l'Education nationale ?

Oui   Non

Toujours plus bas, toujours plus démago... mais, surtout, n'oubliez pas vos dons !

Pourquoi ne pas répondre massivement à ce sondage en ligne ?
Est-ce donner trop d'importance à cette association ?
A vous de voir...


A lire :
SOS Education, extrait de "Main basse sur l'Ecole Publique"
 
Lire aussi : 
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 19:15

In Le Monde

Quel que soit l'habillage, c'est un recul. Annoncé lundi 15 décembre depuis Ramallah (le territoire palestinien de Cisjordanie) où il était en visite officielle, le report de la réforme de la classe de seconde par le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, est un coup de théâtre dans le milieu, mais aussi une embardée dans la conduite de l'action gouvernementale.

La réforme du lycée est-elle reportée d'un an, comme l'assure le ministre, ou enterrée, comme l'espèrent ses plus coriaces opposants, encouragés par ce recul ? Dès mardi matin, la frange la plus radicale proclamait sa volonté d'obtenir le "retrait de toutes les réformes Darcos et l'annulation des suppressions de postes", comme le déclaraient certains lycéens aux portes de leurs établissements. Et les deux principales organisations lycéennes (UNL et FIDL) maintenaient leurs mots d'ordre de manifestations, notamment pour le jeudi 18, jurant que leur mobilisation n'allait pas faiblir. Mais c'est là un pari hasardeux, lorsque l'adversaire se dérobe.

Jugée "sage" par les syndicats d'enseignants, la décision de report arrive au terme d'une période pendant laquelle le ministre de l'éducation, encouragé en cela par l'UMP et conforté par le président de la République, a affiché sur presque tous les dossiers une posture inflexible. "Je ne suis pas le ministre de l'hésitation nationale, déclarait-il le 11 décembre sur Europe 1, j'ai un devoir pour les générations futures, il s'agit de réformer un pays qui en a besoin."


USURE

Ce message de fermeté, déjà testé avec succès en avril-mai lors d'une première vague d'agitation lycéenne, avait été repris par le ministre dès sa conférence de presse de rentrée, le 28 août : il assurait n'avoir "aucun complexe" à poursuivre les suppressions de postes. Depuis, il continuait de qualifier de "rituels" les mouvements de protestation, qu'il s'agisse des journées d'action des syndicats d'enseignants ou des manifestations lycéennes. Et sa dernière interview avant report de la réforme, parue dans le Journal du dimanche du 14 décembre, ne laissait pas percer la moindre faiblesse.


A l'idée que Nicolas Sarkozy lui aurait imposé de mettre le holà sur un projet qui menaçait de mettre le feu aux poudres, M. Darcos oppose sa version, confirmée par l'Elysée, selon laquelle il aurait lui-même pris l'initiative. Depuis le jeudi 11 décembre, a-t-il expliqué au Monde, il constatait que cette réforme "était devenue le point de fixation, pour ne pas dire l'otage, d'un mouvement social n'ayant pas grand-chose à voir avec des questions pédagogiques. (...) J'ai donc dit au président que (...) le climat n'y était pas, et qu'il valait peut-être mieux se donner du temps et reprendre toute la question." Au climat social général, il faut cependant ajouter une usure de la position de M. Darcos. Depuis la rentrée, celui-ci est confronté à une dévalorisation grandissante de toute parole officielle, au profit du "buzz", des rumeurs répercutées sans fin sur Internet, comme celles lui attribuant la volonté de supprimer certaines disciplines ou de revenir sur le caractère national du baccalauréat.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 19:03

(Source AFP)

Deux photographes de l'AFP qui couvraient une manifestion de lycéens, mardi à Lyon, ont été, selon leur récit, empêchés de prendre des photos par des CRS et des policiers qui ont saisi l'appareil de l'un d'eux pour effacer les prises de vue déjà effectuées.

Alors que le photographe Jean-Philippe Ksiazek suivait des lycéens qui avaient bloqué une voie de circulation longeant la place Bellecour, en plein centre-ville, deux membres des forces de police se sont approchés de lui, l'ont ceinturé et conduit jusqu'à un véhicule de la police, bien qu'il leur ait présenté sa carte de presse.


Le photographe a refusé de monter dans la voiture, son appareil lui a été arraché des mains, et des agents ont effacé les photos déjà présentes sur la carte mémoire, a-t-il raconté. Un policier présent a invoqué une "interdiction" légale de prendre des agents en photo pour expliquer ce geste.

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In Libération

Quand la police censure deux photographes de l'AFP

L'intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de l'Agence France presse ont publié mercredi des communiqués pour protester après que deux de ses  journalistes ont été empêchés de travailler, mardi, par des CRS et des policiers. Les deux photographes suivaient une manifestation lycéenne de faible ampleur dnas le centre de Lyon. "Dès le début, raconte Jean-Philippe Ksiazek, des gradés nous ont dit qu'on ne pouvait pas faire de photo cette fois, que c'était interdit. J'ai montré une carte de presse et une policière a pris toute mon identité, très longuement, puis elle m'a dit de me tenir à l'écart car c'était interdit de photographier, pour des questions de droit à l'image des policiers"...

Puis la cinquantaine de lycéens  qui se trouvait sur la place a été chargée par les CRS. "J'ai alors fait mon métier", poursuit le photographe. Un policier lui aurait fait une clef de bras et il aurait été conduit à une voiture, tandis que son collègue, Frédéric Dufour, autre photographe de l'AFP, était bloqué contre un mur, une matraque sous le cou. "Ils m'ont demandé mon appareil, continue Jean-Philippe Ksiazek. J'ai bien-sur refusé. Ils me l'ont arraché et ont effacé les photos et la disquette".

Pour l'intersyndicale (CFDT, CGC, FO, SAJ-Unsa, SNJ, CGT et Sud) de l'AFP, il s'agit d'un "acte de censure intolérable dans une démocratie" et d'une "atteinte grave à notre mission et au droit à l'information pour tous les citoyens". (...) Le comportement des policiers, juge-t-elle, "n'est que le reflet d'une volonté, au plus haut niveau, d'étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les médias". L'intersyndicale appelle la direction de l'AFP à "déposer une plainte contre ces agissements qui portent atteinte à la liberté de travailler".



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(AFP)

Incidents policiers/photographes: un député PS fait part de son soutien

Michel Françaix, député PS en charge des médias pour le groupe PS à l'Assemblée, a apporté mercredi son "soutien entier" aux deux photographes de l'Agence France-Presse qui ont été empêchés par des CRS et des policiers de prendre des photos d'une manifestation lycéenne à Lyon.

"Les coups de boutoir incessants du pouvoir contre la presse et les journalistes montrent que celui-ci n'a de cesse de museler toute opposition dans les médias comme au Parlement", a estimé dans un communiqué M. Françaix en déplorant "les méthodes utilisées à l'encontre des journalistes".

"Une société s'honore en ayant une presse libre et en garantissant sans relâche la liberté de celle-ci", a-t-il ajouté.

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(Mise à jour 20/12/2008)

(AFP)

Entraves policières au travail de photographes de l'AFP: saisie de l'IGPN

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie d'une enquête afin de déterminer pourquoi des policiers ont empêché deux photographes de l'AFP de prendre des photos lors d'une manifestation lycéenne à Lyon, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture du Rhône.

C'est le préfet du Rhône, Jacques Gérault, qui a sollicité la saisine de la police des polices, a précisé la même source, confirmant une information du site Rue89.

Le 16 décembre, deux photographes de l'AFP qui couvraient une manifestation de lycéens dans le centre de Lyon avaient été, selon leur récit, empêchés de prendre des photos par des CRS et des policiers qui avaient saisi l'appareil de l'un d'eux et effacé les prises de vue déjà effectuées.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 12:18
In Libération

Ce matin, la quasi-totalité des éditoriaux commente la soudaine machine arrière du ministre de l'Education, dictée pour certains «par la peur de la rue» et «par une contamination venue d'Athènes».

"Je ne serai pas le Ministre
de l'hésitation
Nationale !"
Xavier Darcos
Décembre 2008






Ce matin, dans la presse, la quasi totalité des éditoriaux voit dans le retrait de la réforme du lycée, la première véritable reculade du quinquennat de Nicolas sarkozy.

Ainsi, à l’instar de nombreux quotidiens de province, Le Télégramme estime qu’il s’agit d’une «reculade rapide et sans bavure».

Jean-Paul Piérot de L’Humanité salue cette «première victoire»: «les occasions de faire reculer le gouvernement (…) ne sont pas si fréquentes, pour ne pas saluer le premier round que viennent de remporter les lycéens contre Xavier Darcos».

«La crainte d'une contamination venue d'Athènes»

L’explication serait-elle à chercher du côté de la Grèce? Beaucoup le pensent. La Charente Libre, sous la plume de Jacques Guyon, y voit «le signe du pire des renoncements. Celui qui est dicté par la peur de la rue», la crainte d’une «contamination venue d’Athènes», selon Didier Pobel dans Le Dauphiné Libéré, ou bien encore «l’épouvantail grec» évoqué par Philippe Palat du Midi Libre.

Rémi Godeau, de L’Est Républicain, se demande s’il faut voir dans «cet enterrement»… un tournant du quinquennat. Auquel cas, pour Paris Normandie «le temps des réformes menées au pas de charge, sans vraiment écouter, mais sans rencontrer non plus de véritable opposition, c’est peut-être déjà le passé.»


«La décision n'a pas été facile à prendre»

Le Républicain Lorrain se demande s’il s’agit d’une «soudaine chiraquisation de Nicolas Sarkozy» ou bien «un sens du compromis inusité».

 

Le Parisien-Aujourd'hui en France revient sur «les deux jours qui ont tout changé», avec notamment une interview du ministre Xavier Darcos qui explique que cette décision de reporter la réforme «n'a pas été facile à prendre».

(Source AFP)

www.placide.com
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 07:25

Le temps de l’action est venu !

Réunissons nos forces, nos idées, notre détermination pour sauver notre école publique laïque et gratuite.
Pour organiser la mobilisation et établir des actions communes,

rejoignez-nous
le jeudi 18 décembre à 18h30
à l'école maternelle Bidassoa
21 rue de la Bidassoa, 75020 Paris
(Métro Gambetta, sortie rue Orfila)

Parents et enseignants de toutes les écoles, élus, fédérations, associations, ou simplement citoyens sont invités pour lutter contre les réformes en cours.

Le gouvernement ne veut pas nous écouter...A nous de faire que cela change !






Contacts

La pétition

Le tract

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:59
In l'Humanité


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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:11

Il fallait désarmer le cocktail explosif qui menaçait l'exécutif :
- un  premier degré qui reste mobilisé avec des parents combatifs  (voir les nombreuses actions)
- des lycéens sur le pied de guerre avant les vacances de Noël
- les IUT en ébullition
- des étudiants en colère
- les derniers événements en Grèce

L'annonce de X. Darcos suffira t'elle à étouffer un embrasement général de l'éducation nationale dans un contexte tendu ? Les 13 500 suppressions de postes restent à l'ordre du jour...



In Le Monde


L'annonce, lundi 15 décembre, du report de la réforme du lycée n'a pas empêché les lycéens parisiens de continuer à mobiliser contre les projets du gouvernement.

"Darcos veut nous endormir !", s'emporte Ilia, 15 ans, élève de seconde au lycée Jules-Ferry à Paris. Perché sur une poubelle devant l'établissement, il a appelé, lundi matin, ses "camarades" à continuer la lutte. Bombers noirs, rangers noirs et tracts en main, le jeune garçon dénonce les "manœuvres du gouvernement pour casser le mouvement lycéen". "Peu importe que la réforme soit reportée d'un an, ça ne fera pas oublier les suppressions de postes", dit-il.

Même son de cloche du côté des élèves du lycée Racine, venus rejoindre leurs camarades du 9e arrondissement. Pour Maélis, 16 ans, élève en 1re L, le ministre de l'éducation "cherche seulement à calmer le jeu alors que la mobilisation prend de l'ampleur et que des manifestations se préparent". Le report de la réforme "n'est en rien une victoire et les discussions promises ne risquent pas d'aboutir", explique-t-elle dans le froid.


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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 19:21

(AFP)

L'exécutif recule sur la réforme des lycées dans un contexte social tendu

En mettant entre parenthèses le projet de réforme des lycées, l'exécutif a effectué un de ses plus importants revirements depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, dans un contexte marqué par la crainte d'une explosion sociale redoutée par la droite, pronostiquée par la gauche.

Pas question pour le gouvernement d'admettre un quelconque recul. Seule raison avancée: le besoin de davantage de pédagogie et de concertation. C'est ce qu'a affirmé lundi François Fillon, le Premier ministre assurant que "la réforme serait conduite". Et l'Elysée, étroitement associé à la décision, se refusait à tout commentaire.

"C'est pas une question de peur" devant une possible extension de la révolte des lycéens, a en tout cas assuré un des porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, balayant la perspective d'une contagion des émeutes agitant la Grèce, que la gauche affirme de son côté possible, voire prévisible en France.

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