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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 17:45


Rochelle, le 10 décembre 2008,


Les enseignants spécialisés chargés
des aides à dominante
rééducative et pédagogique des
RASED de Charente Maritime


à Monsieur l'Inspecteur d'Académie

 

 






Monsieur l'Inspecteur d'Académie,


Nous avons pris connaissance du courrier relatif à l'évolution des Rased que vous nous avez adressé le 28 novembre 2008.
Nous refusons de quitter nos postes d'enseignants spécialisés en Rased à la rentrée 2009.
Soyez assuré de notre détermination à poursuivre les missions pour lesquelles nous avons été formés : aider les élèves les plus en difficulté à l'école.

Notre action s'inscrit dans le plus grand respect des valeurs qui fondent notre République.

Nous vous prions de croire, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, en nos respectueuses salutations.

 

 

 


Une copie de ce courrier est adressée à :
* M. le Ministre de l'Éducation Nationale
* Mme la Rectrice de l'Académie de Poitiers
* Mmes et MM. les IEN de Charente Maritime
* Écoles maternelles, élémentaires et primaires du département
* 17 organisations syndicales et associatives signataires du texte
« Préservons et développons les Réseaux d'Aides Spécialisées aux
Elèves en Difficulté »

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 17:15

In Rue89

Face aux caméras, Morano interroge un quidam... élu UMP

Une opération de com' plutôt réussie, puisque les reporters se bousculent autour d'elle. L'occasion rêvée d'effacer le début de polémique entre associations familiales sur le coût de la rentrée.


Journaliste pigiste, je fais des images d'une ministre très à l'aise, qui commence à serrer les mains et à interpeller les mères et pères de famille pour leur expliquer \"l'effort historique du gouvernement\". (Voir la vidéo.)

 



 

La première femme qu'elle salue lui explique que l'ARS nouvelle version est totalement insuffisante, et qu'elle ne s'en sort pas. Après un échange devant les caméras, Nadine Morano poursuit sa visite, nettement plus tendue.


Un client idéal se présente, séduit par la politique du gouvernement

Le directeur ajoint de cabinet Frédéric Amar (veste grise et cravate grise sur les images) lui présente un nouveau père de famille (chemise bleue, bras croisés et lunettes sur les images), qui n'est pas de l'avis de la première dame, bien au contraire.

Ce dernier considère en effet que les prix des fournitures scolaires sont plutôt en baisse, que le coût de la rentrée est correct, que les enseignants ont fait des efforts sur les listes de fourniture... Bref, les accords passés entre Xavier Darcos et les enseignes de la grande distribution ont eu un impact direct et positif sur le porte-monnaie des parents d'élève.

Réponse de Morano, tout aussi naturelle : \"Tant mieux, ça va dans le bon sens. Je suis contente pour vous.\" Puis le père : \"Pourvu que ça dure.\" Sourire caméra. Séduit par ce \"bon client\", Frédéric Amar sympathise avec ce parfait inconnu : sur le dernier plan, on les voit en train de marcher côte à côte.

L'affaire aurait pu en rester là, si certains journalistes n'avaient poussé plus loin le souci du recoupement. Et l'homme n'est pas un quidam qui passait là par hasard. Il s'agit de Bruno Sangline, proche du député UMP de Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) Richard Mallié et premier adjoint UMP du maire de Bouc-Bel-Air, Jean-Claude Perrin, en charge de la petite enfance et des affaires scolaires.


Moralité : pour une bonne opération de com', prévoir un témoin idéal dans le casting.



Un peu plus ancien...

19 novenbre 2007

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 09:55

Source AFP

Mouvement lycéen: la réforme ne sera pas "enterrée" (Morano)

La réforme des lycées ne sera pas "enterrée" a assuré dimanche la secrétaire d'Etat à la Famille Morano en estimant que les lycéens étaient victimes de "désinformation" et "manipulés"

"Elle ne sera pas enterrée, je vous le dit droit dans les yeux", a déclaré Mme Morano lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

"Sur cette réforme des lycées, il était indispensable de faire reculer toutes les désinformations qui circulent parmi les lycéens", a-t-elle ajouté.

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a annoncé jeudi qu'il allait "rouvrir la totalité du dossier", sur fond de manifestations de lycéens.

"Bien sûr qu'ils sont manipulés", a ajouté Mme Morano. "On voit bien que ce sont mêlés au lycéens des groupes de casseurs et des groupuscules d'extrême gauche qui ne se cachent pas par rapport aux messages qu'ils véhiculent".

En réponse à une question, Mme Morano a aussi jugé "anormal" d'"utiliser sa salle de cours pour faire de la désinformation ou pour exprimer son sentiment personnel vis à vis d'une réforme".

"Je pense qu'il faudra prendre des mesures une fois pour toutes pour que l'expression syndicale" se fasse "mais elle doit se faire à l'extérieur des lycées, pas dans les salles de classe", a-t-elle estimé.


"Je l'ai vécu dans certains secteurs avant même d'être ministre où j'ai vu la façon dont en cours on désinformait les élèves s'agissant des réformes en train de se mettre en oeuvre. Et c'est inacceptable", a dit Mme Morano, entré au gouvernement au printemps dernier.


A écouter : Nadine Morano invitée du Grand Jury RTL

dewplayer:http://media.rtl.fr/online/sound/2008/1221/2851078_Reecoutez-le-Grand-Jury-de-Nadine-Morano.mp3&


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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 18:51

In Agoravox
Paul Villach

La casse du Service public d’Éducation est bien programmée depuis 1996 par l’OCDE

Une dizaine de milliers de postes supprimés à la rentrée prochaine ! Des établissements scolaires sont entrés en ébullition. Cette révolte qui couve va-t-elle ressembler aux autres ? Car on en avait bien le soupçon. Mais on ne pouvait pas le croire. Le respect de l’adversaire conduit à garder un peu de retenue à son égard. Le suspecter de tant de noirceur et de cynisme suppose qu’on le retranche de la communauté humaine. Alors on ne veut pas s’y résigner jusqu’au jour où on tient la preuve entre ses mains.

 Mais, jusque-là, les faits ont beau s’accumuler, on se refuse à franchir le cap. On prend des précautions. On emprunte leur formule aux astrophysiciens confrontés à une série de phénomènes dont ils ne perçoivent pas l’origine ou la cause : la course erratique de cette planète est incompréhensible ? On émet alors l’hypothèse : tout se passe comme si...

Il en est de même avec l’Éducation nationale depuis une dizaine d’années au moins : tout se passe comme si... Un esprit raisonnable ne cesse, en effet, d’aller de stupéfaction en stupéfaction devant tant de conduites extravagantes. Mais les faits, qu’on le veuille ou non, s’enchaînent avec une logique qui atterre : elle va tellement à l’encontre de ce qui serait attendu.


1- Le savoir méprisé

On dirait ainsi que, paradoxalement, dans l’institution chargée de sa diffusion, le savoir est méprisé. Les élèves passent en classe supérieure sans avoir le minimum de connaissance requis. Les examens sont donnés en fonction non d’un seuil minimal de savoir, mais d’un pourcentage de candidats décidés en haut lieu qui prouve d’abord le bon fonctionnement de l’institution.


Les socles de savoir minimal sont revus à la baisse : des disciplines, comme les Lettres classiques sont délibérément éliminées, parfois au profit du sport. D’astucieuses incompatibilités sont instituées, soit entre les disciplines, soit entre les horaires : si tu fais natation, tu ne peux faire du latin ; si tu choisis allemand, tu dois renoncer au latin qui est enseigné à la même heure. Des erreurs sont sciemment glissées dans les programmes : on veille, par exemple, depuis vingt-cinq ans à ce qu’un élève ne puisse comprendre quoi que ce soit à l’information et aux médias.


2- Les conditions de travail méprisées

Au savoir méprisé paraît correspondre un égal mépris pour les conditions de travail elles-mêmes. Les fins d’années scolaires commencent dès la fin mai, parfois avant. Les conseils de classe sont précoces ou alors les examens organisés obligent à fermer l’établissement. Le mois de juin est la plupart du temps un mois qui compte pour du beurre.


Mais il en est de même dans l’année quand les conseils de classe sont fixés en novembre pour le premier trimestre, en mars pour le second. Sous prétexte d’attribuer un nombre égal de jours entre les trois trimestres, il arrive que le second trimestre commence au début décembre et le second à la mi-mars. On ignore le fonctionnement psychologique de l’élève qui après le conseil de classe qui vient de faire le bilan de son trimestre, éprouve fort normalement le besoin de souffler : les trois semaines avant les vacances de Noël ou de Printemps connaissent donc un relâchement. On ne court pas 5 km de plus après un marathon. L’élève attend le retour de janvier ou d’avril pour repartir.


Que dire de l’examen de certification d’allemand en troisième qu’on fixe un 27 mars quand il reste trois mois de travail ? Pourquoi priver les élèves de tout ce temps qui pourrait être si utile à l’assimilation ? Après l’examen, vont-ils continuer à fournir l’effort attendu ?

Le silence autour des classes n’est pas assuré : on travaille dans le bruit. Ça braille dans les couloirs ou sous les fenêtres dans la cour : des cours ne commencent pas à l’heure et le vacarme de la récréation continue. Ou alors le bruit vient de la salle voisine où un prof s’égosille dans un charivari empêchant toute attention. Et le comble, ce sont les élèves qui se plaignent en conseil de classe des « bavardages » que des professeurs ne savent pas contenir !

3- La règle méprisée

Il faut dire que le mépris de la règle peut être aussi la règle. Il suffit d’un élève dans un cours pour le perturber si toute sanction est interdite. Or le droit d’ « exclusion ponctuelle de la classe » prévu par la circulaire du 11 juillet 2000 peut être arbitrairement interdit localement aux professeurs. Une petite frappe peut se sentir soutenu par le bureau de la vie scolaire et même le chef d’établissement, et jouer l’indicateur ou le provocateur.

Mais il arrive aussi que ce soient les professeurs eux-mêmes qui ne souhaitent pas rédiger de rapport écrit sur les conduites inacceptables dont ils souffrent dans leur classe. Ils ont peur de se voir reprocher de ne pas « tenir leur classe » ou, au contraire, par compensation, ils pratiquent la surenchère dans l’humanitarisme dévoyé pour se faire valoir tant auprès de l’administration qu’à leurs propres yeux. C’est ainsi que l’on mélange voyous et élèves méritants sous la même appellation d’origine non contrôlée d’ « élèves en difficulté ».

Il n’existe, en général, dans un établissement, qu’une infime minorité d’élèves récalcitrants. Mais on les laisse prendre leurs aises et empoisonner la vie de tous. Le conseil de discipline tombe en désuétude, on préfère réunir un comité informel appelé par exemple "conseil de remédiation" : ça ne laisse pas de trace réglementaire au-dehors qui risquerait de ternir l’image de l’établissement et surtout celle de son chef soupçonné par le rectorat de ne pas savoir « tenir son établissement ».

On ne remédie donc à rien du tout. La violence s’installe durablement. Il reste à courir après les euphémismes et à appeler les agressions quotidiennes des « incivilités » pour en dissimuler la gravité. Quand on apprend qu’un professeur a giflé un élève pour avoir été injurié, c’est le professeur que son administration lynche en public et que le père de l’élève fautif traîne en justice. Et quand une professeur échappe de peu à la mort dans une tentative d’assassinat après avoir alerté sa hiérarchie comme elle l’a pu, l’administration est exonérée de toute responsabilité.


4- Le professeur méprisé

Ainsi, l’administration donne-t-elle l’exemple au besoin. Elle viole allègrement le règlement en refusant toute protection statutaire à celui qui est attaqué à l’occasion de ses fonctions, quand la loi lui en fait un devoir. Recrutés parfois sans avoir un niveau culturel décent, certains chefs d’établissement montrent par reconnaissance sans doute envers l’institution qui les a reconnus, de réelles dispositions en matière de brutalité.

Pour parvenir à leurs fins, la falsification n’est pas un problème pour eux, pas plus que la calomnie. Une sanction peut même être infligée sans raison à un professeur qui s’oppose à cette débâcle pour le faire taire. Tout paraît permis à ces responsables puisqu’ils peuvent agir en toute impunité. Ils ont l’appui non seulement de leur hiérarchie, mais même de la justice qui, par les temps qui courent, court à leur secours si d’aventure ils ont à répondre de leurs agressions devant un tribunal. Mais, même en cas de condamnation, ils restent à leur poste pour poursuivre leur triste besogne.


La stratégie machiavélique de l’OCDE

On a beau être ingénu, tant de continuité dans l’effort pour provoquer et accroître le chaos au cœur du service public d’Éducation finit par laisser supposer une stratégie délibérée de destruction. Mais l’idée paraît si folle. En fait, elle ne l’est pas. Un lecteur a laissé en commentaire d’un article précédent (1) les références d’un rapport de Christian Morrisson, expert de l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, daté de... 1996, intitulé « La faisabilité politique de l’ajustement » (2).


Peut-être l’a-t-on remarqué, le mot « ajustement » est aujourd’hui dans toutes les bouches gouvernementales et patronales, comme le dogme d’un catéchisme. Ce mot modeste et inoffensif est, en réalité, un leurre. Il appartient à une tradition de langage politique par euphémisme compréhensible des seuls initiés, comme l’était l’expression « solution finale » de sinistre mémoire. Ce titre apparemment anodin désigne en fait une destruction en douceur du service public d’Éducation. Il vise à masquer la violence de l’objectif : « ajustement » veut dire ici destruction et « faisabilité politique » signifie prévention des révoltes susceptibles d’être provoquées par cette destruction.

En somme, ce titre mystérieux désigne tout simplement la stratégie astucieuse conçue pour opérer dans les pays de l’OCDE des contre-réformes structurelles et désengager le budget de l’État des services publics sans provoquer de révoltes populaires. Ainsi est-il recommandé non « la baisse de la quantité » qui déclencherait des révoltes, mais « la baisse de la qualité  » dans certains établissements et pas dans d’autres pour rendre insensible aux familles la destruction programmée du service public d’Éducation. Voici un extrait éloquent de la page 30 du rapport que le lecteur avait cité :
« [...] Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »


Si l’on avait encore quelques doutes sur les raisons du chaos qui s’est installé durablement dans l’Éducation nationale depuis dix ans, ils sont levés. Il s’agit bien, comme le conseille cet expert de l’OCDE, de ruiner progressivement la qualité de l’École publique pour introduire peu à peu une privatisation qui s’imposera comme la seule planche de salut quand la vie dans les établissements ne deviendra plus supportable. À bon entendeur salut ! La casse du service public que laissaient supposer toutes ces conduites irrationnelles est bien programmée à terme selon un plan méthodiquement réfléchi depuis 1996. Les défenseurs du service public d’Éducation ont quelques raisons de s’émouvoir.

 Paul Villach



(1) « Un arrêt de Cour de cassation qui devrait alarmer tous les démocrates », Agoravox, 14 mars 2008.
(2) OCDE, CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 13, 1996, page 30.

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 18:42

12.500 postes, essentiellement des enseignants, seront supprimés à la rentrée prochaine dans les écoles, collèges et lycées publics. Ces suppressions font partie des 13.500 prévues dans la loi de finances 2009, adoptée définitivement par le Parlement mercredi. Les autres sont à la charge de l'enseignement privé sous contrat.

Selon le ministère, les suppressions de postes dans l'enseignement public seront « intégralement compensées par des mesures de démographie, de réaffectation d'enseignants devant classe et par la réduction du nombre de postes aux concours. Le face-à-face avec élèves ne sera pas affecté. »

Dans le détail, d'après l'AFP qui a obtenu une copie du projet, 500 postes seront créés dans le primaire. La suppression de 3000 postes de Rased, réaffectés devant classe, est confirmée.

Dans le secondaire, 2027 postes de titulaire sont supprimés au titre de la baisse démographique du nombre d'élèves (-10.400). 3000 emplois dans le corps des remplaçants et 1000 emplois de stagiaires disparaissent. Enfin, 1000 enseignants « mis à disposition » par l'Education nationale dans d'autres structures seront réaffectés devant élèves. En revanche, 500 emplois sont créés pour les établissements dans les zones les plus défavorisées.

Les suppressions les plus nombreuses interviendront dans les académies de Versailles, Créteil et Lille, avec respectivement 672, 592 et 509 postes en moins. Les académies les moins touchées sont Grenoble et Rennes.

Sources : La Gazette des communes, le Blog Finance, nouvelObs.com, AFP, AEF 

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 18:29

In Le Monde


Photo Libération

Faudra-t-il encore lâcher du lest pour que la tension se relâche dans l'éducation nationale ? La question taraude Xavier Darcos depuis qu'il a annoncé, lundi 15 décembre, sa décision de reporter la réforme du lycée, initialement prévue pour la rentrée 2009. Le ministre redoute une reprise du mouvement après Noël : "Il faudra que nous veillions au mois de janvier à ce que ces blocages (des lycées) ne se reproduisent pas et que les lycéens qui veulent travailler puissent travailler", a-t-il déclaré, vendredi 19 décembre sur LCI.

Au lieu de l'apaisement espéré, le recul opéré semble avoir déclenché une onde de choc qui ne laisse plus de répit au ministre de l'éducation nationale. Déjà, le terme de "report" est obsolète. Mardi 16, à l'Assemblée nationale, M. Darcos a dit qu'il fallait repartir "de zéro" sur cette réforme. Jeudi 18, au Sénat, il a affirmé qu'il comptait "rouvrir la totalité du dossier". Dans la soirée, il a promis des "Etats-Généraux" des lycées.

Le même jour, entre 127 000 jeunes (selon la police) et 160 000 (selon les syndicats lycéens) ont manifesté dans toute la France contre les projets du ministre de l'éducation. Le cortège parisien - 7 500 à 13 000 participants - s'est dispersé sans incidents majeurs après avoir été encadré par un dispositif policier très serré. A Lyon, en revanche, la manifestation a connu des débordements violents : plusieurs jeunes ont été blessés et une voiture brûlée ; la police a procédé à une quarantaine d'interpellations. A Orléans, une proviseure adjoint a été blessée à la tête par une bouteille de parfum.


"COCOTTE MINUTE"


Les protestataires ont pris date pour janvier 2009, après les vacances de Noël qui débutent samedi. Jeudi soir, un "collectif" réunissant les principales fédérations de l'éducation, les organisations lycéennes et les parents d'élèves de la FCPE, a appelé à une nouvelle manifestation le samedi 17 janvier, principalement contre les suppressions de postes.


La situation générale dans l'éducation est désormais perçue comme clairement menaçante par le gouvernement comme par les participants au mouvement. "Non seulement le mouvement ne s'est pas calmé, mais au contraire, il s'enracine, s'envenime et prend de l'ampleur", observe - sous le sceau de l'anonymat - un haut cadre de l'éducation nationale. Sur le terrain, ajoute-t-il, l'indifférence envers la parole officielle est en train de se muer en franche hostilité. Les syndicats sont conscients, pour leur part, du fait que le recul du gouvernement doit plus à la peur des violences urbaines qu'à la mobilisation de leurs propres troupes.

Le gouvernement cherche à évaluer la nouvelle donne. Selon les syndicats de l'éducation, M. Darcos n'avait pas repris contact, jeudi, avec ses interlocuteurs du secondaire. En revanche, dans le primaire, un début de dialogue s'est mis en place sur deux sujets : l'école maternelle et les réseaux d'aide aux élèves en difficulté (RASED). Concernant la maternelle, le ministre tente de recoller les pots cassés par sa déclaration du 3 juillet sur l'utilité d'employer des bac + 5 à "changer les couches" ; un propos qu'il avait tenu pour marquer son opposition à la scolarisation à deux ans, mais qui a été immédiatement perçu comme sa propre définition du travail des professeurs de maternelle. M. Darcos a signé avec l'association générale des enseignants d'école maternelle (Ageem), jeudi, un accord de partenariat destiné à renforcer la formation des maîtres.

Le budget 2009 prévoit la suppression de 3 000 postes de RASED, les titulaires restant en fonction devant s'occuper désormais des classes entières au lieu de s'occuper de petits groupes. L'opportunité d'économiser des postes a poussé le ministre à cette décision controversée, qui cristallise bon nombre de situations conflictuelles.

De façon générale, dans une profession aux prises, à travers ses élèves, à toutes les conséquences de la crise sociale, ces suppressions, chaque année répétées, restent perçues comme une agression. "On a tous les éléments d'une crise sociale qui rejoindrait la crise de l'éducation", a déclaré jeudi Gérard Aschieri, secrétaire général de la principale organisation du secteur, la FSU, qui compare le monde enseignant à une "cocotte minute". "La situation devient critique", ajoute Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA, certain que les lycéens "vont repartir" dès janvier et que les professeurs ne se mettront pas en travers de leur mobilisation.

Coïncidence fâcheuse : les conséquences en termes de dotation, académie par académie, des 13 500 suppressions de postes prévues en 2009, ont commencé à être connues des syndicats jeudi. "Au total, à démographie constante sur l'ensemble 1er et 2nd degré, la rentrée 2009 se fera avec 10 000 emplois (d'enseignants) en moins ! Les laborieux discours éducatifs du ministère apparaissent désormais pour ce qu'ils sont : une opération de camouflage", commente le SE-UNSA. La FSU comme l'UNSA se disent qu'un "basculement de l'opinion" est à portée de main pour stopper ces suppressions de postes.

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 12:21

In Libération

Bastien Cazals, enseignant dans l'Hérault, devrait être de nouveau sanctionné suite à des propos tenus sur son blog.


L'affaire Bastien Cazals, cet instituteur "désobéissant" de l'Hérault en lutte contre les réformes de l'éducation, prend un tour qui le dépasse. Les sanctions prises contre lui, que le Recteur d'académie avait décidé hier de lever, viennent d'être rétablies suite aux propos qu'il a tenu sur son blog.

Rappel de faits. Cet instituteur et directeur d'école maternelle à Saint Jean de Védas avait, le 25 novembre, écrit une lettre à Sarkozy indiquant : « J'entre aujourd'hui en résistance » et précisant, entre autres modalités d'actions : « Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) ». Ce courrier, Bastien Cazals l'avait écrit pour « prendre les devants ». En effet, quelques jours auparavant, une très forte majorité des 250 enseignants du premier degré participant à l'assemblée générale du 20 novembre, avaient voté l'envoi d'une lettre actant le principe de suspendre l'aide personnalisée aux élèves en difficulté.


Ce fut chose faite le 17 décembre, lorsque l'intersyndicale (Snuipp 34, Snudi-FO 34, Sud Education 34, CNT Education 34) a remis au rectorat 384 lettres de désobéissance nominatives. Mais Bastien Cazals s'était déjà attiré les foudres du rectorat, désireux d'en faire un exemple. Il devait se voir retirer 8/30e de son salaire de décembre pour travail non fait. Le 17 décembre, l'intersyndicale a posé un ultimatum à l'inspecteur d'académie: le retrait des sanctions contre Bastien ainsi que contre deux directrices ayant refusé de remplir la base-élèves, sinon une grève à partir du 13 janvier.


Hier, le Rectorat annonçait le retrait des sanctions, après une négociation entre le Recteur et des représentants du Snuipp 34 jeudi, à l'issue de laquelle Bastien se serait engagé à reprendre l'aide personnalisée en janvier. Mais en fin de soirée, le Recteur Christian Nique est revenu sur sa décision, après avoir lu les propos de Bastien Cazals sur son blog. L'instituteur écrit en qu'il « s'inscrira dans la dynamique collective engagée par les 384 désobéisseurs qui ont déposé leur lettre individuelle ce mercredi 17 décembre », ajoutant qu'il «accueillera tous les élèves dont les parents le souhaitent, sur le temps dévolu à l'aide personnalisée, pour mettre en place des activités complémentaires du travail effectué en classe ».


Des propos contraires à la circulaire du 5 juin 2008 sur l'aménagement du temps scolaire, qui précise : « le maître de la classe effectue le repérage des élèves susceptibles de bénéficier de cette aide personnalisée ». Les propos de Bastien Cazals donnent ainsi l'impression qu'il comptait poursuivre sa résistance mais sous une forme moins visible. Une analyse que réfute Patrick Toledano du Snuipp 34. Au nom de son syndicat, il espère négocier aujourd'hui avec le Ministère de l'éducation et le Recteur une nouvelle levée des sanctions en faisant valoir que le recteur a fait « une interprétation restrictive et abusive des propos de Bastien ». Sous-entendu, « Bastien va bien reprendre l'aide personnalisée ».


Ce dernier, joint par téléphone, s'est contenté de dire « tout ce qui est à savoir est sur le blog ». « Le meilleur moyen d'annuler les sanctions, c'est le retrait des mesures Darcos », réagit Gilles Baqué, de la CNT Education 34. « Ca n'enlève rien aux 384 lettres déposées. On maintient l'appel à la grève le 13 si les sanctions contre les trois personnes ne sont
pas levées », souligne Monique Baratelli de Sud Education 34. « On est prêt à tout, je n'ai aucun état d'âme », avertit Paul-Jacques Guiot, l'inspecteur d'académie de l'Hérault. La guerre des nerfs se poursuit.

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:42

La suite (tout aussi remarquablement réalisée !) de cette vidéo réalisée par 2 parents de Paris !
Bravo pour ce travail indispensable !
 



La suite de La Faisabilité Politique de l'Ajustement ou comment la gauche a abandonné les questions politique concernant l'Education et comment le gouvernement en place, sous la coupe de Xavier DARCOS s'ingénie à casser le service publique d'Education en privilégiant entre autres l'essor des écoles privées au détriment des écoles publiques avec des interviews de Sandrine Mazetier, député PS du XIIe, vice-présidente chargée de l'Education et Muriel Fitoussi, co-auteur avec Eddy KHALDI de "Main basse sur l'école publique"...




Et pour ceux qui ont loupé la première partie :

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 09:37

(Source AFP)

Près de 160 enseignants de maternelle et de primaire des Bouches-du-Rhône ont signé une lettre de désobéissance à l'adresse de leur inspecteur d'académie lui signifiant leur "refus de participer au démantèlement de l'école publique", a-t-on appris vendredi auprès d'eux.


"Nous n'appliquerons pas les programmes de 2008 aux relents passéistes et continuerons d'appliquer ceux de 2002; nous ne vous informerons pas de notre décision de nous mettre en grève 48H à l'avance et continuerons à prévenir les parents le plus tôt possible; nous ne mettrons pas en place l'aide personnalisée (...) ce dispositif ne répond en rien aux besoins des enfants en difficulté", écrivent entre autres les 157 enseignants.


Le courrier a été adressé le 5 décembre à l'inspecteur d'académie Gérard Trève et réactualisé cette semaine avec d'autres signatures, a précisé à l'AFP Erwan Redon, enseignant à Marseille et signataire du courrier.

Par ailleurs, 17 de ces enseignants ont adressé un autre courrier mercredi à l'inspecteur d'académie pour lui signifier à nouveau leur refus "d'exécuter" ses ordres, à la suite de la décision de celui-ci de sanctionner l'une des signatrices, une professeur des écoles d'Eguilles, qui refuse d'effectuer l'aide personnalisée.


Collectif de Villefranche

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 12:26
(source AFP)

Darcos: veiller à ce que les blocages de lycées ne ne reproduisent plus en janvier

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a affirmé vendredi sur LCI qu'il faudra veiller "au mois de janvier" à ce que les "blocages" de lycée "ne se reproduisent plus".

Interrogé sur le fait de savoir s'il demanderait à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de prendre des dispositions pour que les lycées ne soient plus occupés après les vacances de Noël, le ministre a répondu: "il faudra en tout cas que nous veillions au mois de janvier (à ce) que ces blocages ne se reproduisent pas et que les lycéens qui veulent travailler puissent travailler", a-t-il dit.

Par ailleurs, à la question de savoir si l'extrême gauche était "en train de déborder le mouvement lycéen", le ministre a répondu: "bien entendu, nous le savons depuis le début. Ce mouvement lycéen a pris un tournant très violent, (...) pour des enjeux qui sont quand même modestes".

"On voit bien qu'il y a une manipulation et que le parti socialiste a voulu hier (jeudi, ndlr) s'en faire le récupérateur principal", a-t-il dit.

Jeudi, entre 123.000 et 160.000 lycéens ont manifesté partout en France, globalement dans le calme, contre le projet de réforme envisagé par le ministre et pour lui demander de revenir sur les suppressions de postes inscrites au budget 2009 (13.500).


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Published by Sauvons l'Ecole - dans Lycées
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