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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 07:34

In Café Pédagogique

Ce matin encore l'actualité est faite des menaces de sanction qui frappent des enseignants jouissant d'une forte réputation parmi leurs collègues. C'est Pascal Diard, militant syndical Sud et animateur du GFEN, un mouvement pédagogique très connu, qui fait l'objet d'une procédure administrative sévère. On lui reproche "un comportement pédagogiqueent scandaleux". C'est aussi le tour d'Alain Refalo, un des fondateurs du mouvement de "résistance pédagogique" qui est convoqué le 9 juillet par l'inspection pédagogique. On lui reproche le refus d'obéissance, le manquement au devoir de réserve, l'incitation à la désobéissance collective et l'attaque publique contre un fonctionnaire.

 

Au moins 5 raisons devraient vous  pAvant d s'interroger sur le smotfsousser, Monsieur le Ministre, à stopper ces procédures et toutes celles qui leur sont analogues. La première c'est l'inefficacité de ces sanctions. A Refalo ou B Cazals ont subi déjà tant de sanctions qu'ils se sont endurcis et surtout ils savent précisément ce qu'ils font et pourquoi ils le font.

 

La deuxieme raison c'est l'effet mobilisateur de ces procédures. Il suffit de jeter un regard sur la carte des "désobéisseurs" pour voir que leur densité est proportionnelle à la présence d'un animateur du mouvement et de sanctions administratives. La troisième raison c'est le sentiment d'injustice profonde que ressentent  les sanctionnés. Certes ils n'appliquent pas à la virgule près le dispositif Darcos? Mais Ils font autre chose avec les élèves et qui n'est pas forcément inadapté. A cause de tout cela, ces procédures tombant sur des collègues particulièrement investis sont interprétées comme les effets d'une véritable police de la pensée. 

 

Il reste encore deux raisons. Les décisions abruptes de X Darvos, ses choix pédagogiques imposés sans concertation ont vivement révolté les enseignants du primaire. Le climat est détérioré entre ces enseignants et la rue de Grenelle à un niveau jamais vu. Continuer sur la même voie serait une erreur fatale pour un jeune ministre. D'autant, et c'est le dernier point, que stopper les procédures c'est renouveler ce qu'avait fait au début de son ministériat un certain Xavier Darcos. Il avait mis fin à la guerre de la lecture qu'avait lancée Robien. Rendez ce même service à l'Ecole !

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 22:07
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 20:18

Encore des suppressions de postes ... Cette fois, à Joinville, petite  ville de Haute-Marne où, comme un peu partout dans le département, le  public n'est pas le plus favorisé du monde!!

L'éducation nationale décide de plus en plus de laisser de côté les élèves en difficulté ... et quand en plus il s'agit d'un ptit coin de Haute-Marne ... tout le monde s'en fout ...! Après d'âpres luttes, le résultat est le même, l'Inspection fait la sourde oreille ...

Aidez-nous donc en signant
cette pétition

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:36
 
 
 
Un huissier de justice a apporté ce matin à l'école Jules Ferry de Colomiers une lettre recommandée de l'Inspection Académique de la Haute-Garonne signifiant à Alain Refalo, initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire, une convocation devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire, le jeudi 9 juillet à 15h.
 
Les faits reprochés sont les suivants :
 
- Refus d'obéissance
- Manquement au devoir de réserve
- Incitation à la désobéissance collective
- Attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale
 
Alors qu'il a effectué l'intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d'un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l'aide personnalisée avec l'accord des parents d'élèves.
 
Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s'insurge contre cet acharnement démesuré qui vise à briser un enseignant qui n'a fait qu'agir en conscience, en toute transparence et sans faux-fuyants, pour ne pas être complice des réformes destructrices du service public d'éducation. Cette décision est d'autant plus injuste que l'inspecteur d'académie avait affirmé à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas de sanctions disciplinaires à l'encontre d'Alain Refalo.
 
Nous dénonçons une entreprise politique qui vise à criminaliser la désobéissance pédagogique alors qu'elle est une action collective citoyenne qui appelle un dialogue constructif avec l'administration.
 
Un comité de soutien, présidé par Patrick Jimena, se réunira vendredi à 18h30 dans les locaux du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées à Colomiers. Il préparera les initiatives pour organiser la mobilisation pour soutenir Alain Refalo, dénoncer cette attaque sans précédent contre la liberté d'expression des enseignants et s'opposer à cette décision inacceptable. Une pétition intersyndicale unitaire est en cours de préparation.
 
contacts :
 
Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
 
Alain Refalo : 06 61 58 10 55

Signez massivementla pétition intersyndicale en ligne sur le site du SNUipp31


Rassemblements de soutien à Alain Refalo

Jeudi 2 juillet à 18h
Colomiers, Place Joseph Verseilles, devant l’Inspection de l’Education  Nationale


Jeudi 9 juillet à 14h (jour de la commission de discipline)
Toulouse, Inspection Académique (cité administrative)

Réunion du comité de soutien à Alain Refalo
Vendredi 26 juin à 18h30
au Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées
Allée de Monturon (face au Lycée international Victor Hugo) à Colomiers

Comité de soutien à Alain Refalo
11 allée de Guérande 31770 Colomiers

Contact : 06 81 84 39 97 (Patrick Jimena)
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 10:00

In Libération

Darcos annonce 16.000 suppressions de postes dans l'Education

L'annonce concerne la quasi-totalité des postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.

Le ministre sortant de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l’Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.


«J’ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite», a déclaré M. Darcos.

«Il s’agit de 600 postes d’agents administratifs et de 14.000 postes d’enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l’enseignement privé (à hauteur de 1.400)», a-t-il ajouté.


Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.


La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau «master 2» (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d’application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d’enseignants ne seront plus affectés en IUFM, mais directement en classe, ce qui permettra d’économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.


M. Darcos a été nommé mardi soir ministre du Travail et est remplacé à l’Education nationale par Luc Chatel.

Les lettres plafond fixant les crédits et les effectifs dont disposeront les ministères doivent être dévoilées mercredi aux parlementaires, selon le ministère de l’Education.


Dans La Tribune, M. Darcos a ajouté que «le nombre de postes mis au concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degré».


Au ministère de l’Education, on fait remarquer que, hormis les suppressions de postes de fonctionnaires stagiaires qui sont la conséquence directe et déjà connue de la réforme de la formation des enseignants, il n’est pas prévu en 2010 d’autres suppressions de postes de professeurs.


Ces suppressions ont été de 13.500 en 2009 et de 11.200 en 2008.


(Source AFP)

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:28

in wikipedia

Luc-Marie Chatel, né le 15 août 1964 à Bethesda (Maryland, États-Unis), homme politique français, est Ministre de l'Education nationale et porte-parole du gouvernement dans le Gouvernement François Fillon III, après le remaniement ministériel du 23 Juin 2009.


Il naît dans une famille haut-marnaise, d'un père amiral et d'une mère professeur de danse. Il commence des études de gestion à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et y obtient une maîtrise de sciences de gestion en 1987 puis un DESS de marketing en 1988. Il s'investit alors dans le syndicalisme étudiant[1]. Diplomé, il intègre le groupe international de cosmétiques L'Oréal. Il travaille initialement dans le marketing puis aux ressources humaines et devient DRH d'une entité du groupe, poste qu'il occupe jusqu'en 2002[2].


Parallèlement à sa carrière professionnelle, il débute en politique au sein du Parti républicain puis de Démocratie Libérale, dont il intègre le bureau politique en 1998. En 1993, il devient conseiller municipal de Bayard-sur-Marne (Haute-Marne), d'où est originaire sa famille, puis conseiller municipal de Chaumont en 1996[3]. En 1998, il devient premier vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, poste qu'il occupera jusqu'en 2004.


Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1ère circonscription de la Haute-Marne puis réélu en 2007, au premier tour avec 53,88 % des voix[4]. Il fait partie du groupe UMP. Au cours de son premier mandat de député, il avait été membre de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale. Spécialiste des problèmes liés à la consommation, il a souvent été désigné rapporteur sur les projets de loi ou les propositions de loi relatifs à ce domaine, en particulier sur le projet de loi avorté relatif aux actions de groupes à la française (class actions)[5]. Les comptes rendus analytiques des débats à l'assemblée nationale[6] aident à comprendre comment le Secrétaire d'État joue l'équilibriste entre les intérêts, souvent divergents, des consommateurs et ceux de certains grands groupes et lobbys. Concrètement, l'esprit de sa loi sur l'assistance téléphonique des fournisseurs d'accès à internet (FAI) est déjà contourné par Free et Cegetel[7].. Il s’occupe alors de faire voter une loi sur les prix de la grande distribution limitant les marges que se font les distributeurs. Fin 2007–début 2008, lorsque les polémiques sur le pouvoir d’achat soulèvent le pays, Luc Chatel s’emporte contre la flambée des prix[8].

En 2004, il devient secrétaire national puis porte-parole national de l'UMP. Au sein de ce parti, il est membre du mouvement Les Réformateurs.


Le 19 juin 2007, il est nommé, dans le premier 2e gouvernement Fillon, secrétaire d'État auprès de la ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, chargé de la Consommation et du Tourisme. Dans le second gouvernement Fillon, en mars 2008, il voit ses responsabilités ministérielles élargies à l'Industrie et devient en outre porte parole du gouvernement, en remplacement de Laurent Wauquiez . Il fait partie du groupe de ministres (appelé « G7 ») que le président sarkozy consulte directement. Quoique se définissant comme un libéral, il intervient dans de nombreux dossiers comme celui de la crise automobile (création des États généraux de l'automobile [9]) ou de la téléphonie (lancement du "33700", service de lutte contre les SMS frauduleux [10]).


Il est élu maire le 9 mars 2008, au 1er tour à Chaumont (Haute-Marne). En cela il conserve une assise stable dans le paysage politique local.


Luc Chatel se définit comme un libéral, considérant que la concurrence est le meilleur moyen de rendre l'économie florissante. En cela, il se place dans la droite ligne d'Alain Madelin et de Démocratie Libérale. Néanmoins, le 16 juin 2008, l'AFUL et l'April[11] l'accusent vertement de favoriser des pratiques anticoncurrentielles, en incitant l'Assemblée Nationale à rejeter l'amendement 999 à la Loi pour la Modernisation de l'Économie, qui aurait rendu obligatoire l'affichage détaillé du prix des licences des logiciels pré-installés sur les ordinateurs vendus au grand public.

Il est marié et père de quatre enfants[1].


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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 21:30
Lors du CNESER du 20 avril dernier, interpellé par le SNESUP, le directeur général des enseignements supérieurs, Patrick Hetzel, avait été contraint d’avouer l’intention du ministère d’évaluer les maquettes de master "enseignement" de l’enseignement privé en dépit de l’opposition de la communauté universitaire au projet de réforme de la formation des maîtres, et contre l’avis formel de l’AERES. Devant la mobilisation quasi unanime de l’enseignement supérieur, le gouvernement déclarait alors qu’il renonçait à sa tentative de passer en force.

Pourtant, le 11 juin, le Ministère de l’Education nationale a présenté au Conseil Supérieur de l’Education un projet de décret qui transpose les récentes modifications des décrets statutaires des professeurs des écoles à l’enseignement privé. Comme pour les mesures concernant les enseignants du public, l’inscription de ces projets à l’ordre du jour du CSE anticipait donc sur l’aboutissement des travaux en cours, sans que ces dispositions aient jamais été abordées dans les "groupes de travail". Les organisations présentes à cette réunion du CSE (FSU, Unsa-Education, FCPE, Ligue de l’enseignement, UNL) s’y sont aussitôt opposées et ont quitté la séance devant le refus de l’administration de retirer ce point de l’ordre du jour.

Le 19 juin dernier, par la voix du secrétaire général de l’enseignement catholique, les instituts catholiques – qui demandent des moyens financiers importants à l’État – annoncent être en mesure, dès septembre 2009, de proposer et de délivrer sept masters "métiers de l’éducation et de la formation" adaptés à leurs propres modalités de formation et de recrutement par le biais de jurys rectoraux. En conférant au recteur, chancelier des universités, cette responsabilité, le gouvernement s’assoit sur les garanties de qualité des diplômes qu’apporte l’obligation faite aux établissements privés de passer convention avec une université publique pour délivrer leurs diplômes. La procédure du jury rectoral et la connivence des autorités religieuses sont utilisées par le pouvoir comme un artifice pour contourner la résistance forte et raisonnée que la communauté universitaire oppose à une réforme de la formation des maîtres bâclée et dangereuse pour l’avenir du pays, et imposer ainsi ses projets de "mastérisation" en donnant un avantage l’enseignement catholique.

Le SNESUP condamne fermement cette opération de mise en concurrence des diplômes et la prime octroyée à l’enseignement catholique par le gouvernement au mépris des principes fondamentaux de la laïcité républicaine.

Paris, le 22 juin 2009
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 18:38
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 18:30

In Médiapart



Le bilan du ministre de l’Education nationale Xavier Darcos apparaît pour le moins contrasté, même à l’aune de la politique gouvernementale. Cela l’empêchera-t-il d’entrer dans l’Histoire ?


Il y a tout juste un an, Xavier Darcos pouvait encore faire l’objet d’un article qui le mette bien «en vue» dans un journal tel que Les Echos: «Le ministre de l’Education nationale aborde l’été ragaillardi, au point de compter désormais en haut lieu parmi les élèves les mieux notés de la classe gouvernementale […].» "Ce catholique démontre un sens de l’équilibre très radical-socialiste. Une manière d’honorer le précepte d’Ovide, son maître à penser : ‘’Tenez-vous prudemment entre les deux extrêmes ; marchez au milieu : c’est le plus sûr des systèmes’’ " ( 16 juin 2008 ).

 

 

Mais, depuis, tout s’est emballé et surtout embrouillé. Le ministre de l’Education nationale se retrouve empêtré dans une série de réformes projetées dont on ne perçoit guère quel est le bilan et encore moins l’avenir.

 

Il était question de redéfinir l’école maternelle. Or on ne sait toujours pas où en sont les limites après les valses hésitations concernant la petite enfance et les projets récents de développement de ‘’jardins d’enfants’’ fortement affirmés par Nadine Morano.


L’ambition était de ‘’rapatrier’’ les ‘’Rased’’. Mais Xavier Darcos a dû interrompre cette opération, sans que l’on sache très bien par ailleurs ce que sont devenus les quelques milliers d’entre eux qui ont dû quitter leurs affectations antérieures.


Les programmes de l’élémentaire ont été ‘’réécrits’’ ; mais sans que l’on puisse saisir sur le terrain si cela a eu quelques effets notables ( les refus proclamés du mouvement des professeurs d’écoles ‘’désobéisseurs’’ pouvant n’être que la partie émergée d’un front du refus plus silencieux mais non moins déterminé, si l’on juge en particulier par les vives protestations syndicales ).


L’ambitieux projet initial de réforme du lycée présenté par Xavier Darcos a dû être purement et simplement abandonné ; et le dossier des lycées confié à un autre, Richard Descoing, en vue d’une ‘’reprise à zéro’’. Avec, in fine, pléthore finale de perspectives et de recommandations ( celles du rapport Descoing ; mais aussi celles présentées par la mission parlementaire conduite par Benoist Apparu, sans compter les observations venant des ‘’’expérimentations’’ qui se déroulent dans 123 lycées ).


On atteint des sommets de pataquès et d’embrouille finale avec le dossier ( certes moins médiatisé, mais o combien important ) de la formation des enseignants. Son application a été reportée de fait à un an (alors qu’elle devait se faire dans l’urgence selon son commanditaire, Nicolas Sarkozy ) sans que l’on sache finalement ce qu’elle sera.

 

 

Ce serait pour quiconque un bilan ‘’difficile’’ voire calamiteux, si Xavier Darcos n’avait à son actif deux grands succès ( politiques ).



La suite...

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 18:22

In Rue89

Dans sa proposition de loi sur « la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public », loi dont la discussion publique est prévue pour les jours qui viennent, Estrosi s'auto-congratule :

« A l'exception de certains syndicats de magistrats et certains avocats (…) l'ensemble des personnes entendues par votre rapporteur se sont félicitées du dépôt de la présente proposition de loi. »

 

C'est un gros mensonge par omission : pour être honnête, Estrosi aurait dû préciser que, sur les quarante personnes auditionnées par ses soins, dix-sept représentent les syndicats de police, trois la préfecture de police, quatre le ministère de l'Intérieur, un le ministère de la Défense, cinq sont magistrats, deux avocats, sans oublier l'inénarrable Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance.

Un loi sur l'école élaborée sans les représentants du monde éducatif

Quoiqu'une large partie du texte touche aux établissements scolaires et aux enseignants, on relève l'absence totale des enseignants et des représentants du monde éducatif : pour légiférer sur l'école, Estrosi n'a pas jugé nécessaire de prendre l'opinion des premiers concernés, sans doute jugés peu crédibles sur le sujet.

Dans le cours de la discussion, Sandrine Mazetier, députée PS, a justement fait observer à ce sujet :

« Si l'on entend véritablement “sanctuariser” les établissements scolaires, le mieux est d'associer la communauté éducative à l'élaboration des mesures tendant à prévenir les violences. »

 

L'Education nationale avait néanmoins délégué devant la commission deux fidèles serviteurs, en la personne du recteur de l'académie de Créteil, très en cour auprès de son ministre de tutelle, mais aussi de la proviseure du lycée de Gagny.

Le fait que son établissement ait été victime il y quelques semaines d'un très médiatique incident est sans doute un gage de compétence pour Estrosi. Une de ses seules interventions a consisté à souligner « l'importance des équipements anti-intrusions dont doivent pouvoir se doter les établissements », omettant quand même au passage de signaler que le lycée qu'elle dirige était déjà sous vidéo-surveillance lorsqu'une agression s'y est produite.


Pour le recteur d'académie, c'est « l'absence de sanction immédiate des jeunes très rapidement relâchés après leur interpellation [qui] mine l'autorité de l'école et la confiance des enseignants ». Dans la bouche de ce haut fonctionnaire de l'éducation, on n'a rien entendu qui fasse référence, même de loin, à l'éducation…

Avec un débat sur les violences scolaires phagocyté par la police, l'expertise, l'expérience et les compétences du terrain sont tenues pour quantité négligeable, ce qui permet aux intervenants de se livrer aux affabulations les plus ridicules sans risquer le démenti.


Les accents dignes de saint Jérôme effrayé par les hordes barbares à l'assaut de l'Occident, se retrouvent dans le tableau apocalytique d'Estrosi dénonçant « les invasions d'établissements scolaires avec des armes ».

Avant d'être une cause de délinquance, l'absentéisme est la conséquence de l'échec scolaire

Alain Bauer s'inquiète, lui, de « l'absentéisme scolaire dans le secondaire qui contribue au développement des bandes territoriales par une occupation quasi continue des territoires » (sic), manifestant par là une affligeante méconnaissance du sujet : outre que l'absentéisme reste en France, contrairement à la Grande-Bretagne par exemple, à un niveau relativement bas (2 à 3% au collège, 5 à 6% au lycée), il faut comprendre qu'avant d'être une cause de délinquance, l'absentéisme est d'abord la conséquence de l'échec scolaire.


La qualification pénale du phénomène ne peut conduire qu'à son aggravation, comme le montre, justement, l'exemple de la Grande-Bretagne. Cette ignorance de la réalité quotidienne des établissements, jointe à une bonne dose de mauvaise foi, conduit à un

grossier amalgame entre incivilités et délinquance : pour Estrosi, « les actes d'incivilité, les insultes ne sauraient être tolérées, car d'une part elles entretiennent un climat exécrable, peu propice à l'enseignement et d'autre part le silence de l'autorité en pareil cas ne peut être perçu que comme un encouragement à la commission d'actes de violence plus graves encore ».


Avec des informations prises exclusivement dans les commissariats plutôt qu'auprès des établissements scolaires,

Vers la criminalisation de l'action politique et des revendications sociales

Pas davantage que celles qui l'ont précédée, cette nouvelle loi, de façade, de circonstance -Estrosi en attend, comme récompense, une nomination au gouvernement- n'est évidemment pas en mesure d'apporter une solution aux problèmes de l'école.


Ce n'est pas son objectif : on devrait d'ailleurs s'intéresser de plus près à

l'article 431-23 du texte en question qui prévoit une peine de trois ans de prison et de 45 000 euros d'amende pour tentative d'intrusion « si le délit est commis en réunion, c'est-à-dire par au moins deux personnes. »


Les lycéens qui font le mur au cours d'une manifestation lycéenne, comme les parents d'élèves qui occupent l'école pour protester contre la fermeture d'une classe, sont évidemment concernés. Avec la loi sur les bandes, c'est en réalité la criminalisation de l'action politique et des revendications sociales qui se trouve renforcée.

Estrosi n'est pas intellectuellement équipé pour admettre que les insultes à l'école ne sont jamais « tolérées » ni passées sous « silence » mais que les enseignants, du moins pour la majorité d'entre eux, ne sont sans doute pas disposés à considérer leurs élèves comme des délinquants en puissance ni à se considérer comme des auxilaires de police.
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