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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:47

In VousNousIls

http://classes.blogs.liberation.fr/.a/6a01053570390d970b012876512db0970c-pi


Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a déclaré qu'il entendait "tenir le cap" sur la réforme de la formation des enseignants, contre laquelle était organisée mardi une journée de mobilisation.

"Nous voulons tenir le cap d'une réforme qui va améliorer la formation de nos enseignants. En même temps la discussion, la négociation est toujours ouverte", a-t-il dit aux journalistes, en marge de la signature d'une convention avec le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand sur l'enseignement de l'histoire de l'art.

M. Chatel a affirmé qu'il n'était "pas question de revenir" sur les décrets publiés fin juillet établissant le "cadre" de la réforme, décrets dont les syndicats demandent le retrait.


"Nous travaillons à la finalisation de la maquette des différents concours", a-t-il précisé.

Il a assuré avoir discuté depuis six mois avec la communauté éducative sur les autres aspects de la réforme, comme le contenu des maquettes des concours, et avoir "reçu les différents acteurs pour intégrer les différentes remarques des uns et des autres".


"Nous sommes à la fin de ces discussions, les textes seront publiés dans les meilleurs délais", a-t-il dit, estimant avoir trouvé "un bon compromis sur ce texte".

"Si nous voulons porter le maximum de nos jeunes - 50% d'une classe d'âge - au niveau bac+3, nous devons aussi améliorer le niveau de nos enseignants", a-t-il dit.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:35

In Médiapart

manif_du_28_11_08e.jpgEtudiants et formateurs des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) défilent aujourd'hui dans plusieurs villes contre la réforme de la formation des enseignants. Mais sous le slogan «parce que enseigner est un métier qui s'apprend», cette journée regroupe bien plus que les défenseurs des IUFM: l'intersyndicale va des fédérations enseignantes (FSU, Unsa-Education, Sgen-Cfdt et Fep-Cfdt dans l'enseignement privé) aux étudiants de l'Unef, en passant par les parents de la FCPE et les lycéens de l'UNL et de la Fidl.

 

Car derrière un débat sur une réforme «si technique que même les personnes qui sont dedans s'y perdent», reconnaît un instituteur stagiaire, sourd une inquiétude bien plus profonde sur l'avenir de l'école. «Quand un gouvernement remet en question toute la recherche en sciences de l'éducation depuis 60 ans, la pédagogie différenciée, la carte scolaire... tu te dis ce n'est pas possible, ils veulent tuer l'enseignement public ouvert à tous», s'interroge le même enseignant, Pascal Pons, interrogé lors d'un reportage à l'IUFM d'Aix-Marseille. «Le problème, c'est la vision que le gouvernement a de l'enseignement: le prof parle, les élèves écoutent.»

«Il faut arrêter de penser qu'on devient prof comme ça, spontanément, estime également dans un entretien le directeur de l'IUFM d'Aix-Marseille, Jacques Ginestié. On est en train de mettre à bas l'idée même d'une éducation de qualité.»

 

Les manières se sont certes policées avec l'arrivée au ministère de l'éducation d'un Luc Chatel plus ouvert au dialogue que son prédécesseur, Xavier Darcos. Au salon européen de l'éducation de novembre, les fédérations enseignantes se réjouissaient du passage du ministre parmi leurs stands –«l'an dernier, Xavier Darcos n'était même pas venu nous saluer», glissait un représentant du Sgen-Cfdt. Si le ton a changé, les faits eux s'accumulent et dessinent une autre réalité du système éducatif. Petite revue des signaux d'alerte depuis les projets de contractualisation avec des établissements supérieurs privés, récemment révélés par Le Monde, aux conséquences de la suppression de la carte scolaire.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:26
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:51

In C'est Classe !



La réforme de la formation des enseignants, encore appelée "masterisation", aura réussi une chose : refaire l'unité syndicale contre elle. Enseignants, universitaires, parents d'élèves, étudiants, lycéens... vont manifester aujourd'hui pour réclamer son retrait ou au moins une sérieuse refonte. Pourtant Luc Chatel et  Valérie Pécresse entendent conclure au plus vite, si  possible avant Noel.

http://classes.blogs.liberation.fr/.a/6a01053570390d970b0120a74e2313970b-pi


La réforme du lycée divise les syndicats. Il y a les "pros", avec quelques réserves, comme le Sgen-CFDT et l'Unsa, et les "antis" comme le Snes-FSU et le Snalc. Les enseignants d'histoire-géographie, ceux de SES (sciences économiques et sociales) et d'autres encore sont aussi montés au créneau. Les medias en ont parlé, l'opinion s'y est intéressée. .


Le problème avec la réforme de la formation des enseignants, c'est qu'elle est technique et donc compliquée. Elle a d'abord été  présentée en 2008, est devenue un point dur de la mobilisation universitaire, a alors été reportée d'un an, a  donné lieu à de nouvelles consultations, a été représentée le 13 novembre dernier avec des arbitrages ministériels qui ont encore fâché tout le monde.... Du coup, on en a perdu le fil.

 


Tous la critiquent. Mais souvent pour des raisons différentes. Tentons donc d'y voir clair alors qu'une large
intersyndicale appelle à une mobilisation, à quelques jours des vacances de Noel, ce qui n'est probablement pas le meilleur moment pour mobiliser les foules. 


Un bref rappel de la réforme. Désormais pour être recrutés, tous les enseignants devront avoir un master - soit un bac plus cinq. Jusqu'ici, il leur fallait une licence mais beaucoup, dans le secondaire, avaient au delà. Officiellement, il s'agit ainsi de revaloriser la profession afin de pouvoir mieux payer les débutants, jugés mal payés par Nicolas Sarkozy, et de mettre la France au diapason de l'Europe - où la plupart des enseignants seraient déjà recrutés au niveau master.

Avec la réforme, le ministère économise aussi une année de postes d'enseignants-stagiaires payés, soit l'essentiel des 16000 postes supprimés en 2010. Ce qui fait dire à beaucoup qu'encore une fois, on fait une réforme pour économiser des postes.


Plusieurs points font problème: 

- Le premier porte sur la place du concours de recrutement - de professeurs des écoles, le Capes pour le secondaire, etc. Les ministres ont décidé que les étudiants le passeraient durant la deuxième année du master (en M2). En début du M2 - en septembre pour les profs du primaire, en novembre-décembre pour le secondaire - pour l'admissibilité (la première partie), à la fin du M2 pour l'admission (la seconde partie).

Impossible, disent les protestataires - plusieurs ont écrit une lettre aux ministres -, car c'est tout simplement ingérable: l'étudiant de M2 devrait faire en même temps un mémoire pour son diplôme de master, un stage pour se préparer à enseigner, bachoter pour le concours, et réussir son master... En plus que vont devenir les étudiants collés au concours et engagés en M2 ? Officiellement, le master qu'ils suivront sera assez généraliste pour leur permettre de continuer et de se réorienter ensuite. Mais les protestataires n'y croient pas.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 07:41
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 07:31

In Café Pédagogique

En ce jour de mobilisation autour de l’idée qu’enseigner « est un métier qui s’apprend », on connaît un peu mieux le dernier projet de contenu des épreuves de concours.

 

Pour les enseignants des écoles, l’admissibilité (le premier filtre, en début de M2) consisterait  à vérifier la connaissance disciplinaire des candidats en français (grammaire, orthographe, vocabulaire), en histoire-géo, instruction civique et morale ( ?), en maths, en sciences, en technologie. Un filtre à mesurer la polyvalence.

 

En fin d’année de M2, les épreuves d’admission (qui donneraient accès à une classe en responsabilité en septembre suivant…) seraient d’un autre ordre : à partir d’un sujet tiré au sort, en français ou en maths, proposer après préparation rapide une séance d’enseignement, replacée dans sa progression, pour le niveau concerné, avec toute les déclinaisons d’un « bon » enseignant : objectifs, contenus, démarches, supports utilisés, évaluation prévue…

 

Puis rebelote de manière plus rapide pour un sujet au choix tiré au sort dans une autre discipline (histoire, instruction civique et morale, sciences…), avant une seconde épreuve de 20 mn au choix sur musique, arts plastiques ou EPS… Et- dix de der- pour finir 30 mn sur la « compétence » « agir en fonctionnaire éthique et responsable », avec étude de documents et discussion avec le jury.

 

Bref, on va demander à un étudiant qui viendra de soutenir son M2, éventuellement sans avoir jamais mis les pieds dans une classe, de procéder à un exercice complétement formel. Qu’évaluera le jury ? La capacité du candidat à réciter le BO ? Quand bien même ça serait possible, ça n’a qu’un lointain rapport avec « faire classe ». Quelle appréhension de l’idée même de démarches d’apprentissage, d’évaluation pourra se faire un étudiant sans aucune formation, sans aucune pratique problématisée, sans aucn recul ?

 

Imaginons un instant le même concours pour un médecin, une infirmière, un conducteur de train, un ingénieur ? Inimaginable ? Non, tout simplement inadmissible. Par les professionnels comme par ceux avec qui ils travaillent, clients ou usagers.

 

Et pur si muove, disait un inspecteur de mes connaissances. Jusqu’à quand ?

 

Joyeux Nöel quand même. Même si cette année, il semble que les dindes ne soient pas les seules promises à être les dindons de la farce.


http://www.jaco-animaux.com/images/dindon.gif

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 18:06

In Le Monde

Les trois députés socialistes des Landes, dont
Henri Emmanuelli, dénoncent, lundi 14 décembre dans un communiqué, le placement en garde à vue de six lycéens qui ont tenté de murer l'entrée de leur lycée.


Les six lycéens, dont quatre mineurs, avaient mené cette opération au lycée de Saint-Vincent-de-Tyrosse (Landes) pour protester contre la réforme des lycées. Quatre d'entre eux avaient été interpellés sur place, les deux autres vendredi après-midi alors que leurs camarades étaient remis en liberté.

"Nous sommes extrêmement surpris de la mise en garde à vue de six lycéens […] pour des faits qui certes pouvaient justifier une réponse pénale mais certainement pas le traumatisme d'une garde à vue des adolescents", indiquent Henri Emmanuelli, Alain Vidalies et Jean-Pierre Dufau. "Nous rappelons que le code de procédure pénale précise que la garde à vue doit être strictement limitée aux nécessités de la procédure et proportionnée à la gravité de l'infraction. Manifestement dans cette affaire, on a utilisé une procédure parfaitement disproportionnée", indiquent les députés, trois socialistes.

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http://www.bricoleurdudimanche.com/upload/Forum/1191224063.jpg

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:48

In Sauvons l'Université


Jacques Ginestié : « Des enseignants qui découvriront le métier en même temps que leurs élèves » - entretien avec Louise Fessard, Médiapart, 14 décembre 2009

Pour lire cet entretien sur le
site de Médiapart


http://noe-education.org/techno2.jpgLes textes réglementaires de la réforme de la formation des enseignants seront finalement présentés au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche 19 décembre 2009, quelques jours après ceux de la réforme du lycée. Près d’un an de « consultations », pour choisir au final « la pire des solutions » selon Jacques Ginestié, directeur de l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) d’Aix-Marseille. La réforme prévoit le recrutement des professeurs au niveau master 2 (bac plus cinq) et de confier la formation aux universités via des masters.

Jusqu’ici tout va bien, mais c’est sur la date, jugée trop tardive dans le cursus, des concours de recrutement et leur manque de contenu professionnel, que les syndicats tiquent. Les épreuves d’admissibilité auront désormais lieu en master 2 (en septembre pour les futurs professeurs des écoles, en décembre pour le Capes et au printemps pour les agrégés) et porteront uniquement sur les savoirs scientifiques et non sur les compétences pédagogiques des étudiants. Formateur à l’IUFM d’Aix-Marseille depuis sa création en 1991, Jacques Ginestié a un regard très critique sur ces structures. « Si l’université est le lieu où on enseigne les savoirs créés par la recherche, alors les IUFM n’ont pas rempli leur mission », estime-t-il. Mais aujourd’hui, il voit dans la réforme la victoire d’une certaine droite qui préfère « former les élites plutôt que des citoyens ».


Un an après le report partiel de la réforme de la formation des enseignants, y a-t-il eu des progrès dans les textes présentés le 13 novembre 2009 aux syndicats ?

Jacques Ginestié. Nous en sommes à peu près au même point qu’au mois de décembre de l’an dernier. Tout ce qui s’est passé depuis un an n’a pas servi à grand-chose. L’espoir derrière la masterisation était que la formation serait plus équilibrée entre savoir disciplinaire et rôle du professeur. Mais le gouvernement a créé quelque chose d’encore plus aberrant que les IUFM. Les étudiants de master 2 devront courir quatre lièvres à la fois : préparer des concours de l’enseignement hypersélectifs, mener une recherche débouchant sur un mémoire, préparer un master disciplinaire qui, explicitement, ne prépare pas aux concours de l’enseignement et se former professionnellement au cours en faisant des stages. Il y a peu de chances pour que les aspects professionnels soient couverts ! Des gens qui ne sont pas formés professionnellement ne peuvent pas être opérationnels dès le premier jour. Or c’est ce qui va se passer : on va confier l’enseignement à des fonctionnaires qui découvriront le métier en même temps que leurs élèves.


D’un côté vous réclamez une formation plus professionnelle, de l’autre vous protestez contre les 108 heures de stage en responsabilité – seul devant une classe – prévues en master 2, n’est-ce pas contradictoire ?

On ne peut pas tout faire la même année. Ces 108 heures représentent six semaines de stages. Les étudiants, sans avoir été jamais formés, devront remplacer un enseignant, c’est-à-dire assurer les évaluations, le conseil de classe, la pédagogie... Les enseignants nouvellement recrutés auront six heures de formation hebdomadaire, prises sur leurs 18 heures de cours. Le ministère s’imagine donc qu’un étudiant préparant les concours pourra remplacer le professeur sur ces six heures : ça relève du fantasme le plus complet !

Le ministère de l’éducation nationale compte sur des étudiants stagiaires rémunérés en tout 3000 euros, sans défraiement, pour assurer le service public. Imaginez le jour où l’étudiant en question préférera préparer son concours ou finir un devoir urgent plutôt que d’aller assurer la classe dans une petite école du fin fond des Alpes. Pour les parents d’élèves, cela va exploser très vite !


Le ministre de l’éducation, Luc Chatel, et la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, disent penser « en particulier à ceux qui échouent » et vouloir élaborer des masters « qui ouvrent aux étudiants d’autres débouchés que le professorat ».

Si on plaçait les épreuves d’admissibilité beaucoup plus tôt, en licence, il n’y aurait pas besoin de réorientation et les étudiants ne s’imagineraient pas qu’en passant un master ils auront un poste d’enseignant. En 2009-2010, 1200 étudiants se sont inscrits à l’IUFM d’Aix-Marseille pour préparer le concours de professeurs des écoles. Si nous sommes très bons, 200 d’entre eux vont le réussir et devenir professeurs. Pour qui vais-je faire un master ? Pour les 200 qui vont réussir ou pour les 1000 qui échoueront ? Je ne donne pas longtemps pour qu’il n’y ait plus de préparation explicite aux concours de l’enseignement en France.

A la place, on va voir fleurir des officines privées qui prépareront à ces concours. L’enjeu du développement des sociétés occidentales est quand même le savoir et on est en train de mettre à bas l’idée même d’une éducation de qualité. Mais ça a toujours été le projet de la droite, d’abattre la formation professionnelle des enseignants.


Au lieu de créer de nouveaux masters d’enseignement, le gouvernement semble vouloir s’appuyer sur les masters existants qui sont souvent infradisciplinaires. A quoi vous attendez-vous ?

Les masters existants sont très pointus. Au lieu d’avoir des gens avec une bonne culture mathématique, nous aurons des spécialistes, qui excelleront, l’un dans l’analyse numérique, l’autre dans le traitement des grands nombres. Des domaines qui correspondent au mieux au petit a du grand A d’un chapitre du programme des maths au bac.

Un bachelier scientifique avec mention qui a réussi un master de mathématiques puis obtenu le Capes va se retrouver, au bout de cinq ans d’études en maths, devant une classe dans un collège en Seine-Saint-Denis. Car, en France, on met les jeunes professeurs inexpérimentés dans les ZEP, alors que les enseignants chevronnés obtiennent les établissements des quartiers huppés. Vous avez vu Entre les Murs (le film de Laurent Cantet, ndlr) ? J’imagine le nombre de démissions qu’il va y avoir ! Il faut arrêter de penser qu’on devient prof comme ça, spontanément. En Allemagne par exemple la formation des enseignants est traitée de la même manière et au même niveau que celle des ingénieurs. Comment peut-on en France parler de revalorisation quand on espère recruter des professionnels à bac plus cinq pour 1300 euros net par mois en début de carrière ?


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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:36

In Sciences2

http://sciences.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5500b4a6488330120a74e820b970b-pi

La réforme de la formation et du recrutement des enseignants (dite
mastérisation) continue de soulever de vives protestations.

Une journée d'action est organisée demain 15 décembre par la plupart des syndicats de l'éducation nationale ( UNEF - FSU, SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SNUEP-FSU, SNESUP-FSU, SNEP-FSU - Fédération UNSA Education, SE UNSA, Sup Recherche UNSA, A et I UNSA, SNPTES UNSA, SI.EN UNSA - SGEN CFDT - FERC Sup CGT, CGT Educ’Action - FCPE - UNL - FIDL.)

 

Parmi les dernières prises de position, celle du Conseil d'Université de Paris-3 Sorbonne Nouvelle, celle du CA de Paris-13-Villetaneuse, de Paris-10 Nanterre... On peut trouver sur le site de SLU une recension à jour de ces votes des instances universitaires et de sociétés savantes. L'association Qualité de la Science Française rend compte ici de son dernier RV au ministère de Valérie Pécresse (Enseignement Supérieur et Recherche).

Je publie ci-dessous un texte de Paolo Tortonese (Qualité de la Science Française) expliquant les motifs de ce refus.

«Mettez-vous dans la peau d’un étudiant qui, la même année, doit écrire un mémoire de recherche et préparer un concours de recrutement. Étrange situation que la sienne : d’une part on lui demande de rendre ses performances le plus strictement conformes aux attentes d’un jury qui a sur chaque sujet une doctrine établie et qui jugera sa capacité de faire exactement ce qu’on s’attend de lui ; d’autre part on l’incite à définir lui-même l’objet de son étude, à prendre librement position dans le débat scientifique, à faire preuve d’originalité dans ses conclusions. C’est le grand écart entre deux exercices intellectuels opposés.

Il y a toujours eu, dans chaque promotion universitaire, quelques étudiants qui tentaient de passer un concours et en même temps de préparer une maîtrise ou un DEA, plus récemment une année de master. Rarement ces grands travailleurs réussissent les deux, et souvent ils renoncent en cours de route à l’une des deux entreprises.

La réforme que le gouvernement actuel cherche à imposer, depuis 2008, contre l’avis de tous les syndicats, de toutes les associations et sociétés savantes, je dirais de toutes les personnes raisonnables, est précisément fondée sur la simultanéité de la formation diplomante (master) et de la préparation aux concours de recrutement (Cape, Capes, Agrégation, etc.). Non contents de cette superposition, et soucieux de supprimer l’actuelle année de stage post-concours, les ministères compétents prétendent introduire dans la même année de master 2 une période de stage dans une classe.



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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 17:32
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