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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 21:18
C03-23.jpg

 

Bretagne

Pont-l'Abbé

École Jules-Ferry à Pont-l'Abbé: fermeture annoncée de la Clis

Moëlan-sur-Mer

Ils demandent l'ouverture d'une classe à l'école de Kergroës

 

Pays de la Loire

Évron

Parents, élus et enseignants contre la fermeture d'une classe - 

La Flèche

Grève des profs à d’Estournelles

Laval

La carte scolaire de la Mayenne se dessine dans la douleur

Carte scolaire en Mayenne : décisions reportées au mardi 30

 

Aquitaine

Saint-Aulaye

L'école murée symboliquement

Les parents d'élèves occupent toujours l'école

Béarn

13 postes en moins dans les écoles du département

Pau

Appel à la grève dans les écoles le 6 avril

Pays-Basque

La carte esquissée

 

Poitou-Charentes

L'espoir renaît à l'école Réaumur

Vienne

Parents et profs pour défendre les collèges

 

Languedoc-Roussillon

Villages de Perpignan 

Les parents d'élèves bloquent l'entrée des classes à Pau Casals

Collioure

Manifestation à l'Ecole Maternelle

 

Aude

Villemoustaussou

Maternelle: les Pichonets se sentent à l'étroit

 

 

Pyrénées-Orientales

Carte scolaire : statu quo jusqu'à la fin du mois d'août

Ceret

Occupation de classes à l'école Pablo Picasso

Béziers

 Le blocus lycéen tourne au vinaigre

Une centaine de lycéens ont manifesté

Nîmes

Les parents bloquent le collège Romain-Rolland

 

Nord-Pas-de-Calais

Lille

Le collège Matisse organise sa journée « morte 

Nouvelle opération " collège mort " ce jeudi

Vêtus de sombre, les parents du collège Matisse défendent le métissage social

Un lycéen sans papiers risque une expulsion imminente

Conférence de presse de la FCPE Nord du mercredi 24 mars

 

Bourgogne

Le Creusot

 Les parents d’élèves ont bloqué les entrées de Sud Michelet

Tournus

Manifestation contre une fermeture de classe

 

Basse-Normandie

Ouistreham

Mobilisation contre la suppression d'une classe maternelle - 

Vaudry 

Mobilisation contre la fermeture d'une classe

 

Haute-Normandie
Vernon

Touche pas à mon école !

Yvetot  

Le budget du lycée agricole en baisse

 

Limousin

Saint-Vaury 

 Ils envahissent le lycée

 

Île-de-France

Vitry-sur-Seine

LES PARENTS D’ELEVES OCCUPENT L’ECOLE MARCEL CAHIN B A VITRY SUR SEINE

Créteil

Journée sans cours au collège Schweitzer

 

Midi-Pyrénées

Roquebrune

L'école maternelle ne fermera pas

Saint-Juéry 

Fermeture d'une classe à Marie-Curie

Cadirac

Les parents d'élèves de  veulent une 4e classe

Cahors

La FCPE pour une autre réforme

Les BTS mobilisés pour garder leur prof

 

Rhône-Alpes

Loire

Carte scolaire : ajustements de dernière minute

 

Champagne-Ardenne

Château-Thierry

Collectif Vaucrises-Hérissons Mobilisation devant l'école des Mauguins

Vitry-le-François

Fermeture d'une classe de CE1 à l'école Paul-Fort Les parents montent au créneau

Reims

École élémentaire Charpentier « Non à la fermeture d'une classe »
Troyes
  

Des enseignants très mobilisés

Romilly

la contestation s'amplifie au sein des collèges Paul-Langevin et Le Noyer Marchand

 

Franche-Comté

Sermange

 Parents et élus mobilisés pour sauver lécole

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 17:47

C03-01.jpg

Les formateurs du Collectif de l’IUFM de Grenoble      
collectif.iufmgrenoble@yahoo.fr

 

à La communauté universitaire de l’académie de Grenoble

le 25 mars 2010


Objet : Lettre ouverte sur la « Mastérisation » et les conséquences de nos décisions

 

Chers collègues,

La réforme de la formation des maîtres, à laquelle l’ensemble de la communauté universitaire s’est opposé, prend concrètement forme, aujourd’hui, avec la réalisation des maquettes de masters. En tant que formateurs – universitaires, enseignants issus du premier ou du second degré – engagés dans la formation des maîtres, nous avons analysé avec précision les propositions de maquettes et nous jugeons important, à cette étape du processus, de nous adresser ouvertement à vous pour vous faire part de notre analyse du contenu et des effets de cette réforme.

 

Sans remettre en cause le travail et l’implication des collègues qui ont participé à l’élaboration de ces maquettes, force est de constater qu’elles sont inacceptables, parce que, contrairement aux discours ministériels, l’organisation des enseignements et les volumes de formation qu’elles proposent ne permettront ni une préparation aux concours, ni une préparation à l’entrée dans le métier d’enseignant. Doublement insatisfaisantes, ces maquettes de master mèneront les étudiants dans une impasse.

Sur le seul aspect de la professionnalisation, la disparition de l’actuelle alternance dans l’année de stage qui suit l’obtention du concours – CRPE ou CAPES –, alternance qui s’étale sur un an et propose des rythmes permettant une réelle formation des stagiaires, annonce un futur désastre dans de nombreuses classes :

difficultés attendues pour de nombreux étudiants placés en situation de remplacer pendant le stage « 108 heures » les fonctionnaires stagiaires qui auront obtenu le concours l’année précédente ;

désastre pour des enseignants non formés, qui, pour l’essentiel, devront trouver eux-mêmes (et en eux-mêmes) des solutions à des situations qu’ils ne sauront pas gérer professionnellement ;

désastre pour des élèves qui seront les sacrifiés de cette réforme.

 

Et personne ne peut aujourd’hui invoquer un r attrapage ultérieur de ce désastre puisque la formation continuée sera quasiment inexistante et faite hors temps de service, comme le préconise le projet d’arrêté de mars 2010 dénoncé vigoureusement par La CPU du 18 mars 2010.


 

Une professionnalisation démantelée :

Les maquettes actuelles prévoient la disparition pure et simple de 50% (en PE) à 65 à 85% (en PLC) des formations non strictement disciplinaires préparant les futurs enseignants

Le stage « 108 heures » ne peut pas être considéré comme un outil de formation, pour trois raisons :

il est trop restreint (actuellement, un stagiaire PLC2 en fait environ le double et un stagiaire PE2 exactement le triple)

l’étudiant de M2 remplacera un fonctionnaire stagiaire… non formé, ce qui accroît les difficultés quant à la prise en charge de la classe

son organisation groupée sur quelques semaines interdit tout processus d’analyse réflexive par aller-retour théorie-pratique.

 

Le téléscopage de logiques incompatibles :

Etant donné la place des concours (en début de M2) et la sélection prévue entre le M1 et le M2 dans ces maquettes, un nombre important d’admissibles aux concours ne seront pas admis en M2 : ainsi, sur l’académie, en PE, il y aura l’an prochain environ 600 admissibles pour 400 places en M2 , cela signifie que dans le meilleur des cas seulement 2/3 des admissibles pourront suivre un M2… Que vont faire les autres ?

Pour la très grande majorité des étudiants, mener de front préparation au concours, obtention d’un master et entrée dans le métier sera tout simplement impossible et nous pouvons déjà avancer l’hypothèse que nombre d’entre eux, contraints de mener successivement ces différents aspects de leur formation, auront besoin d’une année supplémentaire, ce qui accroîtra d’autant la durée de leur cursus et pénalisera financièrement les familles les plus modestes.

A très court terme, la préparation à la prochaine session des concours relève de la mission impossible puisqu’il faudrait que cette préparation ait lieu… l’été ! Certaines UFR ont déjà annoncé leur décision de ne pas organiser de prépa CAPES pour la session de novembre 2010.

Nous avancions l’idée, depuis plus d’une année, que cette réforme étaient impossible à mettre en place parce qu’elle supposait d’articuler sur deux ans réussite au concours, réussite au Master et préparation au métier. Nous le vérifions clairement aujourd’hui.

 

Alors que les échéances se rapprochent, nous devons nous positionner collectivement :

en dénonçant clairement les discours ministériels : non, la formation des maîtres ne sera pas améliorée ; non, l’alternance ne sera pas renforcée ; non, les conditions d’entrée dans le métier ne seront pas « optimisées » !

en refusant la casse des statuts de la fonction publique (les reçus-collés étant recrutés sans concours et donc sans garanties statutaires) et la destruction progressive du service public de l’école ;

en refusant qu’une école sans maîtres réellement formés ne devienne, plus encore qu’aujourd’hui, le lieu de la sélection sociale.

 

Loin d’être isolée, la communauté universitaire peut s’appuyer aujourd’hui sur des soutiens convergents qui émanent de l’ensemble des usagers de l’école :

la FSU, principale fédération de syndicats d’enseignants, dans un communiqué Snesup en date du 7 mars, « estime que la bataille doit se poursuivre. Elle continue de demander l’abandon de la réforme, le retrait des textes d’application concernant la formation et la remise à plat de l’ensemble de cette réforme ;

elle appelle les collègues des universités à ne pas proposer de formations de Master se soumettant aux injonctions ministérielles incompatibles avec une formation de qualité des enseignants. Elle exige dans le prolongement de l’année de transition, la révision du calendrier des concours 2011 » ;

la principale fédération de parents d’élèves, la FCPE, dans une lettre adressée le 17 mars au premier ministre et au président de la République, demande l’abandon de la réforme ;

de nombreux enseignants du premier et du second degré refusent d’être tuteurs, compte tenu des conditions de stage. Des appels nationaux se font jour dans ce sens. Enseigner est un métier, former des enseignants l’est tout autant !

 

Devant une telle analyse, unanimement partagée, des effets néfastes de cette réforme, l’Université va-t-elle enclencher ce processus destructeur de l’école publique en France ? Pouvons-nous accepter de mettre en place ce que nous jugeons professionnellement infaisable et éthiquement inacceptable ?

 

Sommes-nous obligés de nous précipiter et d’hypothéquer ainsi pour longtemps tout autre projet ?

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 17:32
Communiqué du Collectif de Parents de Domène

http://site.voila.fr/code_phare/images/Domene.jpg

Touche pas à mon école ! C’est mon « Domène »

Ce jeudi 25 mars, une centaine de parents et de Doménois choqués par ce projet se sont réunis au Diapason de Domène, dans le cadre d’une réunion publique, pour s’opposer au projet de fermeture d’une école maternelle décidée par la municipalité.

La fermeture d’une école maternelle est prévue pour la rentrée 2010 et sera voté au conseil municipal du 12 avril prochain, présidé par M. Michel Savin. Cette décision très préoccupante est basée sur des arguments non valables et elle est prise dans la précipitation.

Elle est inacceptable car elle entraînera des conditions d’apprentissage et d’accueil dégradées pour nos enfants âgés de 3 à 6 ans. Les enfants de l’école fermée seront alors rapatriés sur les deux autres écoles de Domène, dans des locaux inadaptés nécessitant des travaux … qui en cas de réouverture de classe s’étendront peut être sous la forme d’un ALGECO !

Les conséquences seraient désastreuses pour l’épanouissement de petits :
- lieux de sieste insuffisants,
- cour trop petite
- effectifs dans les classes trop élevés.

Les classes surchargées ne permettent pas un suivi individuel de chaque enfant, alors que nous savons que les premiers pas à l’école conditionnent l’épanouissement scolaire des enfants et leur réussite scolaire… pour les aider à mieux construire notre société de demain.
Les écoles sont des lieux d’accueil privilégiés, les seuls lieux de socialisation pour certains quartiers.

Quelle éducation va-t-on offrir à nos enfants ? Ces enfants qui sont notre futur, notre avenir… La fermeture d’une école chez nous, chez d’autres, chez VOUS…. Et à terme ? Combien d’écoles fermeront et quel avenir réserverons-nous à nos enfants…
Et quel avenir nos enfants nous réserveront-ils alors ?

Nous, parents, disons NON à ce projet dangereux pour l’avenir de nos enfants et pour la vie locale de notre commune.
Nous manifesterons avec nos enfants

Le mercredi 31 mars

lors d’une marche familiale à partir de 15h00, cortège partant de l’école Marie-Curie, passant par l’école Jean-Jacques-Rousseau et terminant devant l’école Gustave-Rivet, place de la Mairie de Domène pour partager le goûter amené par les parents

le mardi 6 avril à 18h00

devant la salle « Escapade » avant la réunion publique organisée par la municipalité, contre ce projet de fermeture d’école


Le Communiqué de presse



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 18:54

C03-23.jpg

 

Nord-Pas-de-Calais

La FCPE du Nord envisage un boycott de la rentrée scolaire de septembre

La FCPE veut boycotter la rentrée de septembre

De plus en plus d'actions « école morte » : quand les parents d'élèves se rebellent et boycottent les cours

Faches-Thumenil

A Zola, un conseil d'ecole Sevigne dans une ambiance "tres tendue"

Montbrehain

Classe en sursis: la colere monte chez les parents d'eleves

Beaurevoir

Classe menacée de fermeture : le maire en appelle au calme

Lille 

Nouveau rassemblement d'enseignants sur la Grand-Place

«Ce n'est pas parce que tout va bien qu'il faut nous enlever des moyens !»

 

 

Pays de la Loire

Laval

Carte scolaire : manifestation devant l’inspection d’académie de Laval

 

Basse-Normandie

Caen

Projet de carte scolaire dans le Calvados : 65 fermetures de classe envisagées selon les syndicats

Saint-Lô

Enseignants et parents manifestent devant l’inspection à Saint-Lô

Carte scolaire: 29 fermetures contre 11 ouvertures de classes dans la Manche

 

Bretagne

Quimper

A Quimper, ils demandent le remboursement de leurs frais à l'inspection académique

 

Picardie

Mouy

Postes menacés: parents mobilisés

Hirson

Fermetures de classe sur le canton : la tension monte d’un cran

 

Champagne-Ardenne

Le Pailly

Manifestation contre une fermeture de classe

Château-Thierry

Mobilisation à l'école maternelle Vaucrises-Hérissons Les parents toujours sur le qui-vive

 

Aquitaine

Saint-Aulaye en Périgord

Ecole: Le ton se durcit face à la menace de fermeture

Les parents veulent occuper l'école

Sainte-Marie-de-Gosse

Sainte-Marie-de-Gosse se mobilise

RASSEMBLEMENTS devant la Mairie, suivi d’une marche vers l’école les  SAMEDIS 27 MARS et 3 AVRIL 2010 à partir de 10h30

 

Midi-Pyrénées

Labastide-Saint-Pierre

Une classe se ferme, les parents d'élèves mobilisés

Castelnau-de-Lévis

 Ecole: la mobilisation persiste et signe

Lourdes

Une classe menacée à Honoré-Auzon

Tarbes

 Carte scolaire : « non aux fermetures »

Roquebrune 

Les parents vont sauver la maternelle

Montcuq

Les parents d'élèves bloquent le collège

 

Languedoc-Roussillon

Prades

"Non" à la fermeture de classes à Prades et à Catllar

Collioure

Maternelle : les parents mobilisés contre la fermeture d'une classe

Gard

Les enseignants désobéisseurs ne lâchent pas

 

Île-de-France

Massy

Nous réclamons l’ouverture d’une 19ème classe

 

Poitou-Charentes

La Rochelle

La classe de l’école Réaumur de La Rochelle qui était menacée de fermeture n’est peut-être pas totalement condamnée

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 18:28

Éveline Charmeux, professeur honoraire IUFM Toulouse, a consacré ses recherches pédagogiques à l'apprentissage de la langue française dans les classes. Elle  a pu acquérir la ferme conviction que seul un élève actif dans ses apprentissages peut apprendre. Elle nous propose ici un véritable manifeste, contre la politique éducative actuelle, mais aussi et surtout, pour une école émancipatrice.  


 Forum27mars_Bandeau.jpg


Face aux difficultés de l'école aujourd'hui, toujours plus inquiétantes de jour en jour, le pouvoir - et une bonne partie de l'opinion, y compris à gauche - ne trouve d'autres explications, qu'une ridicule volonté des années post-soixante-huit de démocratiser l'enseignement, qui aurait conduit celui-ci à la catastrophe.


Une chronique de J. Julliard dans le Nouvel Obs, affirmait naguère[1] : « (...) dans son essence même l'école est un lieu clos, un lieu de non-droit et de non-démocratie . (...) On a voulu (...) établir la logique du droit et de la démocratie dans l'école et le rapport pédagogique : ineptie majeure, parce que, dans son essence, le rapport maître / disciple est un rapport d'inégalité et de dépendance. C'est l'autorité librement acceptée du maître qui permet cette chose un peu mystérieuse, irréductible à un simple transfert de connaissances, que l'on nomme Éducation (...) L'éducation n'est pas prioritairement affaire de connaissance, mais d'influence (...) elle repose en définitive, selon Platon, sur l'admiration que le disciple porte au maître. »


A-t-on vraiment fait de l'école un lieu de démocratie... excessive ?

Tous ceux qui ont des enfants à l'école savent combien c'est faux. Elle est au contraire un lieu de « non-démocratie » par excellence : tout y vient d'en haut, programmes, consignes, récompenses et punitions, relayés par des intermédiaires soumis au devoir d'obéissance à l'égard des supérieurs, et pleins de pouvoir sur ceux qui sont au-dessous.

Quant aux discours sur la démocratie qui y sont tenus, ils bien loin du vécu. Le raisonnement de J.Julliard ne tient guère :

  • ou bien, l'éducation repose, comme il l'affirme après Platon, « sur l'admiration que le disciple porte au maître », mais cela implique que le maître soit effectivement admirable - et comme chacun sait, il n'est pas donné à tout le monde d'être Socrate, et d'inspirer une admiration aussi extrême, (laquelle, du reste, finit par lui causer du tort !) ;
  • ou bien, comme le font apparaître toutes les recherches sur l'apprentissage, elle est le résultat d'une construction par l'élève de ses savoirs et de ses compétences, et il ne peut plus s'agir d'une relation de dépendance.

Ce qui doit unir alors enseignant et élèves, c'est une relation de confiance, confiance à l'égard de celui dont la tâche est avant tout d'être une aide et un lieu de ressources, pour avancer dans son savoir. C'est cette relation de confiance que l'école, à de rares exceptions près, a tant de mal à installer, précisément parce que l'image défendue par Julliard, présente dans l'inconscient collectif, désamorce les meilleures intentions et fait déraper les initiatives les plus positives. Ce n'est pas l'enseignant qui peut, seul, installer cette relation. Si elle n'est pas le fait du système tout entier, aucune confiance ne peut exister là où sévit, dans un brouillard épais, une autorité de principe, donc arbitraire, qui a pouvoir de punir, récompenser, ordonner, sans que ce pouvoir ne soit ni explicité, ni justifié, aux yeux de ceux qui le subissent.


L'élitisme républicain ?


Il faudrait peut-être définir plus clairement les objectifs du travail éducatif.

S'il s'agit de repérer « l'élite républicaine », alors, on peut affirmer que la démocratie est loin : ces deux termes sont contradictoires. La seule vocation de l'école laïque, invention républicaine, est au contraire de permettre à tous de faire les rencontres, les expériences, les apprentissages, que la famille permet à quelques uns. Si elle ne doit être que le petit supplément qu'elle a été durant des siècles pour les favorisés à qui elle était destinée, elle n'a guère de raisons d'être. Or, précisément, elle est un lieu qui favorise ceux qui l'étaient déjà : les bons élèves de nos classes, l'auraient été avec n'importe qui d'autre, et auraient gagné le haut de la société, même sans école du tout.

Pourquoi, alors que les enseignants, dans leur majorité, souhaitent aider les plus démunis à s'en sortir ? Parce que, eux-mêmes sont au coeur de contradictions diverses, qu'ils ne peuvent ni repérer ni lever, et qui déséquilibrent tous leurs efforts.

Aussi, la première solution à envisager ne peut-elle être trouvée que dans une formation des enseignants profondément transformée.


Former les enseignants.... Mais à quoi ?


Dans un ouvrage important,[2] ancien, Bernard Charlot affirme que les enseignants sont en quelque sorte manipulés à leur insu par le système scolaire, qui les conduit à faire autre chose que ce qu'ils croient faire, et ce, grâce à une formation, qui, tout en étant de très haut niveau, s'est bien gardée de leur donner les outils nécessaires d'analyse de leurs pratiques, ce qui ne fut jamais le cas -, et cela ne risque guère de s'arranger....

Enseigner, ce n'est point transmettre des connaissances nouvelles, c'est réunir les conditions pour que les enfants transforment ce qu'ils croient savoir. Or, l'échec scolaire n'est point le résultat d'une absence de savoirs chez l'élève, mais de ce qu'il n'a jamais eu l'occasion d'utiliser ce qu'il sait.


Un mauvais élève n'est point un élève qui ne sait rien, c'est un élève dont l'école méprise ou ignore les savoirs.

 

La suite...

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 18:15

Mardi 30 mars 2010:

Sur le site du syndicat Sud Étudiant de Strasbourg:


http://2.bp.blogspot.com/_heAXEjbrvqU/ScIbu1-iZSI/AAAAAAAAAZs/nOzPVdpzdVU/S150/Image7.png"Le 30 mars, continuons la mobilisation des lycéens, étudiants et personnels de l'Éducation Nationale en Alsace !

Après la réussite du 23 Mars, les lycéens, personnels de l'éducation et les étudiants ont décidé de continuer à exprimer leur oppositions à la mastérisation, à la réforme du lycée et à aux suppressions des personnels

C'est pourquoi SUD Étudiant Strasbourg et SUD Éducation Alsace appellent tous les lycéens, étudiants et personnels à manifester le mardi 30 mars.

Départ de la manifestation à 14h Place Kleber.

Suivi d' une Assemblée Générale-débat des lycéens, étudiants et personnels à l'Esplanade, bâtiment le Patio à l'issue de la manifestation à 16H00.

Le 30 mars, tous ensemble dans la rue afin d'amplifier les mobilisations contre les contres-réformes dans l'Éducation !"

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 18:10
In Sauvons l'Université

school_master_ringing_bell_md_wht.gifVous pouvez lire  le courrier adressé par le rectorat de Grenoble le 9 mars 2010 concernant la mise en oeuvre de l’accueil des professeurs stagiaires à la rentrée 2010.


Le point 3/3 page 3 prévoit notamment un "temps de formation groupé" de 4 semaines durant les mois de février-mars, durant lesquels les enseignants stagiaires seront remplacés par des étudiants en M2 effectuant un stage en responsabilité.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 17:53


 Lire ici  la réponse du Recteur de l’Académie de Versailles au courrier de demande d’informations sur l’avenir du site de l’IUFM Val-de-Bièvre, confirmant sa fermeture à la rentrée 2010.


et lire aussi la Question écrite de ce jour de Mme Gonthier-Maurin, Sénatrice des Hauts-de-Seine, posée à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, demandant des explications et un engagement en faveur de Val-de-Bièvre.

 

 

25-03-2010 17-57-45

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:46
In Collectif National de Resistance à Base Elèves

baseeleve.jpg

CNRBE, 25 mars 2010. — Après les recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies de juin dernier, un récent rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies donne une fois de plus raison aux directeurs qui refusent de remplir Base élèves. Outre les nombreuses craintes exprimés à l’encontre de Base élèves, ce rapport confère le statut de défenseurs des droits de l’homme aux cinq directeurs d’école isérois qui refusent de remplir ce fichier (1).

 
Au mépris de cette instance internationale et sans attendre la réponse — qui tarde à venir — du gouvernement français au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, l'Inspectrice d'Académie de l'Isère a ajouté à l'ordre du jour, quatre jours avant une commission paritaire (CAPD) qui doit avoir lieu ce vendredi 26 mars, le retrait de fonction de directeurs aux deux enseignants Claude Didier (école de Prunières) et Rémi Riallan (école de Séchilienne), qui refusent toujours de ficher les enfants de leurs écoles dans Base Elèves (2).

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves  
base-eleves@orange.fr
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/

(1) Lire le communiqué du CNRBE du 12 mars : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/03/12/droits-enfants-directeurs-confortes-onu/

(2) Des informations supplémentaires sur la situation de ces 5 directeurs dans notre page Isère :
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/cirbe/

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 20:32
Peush (Claude) est la bonne âme qui nourrit inlassablement la rubrique Revue de Presse. Merci à lui pour ce travail de fourmi-poète et son hommage à Jean Ferrat.

http://www.chansonsdeparole.com/photos/jean_ferrat_150.jpg



Cabane

Perdue dans les méandres des horizons lointains
Lovée dans les plis d’une ramure ardente
Flamme et fruit d’un orage de pierres en glisse sur la pente
Pour celles et ceux qui la voyaient encore elle était puit de lierres
Éboulis et  gravats ou roncières
Une Rature en sursis
Un trait  sur la verdure en passe de s’effacer
Une cabane

!cid AF66E385-6EDD-4D74-99A4-4DE08E2E08B4

Un repaire de vipères
Un repère révolu d’une époque oubliée
Un sourire fané aux lèvres des prairies
Une histoire engloutie
Poussiéreuse ou pourrie
Une feuille morte accrochée aux branches du chemin
Une cabane
Perdue dans les méandres des horizons lointains
Sous sa toiture repliée semblable aux ailes des mouettes à la dérive flottantes sur  les eaux
Sous  les cendres glacées d’un âtre humide et vermoulu
Dans une boîte en fer  cachée derrière une brique descellée
Deux  pistolets rouillés, des cartouches, un couteau,
Une lettre moisie annonce la fin d’une guerre
L’espoir de voir le malheur au bout d’une corde être pendu

!cid AF66E385-6EDD-4D74-99A4-4DE08E2E08B4
Une cabane
Une bergerie
Le gîte ancien d’une bande de loups
Que les murs de la ville en verbe  rouge sur la nuit
Annonçaient enragés
À qui il fallait tordre le coup
Une cabane
Perdue dans les méandres des souvenirs lointains
Conserve sous  ses feux  éteints un incendie
Lové dans les plis d’une ramure ardente
Flamme et fruit d’un orage de pierres en glisse sur la pente
C’est sur son seuil par temps de paix
Que s’arrêtât une saison un poète
Qui dessinait les jours de souffle et de grands vents
En accrochant aux branches des arbres les soies et brosses de ses pinceaux
Trempés dans les ocres des crêtes
Enduits des rouges et verts des ruisseaux
La montagne était belle et le bruissement des herbes reprit en chant
Avait beaucoup de mal à imaginer que l’automne pouvait arriver



Texte : Peush
Photo : Pascale Angelosabto




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