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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 17:16

SUD Éducation et l’Union syndicale Solifaires ont décidé, comme la FCPE, de ne pas siéger au Conseil supérieur de l’éducation du 6 mai 2010.

 

En effet, le ministère, contre l’avis d’une large majorité de syndicats et d’associations du monde de l’Éducation, s’entête dans la voie d’une réforme désastreuse de la formation des maîtres, dès la rentrée prochaine. Les textes présentés pour avis à ce CSE confortent notre opposition de la première heure.

 

  • Les stages facultatifs pour les étudiants préparant les concours d’enseignement sont maintenus malgré toutes les critiques portant sur la prise en charge de classes par des étudiants et dans ce contexte.
  • Les conditions d’exercice des professeurs stagiaires (en première année) sont encore aggravées. Une partie de leur formation est prévue en dehors du temps de service, tout en renvoyant sa définition à l’échelon local des rectorats. Le compagnonnage (« tutorat ou autre ») est entériné, alors que sont annoncées des actions d’approfondissement, portant sur l’acquisition des compétences exigées des nouveaux enseignants et CPE.
  • Le contenu de ces 10 compétences laisse la porte ouverte à de multiples dérives. Au-delà de quelques principes très généraux, c’est aussi la conformité et l’adhésion à la politique actuelle qui sont exigées de la part des candidats. Ainsi, ils sont sommés de participer à la conception des aides individualisées dans le 1erer degré ou de refus de la réforme du lycée se sont clairement exprimés ces derniers mois.
  • Rappelons que nous contestons l’existence même de cette épreuve. Les futurs candidats seront supposés faire la preuve de leur « bonne moralité », au cours d’un entretien d’une vingtaine de minutes avec le jury (« exposé du candidat dix minutes à partir d’un document fourni par le jury et entretien avec le jury de dix minutes »).
    Cette épreuve qui occupe en apparence une place mineure (par exemple 6 points sur 20 dans l’épreuve d’oral du Capes/JO du 6 janvier 2010) est en fait éliminatoire en cas de zéro. Cette disposition nous paraît donc des plus dangereuses car elle suggère une volonté de contrôle des consciences, étrangère à la tradition de l’École républicaine depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle laisse la porte ouverte à un tri idéologique des enseignants. Les concours de recrutement ne devraient évaluer que les compétences disciplinaires et les aptitudes pédagogiques des candidats.

 

C’est pourquoi :

 

  • nous demandons solennellement à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale que l’évaluation de la compétence « Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable » soit retirée au plus vite de l’ensemble des concours de recrutement de l’Éducation Nationale, pour lesquels elle est aujourd’hui programmée ;
  • nous demandons de nouveau l’abandon de la réforme actuelle de la formation des maîtres.
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:20

 "Nous produisons 20 % d'élèves en échec scolaire : à l'échelle d'une génération (20 ans), cela fait 3 millions de jeunes qui quittent l'école à 16 ans sans aucun diplôme. Nous avons environ 20 % d'une classe d'âge qui sort sans diplôme et autant qui sort à bac +3. C'est très loin des objectifs de 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac et de 50 % avec un diplôme du supérieur", déplore Laurent Bigorgne, directeur des études de l'institut Montaigne (club d'inspiration libérale - on s'en serait douté !). Ce "bilan" serait la faute à l'école primaire et maternelle.

 

Parmi les propositions livrées dans le rapport de l'Institut Montaigne, on trouve :

- L'apprentissage de la lecture dès la Grande Section de maternelle;

- La semaine à 4 jours 1/2 voire 5 jours, allongement de l'année scolaire de 36 à 38 semaines - avec diminution des vacances d'été;

- La transformation  rapide des écoles en EPEP.

 

Comme le note Le Monde : "Si les constats faits par l'Institut Montaigne n'ont rien de nouveau, les solutions, elles, risquent de faire couler beaucoup d'encre."

 

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 13:18

In FCPE Montigny

 

Un débat organisé par la FCPE des Yvelines (78) sur la réforme des lycées aura lieu le jeudi 6 mai à 20 h à l'université Inter-âge à Versailles pour répondre aux multiples interrogations des parents d'élèves face à une réforme aux contours complexes.

 

Pour comprendre cette réforme qui sera appliquée à la rentrée 2010/2011 (classe de Seconde), et les années suivantes (Première et Terminale), des intervenants issus de représentations variées du monde de l’éducation répondront à vos questions en direct.

 

 

La table ronde réunira:

 

- Philippe WATRELOT, Président du CRAP-Cahiers Pédagogiques

http://www.cahiers-pedagogiques.com; http://philippe-watrelot.blogspot.com/
Professeur de Sciences Economiques et Sociales (SES) Lycée JB Corot (91)

Responsable de la formation des PLC1/PLC2 de SES à l'IUFM de Paris

 

Des chefs d'établissements du SNPDEN:

- Michel RICHARD, Principal du collège Jean-Philippe Rameau de Versailles (78), Secrétaire Général adjoint

http://www.snpden.org/

- François TORRES, Proviseur du lycée Louis Bascan de Rambouillet (78), Secrétaire académique

http://versailles.snpden.net/

Des responsables syndicaux enseignants:

- Claire KREPPER, secrétaire nationale du SE-UNSA, chargée du secteur Education

http://sections.se-unsa.org/78/

- Maria BOLZINGER, secrétaire départementale du SNES-FSU 78

http://sd78.fsu.fr

Pour les parents d'élèves FCPE élus en Conseil d'Administration de lycée, confrontés à l'application de la réforme:

- Denis HAVARD, FCPE 78, élu au CA du lycée Emilie de Breteuil de Montigny-le-Bx (78)

 

Et une représentante du Syndicat lycéen UNL


 

La soirée, qui commencera à 20h, sera dirigée et animée par les administrateurs de la FCPE 78.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:23

Communiqué de presse FCPE du 3 mai 2010

 

Le Conseil supérieur de l’Education du 6 mai prochain étudiera un arrêté proposé par le ministre de l’Education nationale et la ministre de l’Enseignement supérieur concernant la réforme de la formation des enseignants. La FCPE est consternée par la suppression pure et simple du cahier des charges national de formation des enseignants que prévoit ce projet d’arrêté. Le cahier des charges serait remplacé par la simple mention des dix compétences requises pour exercer le métier d’enseignant.

 

La FCPE boycottera la séance du CSE du 6 mai et appelle les autres organisations représentées au CSE à faire de même.

 

Lors des commissions spécialisées qui se sont tenues la semaine dernière, la FCPE a demandé le retrait de ce texte de l’ordre du jour du CSE du 6 mai afin que soit préalablement établi un cahier des charges contraignant, incluant : les modules de formation nécessaires à la connaissance et au renouvellement des pratiques pédagogiques ; des modules de formation à la psychologie de l’enfant et de l’adolescent ;

 

Enseigner est un métier qui s’apprend !

 

La FCPE refuse une formation des enseignants au rabais qui ne pourra que mettre en péril la formation de plusieurs générations de jeunes de notre pays.

 

La FCPE demande à ce que le débat se tienne là où il aurait dû être organisé depuis le début : à l’Assemblée nationale et au Sénat, c’est-à-dire sur la place publique. Elle s’étonne par ailleurs de l’avancée à marche forcée du gouvernement sur ce dossier alors que les voix sont unanimes pour dénoncer la réforme qui se met en place et ce, bien au-delà du seul monde éducatif, notamment dans les rapports du député Jacques Grosperrin et des sénateurs partis en mission d’observation du système éducatif finlandais.

 

Le ministère va à l’encontre des propositions émises, y compris par des membres de la majorité, la FCPE sollicitera donc les parlementaires qui ont à juger du système d’éducation de nos enfants. Il en va de l’avenir des générations futures.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:35

In Le Monde

 

Le documentaire "A l'extrême droite du père", portant sur un groupe de catholiques traditionalistes de la région bordelaise et diffusé mardi 27 avril dans le cadre de l'émission "Les Infiltrés", fait des vagues.

 

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a adressé mercredi un courrier au préfet de la Gironde et au recteur pour leur demander d'engager des "poursuites judiciaires" contre Dies Irae "une fois les faits avérés"

 

La suite...

 

 

 


 

In Rue89

 

Comment Juppé et Sarkozy ont protégé l'Eglise traditionaliste

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à un congrès de l'UMP à Paris, en juin 2003 (Philippe Wojazer/Reuters)

 

« C'est une affaire d'Etat. » Vice-président du conseil général de Gironde, le socialiste Gilles Savary prononce calmement ces mots, comme pour ne pas les galvauder. Une affaire qui ressurgit et prend une autre dimension depuis la diffusion mardi soir, lors de l'émission Les Infiltrés sur France 2, d'un reportage produit par Capa et intitulé « A l'extrême droite du père ».

 

 

Une affaire qui révèle comment Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et Christian Frémont, ancien préfet de Gironde devenu directeur de cabinet à l'Elysée, ont protégé l'Eglise traditionaliste dénoncée dans ce reportage.

On y voit notamment Dies Irae (« jour de colère », en latin), un groupuscule d'extrême droite basé à Bordeaux, tenir face à la caméra cachée du journaliste des propos racistes et antisémites, emprunts d'une haine de la « démocratie moderne ». Maire de la ville, Alain Juppé se montre offusqué dans une lettre envoyée mercredi à l'actuel préfet de Gironde, Dominique Schmitt :

« Les comportements et les propos présentés aux téléspectateurs ont été absolument scandaleux. […] Je demande ardemment, une fois les faits avérés, que cette affaire fasse l'objet de poursuites judiciaires. »

 

Les mêmes mots sont aussi adressés le même jour par le maire, cette fois au recteur de l'académie de Bordeaux, Jean-Louis Nembrini. Car le reportage s'immisce également dans l'école Saint-Projet, un établissement bordelais hors contrat, qui « propage des idées qui contreviennent à nos valeurs républicaines », selon Alain Juppé.

 Téléchargez les lettres d'Alain Juppé au préfet et au recteur

 

« C'est Fafa le patron. Fafa, c'est un copain »

Mais rien à propos de la partie du reportage consacrée à l'Institut du Bon-Pasteur, qui officie à l'église Saint-Eloi de Bordeaux et qui est dirigé par Philippe Laguérie. Issu de la Fraternité Saint-Pie-X, cet abbé est un disciple de Mgr Lefèvre, évêque traditionaliste excommunié par Jean-Paul II, mais dont les partisans ont ensuite été réintégrés au sein de l'Eglise catholique par Benoît XVI.

Si l'Institut du Bon-Pasteur assure l'aumônerie de l'école Saint-Projet, l'abbé Laguérie réfute dans La Croix être proche de Dies Irae : « Nous n'avons aucun lien avec ce groupe. » Pourtant, le journaliste explique que certains de ces jeunes en sont des fidèles et montre une séquence où ils aménagent une « cave gracieusement mise à disposition par des catholiques intégristes » sous les yeux de l'abbé. Lequel affirme aujourd'hui : « Je ne savais pas de qui il s'agissait. »

Or le journaliste, qui a infiltré Dies Irae mais aussi l'Eglise traditionaliste, filme, toujours en caméra cachée, la visite de l'abbé dans ce sous-sol en plein chantier, et entame une conversation avec lui :

- « Monsieur l'abbé, vous soutenez notre mouvement ? »
- « C'est Dies Irae ? C'est Fafa le patron. Fafa, c'est un copain. »

 

« Fafa », c'est effectivement le président de Dies Irae. Fabrice Sorlin de son nom complet. Il est la vitrine politique du groupuscule de 150 personnes, candidat FN aux législatives de 2007. Fabrice Sorlin et Philippe Laguérie se connaissent donc très bien.

Pour achever sa démonstration, le journaliste s'invite d'ailleurs au cours de catéchisme dispensé à l'église Saint-Eloi et dit dans le reportage en voix off : « L'abbé m'a tenu des propos identiques à ceux que j'entends à chaque rendez-vous avec les jeunes de Dies Irae. » Ces propos, filmés aussi, sont sans équivoque :

« L'islam est une religion de guerre et une religion politique. C'est porté dans le bouquin même, dans le Coran. C'est là que c'est dangereux. Il se pourrait qu'un jour il y ait une guerre civile. […] Le problème est de savoir s'il y aura encore des gens qui auront les tripes de réagir. C'est pour ça qu'il faut former. »

 

« C'est cela l'équilibre démocratique »

Alain Juppé n'a donc pas jugé utile de condamner ces propos, alors même qu'il condamne ceux « identiques » tenus par le groupuscule et dans l'école. Pour une raison : l'Eglise traditionaliste a pu prospérer depuis 2002 à Bordeaux grâce aux bons soins du maire. Aidé en cela par l'ancien ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, ainsi que l'ancien préfet de Gironde, Christian Frémont, aujourd'hui directeur de cabinet du président de la République

28 janvier 2002, le maire fait adopter une délibération : « La ville de Bordeaux met l'église Saint-Eloi, sise rue Saint-James à Bordeaux, à la disposition de l'association Eglise Saint-Eloi. » En échange, ladite association s'engage à prendre à sa charge la restauration de l'église et à l'ouvrir au public.

 Téléchargez la délibération du conseil municipal de Bordeaux

 

Alors leader de l'opposition municipale, Gilles Savary s'aperçoit que se cache derrière la Fraternité Saint-Pie-X et dit au maire qu'il est en train de donner l'église à des traditionalistes. La réponse du maire est dans le compte-rendu du même conseil municipal : « C'est cela l'équilibre démocratique. » Rapport au cinéma Utopia qualifié par Alain Juppé de « foyer d'animation trotskiste, anarchiste ».

Egalement conseillère d'opposition à l'époque, l'actuelle députée socialiste de Gironde, Michèle Delaunay, se souvient aussi sur son blog :

« La municipalité nous a présenté une délibération ou, sciemment, les mots “association culturelle” étaient utilisés à la place d'“association cultuelle”. Il y avait clairement volonté de cacher et cela seul méritait notre opposition. »

 

« L'arrêt préfectoral n'a pas été retrouvé »

La suite...

 

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 19:01

Communiqué du 3 mai 2010 AUTONOMESUP – CSEN – FGAF -

 

 

C03-01.jpgAu fur et à mesure que se rapproche l'échéance, la nocivité de la réforme des concours de l'enseignement scolaire et de la mastérisation qui en découle, telle qu'elle est mise en oeuvre, apparaît de plus en plus clairement : ces concours à bac + 5 font de nous la risée de l'Europe qui découvre stupéfaite qu'en France, dans un concours d'un tel niveau, on peut associer trois, voire quatre disciplines dans une même épreuve (par exemple français, histoire, géographie et instruction civique pour les professeurs des écoles) ou que, dans les sujets d'épreuves publiés à titre d'exemple pour permettre de préparer le nouveau concours, certains sujets correspondent à des questions qu'on soumet à des élèves de troisième (exemple un sujet de littérature et civilisation antiques au CAPES de lettres classiques). Aussi bien au plan de la formation disciplinaire qu'au plan de la formation professionnelle, les concours (en dehors de l'agrégation pour l'instant à peu près épargnée) marquent une régression alors qu'on allonge la durée de formation !

 

Mais en outre, la mastérisation qui en découle constituera un frein à la constitution de l'espace universitaire européen. D'abord, la date choisie pour les concours de l'enseignement secondaire (novembre, en plein milieu du troisième semestre du master) va désorganiser le troisième semestre et elle est en contradiction avec les accords européens sur la semestrialisation. Normalement, la mastérisation devrait être l'intégration de la préparation des concours de l'enseignement scolaire dans des masters. Telle que nos ministres veulent la mettre en oeuvre, elle viole les engagements internationaux et rompt de façon artificielle l'unité et la cohérence pédagogique du troisième semestre. Bien plus, dans les disciplines de lettres et sciences humaines concernées par les concours de l'enseignement scolaire, les universités qui souhaitent maintenir ou développer les échanges internationaux, et en particulier européens, devront impérativement conserver des masters de recherche car les échanges internationaux ne pourront se faire que dans ce cadre : les étudiants européens ne seront guère intéressés par nos masters d'enseignement avec stages et finalité professionnelle française et les étudiants français ne pourront pas préparer à l'étranger un master d'enseignement. Mais le Ministère acceptera-t-il le maintien de masters de recherche autonomes dans des disciplines à petits effectifs ? Au nom de la rentabilité, il y a fort à parier qu'on supprimera de très nombreux masters de recherche dans les universités de province… qui ne seront plus en mesure de passer des accords d'échanges internationaux.

 

Bref, la menace d'une régression de l'université française dans un certain nombre de disciplines est bien réelle et, aux yeux de nos partenaires européens, la France risque d'être dans le domaine universitaire ce qu'est la Grèce dans le domaine économique. Il est urgent d'arrêter la mise en place de cette réforme et de prendre le temps de réfléchir à des concours qui garantissent vraiment et la formation disciplinaire et la formation professionnelle des futurs professeurs du premier et du second degré, et à une articulation acceptable entre de vrais concours et de vrais masters. S'ils le veulent, les ministres peuvent reprendre les négociations là où ils les avaient interrompues en juillet 2009. Autonome-Sup, attachée depuis toujours à la qualité des formations, des diplômes et des concours, ne peut pas accepter une réforme aussi désastreuse.

 

Michel GAY secrétaire général d'Autonome-Sup

Jean-Louis CHARLET président d'Autonome-Sup

 

[Télécharger ce communiqué au format pdf]

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 06:58

 La mobilisation continue sur les Clis du finistère 3 fermetures pour la rentrée les parents et les associations se mobilisent.

 

Sauvons les Clis29

 

La pétition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 11:53

 

Le stress est un sujet d’actualité dans les entreprises publiques et privées, bien au-delà du cas de France-Télécom qui continue d’être très préoccupant malgré les alertes et les dispositions annoncées pour améliorer la situation. On découvre que le problème se pose également dans les collectivités territoriales où l’on pourrait penser que les responsables, élus du peuple, sont naturellement attentifs à la qualité de la vie professionnelle de leurs employés. Dans les services publics, l’exigence exacerbée de performance – au moins apparente - et le souci de la compétitivité dans un contexte de réduction des moyens et de mise en cause de leur avenir, plombent sérieusement la qualité de vie des personnels. La culture de la pyramide hiérarchique forte, des tuyaux d’orgue, des parapluies, de l’absence de concertation se renforce.

 

Dans l’enseignement, les études effectuées par la MGEN, notamment celles dirigées par l’inspecteur général honoraire G. Fotinos qui ont été publiées, montrent que la situation était complexe, que le métier d’enseignant est particulièrement éprouvant. Les rapports avec les enfants et les jeunes, même dans des établissements huppés de centre ville, deviennent de plus en plus difficiles. Les tensions, les incivilités, les chahuts, la contestation, le désintérêt pour la chose scolaire, l’incompréhension du sens des savoirs scolaires s’aggravent. La solitude, l’individualisme des collègues, la réduction des moyens, la distance de la hiérarchie elle-même soumise à des pressions considérables ne permettent pas de trouver les réponses aux problèmes rencontrés. Le stress des enseignants est devenu un très grave problème qui sera inévitablement amplifié par l’arrivée dans les établissements des nouveaux qui n’auront reçu aucune formation, qui ne sont pas préparés à gérer les conflits et à combattre l’ennui des élèves, qui seront perdus dans un système qui se technicise et e déshumanise, alors que la logique voudrait que l’humain soit au centre de cette institution particulière.

 

Le climat a commencé à se dégrader fortement en 2005 avec l’erreur fondamentale d’un G. de Robien mal conseillé. Le ministre a voulu imposer une méthode d’apprentissage de la lecture, le b-a ba, à toutes les écoles de France, sans concertation, sans prendre en compte les recherches reconnues, s’appuyant simplement sur de rares chercheurs complaisants dont il a pu annoncer les conclusions avant que leurs travaux ne soient engagés, en exploitant l’attachement massif de l’opinion publique à la nostalgie d’un âge d’or qui n’a jamais existé. On allait donc imposer le retour des diligences sur les rails du TGV éducatif en cours de construction et de mise au point. Cet autoritarisme, négation de la liberté pédagogique, a été aggravé par le soutien ostensible de l’association glauque SOS Education qui appelait les parents à dénoncer les enseignants qui n’appliquaient pas les consignes ministérielles. Cela a eu des conséquences dramatiques dans les écoles : écœurement des enseignants progressistes chercheurs, conflits avec les parents, conflits entre enseignants, difficultés pour les directeurs, retour en force de la mise en cause de la responsabilité de l’amont (la classe précédente n’a jamais fait son travail : la maternelle pour le CP, le CP pour le CE1, l’école pour le collège).

 

Les facteurs de stress

 

En 2007, la dégradation du climat des écoles et de la mobilisation des enseignants a pris un tour nouveau qui a brutalement accentué la courbe de la montée du stress dans les salles des maîtres et dans les cours d’école :

 

-       Les nouveaux vieux programmes de 2008, imposés, à la surprise générale (ceux de 2002 avaient été signés, cosignés, approuvés par … Luc Ferry et Xavier Darcos, et naturellement portés par les inspecteurs) se substituent du jour au lendemain à ceux de 2002, soudain devenus trop compliqués, mauvais, cause de tous les échecs dans la continuité de 30 ans d’échec général proclamé de l’école. Pour les réformer, rien de mieux qu’une formidable marche arrière. Les inspecteurs ont appliqué les consignes, loyauté oblige, reconnaissant tacitement que tout ce qu’ils avaient fait au cours des 30 ans écoulés était un échec et changeant radicalement de discours sans état d’âme visible. Mais les enseignants eux ont mal vécu cette claque magistrale. 30 ans d’efforts méprisés et balayés d’un revers de main. Sans même connaître les auteurs des nouveaux textes sauf à lire les déclarations des milieux ultra conservateurs, dont un célèbre destructeur de l’école considérée comme une fabrique de crétins, qui revendiquaient une grande part de responsabilité dans la conception de ces textes. Cette responsabilité n’a d’ailleurs jamais été démentie, elle a même été récompensée.

 

-       La semaine des quatre jours imposée sans concertation, sans réflexion sur le rapport avec les programmes. La suppression du samedi matin a été bien accueillie par les enseignants comme par les familles. Aujourd’hui, avec un certain recul, ils considèrent  à la quasi unanimité qu’ils sont plus fatigués, qu’ils ne restent plus à l’école pour parler et rentrent vite, que les enfants sont fatigués, que le travail est trop pesant avec le temps de l’aide individualisée en plus… et avec les tonnes de paperasse à remplir. Ils découvrent que le ministre, enfin lucide, envisage d’assouplir la mesure, de revenir à 5 jours, voire d’envisager 6 jours, avec des journées évidemment plus courtes pour les enseignants. Ils sentent leurs pilotes prêts à retourner une nouvelle fois leur veste pour prouver que 5 jours, c’est mieux, après avoir démontré que 4 jours étaient une excellente solution.

 

-       L’aide individualisée imposée sans concertation, sans réflexion pédagogique, devenue le fer de lance des nouvelles politiques. Les faits commencent déjà à prouver qu’il s’agit d’une supercherie, d’une manœuvre pour donner bonne conscience au pouvoir, d’autant plus facilement qu’elle ne coûtait rien et qu’elle pouvait séduire l’opinion. Les enseignants ont reçu cette mesure comme une claque. Comme si avant cette mesure, ils n’avaient jamais pris en compte les difficultés des enfants. La mesure a considérablement aggravé leur stress pour diverses raisons supplémentaires : les contrôles méthodiques renforcés (enquêtes, bilans, tableaux) et l’accroissement exponentiel de l’administration (par exemple : PPRE de 8 ou 12 pages pour chaque enfant signalé), la priorité donnée ici ou là à l’inspection zélée de l’aide individualisée au détriment de l’inspection du temps scolaire normal, et surtout, les menaces et les lourdes sanctions sans précédent, subies par les désobéisseurs.

 

-       Le pilotage par les résultats imposé. Une mode. Un concept complètement transposé du monde économique au monde éducatif. Les pilotes n’ont pourtant ni carburant (moyens pour soutenir, accompagner, former…) ni cap (finalités claires à  long terme, projet de société explicite). Ils ne peuvent utiliser que leur influence et leur autorité en faisant l’impasse sur toute une série de facteurs d’échec scolaire qu’ils ne maîtrisent en rien et surtout en étant incapables de mettre sérieusement en rapport les résultats avec les choix et les pratiques pédagogiques des enseignants. Le stress s’accroît face aux pilotes avec leurs courbes, leurs diagrammes, leurs feuilles de route, leurs usines à gaz d’où la pédagogie a été exclue. Un pilote, dans un département visité récemment, particulièrement bien formaté, dit carrément aux enseignants : « La pédagogie ne m’intéresse que pour 5% de mon travail. Ce qui m’intéresse, ce sont les résultats. Montrez-moi vos évaluations ! ». Qu’il y ait eu 3 remplaçants différents lors de l’absence du maître, pas de remplaçant du tout pendant plusieurs jours, que les remplaçants n’avaient aucune formation pédagogique, que 3 familles de plus ont été touchées par le chômage, etc… peu importe ! Les résultats, vous-dis-je : grammaire, conjugaison, opérations…

      

Préparer un autre avenir

 

Toutes ces mesures successives ont profondément dégradé le climat dans les équipes pédagogiques. Elles ont démobilisé tous ceux qui s’étaient engagés précédemment dans la recherche, dans l’innovation, dans la mise en œuvre des propositions des mouvements pédagogiques (ICEM Freinet, GFEN, AFL …). Elles ont cassé les perspectives d’éducation globale concertée en lien avec les collectivités locales et les mouvements d’éducation populaire (Ligue de l’enseignement, Francas, CEMEA, JPA…). Ajoutées aux suppressions massives de postes, à la réduction des budgets pédagogiques, au désenchantement ambiant face aux mauvaises solutions pour l’insécurité (comme la suppression des allocations qui ne pourra qu’aggraver les tensions avec les familles), à cette impression de mise en cause permanente des services publics, de compétition avec le privé, à l’évaluationnite aigue à court terme qui pèse autant sur les enseignants que sur les élèves et leurs familles (angoisse des jours d’évaluation), le cœur n’y est plus dans les écoles. Elles font de l’école un grand bateau à la dérive où seuls les chefs de coursives ont l’illusion de la réussite, tout étant apparemment calme dans le secteur qu’ils dirigent.

 

Demain, l’école ne fera pas encore la une des journaux comme France-Télécom. Les conséquences les plus visibles seront l’absentéisme des enseignants, la démobilisation dans le domaine des projets d’établissement ou de secteur, la résistance passive, force d’inertie, les tensions avec les familles, le désenchantement et la lassitude, la recherche du contournement des pratiques autoritaristes. L’histoire et l’organisation administrative font que les pilotes locaux ont toujours de la difficulté à mesurer l’effet négatif des mesures qu’ils portent avec plus ou moins de zèle. On ne dit jamais à l’inspecteur, même poliment, que l’on n’est pas d’accord, il a toujours raison, on le dit ailleurs très crûment. Le respect, la tradition d’une certaine infantilisation, la faiblesse du syndicalisme sauvent les apparences. La ouate institutionnelle, pour reprendre l’expression de Philippe Meirieu atténue et absorbe tous les chocs. Pas de révolution, pas d’explosion de colère, pas de séquestration des petits chefs. Un malaise latent depuis longtemps qui s’étend lentement et qui fait tâche. Les dégâts seront énormes pour les enseignants qui perdent le bonheur d’enseigner et pour la société qui n’aura plus une école engagée à la fois pour l’épanouissement des individus et pour le progrès de la connaissance, des idées, du vivre ensemble.

 

La conscience professionnelle des enseignants est toujours réelle, incontestable. Mais « ils n’y croient plus ». Ils ne voient pas l’avenir. Ils doutent. Ils se découragent. Ils sont désabusés.

 

Il faudra bien des efforts, des moyens, de l’intelligence pour réussir à inverser les courbes de la mobilisation et redonner de l’enthousiasme. Les assouplissements récemment suggérés par le ministre, qui sont pourtant bienvenus, sur l’obéissance, sur les 4 jours sur les RASED, les promesses de concertation après les destructions, ne suffiront pas. Il faudra surtout un nouveau projet éducatif global cohérent, moderne, une véritable réflexion sur les finalités et les programmes, sur les structures, sur le management et sur l’évaluation, la mise au point d’une pédagogie de la réforme. Il faudra redonner toute sa place à la pédagogie, totalement sacrifiée. Il faudra  de réelles preuves de confiance de la Nation pour les enseignants. La tâche sera d’autant plus difficile que les dégâts faits en quelques 3 ou 5 années sont énormes et que l’image des responsables à tous les niveaux est terriblement dégradée à force de servilité, de frilosités, de complaisances ou de zèles déplacés. Il faudra du temps et du courage pour reconstruire et remobiliser. Le stress est une maladie difficile à soigner.

 

Pierre Frackowiak

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 10:37

In AppeldesAppels

 

Pour une insurrection des consciences 

 

appel.jpgNous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.

Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.

Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre,

Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère,

Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses,

Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles,

Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires,

Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux,

Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…

Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 23:16

 

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La Réunion

Des parents mécontents bloquent le Rectorat

Des parents mécontents bloquent le Rectorat

Selon le recteur, “on ouvrira des classes, s’il y a plus d’élèves”

Le collège de Vincendo attend sa négociatrice

 

Lorraine

Nancy

Pas de fermeture de classe à l’école Gilberte-Monne

 

Alsace

Mulhouse

Questions pour des champions

 

Bretagne

Quimper

Clis de Kerjestin : près de soixante manifestants

Manifestation à l’école Kerjestin à Quimper : une soixantaine de personnes rassemblées

Clis de Kerjestin : les parents occupent l'école

Morbihan

Enseignement. Ils réclament leurs frais de déplacement

Vannes

Manifestation pour réclamer le paiement de frais de déplacement

 

Pays de la Loire

Andouillé

Les parents d'élèves ont repris le blocus de l'école

Montenay

L'école des Coccinelles bloquée jour et nuit par les parents

Bonchamp

Les parents se battent toujours pour l'ouverture d'une 7 e classe

 

Normandie

Dives-sur-Mer

Les parents d'élèves mettent fin à leur action

Fontaine-La-Mallet

Non à la fermeture de classe

 

Nord-Pas-de-Calais

Prochaine réunion du Comité Citoyen, lundi 3 mai à 18h, mairie de Liévin

Calais

Contre le manque de moyens, Jean-Jaurès manifeste

Arnèke

La mobilisation ne faiblit pas à l'école publique

Dunkerque

Les DDEN prennent leur bâton de pèlerin « pour sauver l'école »

 

Languedoc-Roussillon

Quillan

 Elus et parents d'élèves manifestent leur colère

Mobilisation de parents en colère au collège

 

Centre

Tours

Saint-Éxupéry, école morte et occupée

Villebarou

Les parents d'élèves toujours mobilisés

 

Bourgogne

Jussy

« Non à la fermeture de classe »

Beugnon

Fermeture de classe : une entrevue constructive

 

Picardie

Hirson

Rentrée 2010 Trois classes fermeraient

Saint-Quentin

Le primaire ferme huit classes

 

Île-de-France

Pantin

Non remplacement des enseignants, quelle suite à donner ….

 

Rhône-Alpes

Montreynaud

Maternelle Gounod : les parents mobilisés contre la fermeture de classe

Nouvelle action de parents d’élèves à Tarare jeudi

Claix

Fermeture de classe programmée sur notre école

 

Poitou-Charentes

L'école de Laleu sera bloquée mardi matin

 

Midi-Pyrénées

Chélan

L'union pour l'école et la ruralité

Rodez

La fermeture de Fabié fait toujours grincer des dents

Anglars-Juillac

Rassemblement de mécontentement

Ariège

Assises des territoires ruraux: rapport de synthèse pour l'Ariège

Projet de fermeture de classe: les Massatois ne désarment pas

 

 

 

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