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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:56

 

 

In Rue89

 

Augmenter le nombre d'élèves dans le premier degré : une proposition qui fait l'unanimité contre elle. C'est le verdict des enseignants riverains de Rue89 auxquels nous avons proposé de réagir au projet qui, selon eux, a surtout pour but de réduire le nombre de postes d'enseignants. Revue de commentaires et d'arguments.

1Des classes plus dissipées

Par expérience, les enseignants notent qu'il devient difficile, dans une classe à fort effectif, de créer une atmosphère de travail stimulante. Nelmezzodelcamin, prof de langues, témoigne :

« Du point de vue de la relation, plus le groupe est nombreux, plus il est lourd à gérer. Ce qui est épuisant c'est de devoir stimuler les élèves, pour qu'ils s'impliquent, participent, prennent la parole et canaliser en même temps. »

 

Une classe à fort effectif se dissipe plus facilement qu'une autre et peut créer des émulations négatives, selon Anterak13 :

« Plus le nombre d'élèves par classe est important, et plus les problèmes de comportement de certains enfants sont difficiles à gérer. »

 

2

La pédagogie individualisée à la trappe

 

Difficile de mettre en place des éléments de différenciation pédagogique quand les élèves sont nombreux. Pourtant, il apparaît indispensable de pouvoir solliciter les élèves personnellement et d'avoir des moments pour reformuler les consignes individuellement. J.N, qui exerce dans le
secondaire, explique :

« Les élèves ne font pas tous les mêmes erreurs, et n'ont donc pas tous besoin des mêmes remédiations.

Il est important de pouvoir individualiser au maximum l'aide apportée dans la classe. »

 

Les enseignants ont insisté sur la complémentarité des aspects collectif et individuel du travail en classe : l'enseignement associe l'animation de la classe -en tant que groupe- et des moments d'attention accordés à l'élève dans sa spécificité. En augmentant la taille des classes, on risque de faire pâtir les deux aspects. Lally, professeur, précise :

« Plus l'enseignant peut être disponible pour aider chaque élève, plus la réussite générale de la classe est importante. […]

 

Et plus les enfants viennent d'un milieu familial en difficulté, plus cette notion de pédagogie individualisée est importante. »

 

3

Des élèves en difficulté laissés sur le bas-côté

La note du 4 mai remise par le ministère de l'Education nationale aux inspecteurs d'académie prévoit de réduire le nombre de postes du Réseau d'aide aux élèves en difficulté (RASED).

Si les deux hypothèses -d'augmentation des effectifs et de réduction des postes RASED- étaient confirmées, les enseignants redoutent de voir les élèves souffrant de handicap scolaire « noyés » dans des classes, alors que leurs spécificités devraient
pouvoir être prises en compte.

Bleuet1, enseignante d'anglais dans le secondaire, s'interroge :

« Les statistiques montrent que chaque enseignant a dans sa classe au moins deux élèves souffrant de handicap scolaire (très souvent de la dyslexie, mais il n'y a pas que ça).

Ces handicaps réclament une prise en charge particulière, qui doit être rendue possible pour peu que le professeur soit formé pour ça, mais aussi qu'il en ait le temps !

Comment fait-on pour s'occuper des besoins très particuliers de manière adéquate si la classe est très nombreuse, et si en plus elle est bruyante ? »

 

4Un espace saturé et des ressources pédagogiques limitées

Si l'effectif des classes est malléable, les murs d'une classe ne le sont
pas.
JN redoute « des classes pleines à craquer (surtout dans les
établissements récents, où leurs dimensions sont calculées aux
millimètres), où il est impossible d'isoler un élève. »

Partager l'espace et le matériel d'une classe peut devenir compliqué à mesure que l'effectif d'une classe est revu à la hausse. Pour Morse, professeur des écoles, « augmenter le nombre d'élèves revient à disposer de ressources pédagogiques limitées. »

 

La suite...

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:39

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:25

In Snuipp78

 

Retraite : venez assister et débattre

Des débats sur les retraites avec des personnalités diverses, que vous habitiez au nord ou au sud des Yvelines. Gérard Aschieri sera présent le 10 juin à Achères.

 

Rien n’est joué !

Attention au discours unique !

D’autres solutions existent !

Vivre bien et longtemps sa retraite serait-il vraiment impossible ? Déraisonnable ? Pourquoi n’y aurait-il pas d’autres solutions que ce qui est proposé aujourd’hui ? Ne nous laissons pas leurrer par le discours médiatique relayant la pensée unique. "La véritable cause du déséquilibre de nos régimes de retraites est la démographie", tel est l’unique argument asséné en permanence pour justifier les réformes à venir.

 

En 2006, avant la crise, le déficit de l’ensemble du système de retraite était de 2,2 milliards d’euros. En 2008, il atteignait 10,9 milliards et il devrait être d’environ 30 milliards en 2010 (d’après le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites d’avril 2010). Pour autant, la situation démographique a-t-elle vraiment changée entre 2006 et aujourd’hui ?

JPEG - 51 ko

 

Lundi 7 juin à 20h30 à Maurepas

Salle du conseil de la mairie.

Le collectif de défense des retraites de Trappes / Saint-Quentin-en-Yvelines organise un débat public avec Gérard Filoche, inspecteur du travail.

 

Jeudi 10 juin à 20h à Achères

Salle Boris Vian, près de la gare.

Le collectif pour le maintien de la retraite à 60 ans organise une réunion publique en présence de :

- Gérard Aschieri, dirigeant national et ancien secrétaire général de la FSU,
- Catherine Tasca,
sénatrice PS et vice-présidente du Sénat,
- Roland Muzeau, député communiste,
- Pascal Eric Lalmy, secrétaire national du PRG
- et bien d’autres.

Jeudi 10 juin à 20h30 à Rambouillet

Salle Saint-Hubert, avenue Georges Pompidou.

Réunion publique avec Pierre Concialdi, chercheur en économie à l’IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales. La soirée est organisée par le groupe local d’Attac.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:20

In Le Mammouth déchaîné


Désormais, les enfants de moins de 3 ans ne sont plus pris en compte pour calculer le nombre de postes dans l'Éducation nationale. Les raisons sont budgétaires. Pourtant, le coût d'une scolarité en maternelle est de 5 000 € par enfant et par an, alors qu'il est près du double dans les jardins d'éveil ou les crèches (respectivement 7 500 € et 14 000 €). La différence, c'est qu'en jardins et en crèches, il y a davantage d'encadrants. De plus, ces structures ne sont plus uniquement financées par l'État. Les collectivités locales, les parents et les caisses d'allocations familiales doivent payer (source).

 

Et surtout c’est qu’on peut le rendre payants...
Il n’est pas interdit non plus aux écoles maternelles hors contrat de se maintenir... Mais qu’on se rassure, les catho savent faire des économies, eux : bureaux de récup et couche lavables : c’est le crédo de l’association ultra libérale, La fondation pour l’Ecole (celle qui a fait un colloque au Sénat...). C’est là.


Une petit rappel alors que l’on entend parler de la suppression totale de l’idée de maternelle avant trois ans : les paroles de Darcos au Sénat. Vous vous souvenez ? C’était déjà sur le Mammouth déchaîné :

 


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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:13

COMMUNIQUÉ CGT UGFF - FSU -SOLIDAIRES: "L'heure est plus que jamais à la mobilisation" -

Grève et manifestations le 10 juin 2010.

 

À Paris: départ 14h30 des Gobelins en direction de Sèvres-Babylone

 

C03-01.jpgLe mouvement massif de grève et de manifestations du 15 mai n'a reçu aucune réponse si ce n'est l'annonce d'une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l'éducation et dans la Fonction publique.

 

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est en cours d'examen et doit passer à l'Assemblée Nationale à partir du 11 juin. S'y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut et le service public. Il en est ainsi notamment de l'extension du recours aux non titulaires, de leur gestion par les agences d'intérim, de la création de la position dite « de réorientation professionnelle » véritable antichambre pour de nombreux licenciements, du temps incomplet avec multi-employeurs…

 

Le gouvernement va présenter de nouvelles mesures issues de la Révision Générale des Politiques publiques.

L'objectif essentiel de la RGPP est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP se met en oeuvre sans débat public, sans que soit posée la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l'ensemble du territoire. Par exemple, la politique éducative du gouvernement porte atteinte à la capacité du service public d'assurer la réussite de tous les jeunes. Elle traduit le profond désengagement de l'Etat. Elle induit l'affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail, la mise en cause du statut et l'accroissement de la précarité. La RGPP est bien un outil de casse sans précédent pour l'ensemble de la Fonction Publique.

 

A cela s'ajoutent les pertes de pouvoir d'achat des personnels et le nouvel écrasement des carrières qui va résulter de la conjugaison du relèvement du SMIC et de l'insuffisante revalorisation du point d'indice. Aucune négociation salariale n'est aujourd'hui engagée en dépit des promesses gouvernementales ; pas plus sur la revalorisation des métiers.

Et le gouvernement prétend imposer à tous sans débat de nouvelles dégradations en matière de retraites. Nos organisations appellent d'ores et déjà à participe aux initiatives unitaires pour une véritable réforme solidaire des retraites.

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :

  • Un véritable débat démocratique sur la réforme de l'Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
  • Un emploi public, stable, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l'ensemble du territoire ;
  • L'amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l'impartialité et l'indépendance des agents dans l'exercice de leurs missions ;
  • Un développement de la mobilité choisie qui s'oppose à la mobilité subie et l'abandon du recours à l'intérim.
  • Le retrait du projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » et de celui sur le service minimum d'accueil remettant en cause les conditions d'exercice du droit de grève.
  • L'ouverture immédiate de négociations salariales visant à maintenir le pouvoir d'achat de la valeur du point d'indice.

Les organisations signataires soutiennent les luttes et les mouvements en cours dans différents secteurs (éducation, culture, recherche, impôts-trésor, douanes…), notamment les personnels qui ont décidé de poursuivre l'action par la grève reconductible et appellent l'ensemble des agents à amplifier la mobilisation.

 

Elles décident de faire de la semaine du 9 au 13 juin, une semaine d'actions et du 10 juin un nouveau temps fort de mobilisation par une journée puissante de grèves et de manifestations.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 19:33
Communiqué du PS
 
Le Parti socialiste dénonce avec la plus grande vigueur les pistes envisagées par le gouvernement pour supprimer de nouveaux postes de fonctionnaires de l’éducation nationale.

Les documents communiqués aux inspecteurs d’académie par le ministère font craindre une dégradation sans précédent des conditions d’études de nos enfants et en particulier des plus fragiles d’entre eux. Rarement la chasse aux économies aura fait aussi peu de cas de l’intérêt des élèves et de toute réflexion sur les finalités de l’école.

Augmentation des effectifs de classes déjà surchargées ; diminution de la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, alors que l’on sait que cette scolarisation est l’un des principaux leviers de la réduction des inégalités scolaires ; précarisation assumée des personnels remplaçants au moment même où de nombreux parents, en Seine-Saint-Denis notamment, se mobilisent contre les défaillances des remplacement effectués par des étudiants non formés ; et surtout, suppression totale des Rased, ces enseignants spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire : à qui le gouvernement veut-il faire croire que ces mesures seront sans conséquences sur « les performances globales du système éducatif » ?

Le Parti socialiste rappelle que ces « performances globales » ont déjà été sérieusement entamées par la suppression de 40 000 postes depuis 2008 et l’anéantissement de la formation professionnelle des enseignants. Comme la cour des comptes vient de le souligner, notre pays est d’ores et déjà incapable de traiter la question des difficultés et de l’échec scolaire. Le ministre prouve une fois de plus que la réussite de tous n’est pas la priorité de son gouvernement.

Le parti socialiste estime que la France mérite une éducation de qualité et appelle à l’élaboration d’un nouveau pacte éducatif avec la nation. Il demande au gouvernement de renoncer enfin à sa politique de casse systématique de l’éducation nationale et au dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:39

In Chronique Education

 

“C’est un déni de démocratie” a déclaré Dominique Versini, la défenseure des enfants, après la volte-face du Sénat qui, après avoir préservé par un amendement la fonction de défenseure des enfants l’a finalement réintégrée (sous l’influence de l’Élysée) dans le périmètre du nouveau “défenseur des droits”.


Alors que jusque là, il s’agissait d’un «statut d’autorité indépendante afin de pouvoir intervenir de façon neutre et impartiale en faveur des enfants dont les droits ne seraient pas respectés» (statut de 2000), le futur défenseur des enfants deviendra « un adjoint révocable, qui fera exactement ce qu'on lui dira», affirme Mme Versini ancienne secrétaire d'Etat sous le gouvernement Raffarin. Elle affirme qu’elle refusera ce poste s’il devient cela.

 

Plusieurs personnes et mouvements s’expriment pour dire leurs inquiétudes et indignations.

Robert Badinter, ancien garde des sceaux et sénateur socialiste dénonce “une véritable palinodie ” à "une scène presque pitoyable où on voit des élus accepter de manger leur chapeau". Il dénonce une "dérive constante à laquelle on assiste depuis 2007" vers "une monocratie" où "l'essentiel des pouvoirs, législatif comme exécutif, sont dans la main du président de la République".

Dans le JDD.fr, Malik Salembour, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) considère lui aussi qu’il s’agit d’un recul de la démocratie : “clairement, avec ce vote, le Défenseur des enfants a perdu l'autonomie qu'il avait un temps espéré récupérer. Le texte de loi marque un recul de l'ensemble des champs de la défense des droits de l'enfant. ”.

Pour le sénateur PS Jean- Pierre Sueur interviewé aussi par le JDD.fr “Les masques tombent. Ce qui nous est présenté comme une grande nouveauté consiste en fait à mettre sous la tutelle d'une personne toutes les autorités indépendantes qui ont justement fait preuve d'indépendance ces derniers mois. Leurs investigations ont permis de mettre à jour des réalités qui doivent sans doute gêner. C'est une opération qui vise à leur enlever leur indépendance en les coiffant par quelqu'un directement nommé par l'exécutif. Et si ce n'était pas le but, pourquoi le gouvernement aurait-il pris le risque de faire l'objet de tous les commentaires qu'il reçoit aujourd'hui? Cela prouve bien que derrière cette question, se cache un enjeu très important pour l'exécutif.”

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 16:56

Suppression de postes : Les projets  du ministère


Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs d'académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années. Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans, regroupements scolaires, augmentation du nombre d'élèves par classe au primaire; augmentation de la taille des classes au collège, fermeture des petits établissements, "rationalisation" de l'offre éducative en lycée et de l'offre de formation en L.P., réduction des IDD, voilà pour le secondaire. Découvrez le détail de la stratégie ministérielle.


"Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés". Aucun enseignant ne sera épargné par les mesures Chatel qui frapperont d'une façon ou d'une autre les écoles et les établissements. Mais certains corps, certains enseignements même seront particulièrement affectés par la stratégie de grignotage imaginée par le ministère.


 Le 17 mai, puis le 28 mai, le Café pédagogique vous a donné les premières informations sur la méthode mise en place par le ministère pour dégager les 16 000 suppressions de postes décidées pour 2011. Le 17 mai nous vous avons averti : " Selon des indiscrétions remontées jusqu'au Café, les inspecteurs d'académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d'emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d'académie." Le 28 mai un document ministériel parvenu jusqu'à nous énumérait "pas moins d'une trentaine de "leviers" identifiés mais dont l'impact sera différent selon les académies.  La plupart affectent directement les classes. C'est le cas par exemple de l'augmentation de la taille des classes, de la baisse de la scolarisation à 2 ans, de l'enseignement spécialisé – RASED, par exemple ou encore de " la rationalisation de l’offre de formation".
 Aujourd'hui nous publions les documents ministériels remis aux inspecteurs d'académie comprenant les fiches de suppressions de postes qu'ils doivent faire remonter. Ces documents étaient accompagnés d'annexes (fichiers excel et pdf) présentant les écarts départementaux ou académiques pour différents taux afin de permettre aux inspecteurs d'argumenter sur les suppressions de postes.
 

Au primaire
 La mesure la plus grave concerne les Rased, particulièrement les maîtres E et G et les psychologues scolaires. Pour le ministère, " La durée de l’enseignement scolaire dans le premier degré est désormais fixée à vingt-quatre heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s’ajoutent deux heures d’aide personnalisée en très petits groupes pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Cet effort représente l’équivalent de 16 000 postes d’enseignants entièrement dédiés à aider les élèves qui en ont le plus besoin. Dans ce nouveau contexte, la contribution des enseignants spécialisés des RASED, qui s’ajoute à cet effort, doit évoluer". Le document propose "plusieurs scénarios" : " suppression des seuls maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) et poursuite de la politique de sédentarisation des maîtres E dans les écoles où la difficulté scolaire se manifeste le plus (sans économie) ; suppression des maîtres G et des maîtres E ; pour ces derniers, il convient d’estimer quel est le besoin de maîtres E maintenus en « surnuméraires » dans les écoles, voire dans des structures ad hoc (milieu rural par exemple) ; un troisième scénario intègre, en plus du scénario précédent, la mise en extinction des psychologues scolaires". Le ministère reconnaît que la mesure est difficile : " Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de cette mesure montrent qu’elle nécessite une affirmation et un accompagnement politiques importants. Il vous est demandé ici un exercice d’évaluation du besoin minimal en maîtres E et des conséquences en termes de libération d’emplois de l’absence de recrutement nouveau de psychologues scolaires et de maîtres G."


Une autre marge de manœuvre découle simplement de l'augmentation du nombre d'élèves par classe. Estimant que "hors cas ou situations spécifiques, les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes", le ministère demande aux inspecteurs  d'encourager les regroupements d'écoles et de jouer sur les taux d'ouverture et fermeture. "Outre les leviers d’action liés aux modalités d’affectation des élèves et à l’augmentation des seuils de création de classes, les fusions d’écoles ainsi que la mise en place des regroupements pédagogiques intercommunaux sont de nature à permettre une répartition plus homogène et plus cohérente des effectifs tout en réduisant le nombre de classes nécessaires", note le ministère. Il y voit un obstacle : "Il est vrai que le resserrement du réseau scolaire ne peut se réaliser qu’avec la participation des autorités locales mais il convient de souligner aussi que l’émulation des élèves et donc leur réussite scolaire, sera favorisée dans des écoles qui offrent un environnement éducatif plus étendu". Les statistiques montrent de grands écarts entre départements ce qui doit encourager les inspecteurs à niveler vers le haut le nombre d'élèves par classe.


On ne sera pas surpris de trouver la suppression de la scolarisation à deux ans dans les cartons du ministère. Depuis 2000 le taux de scolarisation a fondu de moitié. On va vers la liquidation. " Les études disponibles ne démontrent pas que la scolarisation à deux ans constitue un avantage évident dans toutes les situations par rapport à d’autres modes de garde alternatifs", tranche le ministère. "L’économie à réaliser devra donc se traduire par une diminution du taux de scolarisation des enfants de deux ans, dont le niveau pourra être différent selon les académies et qui devra tenir compte du niveau actuel de cette scolarisation".


 La réduction du besoin de remplacements est  envisagée en organisant les formations hors temps scolaire et en recourant à des non titulaires. Enfin le ministère entend récupérer aussi au moins un milliers d'emplois chez les intervenants en langue vivante.

Dans le secondaire
 La première mesure touche les collèges où le ministère entend augmenter le nombre d'élèves par classe. Estimant que " il n’est pas démontré en effet que la taille des classes ait un effet probant sur la réussite des élèves" et encore que " le surcroît de moyens au profit de certaines académies, pourtant significatif, ne permet pas d’atteindre une plus grande performance scolaire et d’égaliser les chances", le ministère envisage de " procéder à une analyse du nombre d’élèves par division ou groupe d’élèves au regard des caractéristiques sociales et structurelles de l’académie, des niveaux et types de formation, et d’estimer les gains en emplois qui peuvent être générés dans le cadre d’une optimisation des effectifs dans les structures". Le document officiel donne un exemple : " Exemple : Au sein d’un établissement, 240 élèves sont en 4ème dans 10 divisions soit un nombre d’élèves par division de 24,0. En augmentant le nombre d’élèves par division de 5 élèves on devrait obtenir : 240 / 29 = 8,3 divisions arrondi à 9 (gain d’une division). Soit un gain théorique en ETP (sur la base d’un coût théorique d’une division de 29 heures) de 1(division) x 29(heures) /18 = 1,6." Les inspecteurs sont invités à retourner des tableaux des gains projetés.


La fermeture des petits établissements est une autre voie explorée. "Il s’agit pour l’académie d’entamer ou de poursuivre le dialogue avec les collectivités afin d’aboutir à la fermeture des petits établissements". Pour le ministère, "outre le coût de ces établissements pour les finances publiques (Etat et collectivités territoriales), cette situation peut nuire à la qualité de la formation dispensée : isolement des enseignants, multiplication des services partagés, difficulté à monter financièrement des projets pédagogiques, difficulté de faire intervenir des partenaires".


 Si les lycées doivent rester intouchés à la rentrée 2010, le ministère indique qu'il n'en sera pas de même en 2011. Il entend "rationaliser" les moyens grâce aux apports de la réforme. "Il s’agit pour l’académie de rechercher les gains potentiels liés aux conditions de mise en œuvre de la réforme du lycée… La réforme du lycée général et technologique offre des possibilités significatives d’optimisation aux établissements : une dotation horaire globalisée pour la mise en place de groupes à effectifs réduits, la possibilité de « mise en réseau » des établissements pour assurer certains enseignements de manière optimale, la mise en place d’un « tronc commun » en première permettant la constitution de classes réunissant des élèves des différentes séries, l’organisation de l’enseignement des langues vivantes par groupes de compétence. La rationalisation de la carte des langues rares et la mise en place de conventions entre établissements pour la mise en place des enseignements d’exploration devront être recherchées. L’utilisation de la dotation globalisée laissée à la disposition de l’établissement doit être la plus efficace possible dans le cadre du dialogue avec les établissements". Là aussi, le ministère invite au calcul. Sachant que le nombre moyen d'heures constaté pour la seconde est de 41,3 h, " Pour la classe de seconde, il s’agit de faire différentes simulations en chiffrant le gain que pourrait dégager une dotation forfaitaire moyenne de 39h par division, 39,5h, 40h… Pour les classes de première et de terminale générales, il convient d’évaluer les possibilités offertes par le « tronc commun »."


Dans les lycées professionnels, c'est la "rationalisation de la carte des formations" qui permettra de dégager des moyens. " Le regroupement des divisions à effectifs réduits sera recherché ainsi qu’une augmentation de la taille des divisions. L’objectif est de rationaliser la carte des formations et de spécialiser les établissements afin d’optimiser la taille des structures".


 Le ministère entend  également revenir sur les décharges horaires des enseignants, une mesure que Robien avait fait passer et que Darcos avait annulée. Constatant que le volume des décharges égale 19 827 ETP (équivalent temps plein = un emploi) le ministère entend s'en prendre d'abord aux décharges non statutaires (soutien scolaire, chorale, coordination disciplinaire, missions académiques, formation tice, utilisation tice).


 Cas unique, un enseignement obligatoire est aussi remis en cause : les IDD. Le ministère demande à constater les différences entre établissements pour "lisser" là aussi les moyens… Enfin le gouvernement poursuivra sa politique d' "optimisation du remplacement"  et de réduction du nombre d'emplois administratifs.


 Le fait que ces documents nous sont parvenus par plusieurs voies montre que leur mise en application suscite déjà de larges remous dans l'encadrement de l'éducation nationale. On sait que les décisions seront prises le 15 juin. A cette date les académies  auront une idée précise des postes supprimés. Mais les organisations professionnelles pourraient dès maintenant demander des explications au ministère.

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 08:22

"Hors cas ou situations spécifiques, les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes." extrait de la fiche Primaire : augmenter la taille des classes

 

 

In Libération

 

 

Bourrage de classes : l’oubli forcé du ministère

 

Il suffit d’aller sur le site du ministère de l’Education, de cliquer sur «outils de documentation», puis sur «archives», et de faire défiler. Le 1er mars 2006, on tombe sur une étude très instructive : «L’impact de la taille des classes sur la réussite scolaire dans les écoles, collèges et lycées français». Thomas Piketty, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l’Ecole d’économie de Paris, et Mathieu Valdenaire, doctorant à l’EHESS, démontrent que le nombre d’élèves par classe influe sur les résultats scolaires, particulièrement en primaire et s’agissant d’enfants de milieux défavorisés, et que c’est même un outil clé pour lutter contre les inégalités. «Une réduction d’un élève dans une classe de CE1 conduit à une augmentation d’environ 0,3 - 0,4 point du score moyen obtenu aux épreuves d’évaluation de mathématiques de début de CE2», écrivent-ils. En enlevant cinq élèves d’une classe en ZEP, poursuivent-ils, on réduit même de «46% l’écart entre les scores moyens à ces évaluations obtenus en ZEP et hors ZEP».

 

De deux choses l’une. Soit le ministère a oublié l’existence de cette recherche pourtant commandée par ses services statistiques - la DEP (Direction de l’évaluation et de la prospective) -, ce qui peut arriver vu le nombre de rapports qu’il commande. Soit il fait mine de l’avoir oubliée parce que ça l’arrange - l’hypothèse tout de même la plus vraisemblable. Toujours est-il que le 5 mai, dans les notes adressées aux recteurs pour leur donner des pistes d’économies, il écrit doctement : «Les études et les expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves.» Il met ensuite un bémol, recommandant d’épargner les écoles en ZEP. Mais le ton est donné : bourrer les classes ne change rien.

En 2006, les conclusions des deux chercheurs avaient tellement indisposé le ministre Gilles de Robien qu’il avait ordonné la mise au pilon de l’étude publiée dans une revue de la DEP, les Dossiers. Aujourd’hui, dans le catalogue, arrivé au numéro 172 - «Etude docimologique du bac 2003» -, on saute au très anodin numéro 174 - sur «le fonctionnement des dispositifs de l’action artistique et culturelle». Le 173 était le brûlot sur la taille des classes… Triste bilan pour les chercheurs ? Thomas Piketty garde le moral : «Cela m’a conforté dans l’idée que l’évaluation de politiques publiques doit venir de centres totalement indépendants et surtout pas de l’administration.»

 

Note de SLE - L'étude "oubliée" se trouve ici

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 20:46

In Ouest France

 

badge-mater.jpgLa scolarisation des tout-petits ne cesse de baisser, même si la situation est contrastée en France. Au grand dam des enseignants et des parents, le ministère envisage de la réduire encore. Un casse-tête pour les familles. 


Menace sur la maternelle ?

En France, depuis la loi Jules-Ferry du 28 mars 1882, l'école n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans. Pour faire des économies, le ministère de l'Éducation a, ces dernières années, supprimé massivement des postes d'enseignants. Dans une note interne qu'il vient d'adresser aux recteurs, il leur demande « de mesurer les gains en emplois » qui peuvent être générés par une baisse du nombre d'enfants scolarisés dès l'âge de 2 ans. Les effectifs seraient de 27 élèves dans les classes de maternelle relevant de l'éducation prioritaire, 32 dans les autres. Pour mémoire, des chercheurs ont constaté qu'une scolarisation précoce était surtout bénéfique aux enfants de familles défavorisées.

 

Des effectifs en chute libre

Moins d'enseignants, donc moins d'élèves : 15,2 % des enfants âgés de 2 ans sont scolarisés, contre 35 % en moyenne en 2000. Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. La scolarisation des tout-petits est traditionnellement forte dans l'Ouest, le Nord et le Massif Central. Elle reste faible en Ile-de-France, en Alsace et dans le Sud-Est. Un exemple : elle est de près de 2 % en Savoie et de 43 % dans le Finistère.

 

La suite...

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Maternelle
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