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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 20:38

La fiction... 

 

 deviensprof.jpg

 

 

La réalité !

(Document Pôle emploi source http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/ )

 

poleemploi

 

 Mais grâce à la technologie, plus besoin de formation tout est là ! Ouf, on respire...

 

18-09-2010-20-57-14.jpg

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 18:14

In Snuipp-FSU

 

C03-24.jpgDans son discours du 8 septembre sur la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy avait annoncé une nouvelle disposition pour les mères de 3 enfants. L’amendement proposé par le gouvernement améliore la situation de quelques femmes sans régler le problème sur le fond.

 

Le ministère de la Fonction publique a communiqué au SNUipp FSU les dispositions suivantes :

 


« toutes les femmes ayant 55 ans et plus au 1er janvier 2011, remplissant les conditions relatives aux trois enfants et aux 15 ans de services effectifs, pourront bénéficier de l’amendement 728 et prendre leur retraite en bénéficiant des dispositions relatives au calcul de leur pension telles qu’elles existaient dans la loi de 2003. Ces dispositions s’appliquent aux femmes ayant exercé 15 ans de services actifs (institutrices) qui auront 50 ans et plus au 1er janvier 2011. »

 

Le SNUipp FSU considère que le travail parlementaire à venir (examen par le Sénat) devrait rendre la lecture de cet amendement 728 1 plus explicite.

 

Cette mesure oblige les institutrices qui avaient fait un choix de carrière tenant compte des dispositions antérieures en passant dans le corps des PE sans avoir les 15 ans de services actifs (institutrices) à avoir 55 ans révolus le 1er janvier 2011 pour bénéficier des règles antérieures de calcul.

 

Patricia, née le 9 juin 1961, ayant eu son troisième enfant en 1991 est obligée de faire sa demande de départ en retraite avant le 31 décembre 2010 pour percevoir une pension de 1 300 euros à compter du 1er juillet 2011. Si elle reste en fonction et qu’elle prend sa retraite en 2015, elle percevra une pension de 1 130 euros, il lui faut patienter jusqu’en 2018 pour retrouver le même niveau de pension qu’avec un départ en 2011. Et en 2018, tout risque de changer à nouveau !

 

Cette mesure ne supprime pas l’abandon, à compter du 1er janvier 2012, du droit antérieurement en vigueur pour les femmes. Les femmes ayant interrompu leur carrière ou pris des temps partiels sont lourdement sanctionnées par ce changement des règles qui régissaient leurs choix de vie (avoir des enfants) au moment où elles ont eu leurs enfants.

 

Le SNUipp avec la FSU continue de demander le retrait de ce projet de loi injuste et exige une toute autre réforme qui soit davantage centrée sur le financement des retraites par une meilleure répartition des richesses produites par le travail.

 


 

1 Extrait de l’amendement du gouvernement concernant les mères de trois enfants : La réforme du départ anticipé pour les parents de 3 enfants qui ont 15 ans de service prévoit une mise en œuvre transitoire : les demandes présentées avant le 31 décembre 2010 pour un départ à la retraite au plus tard le 30 juin 2011 conservent les règles antérieures à la réforme (paramètres de l’année où l’agent a respecté les 2 conditions cumulatives : 3 enfants et 15 ans de services). Le présent amendement étend cette modalité transitoire en prévoyant que tous les agents qui, à la date du 1er janvier 2011 : ont atteint ou dépassé l’âge d’ouverture des droits à la retraite de leur corps ou cadre d’emploi conservent également le bénéfice des règles de calcul antérieures à la réforme ; sont à moins de 5 ans de leur âge d’ouverture des droits à la retraite conservent également le bénéfice des règles de calcul antérieures à la réforme. Le bénéfice des règles antérieures comprend le minimum garanti pour les agents qui y seraient éligibles. Cette extension des règles transitoires évite de remettre en cause des choix de vie.

 

REFORME DES RETRAITES : GRANDE JOURNEE DE GREVE LE 23 SEPTEMBRE

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:58
 
  C03-03

 

Non à l'inspection-sanction à l'encontre de Ninon Bivès, 

élue du personnel et résistante pédagogique !

 

 

Alors que plusieurs rapports démentent l'efficacité de l'aide personnalisée, que des Inspecteurs doutent fortement de sa pertinence pour les élèves en difficulté, que le ministère s'interroge sur le bien-fondé du calendrier des évaluations CM2, pressions et répression continuent de s'abattre sur les enseignants du primaire en résistance qui dénoncent depuis 2008 ces réformes.

 

 

Mais las d'offrir une tribune aux enseignants en résistance qui médiatisent des sanctions parfois spectaculaires (suspensions, retrait d'emploi, blocage de promotion, mutation d'office, abaissement d'échelon, etc), les Inspecteurs d'Académie, tenus par le ministère de gérer ces gênants désobéisseurs, agissent désormais de façon plus discrète mais fort pernicieuse.

 

 

Ainsi en Tarn-et-Garonne, l'Inspecteur d'Académie n'a pas trouvé meilleure idée que d'attaquer sur le plan pédagogique une collègue engagée depuis la première heure dans ce mouvement de résistance. Après avoir commandité l'inspecteur de circonscription pour une évaluation du travail fourni par Ninon Bivès, il a co-rédigé et noté le rapport. Pourtant même la lecture attentive de celui-ci ne donne aucun élément pouvant justifier l'octroi d'une note si basse qu'elle ne s'inscrit pas dans la grille départementale de notation !

 

 

Les règles d'avancement de carrière font que cette note anormalement basse pourrait pénaliser financièrement jusqu'à la retraite cette enseignante. De plus, cela peut apparaître comme l'exercice d'une pression psychologique sur Mme Bivès et la volonté de jeter un discrédit sur elle, par ailleurs élue du personnel du SNUipp82.

 

 

Dans la pratique, les activités et projets coopératifs de la classe sont largement reconnus par les partenaires de l'école, tel l'OCCE, qui à plusieurs reprises a récompensé le travail de la classe par la remise de prix. Les élèves, quittant cette classe dans laquelle ils ont étudié trois années consécutives,  poursuivent leur scolarité de façon tout à fait satisfaisante au collège.

 

 

Malgré les courriers et les arguments avancés par une délégation du SNUipp82 reçue par l'Inspecteur d'Académie, celui-ci n'est pas revenu sur sa décision. C'est donc par la voie d'un recours hiérarchique auprès du Recteur de Toulouse que Ninon Bivès dénonce aujourd'hui, samedi 11 septembre 2010, cette sanction qui tait son nom, demandant la révision de cette note, note pédagogique et non administrative dans l'enseignement primaire.

 

Avec notre collègue Ninon Bivès, nous demandons la levée de cette sanction injustifiée et perverse.

 

Premiers signataires : Réseau des enseignants du primaire en résistance, SNUipp 82, ICEM 82...

Signer le communiqué (pour les organisations) Signer le communiqué (individuellement)

 

 

 


In Café Pédagogique

 

Lettre ouverte de Hubert Montagner

 

Chère Ninon BIVES,

 

J'admire très sincèrement votre courage, votre détermination et, finalement, votre sens du devoir, de la déontologie et de l'éthique au service des enfants-élèves... Vos amis désobéisseurs et vous-même donnez de véritables leçons de morale et d'honnêteté intellectuelle aux Inspecteurs d'Académie qui se réfugient derrière les attentes de l'administration au mépris des considérations humaines. Ils "oublient" que l'école et les enfants ne leur appartiennent pas. Il est temps que l'opinion publique prenne enfin conscience que, malgré le dévouement, la générosité et la compétence de la grande majorité des enseignants, l'école de la FRANCE n'en finit pas de sombrer. Les conclusions de toutes les études et enquêtes internationales sont convergentes, même si les chiffres doivent être relativisés.

Un livre bien documenté vient nous rappeler la situation critique et ubuesque de notre système éducatif. Ecrit par le grand reporter à TIME MAGAZINE, Peter GUMBEL, et publié à PARIS chez GRASSET, il est intitulé "On achève bien les écoliers". Cet ouvrage s'appuie notamment sur les études internationales Pisa qui soulignent que "les jeunes Français sont les plus angoissés : 71% des élèves sont régulièrement sujets à l'irritabilité, 63% souffrent de nervosité et 40% d'insomnies". Peter GUMBEL nous fait passer des messages "terrifiants", qui font mal mais qu'on ne peut ignorer. Quelques-uns sont publiés dans le Journal du Dimanche du 12 septembre 2010 : "Les élèves français n'ont pas confiance en eux [...] ils sont terrifiés à l'idée de commettre des erreurs [...] la peur de l'échec les ronge [...] on pointe du doigt les lacunes des élèves et on ne prend jamais en compte les facteurs de confiance en soi et d'épanouissement [...] Les professeurs sont prisonniers d'un système qui les enferme dans l'obsession de terminer le programme à tout prix [...] Et tant pis si on perd en chemin les trois quarts des élèves" (souligné par Hubert Montagner) [...] "Des efforts ont été faits mais les Français sont les champions du monde du redoublement [...] C'est un système qui note pour sélectionner et non pour former [...] C'est un système impitoyable qui a sacralisé des évaluations mettant les élèves sous pression, une culture de l'excellence, certes, mais qui enfonce les élèves les plus faibles plutôt qu'il ne les aide à se relever [...] La transmission des savoirs par le ludique manque cruellement [...] Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde à décourager ses enfants au nom de ce qu'ils ne sont pas, plutôt que les encourager en vertu de ce qu'ils sont ?".

En toute humilité et modestie, c'est exactement ce que de nombreuses personnes averties et moi-même ne cessons de dire et d'écrire depuis de nombreuses années, non pas à partir d'analyses égoïstes, d'intérêts personnels, de délires ou de fantasmes, mais en nous fondant sur les données de la recherche fondamentale, les observations cliniques, les propos et le vécu des parents et enseignants attentifs. Pour résumer et en me limitant à quelques aspects :

  • il faut refonder l'école pour que son organisation, son mode de fonctionnement, ses stratégies relationnelles, ses systèmes de dialogues, de concertations et d'échanges, son aménagement du temps et ses aménagements de l'espace puissent permettre aux enfants-élèves, à tous les enfants-élèves, de prendre ou reprendre confiance en soi et dans autrui, et de développer peu ou prou l'estime de soi. Il faut pour cela que chacun puisse s'installer et se conforter dans la sécurité affective (le sentiment de ne pas être abandonné, délaissé, oublié, maltraité, en danger), libérer et faire partager ses émotions ;
  • il faut quitter l'obsession des apprentissages dits fondamentaux qui créent et renforcent l'anxiété de performance (la peur de mal faire) et les angoisses. On rappellera ici une enquête du Journal Libération qui rapportait en 2008 que 42% des jeunes partaient à l'école en ayant mal au ventre, c'est-à-dire, avec la peur au ventre, alors que 25% ne comprenaient pas ce qu'on leur demandait. L'appellation "apprentissages fondamentaux" implique qu'il y ait des apprentissages moins fondamentaux, voire secondaires ou même inutiles. Lesquels ? Pourquoi ? au nom de qui et au nom de quoi ? Les enfants seraient-ils programmés génétiquement ou culturellement pour être formatés dans les apprentissages dits fondamentaux (français, calcul, mathématiques) qui excluent les autres savoirs et connaissances ? En fait, en vérité et au fond, le système actuel ne serait-il pas délibérément conçu par ceux qui ont le pouvoir politique, économique... pour opérer une sélection sociale en faveur des enfants-élèves et des familles qui peuvent supporter le poids accru des apprentissages dits fondamentaux et en accepter l'idée... dès l'école maternelle?
  • dans l'ordre des priorités, il faut enfin donner une place prépondérante aux enfants et aux facteurs humains (personnels, familiaux, sociaux, culturels), et donc à une pédagogie ajustée aux possibilités et difficultés, espoirs et projets de chacun, et non pas à des programmes insensés qui sont irréalisables... sauf avec des "bons élèves", voire des "très bons élèves". Et encore ! Il faut enfin reconnaître que l'école doit être un lieu flexible et évolutif d'écoute, de bien-être, d'épanouissement, de reconnaissance des ressources et richesses humaines et intellectuelles de chacun, y compris ceux qui ne sont pas comme les autres, et de réussite diversifiée (combien de grands écrivains, peintres, musiciens, chercheurs, sportifs... ont été considérés comme des cancres à l'école, en tout cas comme des personnes psychologiquement et/ou intellectuellement limitées qui ne parviendraient jamais à s'installer dans une position sociale non précaire et/ou à accéder à un statut reconnu de personnalité de premier plan dans les domaines artistiques, intellectuels, sociaux, culturels, sportifs...
  • il faut que les activités ludiques aient toute leur place alors qu'elles sont réduites à une peau de chagrin dans les réformes du Ministre DARCOS (le Ministre CHATEL passe son temps à noyer le poisson par des déclarations... infantiles et simplistes) ;
  • Il faut repenser l'aménagement du temps dans la journée, la semaine et l'année alors que la conférence sur les "rythmes scolaires" n'est qu'une imposture et une manoeuve dilatoire pour aboutir à un constat d'impossibilité à cause des intérêts divergents, parfois d'ordre mercantile, de ses "composantes";
  • il faut repenser l'aménagement des espaces pour que chaque élève puisse se (re)construire dans l'alliance du corps et de la pensée ;
  • il faut être très attentifs aux déficits de sommeil et aux troubles du rythme veille-sommeil qui aggravent les difficultés des enfants-élèves en créant un système de concertation non stigmatisante entre les différentes personnes concernées sans renvoyer les enfants et les parents à leurs difficultés.

Les enseignants dits désobéisseurs, dont la plupart adhèrent aux grandes lignes de ce qui précède, ont ouvert une brèche dans un système déshumanisé qui conduit la majorité des enfants-élèves à l'échec, les familles à la désespérance et la souffrance, et la nation à sa perte. Merci pour les enfants, les familles, la société... mais aussi les enseignants eux-mêmes dont beaucoup sont en difficulté ou n'ont pas pris conscience de la gravité de la situation de l'école. Merci en particulier à vous, Ninon BIVES. Vous êtes admirable.

 

Très cordialement
Hubert Montagner

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:42

In Le Monde

 

Bernard Toulemonde, inspecteur général honoraire de l'éducation nationale, répond aux questions dans un chat organisé par le Monde.

 

C03-33.jpgProf en colère : Quelles sont pour vous les atteintes récentes au service public de l'éducation ?

Bernard Toulemonde : Les atteintes récentes, c'est en particulier la question de la formation des enseignants, qui est à mon avis grave pour l'avenir. Il y a aussi la semaine de quatre jours dans l'enseignement primaire, qui ne me paraît pas favorable à la réussite des enfants, surtout ceux qui sont en difficulté.

Voilà deux mesures récentes qui me paraissent particulièrement graves pour le service public.

 

Michel : Comment justifier l'absence de formation des nouveaux jeunes enseignants face à un public qui demande de plus en plus de psychologie et d'adaptabilité ? L'éducation nationale ne s'était jamais autorisée cela de part le passé. Y a-t-il un objectif derrière ?

C'est absolument injustifiable. La mesure a été prise pour des raisons exclusivement budgétaires, et ses conséquences sont très graves, car être enseignant, c'est un métier, un métier qui s'apprend. Il ne suffit pas, comme autrefois sans doute, de bien connaître sa discipline pour faire un bon professeur.

Dans le passé, il y a eu des périodes où les enseignants n'avaient même pas de formation. C'était l'époque où ils s'adressaient à un public d'élèves tout à fait choisi, très limité, très cultivé, et par conséquent, les professeurs, même sans formation, parvenaient à se faire comprendre des élèves.

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les élèves sont tellement différents, souvent éloignés de la culture scolaire, et on peut même dire que dans les établissements scolaires, parfois, on ne parle pas le même langage, au sens propre et au sens figuré. Par conséquent, les professeurs ont besoin aujourd'hui d'une formation qui les prépare à communiquer avec leurs élèves, à les intéresser, à gérer l'hétérogénéité des classes.

Et pour cela, il ne suffit pas d'avoir un master.

 

Michel : Pourquoi défiscaliser sans plafond les cours privés sur des entreprises comme Acadomia ? C'est quand même le contribuable qui paye la moitié des sommes versées !

Tout à fait. On se demande pourquoi le gouvernement prend une telle mesure. Il vaudrait mieux que l'école elle-même soit son propre recours.  C'est-à-dire que ce soit l'école elle-même qui dispense des "cours particuliers" aux élèves en difficulté.

Cela s'est fait parfois dans le passé. Cela se fait encore par-ci par-là. Mais il faudrait généraliser les travaux en petits groupes, les heures de soutien, les études dirigées. Et, bien entendu, payer les professeurs pour accomplir ces tâches.

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 12:23

poli0.jpg

In Rue89

 

Mardi 7 septembre, des gendarmes de la brigade d'Auvers-sur-Oise se présentent dans quatre écoles élémentaires de la commune d'Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise). C'est jour de grève nationale, et les pandores viennent relever le nombre d'enseignants grévistes.

La même scène se rejoue dans trois autres communes de ce département. Une pratique, sinon illégale, à tout le moins non prévue par la loi, qui scandalise syndicats et élus de gauche. Et qui vient s'ajouter aux interventions « inédites » des forces de l'ordre dans les enceintes scolaires.

Des enseignants « choqués »

Dalila Moro, directrice de l'école élémentaire Vavasseur d'Auvers-sur-Oise, raconte :

« Les gendarmes sont arrivés vers 8h50 dans la cour de l'école. Nous avons de bonnes relations avec eux, ils viennent souvent pour intervenir sur la sécurité routière. »

 

Quand ils lui expliquent la raison de leur venue, elle refuse « d'obtempérer » :

« Ils n'ont pas insisté et sont repartis. A aucun moment ils n'ont fait preuve d'agressivité. »

 

D'autres enseignants, eux, ont lâché les informations et le regrettent.

Laurence Béré, directrice de l'école Les Aunaies à Auvers, raconte :

« Deux jeunes gendarmes sont arrivés dans la matinée. Ils n'avaient pas l'air très à l'aise, ils m'ont demandé le nombre de grévistes. J'ai été prise de court et j'ai répondu “aucun”. Mais j'ai refusé d'indiquer qui faisait grève parmi le personnel municipal. »

 

Ce n'est que plus tard, en discutant avec ses collègues, que la directrice réalise l'anormalité de la situation : « On était tous choqués. »

Les enseignants informent aussitôt leur supérieur hiérarchique, l'inspecteur de circonscription de Saint-Ouen, Philippe Mauget, qui en réfère à l'inspecteur académique. D'autres enseignants préviennent, eux, les syndicats.

Des communes victimes d'« enquêtes » de gendarmerie

« Il n'y a pas que Auvers-sur-Oise ! » révèle le secrétaire départemental du SNUipp-FSU Val-d'Oise. Kamel Ould-Bouali a été averti de la venue de gendarmes dans les écoles d'au moins quatre communes du Val-d'Oise : Jouy-le-Moutier, Auvers-sur-Oise, Ecouen et Ezanville. Il se déclare « très étonné par cette démarche qui ne rentre pas dans le cadre légal des missions de gendarmerie ».

A Jouy-le-Moutier, le maire Gilbert Marsac explique que les gendarmes se sont adressés aux services scolaires de la municipalité pour connaître le nombre de grévistes, mais ne se sont pas rendus dans les écoles, « malgré la consigne qu'ils avaient reçue. »

Les directeurs et directrices d'école doivent-ils communiquer des informations, relatives à un mouvement social, aux services de police ou de gendarmerie ? Non, aucune, selon les syndicats.

Depuis 2008 et la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) en cas de grève, mise en place par Xavier Darcos, il est demandé aux enseignants du premier degré grévistes de se déclarer à l'inspection d'académie 48 heures à l'avance afin de permettre aux communes d'organiser un service minimum d'accueil si elles ont choisi de le mettre en œuvre et si le taux d'enseignants grévistes est supérieur à 25%.

Kamel Ould-Bouali rappelle fermement :

« Il n'y a aucune disposition concernant les forces de l'ordre dans ce texte. C'est uniquement l'employeur qui doit être informé de l'intention de faire grève, et personne d'autre. »

 

La brigade de gendarmerie d'Auvers-sur-Oise n'a pas souhaité répondre à nos questions.

Un maire écrit à Brice Hortefeux

Jean-Pierre Béquet, maire socialiste d'Auvers-sur-Oise, a adressé le jour même un courrier à Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, afin de l'informer « d'un événement tout à fait anormal dans sa commune » et de sa « désapprobation sur ce type de méthodes ». Ce même courrier a été adressé au préfet du Val-d'Oise et à l'inspecteur d'académie.

Le maire explique :

« Nous sommes une petite commune de 7 000 habitants, nous n'avons aucun contentieux avec la gendarmerie, c'est la première fois que cela se produit. J'ai voulu alerter le ministre et avoir des réponses afin que ces pratiques détestables ne se produisent plus. »

 

Il se demande si tout cela n'est pas lié aux difficultés qu'il a à appliquer le service minimum d'accueil (SMA).

Mais pourquoi le Val-d'Oise, alors que tous les départements de France comptent des communes qui rechignent à appliquer ce SMA ? Mystère… Sébastien Sihr, le secrétaire général du SNUipp, n'a pas reçu de signalements de faits similaires dans d'autres départements en
France.

Bien que l'obligation légale d'assurer un service minimum d'accueil existe depuis la loi de 2008, il s'agit d'une démarche volontaire des maires de mettre en place ou non ce service. Dès la première application de cette loi, les maires des petites communes avaient pointé la difficulté de disposer d'un personnel suffisant et qualifié dans l'encadrement des enfants.

Bien que Nicolas Sarkozy ait promis en novembre 2008 de « trouver une solution » pour les petites communes, certaines se sont retrouvées déférées par les préfets devant les tribunaux administratifs.

Sur les quatre communes touchées par ce phénomène, trois sont gérées par des maires PS plutôt réfractaires au SMA ; la dernière est UMP et applique bien le SMA.

« Initiative sans conséquence […] de quelques gendarmes »

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 21:13

In Libération 15/09/2010

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 21:09

In Canard Enchaîné 15/09/2010

 

canard--15-09-2010.jpg

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 07:40

In Rue89

 

Un crayon à mine (Audrey Cerdan/Rue89).

 

Soucieux sans doute de ne pas être à la traîne, c'est à la veille de la rentrée scolaire du 2 septembre que les médias publièrent enquêtes et chroniques, annonçant les périls qui pesaient sur celle-ci. Qu'en est-il réellement, plus de dix jours après la date fatidique ?

D'abord, on aurait dû être alerté par cette protestation du syndicat SIEN-UNSA des inspecteurs de l'Education nationale (IEN) dans l'enseignement primaire.

Ceux-là pestaient contre le rôle de chevaliers blancs que le ministère tenait à leur faire jouer à la rentrée : tout devait paraître nickel… alors qu'eux, justement, pointaient « le mécontentement et l'incertitude » qui pesaient sur les écoles.

 

Rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale.Puis, plus accablant encore, il y eut ce rapport alarmant de l'Inspection générale, révélé sur le tard, et dénonçant les choix budgétaires qui « préparent assez peu l'avenir » :

  • le problème des jeunes enseignants stagiaires sans formation pédagogique préalable,
  • les disparités dans la prise en charge des jeunes profs,
  • les incohérences dans la gestion des personnels…

Avec à la clef, des menaces très graves de tensions à attendre au cours de l'année scolaire 2010/2011. (Télécharger le rapport de l'Inspection générale)

Quand on sait avec quel habituel zèle empressé les corps d'inspection élaborent les programmes -l'Inspection générale- ou se chargent de faire appliquer sur le terrain les instructions venues d'en haut, on peut raisonnablement déduire de leurs « révoltes » que le feu couvait vraiment à la maison. De fait, la réalité du terrain confirme grandement leurs craintes.

 

 

La réforme de la seconde dans la tourmente

Le cas le plus spectaculaire de ces départs d'incendie concerne la réforme des classes de seconde. De mauvaises langues murmurent qu'elle fut précipitée et bâclée pour permettre au plus vite un maximum de suppressions de postes et de classes :

  • étude de l'histoire géographie supprimée en terminales,
  • sciences économiques et sociales réduites à la portion congrue d'une simple option même plus prise en compte dans les évaluations…

Ces urgentissimes « réformes » ne furent publiées au Journal officiel que fin avril, et ne laissèrent plus aux éditeurs scolaires que quelques semaines pour bricoler à la hâte les manuels adéquats. Lesquels parvinrent ric-rac dans les lycées, à la veille de la rentrée.

Certains établissements choisirent à la va-vite dans le paquet des spécimens qui engorgeaient les casiers des profs. D'autres se donnèrent un peu de temps pour éviter la sélection précipitée d'un éventuel nanar qui les liait pour quelque cinq années. Et beaucoup à ce jour ne se sont toujours pas décidés.

Certains enfin préférèrent reporter leur choix d'un an, « aidés » par les fédérations de parents d'élèves qui rechignaient au surcroît de dépenses que cette réforme aurait induit. Mais privant ainsi les élèves d'un outil adapté aux sacro-saints nouveaux programmes.

Les finances publiques aux abonnés évaporés

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 18:47

In TF1 News

 

 

Les effectifs ont augmenté de 14.000 élèves dans le primaire et de 39.200 dans les collèges et lycées en cette rentrée, selon des prévisions du ministère de l'Education nationale, qui prévoit une hausse encore plus forte de 61.900 élèves dans le second degré en 2011.

 

 

D'un côté, le nombre d'enseignants diminue ; de l'autre, le nombre d'élèves augmente. Ce qui a poussé les inspecteurs de l'Education nationale à commenter, avec un art de la litote acide, dans un rapport destiné à Luc Chatel, que les choix budgétaires de cette rentrée préparaient "assez peu l'avenir", notamment dans les collèges. Des chiffres publiés ce vendredi viennent en effet confirmer ce que les syndicats enseignants pointent depuis longtemps : selon des prévisions du ministère de l'Education nationale, contenus dans une étude de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), le nombre d'élèves scolarisés dans les écoles publiques et privées, actuellement de douze millions environ, "devrait augmenter de 14.000" en cette rentrée et de "1500 à la rentrée 2011", du fait essentiellement de l'accroissement démographique.



La Depp note une hausse des effectifs en particulier en maternelle, en raison notamment du nombre élevé de naissances entre 2005 et 2009, en particulier lors du pic historique de 2006. Ainsi 8800 élèves de plus sont attendus en maternelle en 2010 et 13.900 en 2011. En revanche, en école élémentaire, les effectifs devraient progresser dans une moindre mesure en 2010 (+6700) et baisser en 2011 (-11.600). L'étude souligne en outre que "la tendance à la baisse de la scolarisation à 2 ans (...) va continuer", avec un taux de scolarisation de ces enfants estimé à 15,2% en 2009 (10 points de moins depuis 2005). Ce taux "pourrait être voisin de 13,7% en 2010 et de 12,7% en 2011".



Ce qui coince dans les écoles

Côté collèges et lycées, le nombre d'élèves "devrait augmenter de 39.200 en 2010, puis de 61.900 en 2011", selon la Depp, qui précise que "cette hausse concerne surtout le collège et le lycée professionnel" et s'explique "pour des raisons démographiques et scolaires". En collèges, 16.100 et 35.300 élèves supplémentaires étaient attendus respectivement en 2010 et 2011, selon les estimations, en raison des générations nombreuses des enfants nés en 1999 et 2000. Et après quatre années de baisse, la rentrée 2010 devait connaître une augmentation des effectifs scolarisés en lycées professionnels (+24.300). 14.000 de plus sont attendus en 2011. Enfin les effectifs de lycée général et technologique sont en baisse de 1300 élèves en 2010, mais devraient progresser en 2011.



Des chiffres à mettre en parallèle du cri d'alarme lancé au cours de l'été par un rapport de l'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche. D'abord, "la baisse des moyens de remplacement laisse sceptique" alors que "la situation est déjà difficile" et que le ministre "insiste sur la nécessaire amélioration du remplacement" cette année, écrivaient les inspecteurs. Ensuite, la réforme du lycée a contribué à ce que "l'offre de formation" ne soit "pas revue à la baisse", alors que ce serait un des moyens de "diminuer le coût du système éducatif". En conséquence, "la pression budgétaire oblige à faire des économies sur les autres leviers" que sont "le nombre d'élèves par classe" et "la gestion des personnels, dans et hors les classes". Or le rapport assure que cette gestion est "sous tension" dans le secondaire - où dès l'an dernier "certaines académies ont dégradé le taux d'encadrement des collèges " - et dans l'administration des académies.

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 12:53

In Libération

 

Bizut. Avec quelques heures de formation pour tout bagage, David S., 25 ans, vient d’affronter sa première rentrée. Pour «Libération», il a accepté de raconter jour après jour ses débuts au collège.

 

C03-40.jpgTenir son journal de bord, des premières montées d’angoisse et d’excitation de l’été au face-à-face avec des classes de collégiens, David S., 25 ans, l’a accepté. Par envie de témoigner. Et pour «se faire un souvenir» de sa première rentrée de professeur-stagiaire d’histoire-géo dans le Val-de-Marne. Comme la plupart des 8 000 nouveaux enseignants du secondaire, il a été jeté dans l’arène, avec pour tout filet une formation express de deux jours. Avec la réforme de la formation (la masterisation) qui se met en place, les débutants ont en effet été nommés dans des classes juste après avoir réussi leur concours, sans y avoir été préparés. Alors que jusqu’ici, ils avaient une année de formation en alternance. Selon le ministère, l’an prochain ça ira mieux car la réforme sera plus huilée. En attendant, David S. a dû faire avec.

 

Vendredi 20 août

«Eh bien ce sera le Val-de-Marne ! Après les résultats du concours, après l’affectation dans l’académie de Créteil et après les vœux, je sais où je vais atterrir. Le plus sympa est d’apprendre que je vais faire le grand saut, pendu à une corde et harnaché à un baudrier. J’étais en sortie escalade dans les Pyrénées avec mon oncle quand, averti par ma copine, les choses sont devenues concrètes. Je ne suis plus seulement un nom sur une liste des reçus au Capes.

«A partir de ce moment, tout s’accélère, je dois rentrer à Paris, contacter le lycée. D’ailleurs aurai-je des collégiens ou des lycéens ? J’ai mille et une petites choses à faire. Mais l’excitation est bien là, et elle va sûrement se mélanger au stress dans les jours qui viennent. Pour l’instant je suis fier, je vais réaliser ce pour quoi j’ai travaillé toute l’année dernière et que je veux faire depuis la première.»

 

Lundi 23 août

«C’était bien la peine de se presser pour rentrer aussi tôt de vacances ! Impossible de joindre l’établissement. J’ai travaillé comme assistant d’éducation (surveillant) dans un collège deux ans auparavant, je connais donc les horaires de l’administration. Je mets en place un roulement pour essayer d’appeler à l’heure la plus stratégique. J’appelle toutes les demi-heures. Pas de résultats…»

 

Mardi 24 août

«Je n’ai toujours pas pu contacter mon établissement. Que faire ? Je regarde des forums de préparation au Capes et de professeurs. Certains conseillent de se rendre dans l’établissement immédiatement, d’autres de ne surtout pas mettre le chef d’établissement au pied du mur. Je navigue à vue, d’autant que je ne sais pas si je vais avoir des collégiens ou lycéens. Est-ce que je regarde à nouveau les programmes ? Est-ce que j’essaie de me renseigner sur la réforme ? Je verrai bien demain…»

 

Mercredi 25 août

«Nous sommes accueillis par le recteur de l’académie de Créteil à la fac de droit de la ville. Deux sentiments m’envahissent. Dans un premier temps, nous sommes abordés par les syndicats, qui distribuent tracts et matériel d’information. Je jette un rapide coup d’œil dessus. "Rentrée haute tension", "stagiaires formation bradée", ça promet. Je savais que la rentrée allait être dure, mais je ne savais pas encore à quelle sauce on serait mangés. Plusieurs rumeurs courent encore sur la réforme. Dans un second temps, plus enthousiasmant, je retrouve les collègues "préparationnaires" de mon université et de mon IUFM [institut universitaire de formation des maîtres, ndlr]. On se congratule pour notre réussite, on parle de classement au concours, on regrette ceux qui ont échoué et on échange sur nos établissements en calculant les temps de transport. Je suis plutôt chanceux, mon lycée se trouve à moins d’une demi-heure de mon domicile. Nous sommes ensuite invités à écouter le discours du recteur. Ce dernier présente l’académie et son fonctionnement. Mais quid de la réforme ? Les représentants syndicaux sont plus prolixes… Parmi les documents proposés, on retrouve un DVD fourni par le ministère. J’espère que la formation sera plus copieuse et plus humaine. J’ai tout de même appris que je vais enseigner en collège. Je dois aussi mentionner un épisode cocasse. Parmi les premières questions posées à la DPE [direction du personnel enseignant], on peut compter la suivante : "Si on veut démissionner, comment s’y prendre ?"»

 

Jeudi 26 août

«Je décide de ne pas me rendre à la deuxième journée, prévue pour régler les questions sociales. Je vais plutôt essayer d’avoir enfin mon établissement. En vain. Je me résous à une activité triviale mais que je crois importante : clôturer ou à défaut verrouiller mon compte Facebook, en commençant par ôter les photos les moins solennelles. Et à 15 heures, alléluia, le collège m’appelle pour me donner rendez-vous demain à 14 heures.»

 

Vendredi 27 août

«La visite de l’établissement me semble une étape primordiale. Il s’agit de ne pas se rater. Après une visite du site du lycée, j’imprime le plan. Autre moment fatidique : le choix de la tenue. Depuis les résultats du concours, je me demande comment m’habiller et quelle posture adopter devant le principal, les futurs collègues et surtout les élèves. Les rêveries sur les plages et les montagnes se concrétisent donc maintenant. Le collège est bien desservi, mais l’ensemble lycée-collège semble labyrinthique. Renseigné par une concierge absolument charmante, je me retrouve rapidement face au principal. Le contact est agréable, son résultat un peu moins : six classes, dix-huit heures de cours quand j’espérais en avoir seize, comme évoqué par le recteur. Surtout je n’ai pas de tuteur nommé, c’est-à-dire pas de référent-formateur. C’est ce qui m’inquiète le plus. Le principal me fait le tour du propriétaire, j’essaie d’imaginer les locaux avec les élèves. Je rencontre le personnel administratif et obtiens la clé des salles et de la grille d’entrée. Je rentre chez moi heureux et décidé à me mettre au travail. Mais construire un cours, comment ça marche ? Je décide donc de regarder les programmes en attendant la formation prévue après le week-end.»

 

Lundi 30 août

«Aujourd’hui, nous sommes en formation à Vitry (Val-de-Marne). Au programme, six heures de cours et de mise en situation. Le matin nous sommes accueillis par les inspecteurs. Comme avec le recteur, la réforme n’est pas vraiment abordée, il est préféré une entrée franche dans le vif du sujet. Je comprends assez vite que les inspecteurs décideront de notre sort à la fin de l’année. C’est-à-dire titularisation ou non. Cependant, ils insistent sur leur rôle de conseiller et diffusent largement différents moyens de les contacter. Autant le dire tout de suite, malgré l’ambiguïté de leur double fonction de conseil et d’évaluation, je les trouve bienveillants. Je pense ne pas hésiter trop longuement à m’appuyer sur eux. Le vif du sujet est complètement abordé, programmes, objectifs, mise en œuvre. Je passe la pause du midi avec mes amis-collègues. On essaie de parler un peu d’autre chose que du boulot, mais honnêtement, c’est dur ! La deuxième partie de la journée se déroule avec deux formateurs. Ils doivent nous permettre de prendre en charge nos classes. Les gros mots sont abordés : tenue de classe, gestion de classe, progression, séance, séquencé. De prime abord, je me sens perdu dans cette terminologie, mais elle fait sens au fur et à mesure. Cette première journée a été longue. Les informations sont plus qu’utiles, mais ma concentration baisse et je sens la saturation arriver.»

 

Mardi 31 août

«Cette seconde journée de formation est sensiblement identique à la première. On apprend à construire une séance (une heure de cours) et à l’intégrer dans une séquence (ensemble du chapitre). Transformer mes connaissances en cours compréhensible pour des élèves, et ce dans l’esprit du programme, ça ne va pas être facile. A noter le double discours entre les inspecteurs et les représentants du Snes[Syndicat national des enseignements du second degré] sur les tuteurs. Quand les uns nous assurent que nous en auront un, les autres prétendent le contraire ! A voir demain, jour de la rentrée des profs.»

 

La suite...

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