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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 18:35

In Libération

 

Le secrétaire général du syndicat Unité police SGP-FO, Nicolas Comte, qui défilait samedi à Paris contre le projet de réforme des retraites, a expliqué que lors des manifestations, «le nombre compté sur le terrain par les policiers n’est pas toujours celui communiqué» ensuite.

 

«Il y a souvent des modes de calcul assez similaires entre les syndicats et la police, mais la police compte environ un ou un et demi manifestant au mètre carré et les organisateurs deux manifestants», a dit à l’AFP ce responsable du premier syndicat des gardiens de la paix.

 

En outre, selon lui, derrière les chiffres, il y a «un enjeu politique». «Le chiffre qui est compté sur le terrain par les policiers n’est pas toujours celui communiqué» par la préfecture ou le ministère de l’Intérieur.

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 18:24

In jbd-action

 

 

Les lycéens d'Alès qui ont manifesté dans les rues les 27 et 28 septembre ont créé leur blog pour communiquer, témoigner et envisager la suite... C'est ici

 

In Jura libertaire

 

 Les lycéens une nouvelle fois dans les rues

 

Deuxième journée de blocus hier, pour les lycéens de Jean-Baptiste-Dumas, qui dès 7h30 se sont réunis devant l’établissement pour un rapide sondage, la grosse majorité soutenant laction engagée depuis lundi. Au même moment, à Saint-Christol, les lycéens de Prévert avaient eux aussi décrété le blocus de leur établissement. «Même si les élèves non grévistes pouvaient aller en cours sans problème», précise le proviseur Ourtal.

 

Toujours «désireux de rallier tous les lycéens de la ville», ceux de JBD ont rejoint leurs camarades de Prévert, avant de reprendre le chemin du centre-ville pour une nouvelle manifestation en direction de la sous-préfecture vers 11 heures. Une nouvelle fois, la circulation en centre-ville a été momentanément perturbée. Ils étaient ainsi des centaines à crier leurs revendications dans les rues. Réformes des retraites et du lycée sur un plan national. Remplacement des professeurs absents et amélioration de la qualité de vie dans lenceinte de létablissement au niveau local.

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 11:11

2010-02922-copie-1.JPG

 

Limoges

Un énorme cortège, proche de 40.000 manifestants à Limoges cet après-midi

Clermont-Ferrand

Retraites : 20.000 manifestants  

Sud-est

 la mobilisation plus forte dans les grandes villes

Chalon

Mobilisation en nette hausse

Mâcon  

Près de 4000 manifestants

Autun

Les Autunois ont manifesté contre la réforme des retraites

Paray

Moins de manifestants que le 23 septembre

Saint-Brieuc

Retraites : 15 000 manifestants

Lorient

600 lycéens dans la rue contre la réforme des retraites

Retraites : plus de 5.000 personnes dans la rue

Forte mobilisation à Lorient contre le projet de réforme des retraites

Dinan

Plus de 4 000 manifestants contre la réforme des retraites à Dinan

Fougères

Réformes des retraites : environ 1 300 manifestants

Vitré

Retraites: 450 manifestants dans les rues

Morlaix

Retraites : 9 000 personnes dans les rues de Morlaix

Saint-Malo

3 500 manifestants à Saint-Malo pour défendre les retraites (vidéo)

Guingamp

 4 000 manifestants dans les rues, record battu !

Guingamp : l’apéro musical des syndicats apprécié des 4 000 manifestants

Rennes

Retraites: mobilisation toujours très forte  

Lannion

8000 manifestants pour la retraite

La mobilisation ne faiblit pas : plus de 8.000 manifestants

Vannes

La manifestation contre les retraites a mobilisé plusieurs milliers de personnes à Vannes

 5.000 manifestants dans les rues

Quimperlé

Les manifestants bloquent les rails

Pontivy

Plus de 3.000 manifestants

Cherbourg

10 000 manifestants pour les retraites

Caen

Plus de 25 000 manifestants à Caen contre la réforme des retraites

Alençon

Retraites : environ 4 500 manifestants à Alençon

Coutances

1 600 personnes dans le cortège contre la réforme des retraites

Saint-Lô

3 900 manifestants à Saint-Lô

Vire

Retraites : environ un millier de manifestants à Vire

 

Manifestations du 2 octobre en Normandie : le direct

 

Granville

950 manifestants contre la réforme des retraites

Avranches

1 400 manifestants contre la réforme des retraites

Argentan

Retraites : 730 manifestants sous la pluie à Argentan

La Roche-sur-Yon

La Roche: des oeufs jetés sur le conseil général et des banques

Lisieux

Retraites : environ 1 500 personnes manifestent à Lisieux

Nantes

Pari réussi pour les syndicats

Saint-Nazaire

Mobilisation sans faille à Saint-Nazaire

Angers

8 500 manifestants contre la réforme des retraites

Au moins 11 000 manifestants à Angers… dont des lycéens

Ancenis

Retraites : entre 2 000 et 3 000 manifestants

 

Retraites. La mobilisation reste forte dans l'Ouest

Laval

Laval : 6 000 manifestants contre la réforme des retraites, selon les syndicats

Cholet

Mobilisation toujours forte : plus de 4 000 manifestants

Châteaubriant

Réforme des retraites : à Châteaubriant, la mobilisation s’élargit

Segré

Réforme des retraites : entre 350 et 400 manifestants à Segré

Fontenay-le-Comte

Environ 1 200 manifestants ont défilé à Fontenay

Cognac

Manifestations : moins de 2000 personnes à Cognac

Nord -Pas-de-Calais

Bruay-La Buissière : un cortège de 700 à 1 000 manifestants

Boulogne

Forte mobilisation contre la réforme des retraites

Douai

Entre 1500 et 2000 manifestants contre la réforme des retraites

Arras

2 000 manifestants dans la rue contre la réforme des retraites

Lens

La CGT mobilise 500 à 600 manifestants ce matin dans le centre-ville

Valenciennes

 2500 dans la rue contre la réforme des retraites

Saint-Omer

1 500 manifestants  (mobilisation exceptionnelle pour l'Audomarois

 

Réforme des retraites : 60 000 personnes dans les rues, selon les syndicats

 

 Charleville-Mézières -

Manif / Au moins 3000 place Ducale

Laon

Manif / Entre 1100 et 1500 dans la rue

 Aisne

Entre 6000 et 7000 dans la rue

 

Lot-et-Garonne

 

 

Manifestations : mobilisation en hausse

Saintes

Manifestation : la mobilisation ne faiblit pas

La Rochelle

Réforme des retraites : entre 5 600 et 14 000 manifestants

Périgueux

Manifestation : environ 5000 personnes

Sarlat

Manifestation : entre 600 et 800 personnes défilent

Retraites : une mobilisation au moins aussi forte que celle du 23 septembre dans la région

Mende

Entre 1400 et 2000 personnes ont défilé

Millau

Plus de 1 000 personnes à la manif ce matin

AVEYRON

De 6 500 à 10 000 manifestants dans les cinq cortèges

Le Creusot

Entre 1200 et 4000 manifestants

Pau

Manifestation : entre 12000 et 18000 personnes

Digne-les-Bains

Retraites : 2000 manifestants bloquent la ville

Manosque

Retraites : 1 700 manisfestants ont défilé ce matin

 Nice

Retraites : mobilisation en hausse

NARBONNE

Autant de monde que les deux dernières fois à la manif pour contre la réforme des retraites

CARCASSONNE.

Entre 4 000 et 6 000 manifestants

Dax

Manifestation : le non à la réforme des retraites a bien mobilisé à Dax

Metz

Retraites : 18.000 manifestants au total pour Metz et Besançon

Strasbourg

7000 à 20.000 à Strasbourg, 3500 à 6000 à Mulhouse

 

Languedoc Roussillon

93 000 manifestants contre la réforme des retraites

 

Auch

Retraites: près de 3000 personnes dans la rue à Auch

Bordeaux

Manifestation à Bordeaux : "Objectif atteint" !

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:09

In http://ecoleendanger69ouest.free.fr

 

ecoles_en_danger.jpgUn grand merci à tous ceux qui étaient présents en ce mercredi de septembre devant l’IA…et à tous ceux qui s’étaient manifestés dans leur soutien, collègues enseignants, parents d’élèves, élus, ex collègues formateurs et universitaires, syndicalistes, militants du réseau de résistance, camarades de l’ICEM, …

 

J’ai fait valoir ce que nous défendons tous aujourd’hui : une réelle éthique professionnelle, un comportement professionnel qui serve l’intérêt premier des enfants et des valeurs du service public d’éducation.

 

On nous parle aujourd’hui de « comportement professionnel » non-conforme. Le dernier rapport de l’inspection générale « Evaluer et conduire » (déjà tout un programme !?), montre de façon évidente ce que veut aujourd’hui le ministère de ses petits soldats ; le mot « conformité » apparaît 13 fois, celui de « liberté », 0 fois.

 

Quelques extraits « savoureux : « les inspecteurs devront imposer la normalisation… Le problème maintenant c’est d’aider les enseignants à réorganiser leurs pratiques pédagogiques pour couvrir l’ensemble du programme… ».

 

Malgré cette régression historique, nous continuerons à utiliser notre « manière de servir » qui est celle de la responsabilité, de la liberté et des valeurs ancrées dans l’Ecole.

J’ai aujourd’hui dénoncé ce courrier infâme que Mr Javaudin m’a envoyé et envoie régulièrement aux enseignants qui osent sortir de l’obéissance aveugle.

 

Il a semble t’il découvert qu’une école pouvait fonctionner au XXIè siècle avec une vraie équipe d’enseignants responsables autour d’une direction collégiale et d’un directeur qui n’était pas omnipotent.

 

Le refus d’appliquer certaines instructions (les évaluations nationales, le fichier base élèves, l’aide personnalisée, les programmes 2008…) se poursuivra par tous les enseignants qui sauront sortir de cette torpeur dans laquelle on nous a enfoncé ; n’oublions pas la métaphore de la grenouille dans son eau qui chauffe !

 

Ce refus est volontaire, responsable et pleinement assumé. Nous ne pouvons accepter l’évolution actuelle de notre système éducatif. Le service d’un fonctionnaire aujourd’hui n’est pas seulement de « fonctionner », d’appliquer avec obéissance, mais de servir avec intelligence et de manière lucide son métier, animé d’un sens éthique et critique.

 

La situation est aujourd’hui tellement grave que même les syndicats d’inspecteurs dénoncent les risques de dégradation du service public d’éducation (SIA). Certains d’entre eux ont même annoncé qu’ils ne voulaient pas être « les fossoyeurs » de l’Education Nationale (SNPI-FSU)…. D’où les contacts demandés aujourd’hui par les syndicats inspecteurs avec notre réseau de « Résistance pédagogique ». La résistance collective à la destruction de l’école publique est donc plus que jamais d’actualité.

 

La résistance pédagogique est une démarche éthique et responsable, c’est un levier qui porte l’exigence d’une école respectueuse des droits de l’enfant, une école au service du progrès de tous, une école qui préfigure une société plus juste et plus solidaire. Elle s’appuie directement sur la liberté pédagogique inscrite dans la loi, mais aujourd’hui bafouée

 

Mr Javaudin, inspecteur d’académie de Loire-Atlantique, a dénié le travail d’une carrière de 30 ans (enseignant, directeur, formateur, responsable du mouvement Freinet, travail de recherche universitaire, éditions pédagogiques, …). Il a insulté mon éthique, notre éthique professionnelle et mon sens de la formation et du service public.

 

Evidemment, il n’est pas revenu sur sa décision, se cachant derrière des problèmes techniques. Je l’ai informé que je n’en resterai pas là. La médiatisation de ce qui se passe aujourd’hui ne fait que commencer…

 

« Résister est un verbe qui se conjugue au présent », nous disait Lucie Aubrac. Alors, continuons… rejoignons, rejoignez la résistance pédagogique.

 

François LE MENAHEZE, le 30/09/2010

 

Texte et coupures de presse

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 20:12

In Midi Libre

 

La mobilisation lycéenne fait tache d'huile dans le Midi

DR


Publié à 18 h 01 - La mobilisation des lycéens contre la réforme des retraites "ne fera que grossir" dans les semaines qui viennent, a prévenu aujourd'hui l'Union nationale lycéenne (UNL), première organisation de lycéens, lors de sa conférence de presse de rentrée.

"La mobilisation est ascendante. Elle commence et ne fera que grossir dans les jours et semaines qui viennent", a déclaré son président, Antoine Evennou, indiquant que des lycées avaient déjà été bloqués cette semaine à Alès (Gard), ou Lunel (Hérault),et à l'extérieur du Languedoc-Roussillon comme à  Chauny (Aisne), La Seyne-sur-Mer (Var) ou Nantes.et à l'extérieur du Languedoc-Roussillon comme à  Chauny (Aisne), La Seyne-sur-Mer (Var) ou Nantes.et à l'extérieur du Languedoc-Roussillon comme à  Chauny (Aisne), La Seyne-sur-Mer (Var) ou Nantes.

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 19:33

01-10-2010-19-32-39.jpg

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 19:20
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 17:42

 Infos issues de 7 septembre 2010

 
AG Education à Marseille (13): Le 5 octobre, on continue !!! 
 
L’Assemblée générale Education, réunie le 27 septembre 2010 à l’école Maurice Korsec, Marseille, soutenue par FSU, SDEN-CGT, SUD-Education, CNT-Education
 

LE 5 OCTOBRE, ON CONTINUE !!!

  

Engagés dans la bataille pour obtenir le retrait de la contre-réforme gouvernementale sur les retraites, nous, enseignants réunis en Assemblée générale le 27 septembre, appelons à une journée de grève le mardi 5 octobre.

 

Ce jour-là, nous invitons tous les grévistes à se réunir en AG à 9h à la Bourse du Travail de Marseille (23 bd Charles Nédelec, 13003). Nous évaluerons alors, en fonction de la situation dans l’Education et les autres secteurs d’activité, les possibilités de reconduire la grève.

 

Nous engagerons également une action visible et médiatique visant à populariser notre combat.

Nous nous mettons dès maintenant en situation de converger avec d’autres secteurs professionnels.

Nous appelons tous les enseignants de Marseille (et d’ailleurs) à nous rejoindre massivement.

  

L’Assemblée générale Education

 


 

Les personnels du lycée Joliot-Curie ont voté, le 28 septembre, en assemblée générale une participation à un mouvement de grève reconductible sous quelque forme que ce soit contre la réforme des retraites. 

Pour : 79%

Contre : 4%

Abstentions : 11%

Ne prend pas part au vote : 7%

 

Nous invitons tous les salariés de tous les secteurs à nous rejoindre pour former un collectif le plus large et le plus unitaire possible.

 

Il faut une mobilisation la plus forte possible le samedi 02 octobre !

Utilisons cette date comme élan pour étendre le mouvement !

Contact :


Chauny (02), Lorient (56), Alès (30), Gourdon (46), lycéens en manifs spontanées!

Vu sur Bellaciao ;-) Un article compilant les compte-rendus, par la presse locale des manifestations de lycéens qui se sont poursuivies hier, 30 septembre un peu partout en France. Sources: Midi Libre, La Dépêche, L'union, Ouest France...

 

Réforme des retraites / La manif’ surprise rassemble 500 lycéens

Publié le vendredi 01 octobre 2010 à 09H15 Ils étaient près de 500 lycéens, au plus fort du mouvement, à protester contre la réforme des retraites.

Ils étaient près de 500 lycéens, au plus fort du mouvement, à protester contre la réforme des retraites.

CHAUNY (Aisne). Répondant à un appel local lancé sur Facebook, près de 500 lycéens de Chauny ont défilé hier pour protester contre la réforme des retraites.

C’EST nouveau, ça vient de sortir. Au diable les jolies déclarations de manifestation en bonne et due forme à la Préfecture. Le préavis de grève des lycéens de Chauny a été déposé sur… Facebook ! Sauf que voilà. Le réseau social en vogue chez les « d’jeuns » n’est pas reconnu par les autorités qui se sont réveillées, hier matin, avec une belle gueule de bois. Dans la plus grande surprise, sur les coups de 7 h 45, près de 500 élèves (300 selon les forces de l’ordre) squattaient devant les grilles du lycée Gay-Lussac, refusant d’aller en cours pour protester contre le projet de réforme des retraites (ou pour certains, sécher une journée de cours). Agrémentée de quelques SMS et du bouche-à-oreille, la mayonnaise avait pris. Et comme il faut. Quelque peu dépassés par l’ampleur du mouvement, les lycéens autoproclamés meneurs se devaient de prendre les choses en main. « On va défiler en ville », crie l’un d’eux. Voilà que le cortège se met donc à sillonner les rues de la ville (et sous la pluie !) dans une certaine confusion.

Seul Gay-Lu…

Comme aucun itinéraire n’avait véritablement été planifié, c’était au petit bonheur la chance… pour le plus grand malheur des gendarmes et de la police municipale, obligés à faire un footing matinal pour encadrer le défilé et assurer la protection des lycéens. Devant l’importance du défilé et les perturbations du trafic routier, le dispositif gendarmesque prenait vite de l’ampleur. En milieu de matinée, ce sont donc une trentaine de gendarmes qui étaient mobilisés (brigades de Chauny, Château-Thierry, Vervins, PSIG et BMO Laon), placés sous les ordres du capitaine Masson, commandant la compagnie de Laon.

Arrêt chez Nexans

Si aucune pancarte ou banderole n’avait été préparée, quelques slogans ont néanmoins retenti. Comme par exemple celui invitant Sarko à se mettre sa réforme où vous pensez. Pour faire gonfler le défilé, les « Gay-Lu » sont bien entendu allés faire de la retape sous les fenêtres des lycéens voisins. Mauvaise pioche. A Jean-Macé, ils n’étaient qu’une poignée à s’incruster à la manif’. Quant à Saint-Charles, leurs collègues boudaient carrément le mouvement. Bref, seul Gay-Lu était véritablement en lutte ! Après la pause-déjeuner, quelques dizaines de lycéens désertaient le mouvement. Le gros de la troupe tentait à nouveau de débaucher leurs collègues des établissements chaunois. En vain. Après un sit-in au rond-point de Notre-Dame et devant la gare, le cortège prenait la direction du site Nexans… où une minute de silence a été respectée comme pour rendre hommage aux 220 salariés licenciés en décembre dernier. Malgré la mise en garde d’un parent d’élèves sur l’illégalité de leur action et des possibles sanctions pouvant être prises à leurs égards, les lycéens en avaient cure et poursuivaient leur mouvement. Une manifestation qui se disloquait finalement sans souci aux environs de 16 heures. La grande question est désormais de savoir si le mouvement se poursuivra aujourd’hui et surtout si les lycéens viendront grossir les rangs de la manifestation « officielle », prévue samedi à 10 heures à Chauny…

Ludovic BARBAROSSA

Source : L’Union

 

Les lycéens jouent à cache-cache avec la police

vendredi 01 octobre 2010

Un noyau d’une trentaine de lycéens est parvenu à rassembler près de 300 manifestants, hier après-midi dans les rues de Lorient. La police s’est efforcée de contenir un cortège dissipé et volatile.

Alarmes déclenchées, scooters vrombissant dans les lycées, voitures rouées de coups... Remontés contre la réforme des retraites, près de 300 lycéens agités sont descendus dans la rue hier après-midi. « Ojourd’huit blocus ! On pass dan tou les lycée. Envoi le messg à tou tes contacts », dit le texto. Consciencieuse, l’élève de seconde au lycée Dupuy-de-Lôme a passé le mot autour d’elle. Et s’est engouffrée dans la masse au passage du cortège. Comme 250 autres lycéens. Cette manif’« contre la réforme des retraites », personne ne l’a vue venir. Ni les enseignants, ni la police. Exit la mode du réseau Facebook désormais trop visible pour transmettre les informations, les lycéens ont préféré le texto du portable pour organiser la mobilisation.

13 h 20, hier. Sans crier gare, une trentaine de lycéens (certains Hennebontais) s’introduit dans les bâtiments de Dupuy-de-Lôme, déclenche les alarmes et fait vrombir les moteurs et klaxons des scooters. Le résultat est imparable : des dizaines de lycéens les rejoignent à la hâte. Le petit cortège, aussi agité que désordonné, file vers Colbert, boulevard Léon-Blum. La tournée des popotes commence alors. La police se démène pour escorter ce flot grandissant et turbulent. Pas de banderole, pas de pancarte. Juste quelques slogans anti-gouvernement, les mêmes que les grands.

Menottes et matraques

15 h 20. Attroupement devant Colbert et Marie-Le Franc, pour un deuxième passage. Détendus, un rien amusés, les deux proviseurs observent le blocus improvisé. « Ça n’a pas l’air très clair leurs revendications, indique Jacques Leroy, du lycée Colbert. Durant les manifs CPE, c’était plus structuré. » La halte ne dure que quelques minutes. Reprise du trafic vers le lycée Saint-Louis. Les grilles d’entrée sont bouclées. Quelques échauffourées se déclarent entre policiers en sueur et lycéens arrogants. Les matraques sortent, les menottes avec. Quatre jeunes frondeurs se voient finalement contrôlés. Pour port de cagoule, notamment.

16 h 15. Une averse s’abat devant le tribunal. C’est elle qui a le dernier mot. La petite foule se disperse. Les policiers eux, rentrent se sécher.

Benoît TRÉHOREL

Source : Ouest France

 

Ales. Près de 150 containers retirés pour l’hygiène et la sécurité

Près de 150 conteneurs ont été stockés hier dans des locaux techniques en attendant que le calme revienne dans les lycées du bassin alésien. En effet, dans la matinée, une quinzaine de conteneurs ont été enlevés à l’intérieur du lycée Prévert à Saint-Christol-lez-Alès, à la demande du proviseur et avec l’accord de la municipalité. Pour des raisons d’hygiène, ces poubelles ont été évacuées par les services techniques. L’opération s’est renouvelée devant le lycée Jean-Baptiste-Dumas à Alès et le collège Daudet. Dans ces deux derniers cas, il s’agissait de conteneurs qui avaient été utilisés pour établir des barricades devant l’établissement. Que ce soit les modèles collectifs ou les conteneurs individuels. Ces poubelles ne seront restituées que plus tard, afin d’éviter qu’elles ne soient à nouveau utilisées par les lycéens.

Source : Midi Libre

 

Et une manif de plus pour les lycéens de JBD !

Programme chargé hier pour les lycéens grévistes de Jean-Baptiste-Dumas et pour quelques-uns du lycée Prévert (Saint-Christol). Dans la matinée, ils ont organisé une « opération commando pour reformer la barricade ». Opération réussie. Pour la deuxième fois, conteneurs, palettes et autres encombrants bloquent l’entrée principale. Sur ce point, Philippe Portal, le sous-préfet d’Alès a réaffirmé sa volonté « que l’établissement reste accessible. Le blocus est un aveu d’échec, c’est une preuve de faiblesse de la motivation ». Vers 11 heures, une délégation a été reçue en sous-préfecture, en présence de l’inspecteur d’académie, de représentants de syndicats enseignants et de parents d’élèves. À la sortie, les lycéens se sont dits « insatisfaits ». « On attendait du concret et ce n’est pas le cas », regrette Mailys, membre de la délégation reçue. « Sur le plan local, ils proposent de remplacer les postes d’enseignants vacants par des contractuels. Ce n’est pas ce que nous voulons.Et pour la demande de gymnase à Prévert, le budget ne le permet pas . Pour le reste, ils nous ont dit que nos requêtes se déc idaient au plan national. » Du côté de la sous-préfecture, on se veut plus optimiste. « L’ambiance de cette réunion était constructive. Tous les postes de professeurs vacants sont désormais occupés mais il est vrai que les doléances d’ordre national ne peuvent être décidées locale ment. » Des réponses qui n’ont pas convaincu les élèves qui vers 15 heures sont une nouvelle fois descendus dans les rues de la ville pour faire entendre leurs revendications. Près de 200 lycéens ont ainsi manifesté alors qu’un groupe d’une quarantaine de jeunes est resté devant le lycée pour « garder le blocus ». Des dissensions commencent à se faire sentir sur l’impact des formes d’action. « Ce genre de manifestation c’est un pansement sur une jambe de bois. On ne gêne personne. Ce qu’il faut c’est bloquer la gare routière voire les trains. Il faut déranger ! », lance Pliskin. En attendant, certains sont bien décidés à participer demain, à la manifestation contre la réforme des retraites.

Source : Midi Libre

 

Gourdon / Les jeunes ont manifesté contre la réforme des retraites

Une soixantaine de jeunes issus de la cité scolaire Léo Ferré a défilé hier après - midi dans les rues de la ville.

Les collègiens et lycéens ont bloqué le rond-point de la place de la Libération pendant une dizaine de minutes.

« Nous avons arrêté les cours à partir de 10 heures ce matin. La proviseur a été prévenue. Nous avons ensuite décidé de manifester contre la réforme de Nicolas Sarkozy sur les retraites. Nous serons samedi dans les manifestations », explique une collégienne.

Le cortège s’est ensuite dispersé dans les rues de la ville.

Ils l’ont dit avec leurs mots mais les jeunes sont inquiets pour leur avenir.

Source : La Dépêche

Tout ce qui terrifie Sarkozy est déjà présent dans ces premiers défilés, dans ces premières actions de blocage : cortèges sauvages, spontanéité, radicalité, capacité à étendre un mouvement (autour de Lorient, de plus en plus de lycées se mettent en grève...). Reste à voir comment la situation évoluera, et si les travailleurs sauront saisir la main tendue, et rejoindre la jeunesse.


Position de l'AG de Nanterre (92)

 Elle appelle à une nouvelle assemblée générale mardi 5 pour poursuivre et accroître la mobilisation, notamment étudiante, lors de cette semaine de reprise des cours.

Sur fond de concessions gouvernementales parfaitement illusoires, ce projet de « réforme » des retraites reste tout aussi injuste et inacceptable. L'heure reste à la grève jusqu'à son retrait. L'assemblée générale réitère sa solidarité à l’égard de tous les secteurs professionnels déjà en grève reconductible ou y appelant et invite toutes et tous à participer aux initiatives interprofessionnelles locales.

Seuls des millions de grévistes et des millions de manifestants peuvent faire reculer le gouvernement. C'est pourquoi l'AG renouvelle son appel aux directions syndicales pour qu’elles se prononcent pour la grève générale reconductible.

 

POUR NOS RETRAITES, POUR LE RETRAIT DU PROJET GOUVERNEMENTAL, NI RECUL DE L’ÂGE LÉGAL, NI ALLONGEMENT DE LA DURÉE DE COTISATION, NI DIMINUTION DE LEUR MONTANT

Samedi 2 octobre : journée de manifestations Rv Nanterre, M°Filles du calvaire 14h (parcours République-Nation).

Mardi 12 octobre : grèves et manifestations pendant le débat au Sénat

L'Assemblée générale des personnels et étudiants tenue lundi 27 septembre appelle étudiants, personnels et militants d'autres secteurs à se réunir mardi  5, 12h-14h, amphi C2 .

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 12:38

In Café Pédagogique

 

Après Ninon Bivès en Tarn et Garonne, c'est François Le Menahèze, en Loire Atlantique, qui est sanctionné par l'inspection académique parce qu'enseignant désobéisseur. L'inspection académique lui a refusé un détachement comme formateur à l'IUFM de Nantes, au motif de "sa manière de servir" et particulièrement de son "refus d'appliquer les instructions nationales" (non remontée des résultats des évaluations 2009-2010).

 

Formateur depuis 8 ans, animateur national de l'ICEM, F Le Menahèze bénéficie de l'estime de nombrexu enseignants et du soutien de son IUFM. Pour l'ICEM Freinet, "ces enseignants qui résistent et mettent en place d'autres pratiques servent l'école publique et donnent toute sa valeur au mot pédagogue".

 


 

 

In Ecole en danger 69

 

En Loire-Atlantique, François Le Ménahèze, directeur d’école, qui était détaché auprès des IUFM des Pays de la Loire en tant que formateur en temps partagé, s’est vu refuser le renouvellement de ce poste dans « l’intérêt du service », mais surtout « compte tenu de sa manière de servir et notamment son refus d’appliquer les instructions nationales. »

 

C03-40.jpgJe suis entré dans un service public qu’est l’Education nationale pour la primauté que je pense toujours être sienne de la consacrer à l’éducation des jeunes de ce pays. J’ai traversé dans ma carrière nombre de ministres (et donc de courroies intermédiaires, …) qui ont défendu ces valeurs ; mais je suis obligé de dire que depuis l’arrivée de nos derniers ministres, les valeurs éducatives et constructives qui nous permettent, à nous enseignants, de travailler sereinement au quotidien ont disparu.

 

Nous sommes assommés de réformes qui ne représentent plus aucune cohérence éducative (« nouveaux » programmes 2008, « réhabilitation » des Rased, diminution du temps scolaire pour tous, deux heures supplémentaires pour les élèves en difficulté, disparition de la formation IUFM, classes de plus en plus surchargées, remises en question de la maternelle, évaluations nationales comparatives, …)

 

C’est la raison pour laquelle, en toute conscience, j’ai décidé de rejoindre dès l’apparition des nouveaux programmes 2008 le mouvement de « résistance pédagogique ». L’enjeu est de taille aujourd’hui à ce que les profs de base disent ce qu’ils pensent, montrent ce qu’ils font. Et pourtant, jamais encore je n’avais connu une telle infantilisation du corps enseignant, une obligation d’obéissance qui va totalement à l’encontre de ce que j’ai appris dans ce métier et de l’éthique professionnelle même de ce métier.

 

Notre institution parle aujourd’hui de réduction de postes, de libéralisation, de gisements d’efficience, de contrats d’objectifs, de contrats précaires, … Que deviennent les missions dévolues au service public d’éducation ? Nous sommes censés, en tant que fonctionnaire de l’Etat, agir de manière éthique et responsable (compétence 1 du référentiel de professeur d’école). Et bien, il est temps d’agir !

 

Nous savons qu’aujourd’hui l’action est brimée, menacée, sanctionnée…mais notre éthique et notre responsabilité est en jeu. Nous devons tout au moins réagir et ne pas poursuivre l’infantilisation dans laquelle on veut nous confondre. C’est pourquoi aujourd’hui, je décide de dénoncer encore une nouvelle injustice qui me touche cette fois-ci directement par l’intermédiaire de ce courrier que je viens de recevoir de l’inspecteur d’académie (par recommandé avec accusé réception !) et qui bafoue les valeurs que j’ai toujours défendues au sein de notre Ecole républicaine. C’est pourquoi je ne reconnais aucun argument avancé par cet I.A. et dénonce cette décision. En voici les raisons…

 

Un temps partagé en tant que directeur placerait l’école Lucie Aubrac en situation difficile ?

 

Cette affirmation montre une méconnaissance complète de la situation. Dès ma nomination à la rentrée 2008, j’étais déjà en temps partagé, travaillant depuis 2002 comme formateur associé à mi temps (poste obtenu par une commission de sélection de l’IUFM pour 2 postes de formateur associé à l’IUFM – postes obtenus par une collègue et moi-même, titulaires du Cafipemf). Ce poste correspond à un travail de formateur reconnu IUFM (prises en charge et coordination de formations PE1, PE2, T1, Capsash, continue…). Parallèlement, j’ai continué à travailler à mi temps comme enseignant et/ou directeur dans une école primaire.

 

Nomination de directeur à l’école Lucie Aubrac à la rentrée 2008 avec un statut de directeur à mi temps (en gardant mon poste de formateur à mi temps à l’IUFM). Ouverture donc d’école publique dans le département (après 80 ans de disparition de l’école publique sur cette commune). Démarrage à 3 classes qui s’est modifiée dès la première rentrée (passage à 4 classes). Passage à 5 classes dès la 2ème année (120 élèves). Passage à 134 élèves pour la 3ème année, cette présente année scolaire.

 

Peut-on alors parler de situation difficile pour l’école lorsque celle-ci a fonctionné depuis sa réouverture avec un directeur à mi temps et des enseignants qui ont tourné chaque année (non titulaires) mais qui se sont impliqués de manière pleine et responsable dans leur rôle ? Une organisation coopérative de l’équipe a permis à cette école de fonctionner immédiatement et de manière efficace (cf relations avec les parents, les associations partenaires et la municipalité – voir courriers de la municipalité et des parents d’élèves).

 

L’organisation de l’école, et de l’équipe, en cette rentrée 2010 est exactement la même, avec de plus dorénavant des enseignants titulaires qui stabilisent l’équipe et de poursuivre cette organisation coopérative de l’équipe. Comment peut-on alors oser affirmer que l’école serait en situation difficile alors que celle-ci est aujourd’hui connue, et reconnue, dans le paysage pédagogique du sud Loire et connaît une expansion importante depuis sa création ?

 

Refus d’un poste de formateur compte tenu de ma « manière de servir » et notamment mon refus d’appliquer les instructions nationales (évaluations…) ?

 

Une telle affirmation montre là aussi une méconnaissance voulue de la situation et une non reconnaissance de mon action dans le service public depuis le début de ma carrière.

Comment affirmer que je n’ai pas « la bonne manière de servir » …alors que j’ai toujours œuvré dans l’intérêt d’un service public soutenu par des valeurs et une éthique en tentant quotidiennement d’améliorer ce service (voir cursus de carrière). Et là encore, je m’appuierai sur les textes officiels et la compétence 1 du référentiel de professeur d’école « Agir en fonctionnaire de l’Etat de manière éthique et responsable ».

 

« J’ai contribué à la formation sociale et civique de mes élèves. En tant qu’agent de l’État, j’ai fait preuve de conscience professionnelle et suivi des principes déontologiques : j’ai respecté et fait respecter la personne de chaque élève, j’ai été attentif au projet de chacun ; j’ai respecté et fait respecter la liberté d’opinion ; j’ai été attentif à développer une attitude d’objectivité ; je connais et je fais respecter les principes de la laïcité, notamment la neutralité ; je veille à la confidentialité de certaines informations concernant les élèves et leurs familles. J’ai exercé ma liberté et ma responsabilité pédagogique dans le cadre des obligations réglementaires et des textes officiels ; je connais les droits des fonctionnaires et en respecte les devoirs. … »

 

J’ai pendant de nombreuses années « servi » ma fonction de formateur en apportant aux étudiants et stagiaires les éléments fondamentaux de professionnalisation et la connaissance du système éducatif actuel… et passé. Mon expérience professionnelle m’y a évidemment beaucoup aidé (enseignant et directeur dans des milieux divers, travaux et recherches universitaires, investissement dans un mouvement pédagogique, …). Dans ce rôle de formateur, j’ai à chaque fois distingué mes apports de connaissances, capacités et attitudes dont les jeunes enseignants pouvaient avoir besoin et mon rôle par ailleurs de militant pédagogique qui lutte pour une Autre Ecole. (cf courriers joints des formateurs IUFM ) qui m’ont côtoyé durant toutes ces années.

 

Sur mon refus d’appliquer certaines instructions, elles sont volontaires, responsables et pleinement assumées… Autant, j’ai accepté sans problèmes les derniers outils d’évaluation (évaluations CE2 et 6ème) issus de la loi d’orientation de 1989 (cohérence et pertinence pour les apprentissages des élèves et pour notre l’enseignement) ; autant je ne peux accepter l’évolution actuelle de notre système éducatif, via les évaluations nationales (voir à ce sujet l’argumentaire du réseau national de résistance pédagogique). Cette culture de l’évaluation qui semble vouloir se mettre en place dans notre pays va encore une fois à l’encontre d’une démocratisation qualitative qui reste le grand écueil de notre système éducatif. Nous savons depuis longtemps que la recherche de performances et la culture de la statistique mènent à l’exclusion d’une certaine population.

 

On nous parle aujourd’hui de « comportement professionnel » non-conforme (voir courrier également reçu il y a quelques jours avec 80 enseignants du département au sujet de la non-remontée des évaluations…voici d’ailleurs un extrait de la réponse collective adressée à l’IA depuis

« L’évaluation fait partie de notre pratique de classe et a une valeur diagnostique et/ou formatrice pour les élèves. Elle donne également lieu à une information régulière des familles sur les progrès de leurs enfants. Elle est un outil au service des apprentissages de nos élèves et de notre enseignement. Comme l’ensemble de notre travail, elle relève de la liberté pédagogique inscrite dans la loi et réaffirmée en introduction aux Instructions Officielles de 2008, liberté qui nous permet d’envisager des évaluations en fonction et en rapport avec les situations d’apprentissages auxquelles nos élèves peuvent donner du sens.

 

Nous refusons les évaluations nationales actuelles qui participent à la mise en concurrence des établissements scolaires et des enseignants et permettent les rapprochements et la mise en relation des fichiers, d’ailleurs jugée illégale par le Conseil d’État le 19 juillet 2010. Nous mettons à disposition nos outils d’évaluation qui démentent une quelconque carence professionnelle. »

 

Quelles sont, quelles ont été les sanctions pour les nombreux enseignants qui n’ont pas appliqué la Loi d’orientation de 1989 ? Quelles ont été les sanctions au comportement professionnel pour les enseignants qui ont continué à utiliser les notes comme moyen d’évaluation sans jamais utiliser les livrets d’évaluation inscrits dans cette loi ? Quelles ont été les sanctions pour ceux qui ont bafoué les cycles en poursuivant les redoublements à l’intérieur des cycles et notamment les scandaleux redoublements de CP ? … Aucune !!

 

Le service d’un fonctionnaire cadre A, et plus encore un enseignant, n’est pas seulement de « fonctionner » mais de servir avec intelligence et de manière responsable et lucide son métier, animé d’un sens éthique et critique ; il est de permettre à chaque enfant d’apprendre, de progresser, de réussir. Là est le sens de mon métier et de mon éthique professionnelle. Voilà le sens de mon service…pas celui d’appliquer avec obéissance et servitude et de contribuer à trouver des « gisements d’efficience ».

 

La situation est aujourd’hui tellement grave que même les syndicats d’inspecteurs dénoncent les risques de dégradation du service public d’éducation (SIA). Certains d’entre eux ont même annoncé qu’ils ne voulaient pas être « les fossoyeurs » de l’Education Nationale (SNPI-FSU)…. D’où les contacts demandés aujourd’hui par les syndicats inspecteurs avec le réseau des enseignants « Résistance pédagogique ».

 

La résistance collective à la destruction de l’école publique est donc plus que jamais d’actualité. La résistance pédagogique, démarche éthique et responsable, est un levier qui porte l’exigence d’une école respectueuse des droits de l’enfant, une école au service du progrès de tous, une école qui préfigure une société plus juste et plus solidaire. Elle s’appuie directement sur la liberté pédagogique inscrite dans la loi, mais bafouée dans les faits.

 

C’est pourquoi je considère la décision prise par Mr Javaudin, inspecteur d’académie de Loire-Atlantique, est une insulte à mon éthique professionnelle et à mon sens du service public.

 

FLM

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 12:32

In 7 septembre 2010

 

Appel intersyndical, vendredi 1er octobre 2010.

 

 

La mobilisation du 23 septembre est un succès. 3 millions de personnes dans la rue, la présence de nouveaux secteurs sont le signe d’un mouvement qui, loin de « décélérer », s’amplifie encore. Face à un gouvernement méprisant 70% de la population, les salariés soutiennent massivement le retrait de la réforme des retraites.
 

Les organisations syndicales de l’Ile-de-France CGT-Educ’action, SNPEFP-CGT, SUD-Education 92, CNT-Education 93 exigent le retrait de ce projet de loi particulièrement injuste. Réunies ce 29 septembre 2010, elles appellent à réussir la manifestation du 2 octobre 2010 et la grève interprofessionnelle du 12 octobre 2010 proposées par l’intersyndicale nationale.

 

Pour gagner, il faut accélérer les rythmes de mobilisation et poursuivre la construction d’un mouvement à la hauteur des enjeux. Le gouvernement veut passer en force sur sa réforme. Il fait porter le financement des retraites aux salariés (l’augmentation des cotisations amputerait nos salaires d’une journée par mois).

Chacun de nous devra travailler deux ans de plus, alors même que les jeunes sont au chômage et que les anciens s’usent au travail, notamment dans l’éducation où les suppressions de postes massives dégradent nos conditions de travail de façon alarmante.

 

Alors même que le gouvernement Sarkozy a décidé que la réforme serait votée en novembre, il est temps de lui montrer que cette mesure antisociale ne peut être décidée par une oligarchie méprisante, menteuse et décrédibilisée.

 

Pour créer le rapport de force nécessaire, élargir et approfondir le mouvement, les organisations syndicales de l’éducation d’Ile de France appellent à une journée de grève et d’actions le 5 octobre, et à participer au rassemblement intersyndical et interprofessionnel devant le Sénat lors du début des débats sur le projet de loi.

 

A cette occasion doit être mise en débat dans les assemblées générales d’établissement, et de ville, la question de l’organisation de la grève reconductible comme c’est le cas dans d’autres secteurs (transports, chimie, collectivités territoriales, énergie) à partir du 12 octobre et dès le 6 octobre partout où c’est possible. Multiplions les actions avec les collègues, les salariés des autres secteurs et avec la jeunesse.

 

Mardi 5 octobre journée de grève et de manifestation
Rassemblement interprofessionnel de 12h à 14h
Place Francis Poulenc (devant le Sénat) – Métro Odéon

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