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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:42

In France Inter

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:30

In TVFil78

 

In Toutes les  Nouvelles
tln3-7-3013.jpg
In Le Parisien
parisien 2-07-2013
Rectificatif :  Petite confusion du Parisien, la lettre ouverte adressée au ministre a été signée par 202 enseignants de Trappes (80% des PE de la ville), c'est la lettre ouverte en réponse au point de vue de Mme Mary qui a été signée de 110 enseignants
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 19:24

In Sauvons l'Université

 

C03-24Voici le document qui vient d’être adressé par l’Espé Lille Nord de France aux étudiants de Master 1 enseignement de notre académie :

« Vous avez candidaté en Master 2.

En cas de non admissibilité, vous avez la possibilité de demander une inscription en Master 1 MEEF, ce nouveau diplôme vous permettra de préparer au mieux le nouveau concours de professeur.
... Si vous faites le choix de poursuivre votre projet en Master 2, sachez que le rectorat et les services académiques nous ont informé très récemment qu’aucun stage au sein de l’éducation nationale ne sera proposé. Ainsi vous devrez effectuer un stage filé et/ou massé (un jour par semaine et/ou pendant les vacances scolaires) selon le calendrier défini pour le Master dans lequel vous candidatez dans une structure hors éducation nationale. Vous devrez fournir à la commission une lettre de motivation faisant apparaître clairement votre projet professionnel et les pistes dans la recherche de stage.
Dans l’immédiat et avant le 30 juin, merci de nous faire connaître votre décision en cliquant l’un des deux liens ci dessous.
En cas de non admissibilité je désire m’inscrire en Master 1 MEEF
En cas de non admissibilité je maintiens mon inscription en M2.

»

En clair, dans notre Académie, ne pourront accèder au MEF 2 que les étudiants titulaires du MEF 1 admissibles au concours 2013-2 (écrits de ce mois-ci), le MEF 2 n’offrant l’an prochain qu’une préparation aux oraux du concours 2013-2.

Pour tous les autres, non admissibles à ce concours, et qui voudraient se présenter au capes de 2014, une seule voie possible : l’inscription dans le nouveau MEEF 1, les instances académiques interdisant aux universités de mettre en place des compléments de formation hors diplôme préparant à la totalité des épreuves (écrites et orales) du concours 2014, à l’instar de ceux offerts aux actuels étudiants de MEF 2 collés au concours.

En MEEF 1 seront donc parqués indifféremment, et sans tenir aucun compte de leur niveau d’études :

- des étudiants néotitulaires de la Licence 3 n’ayant jamais préparé le Capes
- des étudiants néotitulaires du Master 1 enseignement (MEF 1) non admissibles aux écrits de juin ;
- des étudiants néotitulaires du Master 2 enseignement non admis aux oraux de juin du 2013-1 et non admissibles aux écrits de juin du 2013-2.

 

Ce ne sera pas une classe, mais un jardin zoologique !

La rétrogradation universitaire qui va contraindre un étudiant titulaire du M1 ou du M2 à voisiner avec ses camarades issus de la L3 produit, on l’imagine, un vif émoi chez nos étudiants avancés qui se destinent à l’enseignement. Un vif émoi aussi chez les collègues qui participeront au MEEF 1 et qui devront tenter de gérer pédagogiquement un public aussi hétérogène.

Les étudiants commencent à prendre conscience du caractère absurde, délirant et totalitaire, de l’ensemble du dispositif de formation.

Et quant à ceux qui ne voudraient pas se fondre dans cette masse informe d’étudiants de tout poil, eh bien le statut marginal auquel seront condamnés les M1 non admissibles décidant malgré tout de s’inscrire en M2 (cf le document supra) est là pour les dissuader de toute attitude rebelle : ils seront punis par privation de stage dans l’éducation nationale, et entre les lignes, on leur suggère vivement d’élaborer un projet de réorientation solidement argumenté ! De quoi dissuader les plus courageux.

Oui, il s’agit là d’un système de transition totalitaire, destiné à afficher un nombre maximum d’inscrits en MEEF 1 pour la propagande ministérielle, mais qui sera pédagogiquement ingérable, et qui risque détourner définitivement une grande masse d’étudiants de ces infâmes préparations concoctées par l’Espé : il se pourrait bien qu’elles s’effondrent d’elles-mêmes.

Voilà à quoi conduit l’aveuglement idéologique et la soumission à des mots d’ordre technocratiques ineptes qui sont une insulte à l’intelligence des universitaires et de leurs étudiants.

 

Yves Macchi
(Responsable démissionnaire du Master enseignement espagnol Université de Lille 3)

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 19:13

In Le Monde

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Elle a quitté le jury soulagée, presque confiante. Fin mai, Laura (le prénom a été modifié) a passé les épreuves orales d'admission du concours de professeurs des écoles (CRPE). Trois heures de préparation d'une séquence de cours, vingt minutes d'exposé, vingt minutes d'entretien. "Ma prestation m'a semblé correcte", raconte la jeune femme de 34 ans, diplômée de master. "J'ai répondu aux questions. Le jury était souriant, il a acquiescé à plusieurs reprises."

Mais le 6 juin, jour des résultats, c'est la douche froide. La candidate découvre qu'elle n'est pas sur la liste des admis. Dans l'académie de Créteil, où elle a passé le concours, il fallait 82 points pour réussir. Elle en a obtenu 98. "Sauf que dans mes résultats, j'avais un zéro en mathématiques..." Une note éliminatoire. Laura a du mal à s'en remettre. A comprendre aussi. "Avec un 0,1, j'aurais été admise. Zéro, ça équivaut à une absence ; ça veut dire qu'on ne veut pas de vous !"

 Dans l'académie de Paris, Elisabeth, candidate de 42 ans, elle aussi éliminée, a alerté le défenseur des droits. Elle a aussi demandé à consulter le dossier du jury. "Il s'est passé quelque chose de pas très normal, raconte-t-elle. J'ai préparé l'épreuve pendant trois heures en me basant sur les programmes officiels ; j'ai exposé mon cours, décrit mes activités, expliqué comment j'organiserais la classe, quels matériels j'utiliserais... Je ne dis pas que ma prestation a été extraordinaire, mais pourquoi zéro ?" Elle aussi avait largement dépassé le "seuil" d'admission (125 points, pour un seuil de 75 à Paris). "Même s'ils m'ont trouvée lamentable, je méritais au moins quelques points !

 

LE COLLECTIF DES "ZÉROS ÉLIMINATOIRES" 


 Que s'est-il passé au concours de professeurs des écoles ? Y a-t-il une recrudescence des zéros éliminatoires cette année, alors même que le ministère de l'éducation nationale entend recruter massivement des professeurs ? Selon le Snudi, le syndicat des enseignants du 1er degré de FO, des "centaines" de candidats auraient été évincés par un zéro. "Une soixantaine dans l'académie de Versailles, une centaine à Créteil, 30 à Paris", soutient Marie Horville, du Snudi-Paris. Des candidats seraient aussi concernés dans les académies de Lille et Marseille. "D'habitude, c'est très à la marge. Mais cette année, on a été submergé d'appels de candidats qui ne s'attendaient pas à de tels résultats ", renchérit Marie-France Chiche, du Snudi national.

 

La suite...

 




Communiqué Snudi FO

 

Résultats au concours du CRPE dans l'Académie de Versailles
1179 lauréats du concours externe 2013 pour... 1210 places

et... des étudiants recalés avec une note éliminatoire !!!

 

    Les résultats du concours externe du CRPE de l'Académie de Versailles ont été publiés le Mardi 11 Juin 2013. 1179 candidats sont admis au concours externe pour 1210 postes offerts au concours. Il n'y pas de liste complémentaire pour le concours externe. 26 étudiants sont inscrits sur la liste complémentaire au concours interne (11) et 3ème voie (15). Une soixantaine d'étudiants ont été victimes d'une note éliminatoire à l'oral du concours.

Dans l'Académie de Versailles


Une soixantaine d'étudiants admissibles au 1er concours PE 2013 non admis


La cause : une note éliminatoire à l'oral du concours

    Les sections départementales du SNUDI FO de l'Académie de Versailles sont contactées depuis le Mercredi 12 Juin 2013 par des étudiants admissibles au concours. Ils nous apprennent que près de 60 d'entre eux viennent de se voir signifier qu’ils ne sont pas admis au concours alors que leur moyenne est largement au-dessus de la moyenne requise ! (Plus du double pour certains !). Alors que la plupart d'entre eux ont obtenu leur master 2, parfois avec mention et qu’ils ont donné toute satisfaction dans les écoles où ils ont été en stage ou recrutés comme contractuels ou vacataires durant cette année scolaire ; alors que beaucoup d'entre eux ont eu des remarques positives, voire des encouragements, de la part des examinateurs lors de l'oral du concours, ceux-ci ont eu la mauvaise surprise d’apprendre, alors que rien ne le présageait qu’ils ont été victimes d’une note éliminatoire à l’oral du concours ! Il faut savoir que si le jury leur avait mis 0,10 sur la matière incriminée et non 0 ils seraient (largement) reçus au concours !

Des conséquences dramatiques pour les étudiants

Ces étudiants sont anéantis par une telle annonce. Des années et des années de travail et de révision remis en cause.

Le SNUDI- FO est scandalisé par ces résultats catastrophiques

    Cette situation n'est pas circonscrite à l'Académie de Versailles. Dans l'Académie de Créteil 900 lauréats du concours externe 2013...pour 1055 places au concours. Plus de 180 collègues ont obtenu une note éliminatoire. Faut-il comprendre que l’administration préfère recruter pour les écoles de la République des contractuels sans droit, sans statut, sans garantie d’emploi, plutôt que des professeurs des écoles sous statut ? Faut-il comprendre que, sous couvert d’un « haut niveau de recrutement », la masterisation sert à utiliser le vivier des reçus (au Master)-collés (au concours) comme main-d’œuvre précaire et sans avenir ?

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epidemie.jpg

 

 

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 19:07

Trappes, le 14 juin 2013

 

 

 

 

Monsieur le Maire,


Vous avez fait paraître, dans le bulletin municipal n°114, un point de vue qui met en cause la demande des enseignants d'une concertation avec vos services en amont de la proposition que vous avez faite au DASEN concernant les rythmes scolaires.

 

Ce point de vue qualifie de "polémique" ce qui relevait, chez tous ceux qui se sont engagés, de l'expression professionnelle et citoyenne d'acteurs engagés des écoles publiques de votre commune.
Les références répétées, dans ce point de vue comme dans la presse, aux résultats scolaires des élèves accolés à la nécessité de se mettre au travail portent atteinte à l'honneur des professionnels responsables que nous sommes.  Elles sapent un peu plus l'autorité des enseignants dans un contexte difficile et elles le font sur les mêmes registres que ceux que vous dénonciez publiquement lorsqu'ils émanaient de la précédente majorité présidentielle.


Enfin, ce point de vue confirme ce que nous dénoncions : le caractère purement informatif des ateliers organisés par vos services et le peu de cas fait des avis des conseils d'école (qui ne sont même pas évoqués alors qu'ils sont des instances incontournables pour tous ceux qui souhaitent une école ouverte sur les usagers et les communes).


Nous sommes très loin de l'esprit du décret et des recommandations ministérielles qui invitaient à des modes de coopération locale efficace.  C'est d'ailleurs dans cette démarche que vos services demandent maintenant aux directeurs de s'engager après les avoir écartés de l'élaboration en amont.


Aussi, par la présente, nous vous demandons  un droit de réponse dans le bulletin municipal et une rencontre pour évoquer ces propos que nous ne pouvons accepter.


Il n'est plus temps, Monsieur le Maire, d’affirmer qu'il faut se mettre au travail (comme si nous avions jamais cessé de le faire au service des élèves de votre commune) : l'heure est venue de restaurer un dialogue respectueux entre deux partenaires incontournables des écoles publiques de Trappes.


Recevez, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération la plus distinguée.

 

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Au travail

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 19:00

In Mammouth Déchaîné

De mieux en mieux..


Non seulement la réforme coûtera nettement plus que prévu (25%) dans la mesure où le Conseil d'État a retoqué le projet de décret visant à diminuer les taux d'encadrement des activités périscolaires, mais les communes devront aussi faire l'avance de l'aide promise par l’État ...

"Le ministère de l'Éducation nationale vient de préciser le calendrier des versements* pour les communes qui ont choisi de basculer dès 2013:
un tiers de l'aide leur sera versé en octobre, et le reste au premier trimestre 2014. Une mesure qui hérisse d'ores et déjà de nombreuses communes, sommées indirectement d'avancer les financements."
source

Calendrier des aides

 

 Situation que Jean-Louis Deroussen, le président de Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), commente ainsi:


«On ne décide pas d'une réforme seul, pour dire ensuite que l'on n'a pas le sou

 

 

et toujours plus... 

 

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:54

Réunissant plus de 200 chercheurs et formateurs, le Groupe Reconstruire la formation des enseignants (GRFDE) propose depuis des mois une autre formation pour les enseignants. Dans cette "lettre ouverte au président de la République, le GRFDE demande au président la suspension du projet actuel. Pour le GRFDE, la réforme actuelle entrainerait " un affaissement du niveau de connaissances des futurs enseignants". En même temps la formation professionnelle des enseignants serait "inconsistante". " cette réforme ne nous permettra pas de sortir de la crise inédite du recrutement des enseignants laissée par la droite. Son échec est inévitable", prédit le GRFDE.

 

 

C03-01.jpgMonsieur le Président de la République, 

 

Toutes et tous, nous avons combattu la désastreuse réforme Darcos-Pécresse de 2009, dite de la « mastérisation », annoncée il y a tout juste 5 ans, par Nicolas Sarkozy. Contre l’idéologie ultralibérale qui inspirait cette réforme, nous avons défendu avec opiniâtreté cette idée : « Enseigner est un métier qui s’apprend ! » Durant la campagne électorale de 2012, vous avez annoncé que votre gouvernement reconstruirait la formation des enseignants et qu’il ferait de ce chantier une priorité. Nous nous sommes réjouis de vos déclarations.

 

 Aujourd’hui, à moins de trois mois de la création des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), vous devez nous entendre à votre tour : la réforme préparée par le gouvernement n’est nullement celle qui était attendue. À certains égards, elle aggravera la situation actuelle. Nous avons tenté de faire entendre nos analyses et propositions en participant activement à la concertation Refondons l’école de la République, en rencontrant les conseillers chargés de la formation des enseignants des deux ministres en charge de cette question et en rencontrant plusieurs députés et sénateurs de votre majorité parlementaire. Nos efforts ayant été vains, nous avons décidé de nous tourner vers vous aujourd’hui en vous rapportant d'abord nos analyses, puis nos propositions. Vous avez le pouvoir d’arrêter cette réforme et de rouvrir ce chantier si important pour l’avenir de notre école et de notre société. C’est ce que nous vous appelons à faire en urgence. Voici pourquoi. 

 

Ce qui est prévu par les deux ministres en charge de cette réforme tente un compromis intenable sur deux ans entre les systèmes d'avant et d'après 2009. Ce projet, s'il est maintenu, cumulera les contraintes et les dégradations de la formation, déjà observées sous chacun de ces deux systèmes. Durant les deux seules années de formation, les étudiants devront tout à la fois préparer et réussir le concours (celui de professeur des écoles, le CAPES, etc), apprendre leur futur métier comme avant 2009, et obtenir un master, préparer et soutenir un mémoire de recherche comme après 2009. Tout ceci avec une forte augmentation, par rapport à l’avant 2009, de la durée du stage en seconde année, qui représente la moitié du temps de travail hebdomadaire devant élèves d'un enseignant titulaire (au lieu de 33 à 40 % avant 2009). Ce faisant, — n’est-ce pas un comble pour une réforme portée par un gouvernement de gauche ? — on s’apprête à réduire d’une année le cadre légal de la formation initiale des enseignants. Depuis 2009, en effet, ce cadre légal était de trois années : deux années de master et une année de stage sous statut de fonctionnaire stagiaire. Dorénavant, les deux dernières années seront fusionnées en une seule. De plus, les horaires moyens de formation prévus par les nouveaux masters « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF) passeront de 900 heures actuellement à 750 heures environ.

 

Sans bouleverser le cadre actuel, il aurait suffi de décharger les stagiaires de la moitié de leur temps de service (en troisième année, après le master) pour améliorer considérablement leur formation. En revanche, de quelque manière que l’on s’y prenne, dans un cadre étriqué de deux années, la première étant occupée par la préparation du concours et la seconde par le stage, et avec une durée de formation diminuée, on ne pourra rien faire de façon satisfaisante, ni la formation académique des enseignants, ni leur formation pédagogique et pratique, ni leur formation à et par la recherche, qui est pourtant le propre d’un master.

 

S’agissant de la formation académique et disciplinaire, la réforme entraînera un affaissement du niveau de connaissances des futurs professeurs des écoles, des collèges et des lycées. Ce sera la conséquence inéluctable de concours centrés sur la didactique des disciplines pour 75 % à 80 % de la note finale. Cette modalité de recrutement paraîtrait normale si les candidats avaient déjà acquis en licence les connaissances principales pour maîtriser les savoirs qu’ils devront transmettre. Mais c’est loin d’être le cas après la réduction importante des heures de formation — et l’évolution concomitante des exigences — que la plupart des licences ont subies dans les vingt dernières années. Et ce n’est pas la seconde année des masters MEEF, centrée sur le stage pratique, ni la formation continue, quasiment anéantie, qui permettront de combler d’aussi importantes lacunes dans la formation académique.

 

En outre, pour la première fois depuis les années 1970, le nouveau concours de recrutement des enseignants du primaire, défini par un récent arrêté, n’évaluera plus leur capacité à enseigner l’ensemble des disciplines inscrites aux programmes des écoles maternelles et élémentaires. Les épreuves porteront uniquement sur trois d’entre elles (Français, Mathématiques et EPS) et sur un sujet que le candidat devra choisir dans une seule parmi toutes les autres disciplines (Sciences de la Vie et de la Terre, Physique, Technologie, Histoire, Géographie, Musique, Arts visuels, Histoire des Arts, Enseignement civique et moral), ravalées dès lors au rang de « petites disciplines ». De surcroît, rien n’est prévu pour l’évaluation de la capacité des futurs professeurs des écoles à enseigner les langues vivantes. On ne mesure sûrement pas à ce jour les mutations que ce nouveau concours imposera à l’identité professionnelle des professeurs des écoles, qui était étroitement associée, depuis les lois Ferry, à la polyvalence disciplinaire. On pourrait certes compter sur les formations des masters MEEF en première année pour garantir a minima cette polyvalence. Mais comme la formation dispensée en première année de ces masters sera essentiellement orientée vers la préparation du concours, les étudiants auront tendance à négliger les disciplines qu’ils ne rencontreront pas au concours. La formation à la polyvalence disciplinaire sera encore plus aléatoire chez les candidats issus d’autres masters qui seront néanmoins, comme aujourd’hui, la majorité.

 

Il faut aussi regretter que, dans le cadre de cette réforme, les ministères n'aient pas pris à bras-le-corps la question des licences conduisant au master « professorat des écoles ». Des licences pluridisciplinaires intégrant une réflexion épistémologique et didactique sur la polyvalence seraient un bon moyen de donner un niveau décent aux futurs professeurs des écoles dans les différentes matières qu'ils auront à enseigner et à articuler. Monsieur le Président, vous devez être conscients que, dans le meilleur des cas, les futurs professeurs d'école maternelle et élémentaire n'auront eu ainsi qu'une quarantaine d'heures durant le master pour se former, par exemple, à l'enseignement des mathématiques, de la maternelle au CM2 : enseignement du nombre (entiers, fractions, décimaux), du calcul, de la résolution de problèmes, de l'espace, des mesures, etc. Le contingent sera tout aussi réduit pour réfléchir aux problématiques liées à l'enseignement du français (apprentissage de l’oral, développement du vocabulaire, enseignement de la lecture, de l'écriture, de la production des textes, de l’orthographe, de la grammaire, etc.), sans parler des autres disciplines (sciences, histoire, géographie, langue vivante, musique, EPS, arts visuels, etc.) qui se verront réduites à une portion encore plus congrue. La « gestion de la classe » sera abordée de façon magistrale et inefficace, car les horaires du master et l’absence de stage en première année ne rendront pas possibles les analyses de pratiques. Finalement, nous réussirons à être le seul pays d'Europe où les futurs professeurs des écoles passeront 5 ans à l'Université tout en étant aussi peu formés à leur futur métier.

 

On ne peut assurer une meilleure formation pédagogique des futurs enseignants en sacrifiant peu ou prou la maîtrise des contenus enseignés. Mais, alors que la réforme est surtout censée améliorer la formation didactique et pédagogique des enseignants, celle-ci s’annonce inconsistante. En première année, les étudiants devront se préparer de façon très théorique à des épreuves de didactique alors qu’ils n’auront eu aucune expérience sérieuse de l’enseignement. C’est comme si, au permis de conduire, pour passer le code et avant d’avoir eu leur premier cours de conduite, les candidats devaient par exemple expliquer à l’examinateur les gestes qu’il faut enchaîner pour réaliser un créneau. Qui peut croire que les plus performants dans ce type d’exercice seraient aussi, par la suite, les meilleurs conducteurs 

 

En seconde année, avec un stage à mi-temps en complète responsabilité, les lauréats ne pourront que préparer leurs cours du lendemain, ils n’auront pas le temps de prendre du recul sur leur pratique, d’analyser les erreurs de leurs élèves, de se documenter sur d’autres approches de la même notion ou de la même œuvre, de reconsidérer leurs choix didactiques ou pédagogiques… Ils ne pourront donc pas bénéficier d’une authentique formation en alternance. 

 

Alors que le cadre des masters devrait valoriser la formation des enseignants par et à la recherche, celle-ci sera réduite à peu de choses par un emploi du temps très contraint. De fait, on ne pourra offrir aux étudiants que des ersatz de masters.

 

« Il est indispensable de restaurer, après le désastre de la mastérisation, une formation initiale et continue digne de ce nom », disiez-vous en 2012 (lettre du 12 mars à la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques). Rognée d’année en année depuis 2002 par la réduction systématique des moyens de remplacement, la formation continue des enseignants est maintenant en charpie. Mais elle est aussi la grande oubliée de la réforme en cours. Pourtant, sans une politique volontariste et planifiée de formation continue, on voit mal comment les enseignants pourront s’approprier les recherches sur les apprentissages scolaires, développer le travail en équipe et perfectionner leurs pratiques pédagogiques au bénéfice des élèves les plus en difficulté. Rien dans les mesures annoncées par les ministres et dans les moyens alloués ne permet d’espérer que la réforme en cours ouvrira une nouvelle ère pour la formation continue.

 

Soyons lucides : avec ce projet de réforme de la formation des enseignants, la refondation de l’école de la République est compromise. On peut même craindre une dégradation de l’efficacité de l’école.

 

Ce dispositif engendrera une masse considérable de « reçus-collés », reçus à la première année de master mais « collés » aux concours, ce qui, dans les conditions actuelles, serait le cas de 3 candidats sur 4 en moyenne. Pour la plupart, ces jeunes auront à cœur de persévérer dans leur orientation vers le métier d’enseignant et tenteront le concours une seconde fois, à la fin de la seconde année de master. Comme les universités sont invitées à leur garantir cette poursuite d’étude et comme ils seront ainsi mieux préparés que leurs camarades de première année, on les verra bientôt les surpasser au concours. Ironie de l’Histoire, on dérivera ainsi vers un retour de fait au système actuel Darcos-Pécresse, dans lequel le concours est passé en seconde année de master, après deux années de bachotage.

 

De plus, les jeunes détenteurs d’un master enseignement mais n’ayant pas obtenu le concours formeront d’année en année une masse de dizaines de milliers de précaires, réputés capables de «faire le job». De là, une majorité de droite pourrait aisément supprimer les concours et l’appartenance des enseignants à la fonction publique d’État en les faisant recruter par des chefs d’établissement dotés du pouvoir d’embaucher, comme les programmes de l’UMP et du FN le prévoient déjà.

 

Monsieur le Président, vous êtes le garant de l’égalité des citoyens devant les services publics et de l’unité de l’école républicaine sur tout le territoire. Or, quand on observe les projets d’ESPE des diverses académies, on est frappé par l’extraordinaire disparité qui s’installera d’une région à l’autre dès le 1er septembre. Tout se passe comme si vous aviez décidé, sans même consulter la représentation nationale, la régionalisation de la formation des enseignants.

 

Au total, cette réforme illisible et infaisable ne nous permettra pas de sortir de la crise inédite du recrutement des enseignants dans laquelle la politique de la droite l’a enfoncée. Son échec est inévitable. On en voit les prémices dans les résistances que de nombreuses instances universitaires opposent à l’habilitation des nouveaux masters MEEF et à l’accréditation des ESPE. 

 

Monsieur le Président, vous êtes le gardien de notre État de droit. Permettez-nous de vous dire aussi que la méthode suivie pour mener cette réforme n’est pas acceptable. Les universités et leurs personnels ont été contraints d’élaborer dans la plus grande hâte, sans cadrage suffisant et, trop souvent dans la plus grande opacité, les projets d’ESPE et de masters MEEF demandés par les ministères. Et ainsi ont-ils dû se mettre dans l’incertitude et hors-la-loi, car la loi qui les établit n’est pas encore promulguée.

 

 Mais nous ne nous contentons pas de pointer les dramatiques insuffisances et les contradictions inextricables de la réforme en préparation. Depuis septembre dernier, nous n’avons eu de cesse de promouvoir et de préciser un dispositif de formation-recrutement qui rend possible une formation en alternance de trois années rémunérées dans un cadre universitaire après un concours en fin de licence (L3), avec une voie spécifique pour les étudiants déjà pourvus d’un master. Ce dispositif prolonge une politique volontariste en licence pour aider les jeunes des milieux populaires à accéder au métier d’enseignant par des bourses conséquentes attribuées sans contrepartie d’une mission effectuée dans un établissement scolaire. Il s’inspire des formations professionnelles supérieures dans lesquelles la formation est affranchie du concours car celui-ci précède celle-là. Et, justement, il s’agit là de formations de haut niveau sur les plans scientifique, technique et professionnel (médecins, sages-femmes, ingénieurs, pilotes de ligne, contrôleurs aériens, etc.), comme devrait l’être la formation des enseignants.

 

Ce dispositif permettrait de travailler dans la durée les articulations nécessaires entre apprentissages académiques, disciplinaires, didactiques et pédagogiques et formation à et par la recherche, dans le cadre d'une alternance progressive, comportant des stages dès la première année, d'abord en observation naturellement. Ces axes pourraient former la base d'un consensus entre tous les acteurs de la formation des enseignants, tant ceux qui sont légitimement attachés à la qualité de la formation académique et disciplinaire, que ceux qui veulent aider les enseignants à se donner la formation didactique et pédagogique qu'exige l'objectif central d'une école de l'égalité 

 

Monsieur le Président, vous soutenez une politique de réduction des déficits budgétaires qui passe par une gestion rigoureuse des finances publiques. Or, en nous appuyant sur les études réalisées au début de l’an dernier par la Cour des Comptes, nous avons apporté la preuve que notre projet serait moins coûteux que celui du gouvernement. Il serait moins coûteux parce que nous nous refusons tout simplement à former des milliers de jeunes à un métier qu’il ne leur serait pas permis d’exercer. Par là même, il est également plus respectueux des intérêts de la jeunesse, car il refuse d’entraîner des dizaines de milliers d’étudiants vers deux ou trois années d’études sans lendemain.

 

Monsieur le Président, il est encore possible de saisir la main que l’Histoire nous tend. La priorité que vous avez voulu accorder à la jeunesse et à l’éducation donne à votre gouvernement tous les moyens politiques et budgétaires de réaliser une vaste réforme de la formation des enseignants, une réforme durable qui ferait honneur à la tradition universitaire de la France et à sa tradition pédagogique. Dynamisant notre école, cette réforme concourrait au redressement économique et social de notre pays.

 

C’est pourquoi nous vous demandons solennellement d’intervenir pour suspendre la réforme en cours, pour annuler les arrêtés définissant les concours et pour ouvrir le chantier d’une autre réforme, avec tous les acteurs concernés. Nous sommes prêts à nous engager de toutes nos forces dans cette entreprise si nécessaire.

Soyez assurés, Monsieur le Président, de notre indéfectible attachement à l’école de la République et à la qualité de l’enseignement dispensé aux enfants dans notre pays.

 

Groupe Reconstruire la formation des enseignants (GRFDE)

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:46
Le fichier «Base-élèves » en examen devant le Tribunal Administratif de Paris le 1er juillet 2013.

 
im3.jpgRassemblement et point presse devant le TA de Paris dès 9h.

 

Mis en place en toute illégalité en 2004, le fichier Base élèves aurait pour but de « gérer » les élèves et « piloter » l'enseignement dans les écoles.

 

Un an plus tard, est mise en place une sorte de double-fond caché : la BNIE, une base nationale qui gère l'identifiant de chaque élève (INE pour Identifiant National Elève) et permet d'extraire les données personnelles le concernant. Le même INE suit l'élève jusqu'à 5 ans après sa sortie du système scolaire.
 
 

Le ministère de l'Education nationale a donc lancé une immense opération de fichage de l'enfance dès 2004, sans attendre le feu vert de la CNIL, en omettant (volontairement ?) d'en informer l'ensemble des parents d'élèves scolarisés sur le territoire français et en refusant de respecter leur droit d'opposition, pourtant garanti par la loi Informatique et Libertés.

  

Il a fallu qu'un père d'élève et une directrice d'école saisissent le Conseil d’État pour que soient portés au grand jour ces deux fichiers des élèves et que soit rétabli le droit légitime d'opposition des parents.

Or, depuis ce jour, tous les parents ayant exigé que leurs enfants soient retirés du fichier ont vu leurs demandes systématiquement refusées. Un droit d'opposition rétabli mais en somme jamais applicable.

Dans de nombreuses académies, des centaines de lettres d'opposition ont été remises aux services académiques. Ce sont par exemple près de 700 lettres qui ont été déposées, depuis juillet 2011, auprès de l'Académie de Paris.


Suite au refus de l'inspecteur d'académie de retirer leurs enfants de ces fichiers, cinq parents d'élèves ont saisi le tribunal administratif de Paris en décembre 2011. L'audience examinant leur recours se tiendra ce lundi 1er juillet à 9h30.


Le CNRBE-section de Paris (Collectif National de Résistance à Base-Elèves) appelle à venir massivement au tribunal (7, rue de Jouy, Paris 4e, mètro St Paul ou Hôtel de Ville) et rappelle que l'audience est publique.

Un point presse sera fait, en présence des plaignants et de leur avocate, maître Sophie Mazas, du barreau de Montpellier, à 9h au tribunal puis à l'issue de l'audience.

 
  

Renseignements complémentaires du CNRBE section Paris:

 

 
 
 
 
  

 

  










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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:38

 

C03-18Un amendement sidérant, improvisé par les Verts, a été adopté et introduit hier soir au Sénat dans le projet de loi sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche : la suppression pure et simple de la procédure de qualification nationale par le CNU pour les recrutements et promotions des enseignants-chercheurs

 

: http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/660/Amdt_6.html

L'amendement n°6 supprime le premier alinéa de l'actuel article L. 952-6 du code de l’éducation prévoyant "Sauf dispositions contraires des statuts particuliers, la qualification des enseignants-chercheurs est reconnue par une instance nationale." Ci-dessous le premier extrait des débats, vers 21h30, où l'on voit la complaisante ambiguïté de la rapporteure et surtout de la ministre préférant laissant passer, tout en en ayant pas l'air, mais sans s'exprimer clairement contre, sans doute pour s'assurer du vote global des Verts sur le projet (adopté hier vers 1h du matin) quitte à leur laisser faire n'importe quoi plutôt que de défendre la procédure de qualification.

 

Le caractère improvisé de l'opération apparaît dans le rejet d'un autre amendement n°7 (cf. ci-dessous deuxième extrait) de mise en cohérence du code de l’éducation. Mais ce rejet concernant des statuts dérogatoires ne réduit pas la portée de la suppression opérée par le précédent amendement.

La commission mixte paritaire est prévue pour mercredi 26 juin 2013 avec 7 députés (4  gauche, 3 opposition) + 7 sénateurs (3 socialistes, 1 Vert, 2 UMP, 1 UDI). Le texte, pour être adopté, devra recueillir 8 voix pour. Les sénateurs écolo  et UDI vont être en position de négocier la 8ème voix.  En cas d'échec, la loi reprendra le chemin des deux hémicycles pour deuxième lecture à  l'AN, où le dépôt d'amendements serait ainsi ré-ouvert (séance éventuelle le 9 juillet) et au Sénat (15 juillet). Si les texte adoptés dans les deux chambres ne sont pas identiques, la loi retournera à l'AN pour décision finale.


En revanche, l'AERES est maintenue (amendement n°24 de suppression rejeté) !!!

 

Si il reste en l'état, le texte de loi portera un coup fatal à l'évaluation par le CNU des compétences dans chaque  discipline scientifique : les petites disciplines en particulier, faibles dans les commissions locales, risquent de voir se multiplier des recrutements locaux décalés par rapport à leurs domaines et de se trouver ainsi laminées par des disciplines voisines plus puissantes dans les jeux de pouvoirs internes aux universités. Cet amendement porte un nouveau coup au caractère national des statuts d'enseignants-chercheurs au profit d'une gestion locale allant dans le sens de la régionalisation en cours du système universitaire français. La qualification par le CNU tant des docteurs, candidats aux postes d'enseignants-chercheurs, que des enseignants-chercheurs, candidats à une promotion, est une procédure d'évaluation indispensable à la qualité du travail dans cette profession : sa suppression risque de servir de prétexte à la réintroduction d'une autre forme d'évaluation, technocratique et non scientifique, aux fins de réductions budgétaires par modulation des services d'enseignement. En l'absence de cette évaluation des recherches et des dossiers de candidatures par le CNU, la propension aux recrutements localistes de candidats plus séduisants par leurs proximités ou dépendances relationnelles que par les mérites de leurs productions et expériences s'aggravera inéluctablement au détriment de la qualité du service public d'enseignement supérieur et de recherche.

 

Voici le lien pour signer la pétition nationale lancée par la commission permanente des sections CNU (CP-CNU) afin de demander le maintien des procédures de qualification par le CNU.

http://www.petitions24.net/cpcnu

 

 

 

Jérôme Valluy - 22 juin 2013, 13h

 

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Extraits du compte-rendu de séance du 21 juin : http://www.senat.fr/cra/s20130621/s20130621_4.html#par_747

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"Mme la présidente. - Amendement n°6, présenté par M. Gattolin et les membres du groupe écologiste.

Après l'article 43 bis

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le premier alinéa de l'article L. 952-6 du code de l'éducation est supprimé.

Mme Corinne Bouchoux. - Les modalités de la qualification sont une originalité française. La procédure est très chronophage, coûteuse et détourne les enseignants-chercheurs de leurs missions premières, la recherche et la formation. Je reprends ici la proposition 126 du rapport Berger. Faisons confiance aux jurys de thèse et supprimons cette procédure.

Mme Dominique Gillot, rapporteure. - La proposition de M. Berger est intéressante mais prématurée ; la concertation n'a pas encore abouti. Retrait ?

Mme Geneviève Fioraso, ministre. - On peine à obtenir le consensus de la communauté scientifique. Le temps n'est pas venu d'installer ce dispositif. Laissons le temps au temps. L'objectif de la loi est avant tout d'apaiser, de rassembler, de remobiliser.

Mme Marie-Christine Blandin, présidente de la commission de la culture. - Le temps n'est pas venu d'installer ce dispositif ? Il ne s'agit pas d'installer mais de supprimer un dispositif qui pénalise tous les doctorants de France...

L'amendement n°6 est adopté."
http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/660/Amdt_6.html
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ARTICLE 44


Mme la présidente. - Amendement n°7, présenté par M. Gattolin et les membres du groupe écologiste.

Après l'alinéa 3

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...) Les mots : « dont la qualification est reconnue par l'instance nationale prévue à l'article L. 952-6 » sont supprimés ;

Mme Corinne Bouchoux. - Amendement de cohérence.

Mme Dominique Gillot, rapporteure. - Je maintiens l'avis défavorable de la commission. La concertation n'est pas mûre pour supprimer la qualification.

Mme Geneviève Fioraso, ministre. - Même avis.

L'amendement n°7 n'est pas adopté.
http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/660/Amdt_7.html
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:38

In Le Mammouth déchaîné

montre-molle-dali

 

Total tenterait-il ainsi de racheter ses errements fiscaux ?

L’agence de presse (AEF) nous apprend la signature entre l’Etat et Total d’un accord cadre qui prévoit de consacrer 4 millions d’euros à l’accompagnement de la « réforme » des rythmes scolaires. Le dossier de presse distribué par les signataires le vendredi 7 juin 2013 indique :
« Quatre millions d’euros seront affectés au soutien de structures à but non lucratif, notamment afin d’accompagner la grande réforme des rythmes éducatifs dans le premier degré ».

Le même dossier indique comme une référence que le partenariat entre l’État et Total dans ce domaine a été « initié en 2009 » et Total s’y vante d’être « le premier partenaire privé du Fonds d’expérimentation pour la Jeunesse ».

Le groupe Total est le 1er groupe financier et industriel français en chiffre d’affaires. Un célèbre site d’information et d’investigation révélait il y a peu qu’il bénéficiait d’un régime fiscal qui lui permettrait, d’échapper en grande partie à l’impôt sur les sociétés en France.

Le groupe Total se lance donc dans le financement des réformes qui l’intéressent via un « mécénat » aussi désintéressé que l’on peut l’imaginer

Par cet « accord-cadre », le ministre Peillon montre la solution aux communes asphyxiées financièrement par le transfert de charges découlant de son décret : pour maintenir leur école il faut chercher dans le sponsoring avec les entreprises locales.
.

 

 

Toujours plus..

 

 



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