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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:36
http://75.snuipp.fr/IMG/arton1071.png?1380200067
C'est une situation catastrophique qu'a présenté le 30 septembre le Snuipp parisien suite à l'application de la réforme des rythmes scolaires. Cet état des lieux, exploité par la candidate UMP à la mairie, est contesté par la Ville. Le Snuipp 75, avec ses partenaires syndicaux, décidera le 8 octobre des actions à mener.
 
Au terme d'une enquête menée dans plus de 600 écoles, Jérôme Lambert, secrétaire général du Snuipp 75, a dressé un tableau effrayant de la situation dans les écoles suite au choix de la municipalité de passer dès cette rentrée aux nouveaux rythmes. " L’état de fatigue des élèves est particulièrement criant, que ce soit en maternelle comme en élémentaire", écrit le Snuipp 75. "Cette fatigue s’accompagne d’un changement de comportement, conséquence d’un manque de repères dans les règles à respecter et de la multiplication des adultes intervenants : les élèves sont difficiles à « cadrer », ils n’ont toujours pas la posture d’écolier". Le syndicat évoque une tension qui continue jusque lors de la récréation. "On se croirait en janvier ou février".
 
La situation n'est pas meilleure chez les adultes. " Le ras-le bol le plus significatif des enseignants est le sentiment d’avoir été dépossédés de leurs missions d’enseignement et de leur outil de travail (classe et matériel pédagogique mais également portes de l’école et préau qui sont devenus prioritairement des moyens d’affichage des ARE). Les relations entre animateurs, ATSEM et enseignants, malgré la bonne volonté de tous, sont tendues". L'occupation des classes est un vrai problème pour les enseignants. Mais il y a aussi les toilettes des enseignants visitées par deux fois plus d'adultes ce qui pose un problème d'hygiène, précise le Snuipp 75. Le Snuipp 75 rencontrera le 8 octobre Fo, Sud, la Cnt et la CGT pour décider des actions à mener. Il demande la réécriture du décret et envisage d'exiger la suspension de la décision municipale.
 
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:01
2014-1399.JPG
 
A Paris, comme ailleurs !
 
 
In Libération
 
 
Hostile à la réforme, le principal syndicat du primaire n'écarte pas de nouvelles actions.
Les nouveaux rythmes scolaires passent mal dans la capitale. Hier, le responsable parisien du principal syndicat du primaire, le SNUipp, a estimé que la mise en place des quatre jours et demi était une «catastrophe». Il n’a pas écarté de nouvelles actions, voire une demande de suspension du dispositif au risque de déstabiliser encore plus les enfants en
 
Le SNUipp a été le fer de la lance de la mobilisation massive, l’hiver dernier, des professeurs des écoles parisiens contre le passage aux quatre jours et demi. Alors que Lyon, Marseille, Lille ou encore Bordeaux ont choisi d’attendre septembre 2014 pour abandonner la semaine de quatre jours, Paris est la seule très grande ville à se lancer dès cette rentrée. Afin d’alléger les journées de classe, les enfants finissent le mardi et le vendredi à 15 heures, et peuvent ensuite s’inscrire à des activités périscolaires gratuites jusqu’à 16h30. Ils ont par ailleurs désormais cours le mercredi matin.
Jérôme Lambert, le responsable du SNUipp parisien qui donnait hier une conférence de presse, a décrit une situation quasi apocalyptique dans les écoles de la capitale – des enfants chamboulés qui ne savent plus quel jour on est, des enseignants chassés de leurs classes pour les activités périscolaires et qui les retrouvent le lendemain tout en désordre, des locaux sales car le personnel n’a plus le temps de nettoyer correctement, des directeurs et directrices proches du burn out...
«Nous n’étions pas spécialement bien disposés à l’égard de cette réforme, a reconnu le responsable syndical, mais nous ne nous attendions pas à une rentrée comme celle-ci, à une telle désorganisation. Un mois après, les directeurs et directrices ont encore la tête sous l’eau.»
Le syndicat, qui a tiré la sonnette d’alarme déjà dix jours après la rentrée, a mené une enquête auprès de établissements parisiens sur la mise en place des quatre jours et demi. «Nous avons déjà 160 remontées d’écoles sur 663 au total, a indiqué Jérôme Lambert, les problèmes soulevés se retrouvent partout.»

«Besoin de repères»

Premier constat, selon le syndicat, le climat général s’est dégradé dans les établissements. Tout le monde est stressé – les parents qui ne comprennent pas bien comment tout ça fonctionne, les enseignants qui ne savent pas quoi leur répondre et se font houspiller, les animateurs qui passent leur temps à compter les élèves participant aux activités et ceux partant, les directeurs qui n’ont pas les mêmes listes d’enfants autorisés à partir à 15 heures, les élèves enfin, qui perdent leurs repères, avec des journées de classe qui changent selon le jour…
Toujours selon l’enquête du SNUipp, les petits de maternelle sont de loin les plus perturbés. «Plus que les autres, ils ont besoin de repères, spatiaux et temporels, et de savoir qui est leur référent», a souligné Jérôme Lambert. Or, ils ont affaire dans la même classe à leur enseignant (ou enseignante) puis à un animateur. «Résultat, il y en a qui pleurent encore au bout d’un mois, ce qui n’est pas normal.»
Le syndicat s’inquiète aussi de problèmes d’hygiène et de sécurité. Il y aurait moins de personnels pour nettoyer les classes et la propreté laisserait à désirer. En raison de la désorganisation ambiante, on ne sait pas exactement chaque jour combien d’enfants restent aux activités, d’autant que les parents les inscrivent ou les retirent au dernier moment. Les listes n’étant pas à jour, le risque existerait d’en laisser filer un par erreur.
A cela, toujours selon le SNUipp, s’ajoute le risque d’intrusion extérieure. Personne ne saurait exactement combien d’animateurs de la Ville de Paris et de membres d’associations culturelles et sportives vont venir ce jour-là dans l’école. Cela devrait toutefois bientôt changer. L’adjointe au maire de Paris chargée de l’éducation Colombe Brossel, qui a reçu le SNUipp, a annoncé que des attestations professionnelles seraient délivrées à tous les intervenants.
Le syndicat ne veut pas se prononcer sur le contenu des activités. S’agissant de périscolaire, ce n’est pas de son ressort. Mais sur le fond, il juge la réforme «structurellement mauvaise» - «on ne sait pas ce qu’on demande à l’école, au scolaire, au périscolaire».
 
 
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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:19

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In NouvelObs 

 

Directeurs exténués, profs excédés, enfants déboussolés, parents perdus : la semaine de 4,5 jours fait toutes sortes de victimes, selon le syndicat des instituteurs SNUipp-Paris.

 

Entretien avec Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUipp - Paris (syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles, affilié à la FSU), à propos de la polémique naissante sur l'instauration des nouveaux rythmes scolaires dans la capitale.

 

Trois semaines après la mise en place de la semaine de 4,5 jours, et face aux mécontentements qu’elle suscite à Paris, réclamez-vous le retour de la semaine de 4 jours ?

- Pas du tout. Mais la mairie de Paris ne réalise pas ce qui se passe. Nous avons lancé une enquête auprès des 663 écoles de Paris. Nous avons reçu 130 réponses, toutes négatives, concernant l’application de la semaine de 4,5 jours. Il s’agit parfois seulement du directeur, ou d’un collègue, qui s’exprime. Mais ils décrivent une ambiance. Elle est mauvaise. Toutes les autres écoles qui n’ont pas répondu ? Je pense qu’un grand nombre d'entre elles sont tellement sous le niveau de la mer qu’elles n’ont trouvé le temps de le faire.

On note une explosion des arrêts maladie des directeurs d’école, qui gèrent la désorganisation. Ils font des semaines énormes. Ils sont à bout. Ils passent leur temps à dresser des listes d’élèves qui changent tout le temps, entre ceux qui sortent directement après la classe, et ceux qui restent aux activités périscolaires. Car les ateliers sont gratuits et facultatifs et les inscriptions sont à la carte. les parents peuvent se décider au dernier moment. Nous demandons que la mairie fixe des règles d’inscription à ces ateliers.

 

Que disent les enseignants ?

- Nous notons un très fort malaise, une grande fatigue, qui se traduit parfois par une dégradation de leur état de santé. Une situation que le recteur de Paris a bien voulu prendre en compte en inscrivant la question de la semaine de 4,5 jours au prochain Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Ville de Paris. Leur temps de travail n’a pas augmenté, mais leur quotidien est plus difficile.

La mairie de Paris a opté, comme 10% des communes, pour le regroupement des activités périscolaires sur deux après-midi, les mardi et vendredi. Les enfants ont école les lundi et vendredi jusqu’à 16h30, le mercredi jusqu’à 11h30. Et les mardi et vendredi, l’école s’arrête donc à 15h pour laisser la place à 1h30 d’activités périscolaires. Ces jours-là, comme ces ateliers se font en général dans leur classe, les professeurs ne peuvent plus disposer de leur salle pour préparer leur séance du lendemain. Et ces jours-là, à la porte de l’école, la sortie des élèves qui se fait sous leur surveillance, peut durer jusqu'à 30 minutes…

 

Les enfants, dénoncez-vous, ont du mal à trouver leurs repères…

- C’est un problème : les enfants ne donnent plus sens à la salle de classe. Elle est désacralisée. Les petits passent à des règles de vie différentes….Ils font « pâte à modeler » avec le maître, puis « pâte à modeler » avec l’animateur, tout cela dans le même lieu ! Ils n’y comprennent plus rien. L’atelier ne ressemble pas à l’école, les tables sont bougées, les activités n’ont rien à voir. De leur côté, les maîtres ont plus de mal à tenir les classe de grands.

Sans parler des problèmes de ménage, après ces activités. La Mairie en a pris la mesure et s’est engagée à embaucher du personnel supplémentaire pour nettoyer les locaux. 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 20:25

In Basta !

 

Le groupe pharmaceutique Novartis va adresser 5 000 kits pédagogiques à des écoles élémentaires. De quoi sensibiliser 150 000 enfants à l’importance de prendre soin de leur animal domestique préféré, chiens ou chats, pour éviter la transmission de maladies grâce… à des produits en partie commercialisés par Novartis. S’agit-il de « séances pédagogiques » désintéressées, ou de réaliser une vaste opération marketing, avec l’aval de l’Education nationale ?

 

 

Une trentaine d’enfants sont sagement assis dans les fauteuils de l’auditorium du Muséum national d’Histoire naturelle. Ils regardent un dessin animé sur les risques de transmission de maladie par les animaux de compagnie. Un dessin animé réalisé par l’entreprise pharmaceutique Novartis. Le message : bien se laver les mains après avoir caressé son animal. Et surtout penser à procéder à une vermifugation régulière de son chien ou chat (par administration d’un médicament), pour tuer les vers, vecteurs de maladies. Sylvie Thevenon, conceptrice du programme chez Novartis, anime cette séance « pédagogique » de « sensibilisation pour changer les comportements ».

Cette classe de CE2 de Neuilly-sur-Seine n’est pas la seule cobaye. 2 000 kits pédagogiques ont été envoyés dans des écoles, 3 000 autres vont suivre en juin. 150 000 enfants de « Cycle 3 » (8-10 ans) pourront donc apprendre à s’occuper de leur animal de compagnie grâce aux bons conseils de Novartis, et de sa filiale Novartis santé animale ! Le ministère de l’Éducation nationale a donné son accord pour la diffusion de ce kit « éducatif ». Et évidemment totalement désintéressé... Car qui fabrique et vend des vermifuges en France ? Novartis, leader mondial pour les antiparasitaires [1].

 

Des experts pas si indépendants

« En France, les chats et chiens sont vermifugés en moyenne 2,8 et 2 fois par an. D’après une étude d’experts européens indépendants, il faudrait les fermifuger 4 fois par an, pour réduire la transmission de maladies comme les zoonoses parasitaires », explique les responsables de ce programme éducatif. Il s’agit de « lutter contre un vrai problème de santé publique ». Sur celui-ci, on n’en saura pas plus. Combien d’enfants sont touchés par ces maladies en France ? Pédiatre, vétérinaire et chef de produit, réunis pour la conférence de presse de Novartis, ne s’étaleront pas sur ces chiffres [2]. « A cause de ces vers, parfois un enfant se réveille un matin et hop, il ne voit plus d’un œil. Et ça peut être définitif ». Hop, juste de quoi faire stresser parents et enseignants. « Ça ne serait pas plus simple de vermifuger directement les enfants ? », demande Elizabeth Tchoungui, présentatrice de France Ô, réquisitionnée comme animatrice pour l’occasion.

Qui sont les experts indépendants qui recommandent de prendre en charge ce risque majeur pour la santé publique ? Et de passer à la vitesse supérieure sur la vermifugation des chiens et chats ? L’ESCCAP (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites), spécialiste des parasites d’animaux domestiques. Qui est soutenu par de généreuses entreprises. Parmi elles, Novartis. ESCCAP « bénéficie du soutien de sponsors (de grandes sociétés pharmaceutiques principalement) sans qui un tel travail ne serait pas possible. Merci à eux », décrit le site français. Les recommandations de ces « experts européens » sont bien entendu totalement « indépendantes »...

 

« Rallier le plus grand nombre à »... Novartis ?

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:49

In Libération

 

 

C03-18«Libération» raconte le travail au quotidien d'un REV, ces postes fraîchement créés à Paris, chargés d'organiser dans les écoles le temps périscolaire. Au pas de course.

 

La journée de mardi s’annonçait plutôt cool. Enfin, comparée aux semaines précédentes. François a quand même appris au réveil deux défections dans son équipe. L’un des animateurs s’est fait une hernie discale, l’autre est malade. Il a trois heures pour trouver une solution.

Depuis la rentrée scolaire, François, 30 ans, est «REV» (Responsable éducatif ville), ces emplois créés par la ville de Paris pour appliquer la réforme des rythmes scolaires. Il y a un poste par groupe scolaire, 385 au total. François a atterri dans le chic VIIe arrondissement, dans une école qu’il connaît déjà bien. «Heureusement. Ça simplifie les choses», dit-il en posant son casque de scooter dans un coin de la bibliothèque, «son terrier» comme il l’appelle. «Je n’ai pas de bureau, je pose mes affaires ici du coup. Peut-être que ça viendra un jour, le bureau. Chaque chose en son temps.»

Le métier est tout nouveau, encore en construction. Jusque là, il était directeur du centre de loisirs du secteur, accueillant les enfants le mercredi et pendant les vacances scolaires. Depuis un mois, avec cette nouvelle casquette qui tient en trois lettres, il gère les enfants participant aux ateliers périscolaires les mardi et vendredi de 15 heures à 16h30, après la classe, puis l’étude entre 16h30 et 18 heures.

«J'ai voulu un noyau dur d'animateurs»

Il partage aussi la responsabilité de «la pause cantine» avec le chef d’établissement. «Le directeur garde le côté administratif (la liste des présents, le paiement…) et nous, les REV, on gère le pédagogique. La gestion des équipes, en fait.» Une sacrée machine. D’autant que François est à cheval sur deux écoles : une élémentaire et une maternelle attenante, soit 500 enfants en tout. Tous ne mangent pas à la cantine et ne participent pas aux ateliers périscolaires mais c’est une grande majorité. «On n’a pas encore les listes définitives. Il y a toujours des ajustements», dit-il en jetant un œil à sa montre. Huit minutes avant la sonnerie de 11h30, il faut y aller.

Il descend quatre à quatre les escaliers, traverse la cour. Un tour en maternelle pour commencer et briefer son équipe du jour. Ils sont treize animateurs pour les tout petits, plus les assistantes maternelles (Atsem) qui viennent en renfort en roulement. Ça, c’est pour le temps du midi. Pour les ateliers périscolaires, à 15 heures, les intervenants ne sont pas forcément les mêmes. «J’ai fait en sorte au maximum d’avoir un noyau d’animateurs fixes qui font tout : la cantine, les ateliers de 15 heures, l’étude et le centre de loisir le mercredi. Sinon, c’est ingérable.» Il n’empêche. L’équipe est rarement la même deux jours d'affilée. «J’ai deux absences aujourd’hui. La mairie m’envoie un remplaçant, je ne le connais pas, j’espère que ça va le faire. Ensuite, je vais bidouiller, en répartissant les enfants dans plusieurs groupes.»

«Cette réforme n’est facile pour personne»

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:43

In Snuipp


En lançant une pétition nationale, le SNUipp-FSU entend peser sur le ministère pour faire valoir son exigence d’une réécriture du décret sur les rythmes scolaires.

« Rythmes scolaires : maintenant, c’est avec nous ! » Le SNUipp lance une grande pétition nationale avec comme exigence l’ouverture de discussions avec le ministre afin que soit réécrit le décret qui encadre cette réforme mal ficelée. Partout, les enseignants doivent être étroitement associés afin de faire valoir leurs propositions d’aménagement du temps des élèves sans être mis sous la pression d’un calendrier contraint.

Pour signer : cliquez sur l’image

http://www.snuipp.fr/IMG/jpg/image_petition.jpg

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:39

tln 25-9-2013

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:25

bombe a retardement 1

In JDD

 

Jean-François Copé veut faire le pari : il souhaite faire, explique au JDD un proche du patron de l'UMP, de l'application de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 un nouvel argument de joute contre le gouvernement. En bureau politique mercredi matin, le président de l'UMP a même parlé de "grève de la réforme des rythmes scolaires". Après la bataille fiscale, ce serait donc le nouveau chantier de l'UMP. Le député-maire de Meaux compte même en faire une bonne partie de son entretien, jeudi matin, face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.

Les retombées des maires UMP sont mauvaises : mercredi, lors du bureau politique au siège du parti, ils ont été nombreux à décrier la réforme des rythmes scolaires qui devra être définitivement mise en place à la rentrée 2014. Les élus locaux ont peur : ils doivent obligatoirement rendre en novembre leurs programmes d'activités périscolaires entourant la baisse du temps passé en classe. Mais beaucoup d'entre eux sont sûrs de ne pas pouvoir tenir le délai. Ils pensent même que ce coût supplémentaire ne sera pas compensé par les aides de l'Etat et que, in fine, ils vont devoir augmenter leurs impôts locaux. C'est notamment le cas de Xavier Bertrand, en phase sur le sujet avec Jean-François Copé.

"Taxe Peillon"

Selon les estimations de l'UMP, le coût moyen de la réforme pour les communes seraient de 150 euros par élèves et par années, alors que l'aide de l'Etat serait de 50 euros. Le parti de droite assure qu'à Paris, le coût de la mise en place anticipée en 2013 serait de 30 millions d'euros, contre seulement 10 millions d'euros estimé au départ. Selon Colombe Brossel, adjointe au maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, interrogée fin août par leJDD.fr, "en année pleine, l’aménagement des rythmes scolaires coûtera entre 40 et 50 millions d’euros par an, dont environ 24 millions à la charge de la ville".

 

 

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In Nouvel Obs

 

Rythmes scolaires : pour Peillon, Copé commet une "faute politique"

Le ministre de l'Education accuse le président de l'UMP, qui réclame le report d'une réforme "intenable" financièrement, de "politiser pour les enfants".

Le ministre de l'Education Vincent Peillon a dénoncé jeudi 26 septembre une "faute politique" du président de l'UMP Jean-François Copé, avec sa demande officielle de report de la réforme des rythmes scolaires. Le ministre a souligné que l'Etat va "continuer à aider" les communes à mettre en oeuvre la réforme.

"Je trouve que c'est une grande faute politique, de la part du président de l'UMP, de vouloir prendre la réforme des rythmes, qu'il voulait lui-même il y a deux ans, comme l'objet d'un conflit politique", a déclaré Vincent Peillon à des journalistes lors d'une visite en Creuse.

Jean-François Copé a annoncé jeudi qu'il avait demandé "officiellement" à Vincent Peillon un report de la réforme des rythmes scolaires, qui est selon lui "intenable sur le plan financier, sauf à augmenter les impôts", prenant notamment l'exemple de la ville de Meaux (Seine-et-Marne) dont il est maire.

Un fonds disponible de 250 millions d'euros

Le ministre, qui inspectait la mise en oeuvre des nouveaux rythmes à Guéret, a expliqué que le président de l'UMP lui avait téléphoné mercredi pour l'informer de sa décision de demander un report.

"Je lui ai dit qu'il faisait à mon avis un mauvais calcul politique, car les parents n'aiment pas que l'on politise pour les enfants, (que) mon souci est que les enfants réussissent, donc je trouvais que de ce point de vue-là ce qu'il faisait ce n'était pas bien", a-t-il dit.

Sans répondre explicitement à la demande de report, Vincent Peillon a assuré que l'Etat va "continuer à aider" les communes dans l'application des rythmes, rappelant que le fonds de 250 millions d'euros prévu à cette fin "n'a pas été consommé". Il a ajouté n'avoir "pas beaucoup d'inquiétude" sur la pérennisation des moyens.

Le ministre de l'Education a par ailleurs contesté les chiffres avancés par Jean-François Copé, sur l'aide de l'Etat pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes. "La ville de Meaux avait droit cette année à 150 euros, (M. Copé) parle d'une aide de 50 euros. Il ne compte pas la Caisse d'allocations familiales", a indiqué le ministre. "Il est au tiers de la vérité, donc à deux tiers de mensonge", a-t-il accusé.

"Prise d'otage" des ministres

Jean-François Copé avait annoncé jeudi qu'il avait demandé "officiellement" à Vincent Peillon "un report de la réforme des rythmes scolaires". Le président de l'UMP a ajouté sur BFMTV-RMC qu'il avait parlé la veille au téléphone de cette question avec le ministre de l'Education nationale.

Il lui a répondu, selon Jean-François Copé, qu'il avait "bien entendu le message et allait le transmettre" à François Hollande. "Le président de la République va bien être obligé de prendre ses responsabilités", avait ajouté le président de l'UMP, "il ne peut pas prendre en otage les ministres".

Cette réforme est "intenable" financièrement pour les communes, et en tant que maire de Meaux, "je ne peux pas me permettre d'augmenter les impôts locaux en plus des impôts nationaux pour financer cette réforme", a-t-il également affirmé. "L'Etat verse 50 euros sur les 150 que coûte cette réforme par adulte et enfant, les communes doivent donc trouver 100 euros supplémentaires", avait-t-il insisté.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:19
http://idata.over-blog.com/3/09/96/72/vacances.gif
In Mammouth déchaîné
Vincent Peillon confirme sa volonté de raccourcir les vacances de 2 semaines car cela a "donné lieu à consensus" (source). « Vincent Peillon a confirmé mercredi à l'AFP l'ouverture en 2015 de discussions sur ce sujet, réfutant tout renoncement à aborder la question avant 2017." [...]
"Ce qui avait donné lieu à consensus autrefois - ce n'est pas ma position [dit Vincent Peillon], c'est celle des parlementaires, c'est celle du précédent ministère- c'était qu'il fallait revoir l'année, la semaine et la journée. Ils ont donné suite à la consultation sur les rythmes scolaires, une orientation, c'était cinq heures, c'était 4,5 jours, c'était 38 semaines. Que chacun soit cohérent par rapport à lui-même. Si c'est dans ce sens que tout le monde était d'accord il y a quelques années, c'est dans ce sens qu'il faut avancer."

Mais "tout le monde" est tellement "d'accord" que l'accord reste cependant bien incertain d'après Metronews qui rappelle que selon une enquête IFOP, Vincent Peillon ne pouvait en mars dernier compter que sur une courte majorité de Français favorable à une réduction des vacances d'été.

"Précisément 36% des sondés s'y sont dits "plutôt favorables" et 17% le sont "tout à fait". A l'inverse 47% des personnes interrogées ne veulent pas d'une telle réforme, dont 19% qui y sont très opposées." source

La question n'a donc pas fini de diviser et, les élèves du secondaire y étant massivement opposés, il n'est pas certain du tout qu'un raccourcissement des vacances d'été passe comme une lettre à la poste et puisse se mettre en place sans mettre au moins les lycéens dans la rue... Vincent Peillon devra se montrer très persuasif... d’autant plus que :
Pendant ce temps là , les professionnels du tourisme piaillent d'impatience source
Extrait:
VACANCES : Les professionnels du tourisme ont réclamé hier l'ouverture « le plus rapidement possible » de discussions sur les rythmes scolaires, avant 2015, date fixée par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon... « Attendre 2015 pour entamer les discussions, c'est beaucoup trop tard »
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:11

In Libération

 

C03-18La candidate centriste à la mairie de Paris dénonce l'«improvisation» dans les écoles qui appliquent la réforme.

Marielle de Sarnez, candidate du MoDem à la mairie de Paris, a déploré mardi dans un communiqué une «grande désorganisation» dans les écoles parisiennes qui appliquent depuis trois semaines la réforme des rythmes scolaires, et appelé la Ville à réagir «dans les plus brefs délais».

Sur le même sujet
  • Rythmes scolaires : Marielle de Sarnez déplore une «grande désorganisation»    

  •  

Pour elle, trois semaines après la rentrée, «les personnels enseignants sont désorientés: ils ne sont pas entendus sur l’organisation des "ateliers" qui ne répondent à aucun plan sérieux, leur contenu étant trop souvent improvisé» et «les goûts des enfants ne sont que rarement pris en compte».

«La désorganisation est grande puisque les personnels, en charge de la mise en place ou mis au service de cette nouvelle organisation, sont débordés et ne peuvent plus faire face. Toute cette improvisation fatigue les enfants et les familles la vivent mal», affirme la candidate centriste, vice-présidente du parti de François Bayrou.

 

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