Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
 Main basse sur l'école
 Démopolis, 2008





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Base élèves

Mardi 13 octobre 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Collectif national de résistance à Base élèves

Une enquête d’instruction s’est tenue au Conseil d’État lundi 12 octobre 2009 au sujet de la « Base élèves premier degré ». Étaient entendus par le Conseil d’État des représentants du ministère, de la CNIL, les requérants contre Base élèves, Mireille Charpy et Vincent Fristot, ainsi que les intervenants dans ce dossier, le SNUipp-FSU Isère, le PAS-UDAS Isère et la Ligue des Droits de l’Homme.


Le Conseil d’État souhaitait des éclaircissements sur un certain nombre de points notamment la collecte et l’utilisation de renseignements concernant la santé, les transformations successives de « Base élèves » et les interconnexions avec de multiples fichiers.


Les inquiétudes des requérants et intervenants quant à l’utilité de « Base élèves » et à l’utilisation par l’administration de l’Éducation nationale des données nominatives collectées restent entières après cette séance.

Le Conseil d’État envisage l’issue de ce dossier pour la fin de l’année.


Mireille Charpy, Vincent Fristot, SNUipp-FSU 38, PAS-UDAS 3


Lire aussi l’article de la LDH Toulon : Base élèves devant le Conseil d’État le 12 octobre 2009


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Jeudi 2 juillet 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Médiapart

Après avoir entendu le gouvernement français le 26 mai, le comité des droits de l’enfant des Nations Unies rappelle la France à l’ordre à propos du fichier «Base élèves premier degré», qui conserve les informations recueillies lors de l’inscription de chaque enfant à l’école maternelle ou primaire. «Les objectifs de cette base de données et son utilité pour le système éducatif n’étant pas clairement définis, le Comité est préoccupé par l’utilisation de cette base de données à d’autres fins telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière, et par l’insuffisance des garde-fous légaux empêchant son interconnexion avec les bases de données d’autres administrations», peut-on lire dans les recommandations à la France du comité (en anglais et pdf).

 

Le comité onusien s’inquiète également du fait  que les parents ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur enfant et pourraient en conséquence être réticents à les inscrire à l’école. Depuis le 25 mars près de 800 plaintes contre X ont déjà été déposées par des parents opposés au fichier base élèves dans l’Aveyron, l’Isère, les Bouches-du-Rhône, le Tarn-et-Garonne et l’Ariège (lire Le fichier «Base élèves» : la France doit s'en expliquer devant les Nations unies).


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Mardi 16 juin 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Café Pédagogique

Réuni le 11 juin, le Comité des droits de l'enfant de l'ONU a vivement critiqué le fichier national Base élèves. Il demande des modifications qui  altèrerait de façon déterminante le fichier.

 

"S'agissant de Base élèves 1er degré, le Comité apprécie le fait que l'Etat partie ait retiré les données sensibles inclues au départ. Mais, les objectifs de cette base de données et son utilité pour le système éducatif n’étant pas clairement définis, le Comité est préoccupé par l’utilisation de cette base de données à d’autres fins telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière et par l’insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d’autres administrations". C'est une véritable condamnation qu'a prononcé le 11 juin le Comité des droits de l'enfant de l'ONU. La visite de Nadine Morano à Genève pour répondre aux questions du Comité n'a pu empêcher la publication de ce  cinglant rapport.

 

Le comité exige deux mesures qui pourraient modifier profondément Base élèves. D'abord que les parents aient un droit de rectification et d'effacement du fichier. Ensuite il insiste sur la nécessité de sécuriser les accès au fichier.

 

Dès sa publication, cet avis a fait le tour des enseignants qui refusent Base élèves depuis des années. Le Collectif national de résistance à Base élèves (CRBE) s'est dit "réconforté dans son combat contre le fichage des enfants"  à la lecture des observations finales du Comité des Droits de l’enfant de l’ONU. Certains de ses membres font l'objet de sanctions ou sont en passe de passer devant des commissions disciplinaires pour ne pas saisir le fichier. La décision de l'ONU affaiblit profondément ces procédures.

L'avis du Comité

Le site du CRBE


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Mardi 26 mai 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Collectif pour le retrait de base élèves


Communiqué du Collectif National de Résistance à Base Elèves:

18 mai 2009. — Le Collectif National de Résistance à Base Elèves, regroupant plus de soixante organisations locales, départementales et nationales associatives ou syndicales, a présenté un rapport devant le Comité des Droits de l’Enfant, organe de l’ONU. Ce rapport est dit alternatif car venant en parallèle au rapport que présente la France, et portant sur le respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dans le pays. Le rapport du CNRBE soulève des contradictions visibles entre cette Convention et les modalités de mise en œuvre du fichier des élèves à l’école primaire, « Base élèves 1er degré », plus simplement appelé Base-Elèves. (…)

Le rapport a été pris en considération par le Comité des Droits de l’Enfant qui a adressé, sur la base de ce rapport mais aussi de l’intervention d’autres organisation de défense des droits de l’enfant comme DEI-France et DEI-International, des questions écrites à la France sur Base-Elèves. Ces questions mettent en évidence l’inquiétude du Comité vis-à-vis du respect de plusieurs droits des enfants figurant dans la Convention et mis à mal par le fichier Base-Elèves.

En détail : «Veuillez préciser les différentes banques de données dans lesquelles les informations personnelles sur les enfants sont collectées, stockées et/ou conservées. S’agissant en particulier du dispositif  « Base-élèves 1er degré » veuillez préciser à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d’opposition prévu par la loi ne s’applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants. »

Ces questions ont amené la France à produire un document que le Collectif peut difficilement nommer des réponses, puisque :

  • à la question sur le service public, il a été répondu en faisant mention de l’article L.111-1 du Code de l’Education, qui énonce les principes éducatifs de l’école. Ce qui sous-entend que Base-Elèves a une valeur éducative, que la France s’est bien gardée d’expliciter.
  • à la question sur la non-application du droit d’opposition il a été répondu que cette absence de droit d’opposition était liée à la scolarité obligatoire, ce qui sous-entend que Base-Elèves ne serait pas obligatoire en école maternelle, ce qui n’a jamais été dit par le Ministère. Par ailleurs, il est hasardeux de soumettre la scolarisation à l’inscription dans un fichier externe à l’école.
  • à la question sur les conséquences du refus, il n’a pas été apporté de réponse.
  • à la première question sur  «les différentes banques de données» mises en place, le réponse e concerne que BE et n’évoque donc pas la base nationale des identifiants élèves (BNIE). 


    La suite...

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Vendredi 15 mai 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Resistance Pedagogique Loire

13 directeurs d'école refusent de renseigner Base Elève et  rendent leur clé OTP
35 enseignants signent un courrier adressé à l'Inspecteur d'Académie, affirmant qu'ils refusent les mesures Darcos  (
Lire le courrier)
Les collectifs de parents demandent le non-fichage de leurs enfants.



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Mardi 12 mai 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

LETTRE OUVERTE AUX DIRECTRICES ET DIRECTEURS D’ÉCOLES ET AUX EQUIPES ENSEIGNANTES
 
Ce courrier a pour objet d'informer les enseignants, les directrices et les directeurs d'école, du fait que de nombreuses plaintes sont actuellement déposées dans toute la France contre Base élèves et de leur rappeler leur responsabilité dans la collecte des données enregistrées dans Base élèves (BE1D) et la Base nationale des identifiants élèves (BNIE).

Nous vous rappelons en quelques mots que Base élèves (BE1D), l'Identifiant National Elèves (INE) et la Base nationale des identifiants élèves (BNIE) sont plus que de simples outils de gestion des élèves. Ils permettent de retracer les parcours scolaires, peuvent être exploités par d'autres administrations sous couvert du secret partagé, ouvrent la porte à de multiples interconnexions futures, et mettent en place un dispositif de fichage et de traçage des citoyens dès l’âge de trois ans, sans évaluation des conséquences, sans débat, dans un contexte de plus en plus sécuritaire où les fichiers et les connexions entre fichiers se multiplient de manière inquiétante, et sont mis en place sous la menace et les sanctions.

Enseignants, Directrices et Directeurs d'école,
 
Le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base Elèves) tient à vous informer qu’il a initié avec le SAF (Syndicat des Avocats de France) la mise en œuvre d’une plainte pénale contre X déposée par des parents, qui répertorie les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant, dans le cadre de la mise en place de Base élèves. De nombreuses plaintes ont été déposées dans plusieurs villes de France. Les parquets de Marseille et de Millau ont ouvert une enquête préliminaire confiée aux services de police ou de gendarmerie. Il est fort probable qu’une enquête soit ouverte dans chaque ville où les plaintes ont été déposées.
 
Cette plainte ne vise pas les directrices et directeurs d’écoles. On peut d’ailleurs y lire :
« Dans le cadre de vos investigations, vous pourrez utilement interroger les Ministres de l’Education Nationale, les recteurs d'académie du ressort, les inspecteurs d'académie du ressort et les inspecteurs de l'éducation nationale responsables de la collecte illégale des données en question au cours de toutes ces années et de poursuivre les responsables dans les limites des règles de la prescription.
Il va de soi que les directeurs d’école ne pourront être pénalement responsables de ces agissements auxquels ils ont participé sous la contrainte de leur hiérarchie et sous la menace des sanctions qui ont parfois même été prises pour les plus courageux d’entre eux.
Ils sont protégés de toute poursuite pénale par application des articles 122-2 et 122-4 du code pénal. »
 
Cependant, il est de notre devoir de vous rappeler qu'en saisissant des données dans Base élèves, de nombreux directeurs et directrices d’écoles participent à une collecte illégale de données à caractère personnel :
 
1°) La collecte des données s’est effectuée et s’effectue encore souvent en l’absence d’information donnée aux enfants, parents et à leurs proches, en méconnaissance de l’article 6 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, qui prévoit que :
« Un traitement ne peut porter que sur des données à caractère personnel qui satisfont aux conditions suivantes :
1° Les données sont collectées et traitées de manière loyale et licite ; »
 
2°) L’article 32 de cette même loi prévoit :
«  I. - La personne auprès de laquelle sont recueillies des données à caractère personnel la concernant est informée, sauf si elle l'a été au préalable, par le responsable du traitement ou son représentant :
1° De l'identité du responsable du traitement et, le cas échéant, de celle de son représentant ;
2° De la finalité poursuivie par le traitement auquel les données sont destinées ;
3° Du caractère obligatoire ou facultatif des réponses ;
4° Des conséquences éventuelles, à son égard, d'un défaut de réponse ;
5° Des destinataires ou catégories de destinataires des données ;
6° Des droits qu'elle tient des dispositions de la section 2 du présent chapitre ;
Lorsque de telles données sont recueillies par voie de questionnaires, ceux-ci doivent porter mention des prescriptions figurant aux 1°, 2°, 3° et 6°. »
 
Le Ministère de l’Education Nationale n’a pas assuré l’information des enfants, des parents et des proches selon les dispositions prévues dans cet article.
 
3°) Des données à caractère personnel, qui seront conservées pendant 35 ans, ont été collectées dans Base Elèves et la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE), à partir des fiches de renseignements ordinaires de rentrée qui ne mentionnaient pas le traitement informatique, puis à partir de fiches de renseignements qui ne mentionnaient ni les finalités du traitement, ni le caractère obligatoire ou facultatif des réponses, ni les destinataires (maire, inspecteur de circonscription et inspecteur d’académie), ni les droits d’accès auprès de l’IEN et de l’IA.
 
4°) Les fiches de renseignements prévues par le MEN à remplir par les parents pour l’année scolaire 2008/2009 comportent de nombreuses irrégularités :
- Elles ne contiennent aucune mention relative au traitement BNIE.
- Elles ne font pas apparaître le partage des données avec l’inspecteur de circonscription et l’Inspecteur d’Académie et elles précisent même dans la première ligne «informations utiles à la gestion du directeur d’école ».
- Elles ne mentionnent pas toutes les finalités du traitement, dont les recherches d’enfants par exemple figurant pourtant dans la déclaration à la CNIL du 24 décembre 2004 visée dans l’arrêté du 20 octobre 2008.
- Elles limitent au directeur d’école la possibilité de faire valoir le droit d’accès, sans mentionner la possibilité de droit d’accès auprès de l’IEN de la circonscription ou auprès de l’IA, alors que l’article 8 de l’arrêté la mentionne.
- Aucune information n’est assurée pour les proches des enfants  dont les données à caractère personnel sont susceptibles d’être traitées dans Base Elèves, « personnes à appeler en cas d’urgence et/ou autorisées à prendre l’enfant à la sortie ».
 
5°) En cette période d’inscriptions en vue de la rentrée 2009, les fiches de renseignements sont distribuées aux parents et certaines ne mentionnent toujours pas les finalités du traitement, ni le caractère obligatoire ou facultatif des réponses, ni les destinataires des données, ni les droits d’accès auprès de l’IEN et de l’IA. Sont aussi distribuées d'anciennes fiches qui ne mentionnent pas le traitement informatique et qui ne peuvent pas être utilisées pour renseigner Base Elèves.
 
Le Collectif National de Résistance à Base Elèves a souhaité vous communiquer tous ces éléments afin que vous puissiez mesurer de quelle manière l'administration vous implique dans cette collecte illégale de données à caractère personnel.

Aux regards des différents articles de loi susmentionnés, nous vous proposons des arguments à faire valoir pour refuser de participer à une collecte illégale de données à caractère personnel, même si cela est contradictoire avec les directives de votre hiérarchie.
 
Vous pouvez aussi, si vous êtes Directrice ou Directeur d'école, rejoindre les 190 directrices et directeurs d’écoles signataires de l’appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2964

Cordialement,
Le Collectif National de Résistance à Base Elèves, le 7 mai 2009.
base-eleves@orange.fr
http://retraitbaseeleves.wordpress.com



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Dimanche 26 avril 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole
Un excellent article de synthèse sur Base élève à lire sur le Quelle école pour demain ?

Depuis 2004, le fichier informatique Base Elève 1er degré est expérimenté, puis généralisé dans presque toutes les écoles maternelles et primaires de France.


Le but annoncé est de relever et traiter des données concernant les élèves, et leur parcours scolaire.

Selon le site de l’Académie de Rennes, à l’instar de "Sconet" (SCOlarité sut le NET) utilisé depuis 1993 dans le second degré, ce traitement informatisé permettrait :
une aide à la gestion locale de la vie scolaire
- le suivi pédagogique du parcours des élèves
- le pilotage académique du système scolaire
- le suivi statistique national des effectifs d’élèves de la maternelle à l’entrée en 6e.


Pourtant, 179 directeurs et directrices d’écoles ont signé
l’Appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants du 8 novembre 2008 et ce, malgré les menaces et sanctions déjà subies par certains d’entre eux dès le mois d’octobre de la même année.
(1, 2) . Cette obstination et ce manquement aux devoirs du fonctionnaire peuvent surprendre. Pourquoi donc de figer dans une opposition archaïque alors l’utilisation de l’informatique semble pouvoir permettre une gestion plus efficace de la scolarité des élèves ?

Au-delà de positions de principe ou de combat qualifiés d’arrière garde, il semblerait que ces réfractaires puissent d’appuyer sur la loi pour dénoncer le fichier Base Elève 1er degré. A ce titre, leur protestation a trouvé des relais auprès des parents d’élèves et suscité des échos dans les instances internationales de l’ONU.


En effet, dans le cadre de l’application de la convention relative aux droits de l’enfant, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU somme la France de s’expliquer : 
- sur les différentes banques de données dans lesquelles les informations personnelles sur les enfants sont collectées et/ou conservées ; 
- sur les missions de service public auxquelles servira la conservation au niveau national de données nominatives de « Base élèves 1er degré » ;
- sur les raisons pour lesquelles le droit d’opposition prévu par la loi ne s’applique pas à ce dispositif, et les conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants.
Directive adressée à la France, le 24 février 2009


Par ailleurs, une plainte contre X a été déposée par les groupes de parents du Collectif national de résistance à Base élèves Contre le fichage à l’école, dans plusieurs départements. Cette plainte, rédigée avec l’aide du Syndicat des Avocats de France, détaille les atteintes à la loi informatique et liberté ainsi qu’aux conventions relatives à la protection de la vie privée observées dans le cadre mise en place de Base élèves.


Voyons, point par point, les éléments qui ont posé problème au cours de la mise en place de ce fichier, et ceux qui restent encore à ce jour litigieux.

La suite...


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Samedi 25 avril 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

Source VousNousIls


Les membres du collectif national de résistance au fichier informatique "Base élèves" ont adopté samedi à Bourg-lès-Valence (Drôme) un texte demandant le "retrait" du dispositif, qui sera adressé "prochainement" à Xavier Darcos, a-t-on appris auprès du collectif.

A l'issue de cette 2eme rencontre nationale du collectif national de résistance à base élèves (CNRBE), un "texte fédérateur demandant le retrait du fichier base élèves", qui doit être "adressé prochainement au ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos" a été adopté, selon Vincent Fristot, membre du collectif.


Selon lui, le texte adopté demande notamment "la destruction de l'ensemble des données nominatives recueillies illégalement ainsi la non-publication hors de l'école des données à caractère personnel relatives aux élèves et à leurs familles".

Le CNRBE a été créé lors de sa première rencontre nationale à Paris le 8 novembre 2008. Composé essentiellement d'enseignants et de parents d'élèves, il s'oppose au fichier de données informatiques "Base élèves premier degré", rempli par les directeurs d'école lors de l'inscription des enfants, et qui sert notamment de suivi des parcours scolaires.

Officialisé le 20 octobre 2008 par un arrêté du ministre Xavier Darcos, ce dispositif doit être généralisé en 2009.


Les opposants à base élèves ont depuis multiplié les actions contre ce fichier. Des recours ont été déposés devant le conseil d'Etat, une action a été engagée devant le comité des droits de l'enfants de l'Onu à Genève, et des plaintes contre X ont été adressées à des procureurs dans différents départements.

 


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Vendredi 24 avril 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

Solidaires et déterminés pour sauver l'école publique !


Après avoir été démis de ses fonctions, Jean-Yves Le Gall, directeur d'école en Isère, a

La semaine dernière, Isabelle Huchard, directrice d’école dans l'Hérault, a été sanctionnée d’un blâme ;

François De Lillo, directeur d'école en Ariège, est convoqué en commission disciplinaire ce jeudi 23 avril ;


Tous trois refusent « de participer à l’établissement d’un répertoire national

Alors même que la justice, emboîtant le pas du Comité des droits de l'enfant de l'ONU, se saisit du dossier « Base Elèves » au travers d'une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Marseille, sur ce fichier informatique controversé, la répression est la seule réponse apportée par l’Etat à ces actes conscients de désobéissance. Pourtant, comme les enseignants en résistance pédagogique, qui l'ont réaffirmé dans leur appel du 21 avril, les directeurs d'école ne céderont pas.


Pour obtenir plus que la levée des sanctions infligées à ces collègues, Bastien Cazals

Mais il faut plus que le retrait de Base élèves... Aujourd'hui, il est tout simplement question de sauver l'école publique, dont la mutation en entreprise sera un véritable désastre républicain !


Bastien Cazals

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Contact :

Mail victorhugo@live.fr

Web uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com

 

  


 

 

Désobéissants : une directrice d’école sanctionnée

Un blâme vient d’être prononcé à l’encontre d’Isabelle Huchard malgré le “geste d’apaisement” de l’inspecteur d’académie, il y a quelques semaines. L’enseignante refuse toujours de remplir le logiciel “Base-élèves”, n’a pas transmis les évaluations CM2 et Paul-Jacques Guiot considère qu’elle a manqué à son “devoir de discrétion”. C’est d’ailleurs ce dernier point qui semble surtout poser problème. Ce qui n’empêche pas l’institutrice de persister. “En conscience”.

La suite sur
http://www.montpellier-journal.fr/

 

, le 21 avril 2009appelle l’ensemble des directeurs d’école à signer l’appel contre Base Elèves [écrire à base-eleves@orange.fr ] et les parents d’élèves de l'Hérault à effectuer un dépôt collectif de plaintes contre X dans les prochaines semaines.d’immatriculation des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans » et, comme 180 collègues, sont signataires de l’appel des directeurs contre Base élèves.été sommé, début avril, de demander une autre affectation pour la rentrée 2009 ;

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Samedi 18 avril 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole
In Le Monde 28 mars 2009

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Lundi 6 avril 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Collectif Ouest Lyonnais pour l'Ecole

Madame, Monsieur,


Jusqu’à hier, les enseignants du primaire et de maternelle étaient formés durant 3 ans puis 2 ans puis 1 an dans des instituts universitaires de formation des maîtres. Cette formation était prise en charge comme un investissement, et cela fonctionnait.


Jusqu’à hier, chaque enseignant conduisait sa classe assurant le présent, le quotidien et l’avenir. Chacun tenait les familles au courant trimestre après trimestre du parcours, des acquis, des délicatesses et des perspectives de leur enfant, voire par des RV intermédiaires.


Jusqu’à hier, les parents confiaient des informations qui étaient tenues au secret professionnel par les directeurs (médicales, personnelles, professionnelles . . .)


Jusqu’à hier, la confiance triangulaire parent enfant maître était stable.


Jusqu’à hier, était demandé à l’école publique de préparer les élèves au collège, au collège de les préparer au lycée, au lycée de les préparer aux choix d’orientation et à des perspectives de vie active.


Jusqu’à hier, les parents confiaient leurs enfants à l’école. Ils avaient confiance. Aujourd’hui, des informations sont demandées par voie électronique par les inspections académiques en ce qui concerne le niveau scolaire, l’assiduité, les résultats à des évaluations sommatives imposées . . . Comme si les difficultés pouvaient être identifiées de l’extérieur ; comme si les moyens d’y remédier étaient proposés par les inspecteurs à la place des maîtresses et maîtres de terrain.


Tâche est donnée aux enseignants de dire à tout le monde qui est faible, où il est faible, et remplir les stages « d’école en plus » que pour animer, beaucoup d’officines privées lèvent le doigt.

Pour le moment, cette tâche est encore confiée à des enseignants qui veulent travailler plus.

Madame, Monsieur, votre enfant n’est pas une marchandise que l’école devrait rendre conforme, normé.


Enseigner ce n’est pas remplir un pot, c’est allumer un feu ! C’est considérer sa classe comme une poignée d’étoiles dont une, un jour peut-être, nous sauvera tous, ou dont le descendant de l’une seule d’entre elles permettra ce qui est encore inimaginable aujourd’hui. C’est faire entendre à chacun que le rêve n’existe pas ; qu’il n’est qu’une réalité lointaine accessible à force de volonté et de courage. A cette époque où le plaisir immédiat est possible à tout moment, l’accès au plaisir intime de la chose bien faite demande une patience soutenue et une grande confiance en l’autre.


C’est en stigmatisant le plus faible que l’on affaiblit la responsabilité des autres.

Parce qu’une classe est un bouquet dont chacun est une fleur, le bouquet a besoin de chaque fleur, chaque fleur a besoin du bouquet. La force majeure d’un bouquet est là. Chacun est responsable de sa fleur et aussi du bouquet. Chaque fleur a le droit de faner un petit peu ; tant qu’elle est reconnue fleur du bouquet elle est sauvée.

Elle peut compter sur les autres.


Comme les fleurs, les humains sont semblables et différents.

Isoler les fleurs les plus fragiles, faibles, en difficulté, c’est, pour sûr, inviter le bouquet à se passer d’elles ; apprendre aux enfants à ne pas se soucier des plus faibles. Et fatiguer encore plus les « repérées » qui ne se sentent plus soutenues par la dynamique du groupe. C’est une entorse majeure à cette valeur républicaine qu’est la fraternité. L’égalité aussi semble menacée, quant à la liberté où est-elle franchement quand chaque enseignant doit faire la même chose à la même heure ? Quand les écoles deviennent des banques de renseignements des familles vers plusieurs détenteurs du secret partagé ?


Pour avoir refusé de renseigner ce fichier BE, certains directeurs sont punis d’un jour de salaire, menacés de destitution de leur statut ; d’autres qui entendent conduire leur classe comme ils l’ont fait depuis des années, conscients de leur responsabilité pénale mais également morale se voient privés d’une partie de leur salaire . . . les sanctions, les menaces de sanction, pleuvent.


Par qui serons nous gouvernés dans 20 ans ou 30 ans une fois que les fichiers seront à la disposition de ceux-ci ? La mise en fiche avec un numéro pour les enfants âgés de 3 ans est dangereuse surtout avec les risques d’erreurs ou les mauvaises intentions. Surtout pour une durée indéterminée (jusqu’à 35 ans).


L’ONU, la LDH, la CIDE, soutiennent les directeurs et directrices qui refusent de renseigner un quelconque fichier et demandent à la France de s’expliquer à ce propos. Le parlement n’en a pas même débattu.

Le maître maîtrise ; l’élève s’élève, s’il n’y a pas de confusion entre éducation et élevage.


Olivier

 

, directeur dans l’Aveyron

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Vendredi 27 mars 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Le Monde



I
ls ne sont plus qu'une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1er degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l'inscription de chaque enfant dès l'école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière "victoire" : la France sommée d'expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la session du Comité des droits de l'enfant, "à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d'opposition prévu par la loi ne s'applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité (des droits de l'enfant de l'ONU) des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants".

Réunis dans un Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), des parents d'élèves et des enseignants, relayés par la Ligue des droits de l'homme, contestent ce fichier depuis les premières expérimentations lancées en 2004. Ils ont d'ailleurs réussi à le dépouiller des attributs dont il était doté au départ. Mais continuent de se battre pour obtenir sa suppression. Les uns au tribunal - où les premières plaintes contre X... invoquant le non-respect de la loi Informatique et libertés ont été déposées mercredi 25 mars comme à Grenoble et à Millau - les autres dans les écoles autour des "désobéisseurs" qui, en refusant de renseigner la Base, font l'objet de sanctions et de retraits sur salaire. Un recours en annulation a également été déposé au Conseil d'Etat le 22 décembre 2008.


Quand, après des années de fiches cartonnées, le mammouth décide de basculer dans le tout-numérique, il ne se doutait pas que l'affaire soulèverait une telle indignation. Les collèges et les lycées sont dotés depuis 1995 d'un logiciel (Sconet) qui centralise des renseignements familiaux et scolaires sans que cela ait suscité la moindre vaguelette. L'école se révèle plus frondeuse.


"Les collègues ont mis un certain temps à réagir parce que, au départ, Base élèves leur a été présenté comme une réponse à une de leurs revendications : disposer d'un logiciel équipé des mêmes fonctionnalités dans toutes les écoles"
, se souvient
Gérard Courdert, délégué du Syndicat des instituteurs et professeurs d'école (Snuipp-FSU) de l'Ain. "En plus, pour beaucoup d'entre eux, l'ordinateur est souvent arrivé avec le logiciel lui-même", précise Pierre Devesa, directeur d'une école primaire dans le même département.

Le logiciel en question se révèle tout sauf anodin : pour la première fois, les écoles se voient tenues de remplir une base de données indiquant les nom, prénom, adresse de leurs élèves, mais aussi leur nationalité, l'année de leur arrivée en France, le suivi médical ou psychologique dont ils font l'objet, leur handicap éventuel.


Sans que le législateur y ait mis son nez, un fichier centralisé et précis voyait le jour, au moment même où, partout en France, des enseignants prenaient fait et cause en faveur de leurs élèves sans papiers et quand, peu de temps avant, l'idée d'un repérage précoce de la délinquance avait provoqué controverse et indignation.

La suite...


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Jeudi 26 mars 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Collectif de Resistance à Base Elèves

- 244 plaintes contre base élèves ont été déposées à
Millau.


- une nouvelle application informatique douteuse soulève l’indignation dans l’éducation nationale : l’admission post-bac


- un dépôt de plainte de parents contre base élèves a été préparé.


- un rassemblement de soutien à Anne-Marie Pons, directrice d’école maternelle convoquée à l’Inspection académique de Haute-Garonne, a eu lieu le mercredi 18 mars. Le 2 mars 2009, elle avait adressé la lettre suivante à son Inspecteur d’académie


- un rassemblement de soutien aux directeurs et directrices résistants a eu lieu samedi 14 mars à Notre-Dame de Vaulx, devant l’école de Jean-Yves Le Gall.


- Le Comité des Droits de l’Enfant a pris en compte le dossier envoyé à l’ONU par le CNRBE et adresse des questions écrites à la France.


- de nombreuses questions nous parvenant sur le sujet, nous publions un article sur la recherche de personnes par Base élèves, qui inquiète notamment par rapport à la question des sans-papiers.


D'autres infos ici


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Mercredi 18 mars 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In LaDepeche.fr



Des parents d'élèves bloquent les formations à Cornus et Fondamente Hier, des parents d'élèves se sont une nouvelle fois mobilisés pour rendre impossible la formation de deux directeurs d'écoles à Base élèves « logiciel de fichage des enfants ».

Le matin, quatre familles ont interdit l'entrée de l'école de Cornus à un informaticien de l'Inspection académique.

En début d'après-midi, ils étaient une vingtaine de parents du Collectif du sud Aveyron contre Base élèves à l'attendre de pied ferme devant l'école de Fondamente.


« Je ne suis qu'un informaticien de l'Inspection académique et je ferai mon rapport à l'inspecteur », a déclaré M. Thiers avant de rebrousser chemin pour la 2e fois dans la journée. Et une parent d'élèves de lui lancer alors qu'il tournait les talons : « Essayez au moins de réfléchir à ce que vous faites ! »


Après avoir rallié de plus en plus de parents dans l'opposition « au fichage des enfants », les parents d'élèves envisagent à présent de mener des actions en justice.



http://retraitbaseeleves.wordpress.com/aveyron/

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Mardi 17 mars 2009
- Publié dans : Base élèves
Par Sauvons l'Ecole

In Resistance Pédagogique

Mouvement des enseignants désobéisseurs en résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique

Anne-Marie PONS, directrice à l'école maternelle de Lourde (31), est convoquée à l'Inspection Académique de la Haute-Garonne à Toulouse mercredi 18 mars à 17h.


Il s'agit de la suite donnée au texte qu'elle a adressé à l'Inspection Académique le 2 mars dernier :

"Base élèves : Obéissance ou conscience / Contrôle social ou liberté". Ce texte qui dénonce le fichage des enfants dès leur entrée à la maternelle a été publié sur le blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école.


Anne-Marie PONS avait informé l'Inspection Académique qu'elle refusait, en conscience, d'entrer les données concernant les personnes mineures, en l'occurrence les enfants qui lui sont confiés en tant qu'institutrice chargée d'école. 


RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN A ANNE-MARIE PONS

Cité administrative - Bd A. Duportal


MERCREDI 18 MARS A 17H


DEVANT L'INSPECTION ACADEMIQUE DE LA HAUTE-GARONNE A TOULOUSE

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