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IUFM et formation

Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 17:42
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

In Snuipp

 

 

Comme l’an passé, le SNUipp-FSU a donné la parole aux Professeurs des écoles stagiaires pour recueillir leur appréciation concernant leur entrée dans le métier.

 

Avec 23,8 % de participants, cette enquête à grande échelle permet de mesurer les évolutions du côté du vécu des stagiaires alors même que le ministère avait défini des nouvelles modalités d’accompagnement : accueil de 5 jours maximum avant la rentrée, disparition de la formation accompagnée de septembre aux vacances d’automne.

 

A l’évidence, les aménagements proposés ne convainquent pas les intéressés. Plus de 7 PES sur 10 continuent de juger que leur formation n’est pas suffisante. Ils sont même 41,3 %, contre 35,5 % l’an dernier, à la considérer comme vraiment « insuffisante ». Certaines critiques sont renforcées : manque de préparation aux différents niveaux de classe ( de 57,7 % en 2011 à 62,2 % ) , charge de travail (de 58,4 % en 2011 à 59,7 %) . Une autre critique fait une percée : la confusion entre temps de formation et temps d’évaluation ( de 24,4 % en 2011 à 34%) au sujet des visites de formateurs. Plus nombreuses cette année, elles visaient à compenser le non respect du tiers-temps réglementaire de formation. Une récente enquête du SNUipp-FSU montrait que cette insatisfaction était également vécue par les formateurs eux-mêmes. Enfin, avides de réelles améliorations, à 98 %, les PES plébiscitent de nouvelles modalités pour l’année de stagiaire, privilégiant une prise de fonction progressive alternant stages en classes et retours en formation.

 

Ce bilan constitue une pièce supplémentaire à verser au réquisitoire déjà conséquent de l’échec de la réforme de la formation des enseignants. Il est temps de tourner la page et de rouvrir sérieusement le chantier.

A la prochaine rentrée, le SNUipp-FSU demande des mesures d’urgence :

Pour les stagiaires de la rentrée 2012 :

- A la rentrée, aucun PES ne doit débuter seul en classe. La mise en responsabilité face aux élèves doit s’opérer de manière progressive
- Offrir à minima le tiers-temps de formation de 12 semaines
- Proposer des temps de regroupement à l’IUFM pour l’analyse des situations professionnelles vécues (gestion de classe, travail en groupe, classe multi-niveaux, progressions, différenciation pédagogique, autorité, évaluation, relation aux familles …), l’approfondissement disciplinaire et didactique, la formation aux différentes facettes du métier comme l’apprentissage de la lecture, du langage, la psychologie de l’enfant, la spécificité à l’école maternelle, la scolarisation des enfants en situation de handicap…).
- Proposer des parcours de formation adaptés au cursus des stagiaires ( en fonction du type de master, des stages effectués, précédemment... ) qui leur permettent de s’exercer dans tous les cycles et de rencontrer une diversité de terrains (ruralité, environnement social…)

Pour les stagiaires des rentrées 2011 et 2010 :

- Mettre en place des compléments de formation

D’une manière générale, des discussions doivent s’ouvrir pour reconstruire une véritable formation professionnelle des enseignants : elle devra être conçue selon un continuum intégrant des modules de préprofessionnalisation dès la licence, un concours avec des épreuves disciplinaires et professionnelles, l’organisation d’une véritable alternance progressive en M1 et M2, la reconnaissance de la formation par un master.

Paris, le 12 avril 2012

Lire aussi :
- le dossier de presse


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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 18:51
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole
C03-01.jpg
COMMUNIQUE COMMUN FSU – SNES – SNESUP – SNEP – SNUIPP - SNUEP
 

Après le refus par le Sénat d’inscrire à son ordre du jour la proposition de loi du député Grosperrin, le gouvernement revient à la charge.

 

Il propose lundi 19 mars au CNESER un arrêté fixant le cahier de charges de la formation des professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation, destiné à remplacer le précédent cahier des charges dont l’abrogation n’a pas été validée par le Conseil d’État (décision du 27 novembre 2011).

 

A l’approche des échéances électorales, le gouvernement agit dans la précipitation, toujours sans consultation. Il ne tient compte ni du rejet unanime de la réforme de la formation, ni du diagnostic de la Cour des Comptes, et enterre un peu plus la formation des enseignants. Le projet de cahier des charges rétablit certes la référence aux IUFM mais sans obligation et « en fonction du potentiel scientifique » des établissements d’enseignement supérieur (y compris privés). De même, loin de restaurer une formation digne de ce nom, il entérine les dispositions contestées en 2010 et 2011 : l’affectation sur des services complets pendant l’année de stage, la fiction d’une formation professionnelle s’ajoutant au temps devant élève, l’utilisation des étudiants comme moyens d’enseignement, l’accompagnement en établissement par des tuteurs non formés.... Contrairement à ce qui est affirmé dans ce cahier des charges « les principes de continuité et de cohérence de la formation professionnelle des enseignants sur l’ensemble du territoire » ne peuvent être garantis par le renvoi à des partenariats locaux « au gré » de différents paramètres.

 

En réalité, à travers ce texte, les Ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se désengagent encore davantage de la formation des enseignants et conseillers principaux d’éducation, dans le cadre de masters, sans lien réel avec la recherche et sans alternance satisfaisant aux impératifs de la formation. Le projet de cahier des charges est par ailleurs étrangement silencieux sur les concours de recrutement et le rôle de leur préparation dans l’acquisition d’une formation professionnelle.

 

Est-ce-à-dire que ces concours n’ont plus guère d’avenir ? Pour les syndicats enseignants de la FSU, le gouvernement doit retirer son projet et accepter de remettre à plat l’ensemble de la réforme de la formation des enseignants.

 

Dans le cadre de la campagne présidentielle, ils interpellent les candidats pour qu’ils s’engagent en ce sens.


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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 17:48
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

C03-18

In IUFM en lutte

 

Social. Le climat ne risque pas de s’améliorer dans les bureaux du ministère de l’Éducation nationale. Alors que les enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes et les heures supplémentaires prévues pour la rentrée prochaine, les étudiants en Master 2 d’enseignement ont, eux aussi, des raisons d’être en colère.

 

A Etiolles (91), Cergy-Pontoise (95) ou Gennevilliers (92), des étudiants s’élèvent contre deux certifications imposées par le ministère dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Ainsi, tous les étudiants doivent valider une certification de langue vivante, le CLES2, et une certification informatique, le C2i2e, en plus de leur Master. Un passage obligatoire et une charge supplémentaire pour tous les étudiants aspirant à devenir enseignant, que ce soit en maths, en histoire ou en sport, dans le premier ou le second degré. Pour Jean-Baptiste Reynes, étudiant en Master 2 enseignement histoire-géographie à l’université de Cergy-Pontoise (UCP), « on peut légitimement douter de la pertinence d’une évaluation demandant à un futur professeur de maths ou d’EPS d’organiser une situation pédagogique liant les Tice à l’art », comme le demande une des consignes du C2i2e qui nous a été transmise.

 

En plus de son contenu pour le moins douteux, cette certification souffrirait d’un manque cruel d’organisation. Des groupes d’une dizaine d’étudiants issus de différents sites universitaires sont supervisés par des tuteurs via un chat. Tuteurs qui se sont révélés à plusieurs reprises moins compétents que leurs étudiants. Mais ce qui a poussé à bout ces futurs enseignants, c’est avant tout un problème flagrant de calendrier. La validation de cette certification informatique a débuté le 20 février dernier, à la veille des partiels, des rendus de mémoire, des stages ou encore des oraux des différents concours. « L’ampleur du travail attendu, couplée à une totale absence d’organisation, a suscité chez bon nombre d’étudiants un sentiment de révolte et de frustration », explique Jean-Baptiste Reynes qui est également représentant des étudiants du M2 de l’UCP. Cerise sur le gâteau, l’Éducation nationale fait payer cette certification qui est obligatoire. Si l’université de Cergy-Pontoise propose une première tentative gratuite, l’étudiant devra débourser plus de deux cents euros en cas d’échec pour pouvoir repasser cette certification. Un candidat libre (hors cadre universitaire) devra, lui, verser quatre cents euros.

 

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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 17:25
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

In L'Humanité

 

Le 15 février, l'Assemblée Nationale a adopté le projet de loi dite «Grosperrin». Le gouvernement a choisi la voie législative «accélérée».

 

Un simple «référentiel» remplace le «cahier des charges» sur la formation des enseignant-e-s. Alors que ce dernier imposait des contraintes fortes sur la formation, le référentiel permet à chaque université, ou chaque officine privée, de proposer sa propre formation, en dehors d’un vrai cadre national équitable. L’État renonce encore à tout engagement précis de formation. En restreignant largement la formation théorique pour les futur-e-s enseignant-e-s, il s’agit d’une auto-formation «sur le tas» à peine guidée par un-e tuteur-trice.

 

Dans la continuité de la LRU, la loi permet à un président d'université et son CA de dissoudre l’IUFM de l’université, accentuant ainsi la concurrence entre les facs, et pire, la formation ne sera plus uniquement de la responsabilité des universités, donc des IUFM, et permet à une institution privée de l’assurer.

 


Le mouvement de grève lié à la masterisation dénonçait déjà une casse de la formation des enseignant-e-s. Les IUFM sont réduits à l’état de coquilles vides et la formation des enseignants est livrée à la concurrence entre établissements et secteur privé. Tout ceci ouvrant fatalement la porte au recours à des officines privées très onéreuses, les étudiant-e-s issu-e-s des couches sociales les moins favorisées seraient particulièrement pénalisé-e-s. Enfin, on remarque là une occasion de plus d’opérer une drastique réduction des coûts sous couvert d'austérité.

 

La fédération SUD étudiant y voit la poursuite du processus de privatisation et de démolition du service public d’enseignement supérieur et de recherche contre lequel les étudiant-e-s luttent depuis plus de dix ans et exige l’abrogation de cette loi.

 

La fédération SUD étudiant tient à rappeler ses exigences quant aux conditions de concours et de formation :

- allègement de l'emploi du temps et interdiction du contrôle de l'assiduité.

- suppression de l'épreuve "Agir en fonctionnaire de l'Etat" et des cours associés.

- les stages pratiques ne doivent pas être obligatoires pour la validation du master et pendant la préparation aux concours.

- un véritable service public d’éducation passe par un meilleur taux d’encadrement des élèves, donc création massive de postes d’enseignants supplémentaires, ouverts aux concours.

- après le concours, nous exigeons une ou deux année(s) de formation rémunérée pour les admis, ainsi qu'une réelle formation continue tout au long de la carrière d'enseignant.

-l'accès au concours doit être ouvert aux étudiant-e-s de L3.

-les stages entreraient dans le cadre de la formation de 2 ans après l'admission (rémunéré puisque fonctionnaire stagiaire), permettant aux nouveaux enseignant-e-s d'entrer progressivement dans le métier.

- les étudiants doivent obtenir une réelle autonomie financière, prise en charge collectivement par la société, sous la forme d’un salaire étudiant socialisé (dès l'entrée en licence).

 

Fédération SUD Étudiant


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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:27
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

 

Alors que la session parlementaire est sur le point de se clore, l'Assemblée nationale a donc adopté mercredi 15 février, en urgence, la proposition de loi Grosperrin sur la formation des enseignants. Présentée comme une simple «réponse technique» à l'annulation fin novembre par le Conseil d'Etat de l'arrêté relatif à la masterisation, la proposition de loi vient en réalité sauver in extremis une réforme aujourd'hui unanimement décriée pour avoir réduit à néant la formation des profs.

Le Conseil d'Etat, qui avait en novembre dernier motivé sa décision par le fait que le ministère était passé en force sur ce dossier, commettant rien de moins qu'un «abus de pouvoir», avait également suspendu l'exécution de sa décision à la tenue de réelles concertations.

« Depuis, aucune discussion n'a été entamée entre le ministère et nous sur ce sujet», affirme aujourd'hui Daniel Robin, secrétaire général du Snes. Ouvrir des discussions avec les organisations syndicales et les différentes instances représentatives quand la réforme est condamnée de toutes parts, et ce à quelques mois de l'élection présidentielle ? Le gouvernement n'y était évidemment pas prêt. Graver la masterisation dans le marbre de la loi, deux ans après son entrée en vigueur, permet de couper l'herbe sous le pied du Conseil d'Etat. Et si cela ne règle rien sur le fond – de l'avis des députés UMP eux-mêmes, cette réforme est entièrement à revoir –, il y avait manifestement urgence à sortir de cet imbroglio juridique.  

Pour le rapporteur Jacques Grosperrin mais aussi le ministre Laurent Wauquiez, interpellé lors de l'audition du 8 février, le texte présenté à l'Assemblée avait simplement pour but d'«apporter un minimum de sécurité juridique» aux enseignants-stagiaires, placés de fait dans une situation ubuesque. Mais l'argument invoqué de la sécurisation juridique pourrait tout aussi bien concerner, en priorité, le gouvernement lui-même et à travers lui l'Etat. Depuis l'arrêté du Conseil d'Etat, les procédures devant le tribunal administratif se sont en effet multipliées à l'initiative du Snes pour réclamer une indemnisation des stagiaires qui ont subi «le double préjudice d'être privés de formation mais aussi d'avoir travaillé dix heures hebdomadaire en plus sans rémunération» (l'année de stage étant supprimée), affirme Daniel Robin. Selon le Snes, ce sont plusieurs centaines de dossiers qui seront prochainement portés devant le tribunal.

Une procédure qui ne laisse aucune place à la concertation

Il y avait donc, sur ce front là aussi, urgence. Déposé le 10 janvier dernier, le texte, pour lequel le gouvernement a décidé de recourir à la procédure accélérée, a été inscrit à l'ordre du jour d'une semaine réservée à l'initiative gouvernementale. Par ce choix, le débat que le gouvernement voulait à tout prix éviter avec les syndicats sur ce dossier miné n'aura pas non plus eu lieu sur les bancs de l'Assemblée. En commission, l'examen du projet de loi n'aura pas pris plus d'une heure, au grand dam des députés de l'opposition. «Pourquoi recourir à la procédure accélérée, qui ne laisse pas la moindre place à la plus élémentaire concertation ?», s'est ainsi interrogée Martine Faure, députée PS de Gironde, membre de la commission des affaires culturelles. 

«Parce que ce texte, a-t-elle poursuivi, a été dicté par le ministère de l’éducation nationale et parce que sans la procédure accélérée, une proposition de loi déposée le 10 janvier n’aurait pas pu être examinée avant le 21 février, ce qui, faute de temps pour la navette, aurait empêché son adoption. Je regrette vraiment que notre collègue Jacques Grosperrin se prête à cette tartufferie.» Pour la députée communiste Marie-Hélène Amiable, qui siège également dans la commission, il s'agissait aussi d'éviter «la délibération en conseil des ministres, l’avis du Conseil d’État, la réalisation d’une étude d’impact». Autant de risques de «mauvaise publicité» pour la réforme.

Devant le tollé provoqué par la première mouture du projet de loi Grosperrin qui laissait penser que la formation des enseignants pouvait être en partie confiée à des prestataires privés (lire notre article), un amendement est venu rectifier le tir – sans lever toutes les ambiguïtés. La référence aux IUFM pour la formation des maîtres, dans l'article L. 625-1 du code de l'éducation, est bel et bien supprimée au profit des «établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités». Autre concession par rapport au texte initial, le rapporteur Jacques Grosperrin a accepté de remplacer le «référentiel» sur la formation des enseignants, jugé bien trop flou, par le «cahier des charges» qui offre un cadre bien plus strict.

 

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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:22
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

In Sauvons l'Université

 

C03-18La proposition de loi de M. GROSPERRIN relative à la modification de certaines dispositions encadrant la formation des maîtres, déposée le 10 janvier 2012 et renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, a été examinée le 15 février 2012. Le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur cette proposition de loi le 3 février 2012.

Ce projet de loi répond aux décisions du Conseil d’Etat intervenue suite à la requête de SLU, Sud-Éducation et la FCPE d’une part, les syndicats de la FSU d’autre part.

 

Le texte proposé est disponible ici : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

 

Principales dispositions du texte Article 1er : Reconnaissance du rôle premier de l’université en matière de formation des maîtres. Établissement d’un référentiel de formation.

 

Principaux amendements des commissions Article 1er : Précision sur le rôle joué par les établissements d’enseignement supérieur dans la formation des maîtres aux côtés des universités (Disposition introduite à l’initiative du Rapporteur). Substitution d’un cahier des charges de formation au référentiel précédemment établi (Disposition introduite à l’initiative du Rapporteur).

 

- Le rapport présenté par le député Grosperrin pour la commission des affaires culturelles et de l’éducation en conclusion des travaux de la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants estici : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

 

- Mercredi 8 février, l’Assemblée nationale a débattu de la proposition de loi présentée par le député Jacques Grosperrin. Le fichier vidéo de l’intégralité du débat est disponible sur le site de l’Assemblée nationale à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.tv//...

 

- Mercredi 15 février, le vote de l’assemblée est visible à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.tv//...


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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 19:17
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

In Blog Educpros

 

par  Claude Lelièvre
 
C03-23Comme le souligne le SNES dans son récent dossier de presse «  les résultats de l’admissibilité de la session 2012 ne présagent rien de bon […] ; la crise s’installe et s’aggrave : non seulement le nombre de postes au concours est en baisse, mais ils ne seront pas tous pourvus comme l’indique la proportion admissibles/postes ».
 

Comme le montrent les résultats, la proportion admissibles/postes est en effet restée faible ( voire s’est affaiblie ) pour 8 disciplines : lettres classiques ( 0,54 pour 2012 contre 0,57 en 2011 ), lettres modernes ( 1,24 contre 1,28 ), sciences économiques et sociales  ( 1,70 contre 1,81 ), allemand ( 1,10 contre 1,30 ), anglais ( 1,37 contre 1,45 ),mathématiques ( 1,25 pour 2012 contre 1,10 en 2011 : léger progrès ici, mais situation toujours difficile ), éducation musicale ( 0,95 en 2012 comme en 2011 ), documentation ( 1,25 contre 1, 68 ).

 

Contrairement à ce qu’avait soutenu Josette Théophile ( la DRH du ministère de l’Education nationale )  à l’issue des résultats  très inquiétants de la session 2011 où 826 postes n’avaient pas été pourvus pour le seul CAPES, il ne s’agit donc pas d’une simple « transition ponctuelle » ( liée au changement des dates des concours, avait-elle ‘’précisé’’ ).


Au total, pour le concours externe 2012 des CAPES disciplinaires, il y a 6314 admissibles pour 4847 postes ( soit une proportion admissibles/postes de 1,30 ) contre 7492 admissibles pour 4881 postes au concours externe 2011 des mêmes CAPES disciplinaires ( soit une proportion admissibles/postes de 1,53 ).

 

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 18:45
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

 

C03-40.jpgA tous les citoyens et aux parents soucieux de l’avenir de leurs enfants,

 

Nous vous interpellons aujourd’hui sur l’avenir de l’école et la formation des futurs citoyens de demain.

 

Depuis maintenant 2 ans, la masterisation a profondément transformé la formation des professeurs des écoles et des collèges provoquant un système élitiste et une professionnalisation insuffisante des enseignants. Cependant, malgré les injonctions paradoxales, l’IUFM s’évertue à former les professeurs de demain en répondant à la fois aux exigences universitaires et à la nécessaire professionnalisation de leurs étudiants.

 

Or, le 3 février prochain, le conseil d’administration de l’Université de Nantes a mis à l’ordre du jour, un projet de modification de la formation des enseignants qui entraine la dissolution des IUFM des Pays de la Loire au profit de l’augmentation des effectifs des filières universitaires.

 

Quelles conséquences pour l’avenir de l’école ?

 

Dans le meilleur des cas, les étudiants et leurs formateurs seront transférés dans des filières non choisies et pas adaptées aux besoins relatifs au métier d’enseignant.

 

La formation, jusqu’à présent, assurée par ces institutions spécialisées, proposera des contenus exclusivement théoriques, sans ancrage dans la réalité professionnelle. Cette évolution amènera dans les classes des enseignants sans expérience, ni sensibilité pédagogique.

 

D’autre part, la probabilité, si ce choix est voté, d’une disparition totale de formation pour les professeurs sur certains départements est forte. Ainsi, la fermeture des IUFM entrainera sans doute l’absence de lieu en Vendée pour les formations initiale et continue des enseignants.

 

Dans ce cas, le cofinancement par la Région, le Conseil Général et l’agglomération Yonnaise d’un nouveau bâtiment sur le site de La Courtaisière, à destination de l’IUFM en 2014 interroge quant à son utilisation.

 

Il n’est pas de notre propos de défendre le système actuel qui à bien des égards mériterait d’être repensé mais la dissolution des IUFM n’est pas la réponse appropriée car elle mettrait à mal le système scolaire, déjà fortement fragilisé. Sur du long terme, cette situation risque d’engendrer une baisse de la qualité des enseignants et le renforcement des inégalités scolaires.

 

Notre inquiétude est d’autant plus forte qu’une proposition de modification de la formation des Maitres par le député Jacques Grosperrin devrait être présentée au Parlement d’ici le 8 février 2012.

 

De ces choix politiques dépend le devenir de nos enfants.


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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 17:54
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

 

In Libération

 

Une réforme plus coûteuse que prévu, des enseignants débutants moins bien préparés à affronter des élèves, et des difficultés de plus en plus grandes à recruter des profs… Dans son rapport annuel publié hier (lire pages 14 et 15), la Cour des comptes dresse un bilan sans appel de la mastérisation, la contestée réforme de la formation des enseignants mise en place à la rentrée 2010. Rejoignant la plupart des critiques, la cour dénonce une application précipitée de la réforme, par souci d’économie.

 

Grâce à la suppression de l’année de formation en alternance des profs débutants, désormais affectés directement à temps complet dans des classes, la réforme a permis de supprimer 9 567 emplois, soit une économie de 370 millions d’euros. Mais selon la cour, l’économie est bien moindre : les profs doivent désormais avoir un master - au lieu d’une licence - et, selon la cour, il faut compter «le coût pour le système universitaire de l’allongement des études». Il y a aussi «le coût de la réorientation» des étudiants des nouveaux masters «métiers de l’enseignement», dont trois quarts échouent aux concours auxquels ils préparent et qui doivent rebondir ailleurs.

 

Sur la qualité de la formation, le constat n’est pas plus encourageant. En dépit des promesses de stages, à la rentrée 2010, plus de 70% des profs débutants ont débarqué dans les classes «sans aucune expérience de l’enseignement». Avec la réforme, ils doivent se former essentiellement sur le terrain sous la houlette de tuteurs, des collègues chevronnés. Or, près du quart des débutants ont eu des tuteurs dans un autre établissement… Contrairement aux recommandations officielles, des jeunes profs se sont aussi retrouvés dans des écoles en ZEP, à cheval sur plusieurs établissements dans le secondaire, avec des classes de plus de trois niveaux différents, ou encore contraints de faire des heures supplémentaires.

 

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 12:34
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

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Dans son rapport annuel dévoilé mercredi 8 février, la Cour des comptes dresse une critique implacable de la réforme de la mastérisation adoptée en 2008. Cette refonte de la formation des enseignants a fait passer le niveau de recrutement de bac+3 à bac+5 et supprimé l'année de stage. Pour les sages de la rue Cambon, elle a manqué toutes ses cibles : pas d'économie budgétaire dégagée, manque de suivi des nouveaux professeurs peu ou pas expérimentés, baisse du nombre des candidats...

A cette occasion, nous avons ouvert un appel à témoignages et reçu de très nombreuses réponses de futurs et jeunes enseignants qui ont essuyé les plâtres de la réforme. Tous, dans leur très grande majorité, se plaignent d'avoir été jeté dans le grand bain sans préparation. Voici une sélection de ces témoignages.

>>> Lire aussi l'article du Monde "Le réquisitoire de la Cour des comptes contre la réforme de la formation des enseignants" et notre édito "L'échec cinglant de la formation des enseignants"

  • Pourquoi j'ai démissionné, Luc M., 31 ans, auto-entrepreneur.

Je vais faire court. Lauréat du Capes en juillet 2010 à 30 ans, j'ai fait ma rentrée en septembre 2010, 18 heures par semaine, 150 élèves... J'ai été arrêté pour épuisement deux semaines avant Noël, repris en janvier, à nouveau arrêté pour état anxio-dépressif (!) de fin février jusqu'à la fin de l'année scolaire. J'ai démissionné en septembre 2011.

Ministère de l'éducation nationale : 1, trou de la Sécu : 0. Remarque : Tutrice absente suite à hospitalisation les deux premiers mois (pas sa faute).

J'ai auparavant travaillé dans une usine qui fabriquait des filtres de cigarettes : j'avais été formé 5 jours pendant 8 heures avant d'être laissé seul sur la machine. Pour enseigner l'anglais à 150 jeunes, on m'a formé 0 minute... cherchez l'erreur.

Aujourd'hui, j'essaie surtout d'oublier cette année. Je suis maintenant consultant à mi-temps pour une entreprise américaine : 2 fois moins de salaire mais 20 fois moins de boulot et 100 fois moins de stress.

  • Sous anxiolytiques, Sophie M.

Je fais partie des jeunes enseignants stagiaires de 2010-2011. Non seulement j'ai eu des semaines assez lourdes (15 heures dans un collège difficile), mais en plus on m'ajoutait une journée de formation sur le seul jour pendant lequel je pouvais prendre le temps de préparer correctement mes cours. Formation qui ne m'a jamais appris à gérer des classes. Ma tutrice non plus. C'était "marche ou crève". Elle s'est plus appliquée à vérifier que je faisais mon travail qu'à m'aider. J'ai dû prendre des anxiolytiques pour pouvoir dormir, tellement les élèves, la formation et la tutrice me stressaient.

Cette année, j'apprends enfin à faire des cours qui marchent, à faire progresser les élèves car plus personne ne vient m'imposer des méthodes qui ne sont applicables que dans les établissements dans lesquels les élèves sont consciencieux. J'aurais préféré ne pas avoir de formation et avoir un tuteur qui m'aide vraiment.

  • Mes élèves, les vrais perdants de la réforme, Pierre-Olivier, 27 ans, professeur agrégé de mathématiques à Toulon.

J'étais stagiaire l'année dernière dans un lycée : bonne ambiance, tuteur en or, collègues très disponibles, élèves agréables, une direction qui soutient les stagiaires ; je faisais partie des chanceux. Les seuls à avoir souffert de mon année de stage auront été mes élèves. Après l'agrégation de maths, un Master 2 Recherche, un début de thèse de doctorat et deux ans à enseigner dans une école d'ingénieur, je me retrouve début septembre face à une classe de seconde. Je ne sais rien du "fonctionnement" d'un lycéen, je ne sais pas préparer un cours (si ce n'est un cours de fac mais on n'enseigne pas en licence comme en seconde), j'enchaîne les désastres pédagogiques. Heureusement, j'aime ce boulot et les gamins que j'ai en face de moi. Je fais de mon mieux pour qu'ils comprennent, je fais des essais... et beaucoup d'erreurs.

Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'avoir sacrifié mes classes de l'année dernière sur l'autel de mon apprentissage. Mes 80 élèves ont été mes cobayes et beaucoup en garderont des "séquelles mathématiques". Ils sont les vrais perdants de cette réforme.

  • L'inexpérience continue, François, 35 ans, enseignant à Aubervilliers.

Ayant préparé le concours par correspondance avec le CNED, ma surprise fut de taille : j'ai fait ma rentrée en septembre 2010 dans un établissement d'Aubervilliers au sein d'une équipe peu soudée, avec comme seule expérience mon parcours professionnel commercial de huit ans ! Qu'est-ce qu'un cahier du jour, à quoi sert-il? Comment construit-on des apprentissages? Pourquoi nos tuteurs nous laissent-ils une liste de 35 à 40 priorités ? Pourquoi avons-nous passé 5 semaines dans une classe à les regarder passivement enseigner? Pourquoi l'exigence extrêmement élevée que l'on nous demande ne se retrouve-t-elle pas chez nos formateurs ?...

Bref, cette année 2010-2011 a été une année très, très difficile ! Pourquoi les élèves des quartiers en difficulté doivent-ils être les boucs-émissaires de cette réforme?

  • Sept ans d'études pour être professeur des écoles, Ali K., étudiant en master 2 MEF à l'IUFM de Montpellier.

Sept ans. C'est le temps d'études post-bac qu'il m'aura fallu pour (re)passer le concours de professeur des écoles. En effet, après avoir été à l'IUFM pendant deux ans avant la réforme, j'ai dû refaire quand même deux ans de plus après la réforme pour obtenir un master. A ce niveau, j'aurais pu être doctorant cette année ! Non, à la place, je vais peut-être me retrouver sans rien au final. Car si le master est obligatoire désormais pour passer les concours de professeur, que nous reste-t-il si on échoue ? Rien, sinon le pointage à Pôle emploi. Il est normal dans ces conditions que ces métiers n'attirent plus.

La double nécessité de préparation d'un master en plus de la préparation du concours s'avère catastrophique pour les étudiants. En effet, laquelle privilégier ? On peut alors se demander quelles ont été les avantages de cette réforme. Autant le dire tout de suite, il n'y en a pas.

Pour avoir connu les deux systèmes, j'observe la différence : les lauréats sont lâchés dans le grand bain sans être jamais allé dans une classe voir comment cela se passe, sans aucune formation aussi bien théorique que pratique ! Est-ce ainsi qu'on pourra rattraper notre retard dans l'éducation ?

  • Il faut refonder la formation, Jean-Pascal S., 50 ans,

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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 20:52
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

In C'est Classe !

 

Manif paris 12 mars 2010 005

 

Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs, avait déjà fait scandale en proposant de supprimer à terme le Capes et l'agrèg. Le voilà de retour avec un projet de loi qui enterre les IUFM (les instituts universitaires de formation des maîtres) et ouvre la voie au privé pour former les enseignants. Résultat: un nouveau tollé.

 

Une dizaine d'organisations - la FSU (première fédération de l'éducation), le syndicat enseignant  SE-Unsa, la Ligue de l'enseignement, la FCPE (première fédération de parents d'élèves), les étudiants de l'Unef, Sauvons l'Université (SLU) ... - ont dénoncé la proposition de loi. Selon eux, elle achève de détruire une formation des enseignants déjà mise à mal par la réforme (la "masterisation") qui réduit quasiment à néant la partie professionnelle.

Le groupe Marc Bloch, qui réunit 59 présidents d'université, directeurs d'établissements du supérieur et de la recherche, ainsi que des hauts fonctionnaires, a également pris position dans une tribune reproduite ci-dessous. Des députés et des sénateurs de gauche sont aussi mobilisés.

 

A deux mois et demi de la présidentielle, on ne voit pas très bien ce qui pressait à ce point. Peut-être  l'UMP veut-elle parachever l'une des réformes les plus contestées mais aussi les plus emblématiques du quinquennat dans l'éducation. Le candidat-non-déclaré Nicolas Sarkozy, qui semble vouloir faire une campagne frontale, pourrait alors la brandir comme une réforme courageuse et modernisatrice qu'il a menée à bien, tenant bon face à tous les immobilismes...

 

Toujours est-il que le 10 janvier, Jacques Grosperrin a déposé sa proposition de loi. Elle a été adoptée  en commission le 1er février avec deux amendements. Elle doit être débattue aujourd'hui à l'Assemblée nationale avant d'être soumise au vote le 14 février.

Le 1er février, le député UMP est revenu sur un point très critiqué de sa proposition de loi et a réaffirmé le cadrage national de la formation. Aujourd'hui, son texte, qu'il présente comme "technique", est contesté essentiellement sur le point suivant: il stipule que "la formation des maîtres est assurée par les  établissements d'enseignement supérieur, notamment par les universités" - mais pas exclusivement, lit-on en filigrane. Avant, le Code de l'éduction indiquait qu'elle "assurée par les IUFM".

"Cette proposition de loi préconise de gommer toutes les références aux IUFM encore présentes dans le Code de l'éducation, souligne le SE-Unsa dans un communiqué le 2 février. Exit les écoles professionnelles. Place aux officines privées ou aux instituts catholiques sur le 'créneau' de la formation des enseignants qui ne serait ainsi plus dévolue aux seules universités".

"Si ce texte devait être adopté, ajoute le syndicat, il acterait la fermeture définitive des sites départementaux des IUFM et avec eux, une formation initiale et continue de proximité".

Dans le supérieur, le groupe Marc Bloch réclame lui aussi une refonte de cette réforme et fait des propositions. Voici la tribune qu'il nous a fait parvenir (les surlignages en gras ont été rajoutés pour une meilleure lisibilité):

 

"La dernière blague du gouvernement: une réforme "technique" de la formation des maîtres !

Par le groupe Marc Bloch

"La réforme de la formation des maîtres qui fut l’un des projets majeurs du Ministre Xavier DARCOS, visait à élever le niveau de formation initiale des futurs enseignants et à mieux préparer leur entrée dans le métier.(...)

Alors que les universités, les milieux scientifiques ou académiques et les organisations syndicales considéraient de manière tout à fait favorable l’ambition d’élever le niveau de formation des maîtres, le gouvernement s’engageait unilatéralement, et dans l’urgence, dans cette réforme sans la réflexion, ni la concertation indispensables. Seule semblait primer la volonté de profiter de cette réforme pour engager une économie budgétaire en annulant l’année de formation continuée en alternance et supprimer les 16 000 emplois correspondants. Le reste, la pédagogie, la formation des maîtres et l’avenir de nos enfants, tout ceci devint accessoire (...)

L’annulation par le Conseil d’Etat de 3 articles de l’arrêté du 12 mai 2010 sur la mastérisation a jeté un pavé dans la mare. En effet, dans leur sagesse et leur devoir de dire la conformité à la loi, les conseillers affirmèrent que celle-ci ne fût pas respectée sur plusieurs points.

Tout d’abord, les dispositions portant réforme de la mastérisation annulaient le cahier des charges de la formation des futurs enseignants et remplaçaient le stage des nouveaux professeurs par une formation pédagogique minimale en dehors des IUFM. Cette «astuce» permettait de supprimer 16 000 postes, à la rentrée 2010 en envoyant dès leur réussite au concours les jeunes professeurs enseigner à plein-temps devant leur classe mais elle ne respectait pas le code de l’éducation.

Dans son arrêt, le Conseil d’Etat dit aussi que le ministre aurait dû consulter les deux instances prévues par la Loi: le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche et le Haut Conseil de l'éducation.

La décision du Conseil d’Etat invite surtout le gouvernement à ouvrir un débat entre les différentes parties (Ministères et organisations).(...)

Peu courageuse et voulant surtout faire l’économie d’une concertation, la majorité gouvernementale a choisi une autre voie: confier au député UMP du Doubs, Jacques GROSPERRIN le soin de déposer une proposition de loi visant à modifier les dispositions du code de l’éducation mettant en cause l’arrêté sur la réforme de la mastérisation.

Ainsi plutôt que de revenir sur cette réforme précipitée, le député propose quelques aménagements pudiquement appelés «techniques».

Comment mépriser à ce point la formation des futurs enseignants et considérer comme des aménagements techniques des dispositions qui annulent l’existence des IUFM, minorent le rôle des universités, suppriment les mentions relatives à la formation initiale et à la formation continue des enseignants ?

La proposition GROSPERRIN est une erreur, pire une faute !

 

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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:58
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

In Le Monde

 

 
Carton rouge. De la réforme de la mastérisation, qui a fait passer le niveau de recrutement des enseignants de bac+3 à bac+5, la Cour des comptes propose de ne rien garder. Ni la date du concours, ni le mode d'affectation des enseignants, ni leur pseudo-formation. Pour les sages de la rue Cambon, cette réforme, adoptée en conseil des ministres en juin 2008, a manqué toutes ses cibles.
  • Les économies envisagées

 La Cour a refait le calcul. La suppression de 9 567 équivalents temps plein aurait pu rapporter 707 millions d'euros en 2011. Mais, une fois enlevé le coût de mesures d'accompagnement, comme la revalorisation des débuts de carrière (38 millions d'euros), les bourses au mérite versées aux étudiants (25 millions) ou les indemnités de tutorat (27 millions), il ne reste plus que 370 millions d'économies. Les magistrats se sont arrêtés là dans leur calcul, suggérant qu'il faudrait aussi ôter le coût supplémentaire pour la nation des deux années d'études qui mènent de la licence au master – à 10 000 euros l'année par élève.

Un master d'enseignement souvent préparé pour… rien. "Le taux d'échec important aux concours de recrutement traduit du point de vue de la bonne gestion des finances publiques, une inefficience marquée, les étudiants recalés auront été coûteusement et spécifiquement formés à un métier qu'en définitive ils n'exerceront pas", note la Cour. La rue Cambon propose donc "d'organiser les concours avant ou au début des masters". Un peu comme avant la réforme…

  • L'amélioration du niveau des enseignants

"Plus de 70% des enseignants recrutés au mois de juin précédent n'avaient aucune expérience de l'enseignement. Or les conditions de leur prise de fonctions à plein-temps n'ont pas fait l'objet d'une attention suffisante", relève la Cour, qui estime que "ce nouveau dispositif a été engagé pour pouvoir tirer parti le plus rapidement possible des économies d'emplois qu'il permettait".

Ainsi les magistrats regrettent-ils que des enseignants stagiaires aient été affectés dans deux ou trois établissements différents : dans une académie du Sud-Est, cela a été le cas de tous les enseignants d'arts, mais aussi de 25% des professeurs de sciences physiques, 24% d'histoire-géographie, 22% d'anglais… Ce qui complique l'intégration dans une salle des professeurs.

 

 

Selon les sages de la rue Cambon, la réforme de la mastérisation a manqué toutes ses cibles.

Selon les sages de la rue Cambon, la réforme de la mastérisation a manqué toutes ses cibles.Cour des comptes, Education nationale

 

 

 

Ce service à assurer dans des conditions difficiles a encore été alourdi par des heures supplémentaires puisque la Cour relève que, dans une académie de l'Est, "35% se sont retrouvés avec des heures supplémentaires". Plus globalement, "les enseignants stagiaires ont une charge horaire supérieure d'un tiers par rapport au temps de travail d'un professeur titulaire" puisqu'ils ont dû effectuer une formation express sur leur temps libre… Le tutorat promis "Sur le plan national, 23% des stagiaires n'étaient pas situés dans le même établissement que leur tuteur", relève la Cour. De plus, la mission du tuteur n'a pas été pensée: "Le ministère ne s'est pas doté d'instruments précis permettant de s'assurer de l'efficacité du tutorat." Et la Cour de regretter que, sur le sujet, le ministère "dispose de très peu d'éléments d'information, alors que son importance pour la formation des enseignants justifierait une capacité nettement accrue de suivi et d'évaluation de cette activité". Pourtant, 27 millions d'euros ont bien été versés aux tuteurs.

  • La réussite des élèves

Les magistrats de la rue Cambon soulignent que "les objectifs fixés par le code de l'éducation devraient normalement se traduire par une formation particulièrement renforcée en matière de gestion de l'hétérogénéité des niveaux des élèves au sein des classes. Or, selon les circulaires, cette formation ne représentait en 2010-2011 que neuf heures pour les enseignants du second degré et entre six et dix-huit heures pour les professeurs des écoles ". Les sages remarquent aussi qu'eu égard à l'objectif d'un socle commun de connaissances et de compétences, qui figure dans la loi, la mastérisation aurait dû permettre de rapprocher les concours de professeurs des écoles et de professeurs du secondaire, et peut-être aussi de l'introduction d'une bivalence dans les concours. Occasion ratée.

  • Le vivier de candidats réduit

La Cour pointe un problème plus grave à moyen terme. "Le vivier de candidats s'est réduit de plus de 50 000 inscrits, soit une baisse des inscriptions d'un tiers sur une seule année" entre2010 et 2011. Le vivier des mastérisés compte 300 000 étudiants de moins que celui des licenciés. De plus, le pourcentage des inscrits qui se présentent réellement au concours a encore décru entre2010 et 2011.


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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:38
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole

 

 

In Acteurs Publics

 

Dans une proposition de loi qui sera débattue le 8 février à l’Assemblée nationale, le député UMP Jacques Grosperrin propose d’élargir la formation des maîtres à d’autres établissements que les universités. “ C’est promouvoir les officines privées ”, dénonce l’opposition PS. Les syndicats fustigent “ une liquidation des IUFM ”.

La formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités… ” En laissant ainsi entendre que les établissements privés pourraient à l’avenir former les enseignants, la proposition de loi du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants provoque un tollé dans le monde de l’éducation. Adopté le 1er février par la commission des affaires culturelles (pour lire le compte rendu de la séance), le texte sera débattu à l’Assemblée nationale le 8 février.

 

Cette proposition de loi n’a qu’un but : la réforme dite de mastérisation ayant transféré la formation des enseignants à l’université, elle procède à quelques modifications des articles du code de l’éducation qui, dans leur rédaction actuelle, confient cette mission aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ”, justifie Jacques Grosperrin.

 

Pour le député du Doubs, qui avait été chargé en 2011 de piloter la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants, les termes “ notamment les universités ” renvoient à des établissements non universitaires – tels que l’École normale supérieure de Cachan (ENS) – qui assurent aussi des formations d’enseignants. Jacques Grosperrin entend par ailleurs “ tirer les conséquences de l’intégration des IUFM au sein des universités ” et du recrutement des enseignants au niveau master.

 

“ Promouvoir les instituts catholiques ”

Une précision qui ne rassure pas les syndicats. Pour la FCPE, le texte “ rend possible la formation des futurs enseignants de l’école de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques ”. “ Une démolition en règle de la formation ”, “ une liquidation des IUFM ”, “ un cadeau pour les prépas privés ” : autant de critiques formulées par une dizaine d’organisations du monde éducatif (FSU, Unef…) relayées en commission des affaires culturelles par les députés de gauche.

 

Dans un communiqué, trois membres socialistes de cette commission, Martine Faure, Monique Boulestin et Martine Martinel estiment : “ Sous couvert d’une cohérence technique de réécriture du code de l’éducation, il s’agit en réalité d’entériner la disparition programmée des IUFM et de nier la nécessité de la formation initiale et continue des enseignants. ” “ Cette proposition de loi vise à promouvoir les officines privées et les instituts catholiques ”, lance en écho le groupe socialiste du Sénat.

 

Pour calmer ces critiques, Jacques Grosperrin a fait rajouter à sa proposition de loi des références aux “ établissements d’enseignement supérieur ” et à un “ cahier des charges ” établissant les règles de formation des enseignants. “ L’ouverture au privé relève du fantasme, assure-t-il. Il n’y a aucune crainte à avoir. ” Pas sûr que cela rassure les députés d’opposition. La séance du 8 février s’annonce tendue.


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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 18:57
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole
C03-01.jpg
N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012 ! Appel pour une refonte de la formation des enseignants
 

Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre de la réforme dite de la « masterisation de la formation », nous, enseignants d’histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation. Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes :

 

1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants


2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des universités (dans toutes leurs composantes)


3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d’assurer successivement • une année de recherche sanctionnée par un mémoire et • une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin


4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une « vraie » deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service


5/ le CAPES et l’agrégation doivent reposer sur des programmes très largement communs afin que la préparation de l’agrégation ne soit pas réservée à un tout petit nombre d’établissements et d’universités


6/ les épreuves du concours sont des épreuves disciplinaires. L’écrit valide des savoirs scientifiques. Elles comprennent également une épreuve orale de réflexion sur l’histoire et l’épistémologie de la discipline, sur son enseignement et sur les programmes scolaires et comportent une dimension d’éducation citoyenne (comme l’épreuve sur dossier actuelle du CAPES d’histoire et de géographie) ne se réduisant pas aux « devoirs du fonctionnaire »


7/ la mise en place de mesures significatives de soutien à destination des étudiants financièrement pénalisés par l’allongement de la durée de la formation.

Ces points nous semblent les plus urgents à mettre en œuvre mais nous sommes persuadés qu’une vaste concertation et une véritable négociation avec tous les acteurs concernés restent indispensables sur la question de la formation et du recrutement des enseignants. Nous appelons tous nos collègues enseignants pensant comme nous que la question de la formation des enseignants est capitale pour l’avenir de notre société, que la réforme dite de la « masterisation » a gravement compromis cette formation et approuvant ces exigences à diffuser très largement cet appel.


Cet appel a été rédigé lors de la réunion du « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire », le 28 janvier 2012.

 

Contact : appelformation2012@gmail.com

 

Aprile Sylvie (U. Lille 3) - Aprile Thierry (U. Paris Est Créteil) - Baldner Jean-Marie (U. Paris Est Créteil - IUFM) - Bertrand Michel, (U. Toulouse II-Le Mirail) - Biloghi Dominique (U. Montpellier 3) - Blancodini Patrick (Lycée Saint Exupéry- Lyon) - Bosc Yannick (U. Rouen - IUFM) – Boyer Gilles (U. Lyon 1- IUFM) - Brioist Pascal (U. Tours) - Bührer-Thierry Geneviève (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Cabanel Patrick (U. Toulouse II- Le Mirail) - Castagnez Noëlline (U. Orléans) - Chevalier Dominique (U. Lyon 1) - Clerc Pascal (U. Lyon 1- IUFM) - Colantonio Laurent (U. Poitiers) - Copolani Antoine (U. Montpellier 3) - Daumas Jean-Claude (U. de Franche-Comté) - De Cock Laurence (Lycée Joliot Curie - Nanterre) - Delacroix Christian (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Desvignes Dominique (U. d’Artois- IUFM) - Dosse François (U. Paris Est Créteil) - Dumoulin Olivier (U. Cæn) - Duprat Annie (U. Cergy Pontoise) - Falaize Benoît (U. Cergy Pontoise) - Garcia Patrick (U. Cergy Pontoise) - Glaudel-Serriere Anne (U. Reims Champagne-Ardenne- IUFM) - Hatzfeld Nicolas (U. d’Évry) - Hertzog Anne (U. Cergy Pontoise) - Jacquemond Louis-Pascal (Acad. Grenoble) - Jollet Anne (U. Poitiers) - Kondratieva Tamara (U. Valenciennes) - Leduc Jean (Toulouse) - Legoy Corinne (U. d’Orléans) - Legris Patricia (U. Reims Champagne-Ardenne - IUFM) - Lemire Vincent (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maitte Corine (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maldavsky Aliocha (U. Paris Ouest Nanterre La Défense)- Marin Richard (U. Toulouse II-Le Mirail) - Mazeau Guillaume (U. Paris 1) - Morin Cécile (U. Clermont-Ferrand- IUFM) - Offenstadt Nicolas (U. Paris I) - Pingué Danièle (U. de Franche-Comté - IUFM) - Poirrier Philippe (U. de Franche-Comté) - Porhel Vincent (U. Lyon 1- IUFM) - Rideau Gaël (U. d’Orléans) - Riot-Sarcey Michèle (U. Paris 8) - Savy Pierre (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Schapira Nicolas (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Sibeud Emmanuelle (U. Paris 8) - Teulières Laure (U. Toulouse II- Le Mirail) - Trouboul Catherine (Lycée Clémenceau, Nantes) - Trouboul Yves (U. de Nantes) - Vézier Anne (U. Nantes-IUFM) – Vigna Xavier (U. de Franche-Comté) - Vigreux Jean (U. de Franche-Comté) - Weissberg Gabriel (U. Toulouse II- Le Mirail- IUFM) - Zancarini-Fournel Michelle (U. Lyon 1) - Zytnicki Colette (U. Toulouse II-Le Mirail).


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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 13:53
- Publié dans : IUFM et formation
Par Sauvons l'Ecole
C03-01.jpgLa Conférence des directeurs d’IUFM conteste la démarche adoptée par le député Grosperrin pour modifier la loi de 2005. Dans un texte remis par son président au député, elle souligne que la formation des enseignants doit être placée sous la responsabilité de l’université et non assurée « notamment » par les universités, qu’elle doit être pilotée par un cahier des charges et non construite en fonction d’un « référentiel », qu’elle doit être universitaire et professionnelle, inscrite dans un diplôme de master, et portée par les structures « ad hoc » que sont les IUFM. Ces éléments sont directement repris des 22 propositions de la CDIUFM publiées en novembre dernier.
 

La Conférence des directeurs d’IUFM déplore l’incohérence des processus législatif et réglementaire qui conduit à modifier a posteriori la loi, en fonction de dispositions réglementaires apportées ultérieurement à sa promulgation et en contradiction avec elle.

 

Elle fait aussi remarquer qu’à trois mois des élections présidentielles il est inopportun de modifier le Code de l’éducation dans la précipitation. Dans quelques mois, la majorité nouvellement élue, quelle qu’elle soit, aura toute légitimité pour développer son projet pour l’éducation et pour la formation des enseignants. La Conférence des directeurs d’IUFM appelle à construire ce projet à partir de ses 22 propositions, seul texte aujourd’hui susceptible de susciter un débat serein et constructif sur la formation des enseignants et d’en porter les grandes ambitions.


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