Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
 Main basse sur l'école
 Démopolis, 2008





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Rased

Mardi 29 septembre 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole



Au cours de l’année 2008-2009, la pétition  « sauvons les RASED » a obtenu   284 000 signatures. La FNAME remercie toutes les personnes qui l’ont signée.

 

Cette pétition, action nationale parmi d’autres, a permis de défendre les aides spécialisées à l’école, de faire connaître les RASED au plus grand nombre et de refuser de les voir disparaître au profit d’une logique de rentabilité économique.

Elle a permis la mobilisation pour le maintien et le renforcement des missions des RASED, à savoir :

-          aider les élèves en difficulté et en souffrance à l’école.

-          soutenir et accompagner les enseignants des classes qui doivent gérer toutes les difficultés.

-          travailler avec les parents pour renforcer les liens avec l’école.

 

La FNAME ne peut concevoir qu’un tel dispositif mis en place depuis  20 ans soit sacrifié pour satisfaire à des objectifs budgétaires (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux). Même si des dispositifs ont récemment été mis en place pour aider les élèves, ils ne peuvent se substituer aux différentes réponses apportées par les aides spécialisées destinées aux plus fragiles d’entre eux.

 

MAIS à l’heure actuelle, les RASED se retrouvent amputés d’un tiers de leurs effectifs, ce qui va considérablement réduire leurs capacités à aider les élèves en grande difficulté sur tout le territoire national. Ces suppressions de postes rendent plus difficile le nécessaire travail d’équipe.

 

Le coup porté aux RASED est terrible car ils étaient déjà en nombre insuffisant pour répondre à toutes les demandes d’aides. Les conséquences risquent d’être importantes pour de nombreux élèves pour lesquels l’aide personnalisée se révèlera insuffisante. De plus les centres de formation riches de l’expérience acquise et de compétences professionnelles se voient fragilisés par la réduction du nombre de départs en stage de spécialisation.

 

La FNAME en appelle à votre vigilance citoyenne pour continuer à défendre les aides spécialisées à l’école. On peut avoir toutes les craintes sur l’avenir de l’Ecole puisque des suppressions massives de postes sont encore annoncées. Cette politique de restriction budgétaire se poursuit et risque de se traduire par une destruction du service public d’éducation reconnu et nécessaire pour tous.

 

LA DEFENSE DES RASED SE POURSUIT CETTE ANNEE

Motion adoptée à l’unanimité par le CA de la

 Fédération Nationale des Associations de Maîtres E

Le 18 Septembre 09    

 

 


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Jeudi 7 mai 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole
  • L'IA a répondu à la lettre envoyée au MEN le 4 mars concernant les missions des surnuméraires.

  • Vous trouverez aussi un courrier du recteur en réponse aux parents d'élèves de Conflans Ste Honorine refusant la suppression des postes spécialisés. Le premier paragraphe parait très inquiétant dans sa formulation : certains enseignants spécialisés "seront implantés dans les écoles afin d'y exercer des fonctions de maîtres titulaires d'une classe". Vous pourrez aussi apprécier sur la seconde page la définition du RASED : réseau d'aide et de Soutien des élèves en difficulté...

  • La FNAREN organise un pique-nique et une marche à Paris le dimanche 17 mai pour le printemps des RASED. Allons-y nombreux !

  • Document reçu aujourd'hui de la FNAME : "en complément du compte rendu de la rencontre au MEN, veuillez trouver ci joint la retranscription de cette rencontre."

  • La FNAME nous informe aussi qu'une action est prévue le mardi 26 mai à Paris pour quelques arrondissements : une marche vers 18h pour continuer à mobiliser les parents.

  • La FNAREN propose de créer un cahier de doléances des RASED à remettre aux "officiels" présents au début du prochain congrès de la FNAREN, au mois de juin. Le BN propose que chaque antenne RASED fasse remonter ses doléances, pour le 3 juin, à Anne Jauffret (anne.jauffret@yahoo.fr).
    Le collectif RASED 94 appelle à continuer la mobilisation et au travail commun des définitions de nos missions...

  • Un onglet "documents des syndicats" a été ajouté sur le blog du collectif. Nous pouvons ainsi publier les informations concernant la lutte pour les RASED.

  • Si vous voulez publier un article sur le blog du collectif ( http://collectif-rased-yvelines.over-blog.com/ ) envoyez-le à l'adresse mail du collectif dans un format Word, et sans mise en page particulière (les fonctionnalités du blog gratuit sont assez réduites et les articles seront publiés uniquement par des copier-coller)


  • Pour continuer à mobiliser les parents d'élèves, vous trouverezun tract à distribuer "tous pour l'école" et à faire remonter à l'IA pour demander de l'aide spécialisée pour tous les élèves qui en ont besoin.





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Vendredi 1 mai 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

Le site de la Faren

Pour protester contre le maintien de la suppression de Rased, la Fnaren organise dimanche 17 mai, au Champ de Mars de Paris, "le printemps des Rased". 

 


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Dimanche 8 mars 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

La Depeche.fr

Ils se sont réunis très nombreux à Rouffiac-Tolosan pour défendre les postes spécialisés dans le soutien scolaire.

Plus de cent parents, enfants, enseignants et élus étaient rassemblées devant les locaux de l'Education Nationale à Rouffiac, mercredi matin. Munis de leurs pancartes « Sauvons les Rased », ils étaient là pour réclamer le maintien de ces enseignants spécialisés (lire nos précédentes éditions). Sur 10 enseignants, quatre postes pourraient être supprimés dès la rentrée prochaine. Des dizaines d'élèves, qui bénéficiaient de leur aide, se retrouveraient sans cet accompagnement leur permettant souvent de retrouver le chemin de l'apprentissage.


L'Inspectrice de la circonscription Nord-Est, Agnès Grosse, a reçu une délégation de parents des écoles, de 2 délégués syndicaux et d'élus des villes concernées.


Après avoir donné les chiffres, qui seront proposés au niveau départemental le 6 mars, l'Inspectrice a écouté les interventions. Les délégués syndicaux ont replacé cette bataille dans le contexte national de suppression de près de 3000 postes du RASED, dont 56 en Haute Garonne. Olivier Darasse, délégué FCPE, a exprimé la détermination des parents.


La colère de Marc Péré


Marc Péré, conseiller municipal de L'Union, a fait part de sa colère de voir sacrifier sur l'autel du « toujours moins de fonctionnaires », prôné par le gouvernement, les enfants en grande difficulté scolair. Le Rased contribue àles réinscrire dans le cursus scolaire classique, rappelle-t-il. Il a donné à l'Inspectrice une pétition signée par des dizaines d'élus municipaux, dont sept maires des 15 villes concernées.


Un collectif parents-enseignants-élus de la circonscription a vu le jour. Les acteurs de cette journée poursuivront la mobilisation pour que les décisions de «casse du Rased» soient annulées. « Notre action se prolongera au-delà du 6 mars, si ces décisions qui portent unrecul de société devaient être prises » conclut Olivier Darasse.


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Dimanche 8 mars 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole




Collectif RASED Yvelines                                                                       
le 4 mars 2009

Pour la défense de l'école publique pour tous

11 rue Pasteur, 78570 Andrésy

collectif_rased_yvelines@yahoo.fr

 

 

 

Monsieur Xavier DARCOS

Ministre de l’Education Nationale

110, rue de Grenelle

75007 PARIS

 

 

 

 

Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,

 

 

C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance du courrier que vous avez adressé aux recteurs d’académie, aux inspecteurs d’académie et aux directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, concernant « les missions des maîtres spécialisés de RASED exerçant leurs missions dans une ou deux écoles ».

 

Il nous semble pour le moins étonnant que les associations de professionnels spécialisés du traitement de la difficulté scolaire n’aient pas été invitées en votre ministère pour apporter leur compétence et leur expertise lors des différents groupes de travail. A plusieurs reprises, la FNAREN (Fédération Nationale des Associations de Rééducateurs de l’Education Nationale), la FNAME (Fédération Nationale des Associations de Maîtres E) et l’AFPEN (Association Française des Psychologues de L’Education Nationale) ont réclamé d’être représentées. Depuis 1990, les rééducateurs, maîtres E et psychologues travaillent au sein des Réseaux d’Aides Spécialisées au service des élèves en difficulté d’apprentissage. Qui d’autres qu’eux peuvent être à même de réfléchir avec vous pour l’amélioration des RASED ?

La décision, unilatérale, sans aucune évaluation, ni concertation ne peut que nous inquiéter sur l’avenir du traitement de la difficulté scolaire au sein de nos écoles.

 

C’est pourquoi nous nous permettons de réagir sur certains points.

 

Une confusion est créée entre « rattachement » et « affectation », à la fois au RASED d’une circonscription et à une ou deux écoles.

 

Les enseignants spécialisés ne peuvent à la fois être des tiers extérieurs pour l’analyse de la difficulté scolaire et être « également membres à part entière de l’équipe enseignante de l’école ou des écoles dans lesquelles ils exercent leurs missions ». L’enseignant spécialisé sert de médiateur dans les relations entre l’élève et son enseignant, l’enseignant et la famille, la famille et l’enfant. Si l’enseignant surnuméraire « est membre à part entière de l’équipe enseignante de l’école », comment pourra-t-il jouer le rôle de tiers, de regard éloigné et distancié puisque de fait il sera partie prenante de la situation problème ?

 

La « contribution » « en tant que de besoin à l’aide personnalisée » peut amener de nombreuses interprétations, allant de l’analyse de la difficulté avec l’équipe enseignante à la prise en charge effective de groupes de soutien. Cette dernière proposition serait matériellement incompatible avec « le temps consacré à la coordination et la synthèse ». Elle renforcerait davantage la confusion auprès des enfants et de leurs parents entre aide spécialisée et aide personnalisée.

 

Toutes ces ambiguïtés empêchent de définir clairement l’identité professionnelle des « enseignants spécialisés rattachés à une ou deux écoles » ainsi que le cadrage de leurs missions par les inspecteurs de l’éducation nationale et/ou par l’équipe enseignante. Un cadre qui ne serait plus ni permanent, ni commun à toutes les écoles mais inscrit dans le projet d’école, entraînerait des négociations permanentes et variées autour de leurs missions (forme, durée, nature…) et nuirait à l’indépendance professionnelle protégeant tout fonctionnaire d’état des pressions locales diverses.

 

Les missions, telles qu’elles sont énoncées dans ce courrier, nous paraissent incohérentes avec l’identité professionnelle d’un enseignant spécialisé exerçant en RASED. Nous exigeons donc l’annulation de ce texte et nous demandons la présence des associations professionnelles des enseignants spécialisés de RASED (AFPEN, FNAME, FNAREN) lors des prochaines réunions du groupe de travail portant sur le traitement de la difficulté scolaire.

 

Nous maintenons notre position de refus des 3000 suppressions de postes d’enseignants spécialisés exerçants en RASED, qui engendrent un affaiblissement sans précédent de ce dispositif et nous maintenons notre demande de son renforcement.

.

 

 

 

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, nos salutations respectueuses.

 

 

 

Le Collectif RASED Yvelines


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Jeudi 5 mars 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

In Café Pédagogique


Dans une circulaire envoyée le 3 mars aux recteurs, Jean-Louis Nembrini rappelle les missions des maîtres des Rased exerçant leur mission dans une ou deux écoles.

"Dès la rentrée 2009, 1 500 maîtres des Rased, titulaires de l'option E ou G… seront affectés en tant que maîtres surnuméraires, sur un poste spécialisé pour exercer leurs missions dans une ou deux écoles concentrant un nombre élevé d'élèves en difficulté… Ils apporteront leur expertise à l'équipe enseignante de l'école… Ils contribuent autant que de besoin à l'aide personnalisée… Ils peuvent également prendre en charge individuellement un élève ou animer au sein de l'école des groupes d'aide spécialisée".


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Samedi 14 février 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

 

 

 



Recul de l’académie sur les suppressions de postes en hôpitaux et dans les RASED


Lors du CDEN du 12 février, les syndicats SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, SGEN-CFDT et les parents d’élèves de la FCPE ont exigé une autre dotation budgétaire pour l’académie de Paris.

Ils ont également demandé que soient maintenus les postes de Rased, ainsi que les postes spécialisés dans les hôpitaux.

L’administration restant sourde aux revendications des parents d’élèves et des personnels, les représentants des organisations syndicales, ainsi que ceux de la FCPE ont décidé d’occuper le bureau de l’Inspecteur d’académie afin d’obtenir une audience auprès du

Ministère.

Après la journée d’occupation, l’Inspecteur d’académie a proposé aux organisations de se rencontrer le lendemain afin de faire de nouvelles propositions.


Ce matin, l’Inspecteur d’académie a annoncé l’abandon des fermetures de postes en hôpitaux.
De plus, sur les 72 postes de Rased supprimés, 36 postes seraient « réaffectés » dans une école en ayant la garantie de fonctionner en tant que « RASED ». Cependant, 36

restent supprimés sous couvert d’affectation devant une classe ordinaire.

Les organisations signataires se félicitent de ces premiers reculs obtenus grâce à la mobilisation des personnels et des parents d’élèves.

Cependant, une politique d’éducation ambitieuse au service de la réussite de tous les élèves nécessite plus de moyens. Elles maintiennent donc leur demande d’audience au Ministère afin d’obtenir une autre dotation budgétaire pour la rentrée prochaine et qu’il revienne sur la suppression des 89 postes.

FCPE-PARIS, SNUipp-FSU, SUD-Education, SNUDI-FO, SE-UNSA, SGEN-CFDT


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Mardi 10 février 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole



Le Collectif Rased Yvelines viendra déposer cette lettre à l'Inspection Académique à 14 heures.

Rappelons que tous les enseignants premier et deuxième degré (tous syndicats) , parents (FCPE) sont invités à se joindre à ce rassemblement.

Auparavant, le Snes ira porter plainte, au bureau de police local,  pour "dispartion" de près de 2 000 élèves !



 

Pour la défense de l'école publique pour tous

 

 

 

                                                                               A Monsieur l’Inspecteur d’Académie

                                                                                            Inspection Académique

                                                                                            78150 Le Chesnay

 

 

 

 

Nous, enseignants spécialisés (rééducateurs, maîtres E) et psychologues scolaires, vous écrivons cette lettre aujourd’hui, car, en conscience, nous ne pouvons plus nous taire. Nous ne pouvons rester sans réagir face à ce que nous considérons comme le démantèlement programmé des Réseaux d’Aides Spécialisées. C’est pourquoi, nous vous informons que nous demandons le maintien des postes d’enseignants spécialisés au sein du dispositif RASED et refusons l’idée que ces postes puissent être « sédentarisés ou surnuméraires ».

La disparition programmée du dispositif RASED annihilera la richesse même des possibilités de réponses apportées aux élèves en difficulté d’apprentissage.

Le réseau d’aides, quand il est complet, est une équipe pluridisciplinaire qui peut apporter les réponses plurielles qu’appelle la complexité de la difficulté scolaire (aides pédagogiques, psychologiques et rééducatives). Il permet l’analyse croisée des problèmes, le partenariat avec l’enseignant, la famille et les structures extérieures. Les enseignants spécialisés défendent une approche humaniste de la difficulté scolaire, prenant  en compte l’enfant dans sa globalité.

 

Vers qui vont pouvoir se tourner les équipes enseignantes pour effectuer un travail de mise à distance et d’analyse quand on sait combien certains élèves en souffrance peuvent faire dysfonctionner le groupe classe ?

 

L’aide personnalisée et les stages de remise à niveau ne peuvent seuls permettre de traiter la grande difficulté et réduire l’échec scolaire.

 

Dans les classes, les collègues formulent souvent leur impuissance à faire évoluer les élèves en grande difficulté. L’aide personnalisée peut même s’avérer contre-productive pour certains élèves trop résistants à l’école. Pour ceux-là, rajouter un peu plus de scolaire ne fait que « renforcer » le symptôme de rejet. Ce dispositif tend à donner de la difficulté scolaire, une représentation très réductrice. En effet, celle-ci se joue sur une partition bien plus complexe que la simple difficulté passagère de compréhension.

 

La proposition de sédentarisation qui pourrait être faite à certains d’entre nous, à la rentrée 2009 est inacceptable: être à nouveau chargé de  classe ne nous permettra plus de mettre en œuvre la spécialité pour laquelle nous avons été formés, spécialisation qui ne peut se confondre avec les actions d’un maître référent. Les spécificités des différents membres d’un RASED nécessitent un « cadre » de travail et un dispositif cohérent dans l’école mais hors la classe pour conserver tout leur sens.

 

De même, la proposition de nous placer en « surnuméraire à la disposition » d’une école est tout aussi irrecevable, elle engendre une perte d’identité professionnelle et un affaiblissement sans précédent des RASED.

 

C’est parce que les membres du RASED côtoient quotidiennement la difficulté scolaire qu’ils sont à même de déclarer ces dispositifs inadaptés.

 

C’est parce que tout élève qui rencontre des difficultés à l’école doit pouvoir recevoir une aide spécialisée adaptée que nous défendons le maintien du dispositif RASED dans sa forme actuelle (équipe pluridisciplinaire) et son développement.

 

Les enseignants spécialisés des RASED restent attachés et dévoués aux valeurs de l’école Républicaine qui promeut la réussite pour tous.

 

 

Veuillez agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, nos salutations respectueuses.

 


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Dimanche 8 février 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

 



Gilles Cunin
enseignant.citoyen@free.fr


Lettre ouverte d'un Enseignant Spécialisé en Rased
à Monsieur Darcos, Ministre de l'Education Nationale





                                                                                                         La Rochelle, le 8 février 2009

Monsieur le Ministre,


Cette lettre est celle d'un modeste fonctionnaire, enseignant spécialisé en Rased,mais aussi celle d'un citoyen préoccupé par l'état de notre société.

Instituteur depuis 1982, j'ai fait le choix en 1999 de devenir rééducateur au sein d'un Rased. La loi de finances pour 2009 sonne le glas de ces Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté. J'ai reçu cette annonce comme un grand mépris de votre part. Décider sans concertation, sans évaluation, la mort de mon métier, c'est me dire que le travail que j'accomplis depuis dix ans auprès des enfants les plus en difficulté est inutile. Le deuxième sentiment qui prédomine est celui d'avoir été trahi par l'institution. C'est pourtant bien l'Education Nationale qui m'a formé (formation de qualité) et délivré un diplôme pour exercer les missions de rééducateur. Je me suis efforcé d'être digne de ces missions. Or, aujourd'hui vous modifiez la règle du jeu en cours de partie. C'est exactement le contraire de cela que je travaille avec les enfants qui me sont confiés.

Bien entendu, je mesure combien la tâche qui vous incombe est complexe et lourde. Aussi, je cherche à comprendre votre projet pour l'école, à trouver une cohérence aux nombreuses réformes proposées. Pour ce qui concerne les Rased, votre choix initial de les supprimer me laisse pantois. Sans eux, le travail salutaire de remédiation auprès des enfants les plus en difficulté à l'école ne peut plus se faire. Sans eux, l'école se prive d'un précieux dialogue qui souvent, permet à chacun de mieux reprendre sa place d'élève, de parent, ou d'enseignant.

Plus généralement, comprendre votre projet est un travail difficile car votre discours et vos actes sont souvent discordants. Pourquoi persister dans l'euphémisme de mauvais aloi en parlant de « sédentarisation » alors que vous opérez de fait une « suppression » de notre métier ?
Comment comprendre vos choix budgétaires drastiques au motif que les caisses sont vides quand, dans le même temps, votre gouvernement trouve la somme extraordinaire de 360 milliards d'euros pour « sauver les banques » ?
Au fond, on a le sentiment que le souci de réaliser des économies est l'habillage dans lequel s'installe une dérive idéologique.

Il est vrai qu'un projet pour l'école s'insère dans un projet de société lié à des valeurs. Le malentendu est peut-être là. Si je suis devenu enseignant, c'est certes comme beaucoup d'autres pour gagner ma vie, mais c'est aussi un choix relatif à des valeurs humanistes. A cet égard, l'argent n'est pas, Monsieur le Ministre, une valeur
essentielle et votre idée de distribuer quelques primes à certains d'entre nous me
semble bien mal venue.

Réformer notre école est sans doute nécessaire, les enseignants ne s'y opposent pas par principe. Toutefois, ils ont un attachement fort aux idéaux républicains. Ces derniers sont malmenés, notre tissu social se désagrège.
Dès lors, apparaît un autre malentendu: si l'école peut et doit faire beaucoup pour les élèves qu'elle accueille, on ne peut en revanche lui demander de résoudre les problèmes d'un monde qui marche sur la tête. Les enseignants de l'école primaire sont souvent de bons pédagogues, mais la pédagogie ne peut pas tout. Comment enseigner le respect de soi et de l'autre dans une société où règne la loi de la jungle, dans un système devenu fou où l'économique aurait pris le pas sur l'humain?

Comment montrer que le chemin de l'effort est celui qui vaut la peine dans un monde marchand qui sollicite en permanence nos enfants, les laissant croire que le bonheur se trouve au supermarché? Comment trouver le temps d'enseigner dans la sérénité quand l'institution scolaire presse les maîtres d'accomplir des missions de plus en plus lourdes, en multipliant dispositifs, textes réglementaires, réunions, projets, sigles dans lesquels on finit par ne plus trouver de cohérence? Comment retrouver l'indispensable temps d'apprendre dans une école qui, perdant confiance en elle, met bien trop souvent ses élèves en situation d'évaluation?

Aujourd'hui, de nombreuses voix s'élèvent pour vous reprocher un manque de dialogue et une communication souvent teintée de démagogie. On y devine la tentation de diviser les enseignants entre eux, d'opposer les fonctionnaires et les travailleurs du secteur privé. Un climat de culpabilisation pèse sur ceux qui ont la chance d'avoir un emploi (qui à ce titre, doivent se garder de toute revendication) et sur les chômeurs qui devraient bien finir par comprendre qu'ils sont responsables de ce qui leur arrive. D'autres voix encore, vous prêtent le dessein de dépouiller l'Education Nationale pour mieux offrir de nouvelles parts de marché au secteur privé. Enfin, vous semblez négliger les travaux réalisés dans le domaine des sciences de l'éducation.

Je ne peux pas penser qu'un ministre de la République s'engage dans cette voie. A l'heure où l'exclusion sociale gagne du terrain, où la majorité de l'humanité vit dans des conditions honteuses sur une planète de plus en plus polluée, il est de votre devoir d'homme d'état de refonder votre projet.

Dans cette perspective, l'école publique doit demeurer notre bien commun. Un bien qui n'est pas à vendre et qui ne peut se confondre avec une entreprise. Les valeurs républicaines que notre école défend et transmet à ses élèves « futurs citoyens », les savoirs qu'elle dispense, les humains qui y travaillent ne sont pas des marchandises.

Ce sont ces valeurs de partage, de respect et de dignité retrouvée que nous devons porter ensemble. Vous devez entendre cette aspiration légitime et puissante qui monte chez les enseignants, les parents, les citoyens de notre pays.

Vous pouvez compter, Monsieur le Ministre, sur ma détermination de citoyen à défendre ces valeurs ainsi que sur ma détermination de professionnel à offrir à nos enfants un avenir plus souriant.

Gilles Cunin
enseignant.citoyen@free.fr


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Vendredi 30 janvier 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole


Le Maire de Conflans-Sainte-Honorine, questionne le Ministre de l'Education sur la suppression des Rased.

La lettre du maire

La réponse du ministre

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Dimanche 25 janvier 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole



"Hier après-midi, j'ai assisté à l'enterrement du RASED de Dammarie-Lès-Lys.

 

A partir de septembre prochain, seuls quelques enseignants spécialisés exerceront leurs missions à partir de feuilles de route transmises par l'IEN, en fonction des résultats aux évaluations. Ils s'agira des enseignants dits itinérants. Leurs secteurs d'intervention seront plus vastes. Et dire que le gouvernement nous reprochait de faire du saupoudrage !!!

 

Les enseignants surnuméraires : Il s'agira des ex-enseignants spécialisés qui exerceront en quelque sorte la fonction de MASZEP (maître d'aide et de soutien en ZEP), uniquement au cycle 2 (CP et CE1). Les équipes pédagogiques devront définir des projets précis qui justifieront l'intervention de ce personnel supplémentaire. Attention, l'ex maître G n'exercera plus son travail de rééducateur. Il n'est question que d'une intervention pédagogique.

Ces enseignants n'auront plus la possibilité de rencontrer les autres collègues itinérants, dont le psychologue. Les réunions de synthèse réseau, s'il en existe encore, se dérouleront sans eux. Les « surnuméraires » ne sont plus des enseignants RASED.

 

Enfin, il y a les autres….ils retourneront dans une classe. Ils ont la priorité 1 pour obtenir des postes fléchés et garder ainsi leur super prime de 60 euros. Afin, d'éviter l'éviction de collègues enseignants sur certains postes, au profit d'un ex-enseignant spécialisé, notre IEN a pu tirer profit du départ à la retraite de certains collègues ou de l'ouverture de classes dans deux écoles. Nous avons donc pu éviter le pire, l'intolérable.

 

En revanche, que dire de l'interdiction pour les maîtres E d'obtenir un poste fléché en maternelle ? Quelle image réductrice de notre spécificité d'enseignant spécialisé chargée de l'adaptation scolaire. Quand on songe que nous sommes parfois dénommés psychopédagogues !

 

Je vous le dis…après une très mauvaise nuit. Les RASED sont MORTS.

Les missions des itinérants vont être modifiées, pour s'écarter de plus en plus des objectifs fondamentaux qui faisaient la force et les spécificités du dispositif RASED. Prévenir, plutôt que guérir est obsolète.  L'évaluation statistique annuelle des élèves conditionnera la survie des itinérants (et des surnuméraires) : trop de bons résultats, moins d'itinérants ; pas assez de bons résultats, inutilité des itinérants…..

 

Hier, il n'y avait déjà plus de RASED.

Hier, les enfants et les familles n'étaient plus au cœur de nos intérêts.

Hier, nous étions déjà divisés, isolés……Ils ont gagné à Dammarie-Lès-Lys.

 

Avant de vous réunir face à votre IEN, réfléchissez ensemble ! Solidarisez-vous pour ne pas perdre la face, au moins ! Psychopédagogues, UNISSEZ-VOUS !


AmIcalement, une ex enseignante spécialisée déprimée !!"


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Jeudi 22 janvier 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole


"Notre inspecteur nous a réunis hier pour nous informer de la situation des rased pour l'an prochain et de la possible décision de l'IA de TOULOUSE  de fermer tous les postes RASED de l'académie, PSY SCOL y compris afin de réorganiser l'ensemble des secteurs et des circos avec le nouveau personnel (IEN compris car création de trois postes IEN sur l'académie: un à la commission technique des maternelles , un autre sur l'ASH et un en plus). En sorte que toute personne de réseau devrait participer au mouvement dont les règles seraient susceptibles de changer. (postes à rofils, flèchés etc...) Les syndicats doivent être informés la semaine prochaine. (non négociable nous a-t-il précisé)
Du point de vue de la gestion de la misère cela se conçoit...
Du point de vue des postes supprimés, cela évite aux IEN de choisir qui ils désignent comme victimes (car à cela ils ne s'y résignent pas...)

Du point de vue des réclamations, il ne poura pas y en avoir car du fait de la participation au mouvement, les personnes n'auront que des postes qu'ils auraient demandés: en effet, le mouvement se faisant à l'aveugle cette année (pas de 1er tour avec inscription d'intention de changement), il est recommandé de demander (si ce ne sera d'ailleurs "obligatoire" )un grand nombre de postes.

Il nous a montré aussi les pressions auxquels ils sont soumis (audits...) et en particulier l'enquête qui leur est exigée quant à la passation des éval CM2 ( des dizaines de tableaux à remplir). Il nous a parlé de la "peur" qui règne chez eux, climat délétère de menaces... Ils sont aussi dans l'obligation de fournir des postes vacants dans les écoles en difficultés, s'il n'y en a pas ils doivent fermer des postes de titulaires.
Les écoles prioritaires sont déjà décidées en vertu des évaluations sixièmes effectuées cette année dans les collèges ainsi que le nombre de "sédentarisations".

Enfin il nous a confirmé que les 3000 postes étaient d'ores et déjà fermés (loi de finance) et que donc la sédentarisation correspond pour moitié à un retour dans les classes ordinaires flèchées dans les écoles prioritaires avec une obligation d'être en sus maître ressource!! et pour les autres en maître surnuméraire dans les mêmes écoles à titre provisoire... Ces personnels les uns et les autres ne feraient plus partie des dispositifs rased."

Il était désolé et trés triste... Nous aussi!
"

M.R.

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Jeudi 22 janvier 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

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Mardi 20 janvier 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

RASED et DESTRUCTION DE L’ECOLE : CE N’EST PAS FINI.

Mercredi 28 Janvier AGISSONS !

 

 

 

Parents d’élèves et citoyens des Combrailles,

 

 

Après la forte mobilisation du dernier trimestre, nous avons ressenti une inquiétude présidentielle qui a conduit le ministre Darcos à amorcer un premier recul.

Mais ne nous y trompons pas : la menace est toujours d’actualité et que les mauvaises réformes aillent plus ou moins vite, peu importe.

Ce qu’il nous faut c’est les faire échouer, c’est gagner complètement : l’école publique est la base de l’égalité des chances, la garantie de la réussite du plus grand nombre.

 

CONTRE LA SUPPRESSION DE POSTES : LA RIPOSTE DES POSTES

 

La menace directe pour l’école publique commence avec la suppression de postes à des niveaux jamais connus : - 13500 en France dont 3000 postes Rased. Et en zone rurale, nous savons combien les calculs habituels conduisent à fermer de plus en plus de services publics. La lutte continue donc et le 28 janvier est une journée nationale d’actions pour les RASED*(voir page 2) pendant laquelle nous pouvons prendre des initiatives.

 

Et puisque l’état veut récupérer des postes, le 28 janvier 2009 à 10 h 30, apportons tous de vieux postes de radio (toutes les marques sont admises !) à l’Inspection de Riom-Combrailles, rue des Boules à Riom, en demandant à l’Inspectrice de les transmette à sa hiérarchie.

 

Même si nous ne sommes pas des centaines, nous pouvons nous faire entendre de manière forte et symbolique. Car cette action vise à être relayée par les médias et un communiqué leur sera envoyé.

Alors, êtes-vous prêts : tous à l’Inspection Mercredi 28 janvier à 10 h 30 !

 

 

 

POUR LA REUSSITE DE L’ACTION,

MERCI DE CONFIRMER TRES VITE PAR REPONSE MAIL VOTRE VENUE

à christian@cylem.com
Un mail de confirmation sera envoyé à tous demain soir


*RASED

Journée nationale d'actions le 21 janvier

> La fermeture prévue de 3000 postes Rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés) à la rentrée 2009, est un des symboles des attaques contre l'école pour la réussite de tous.

> Le formidable mouvement autour du maintien et du développement des RASED, a contraint le ministre à de premières annonces. Cependant, leur traduction sur le terrain, et le cadre budgétaire inchangé, imposent de poursuivre la mobilisation, pour le maintien des 3000 postes en RASED, pour une école qui prenne véritablement en compte, de manière cohérente, la diversité des difficultés des élèves.

> Les organisations syndicales, associations et fédérations professionnelles, associations de parents d'élèves, appellent à une nouvelle journée nationale d'actions dans les départements et à Paris le 21 janvier, pour la remise des motions de conseils d'école, expressions publiques..., aux Inspecteurs d'Académie et au Ministère de l'Éducation Nationale.

> Elles tiendront à cette occasion une conférence de presse.


Organisations syndicales de l'éducation nationale :

SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUDI-FO, SUD-Education, FERC-CGT

Fédérations et associations professionnelles :

FNAME – FNAREN – AFPEN

Associations de parents d'élèves, du handicap et de la difficulté scolaire :

FCPE - APAJH - AGSAS - AIRE - AAPDYS France Europe


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Mardi 20 janvier 2009
- Publié dans : Rased
Par Sauvons l'Ecole

Source AFP



Les principaux syndicats du primaire, des associations professionnelles d'enseignants spécialistes de la difficulté scolaire, des parents d'élèves appellent mercredi à une journée nationale d'action pour le maintien des postes de "Rased", ont-ils annoncé mardi.

Ces organisations appellent à une nouvelle journée nationale d'actions en province et à Paris le 21 janvier, dans un communiqué commun.

Les actions se traduiront par des "remises des motions de conseils d'école", des "expressions publiques", notamment aux inspecteurs d'académie.


A Paris, un rassemblement est prévu à 14H30 devant le ministère de l'Education rue de Grenelle (VIIe) lors de "la remise de motions au ministère".

Actuellement, les professeurs des écoles en Rased (11.000 au total) n'ont pas de classe à l'année, mais interviennent dans plusieurs écoles d'un secteur pendant le temps scolaire auprès d'élèves connaissant des problèmes d'apprentissage, d'adaptation à l'école ou de comportement.


Le budget 2009 tel qu'il a été voté en décembre prévoit de "sédentariser" (confier un enseignement ordinaire devant une classe entière, à l'année) 3.000 enseignants en "Rased", ce qui équivaut à la suppression de 3.000 postes.

"Le formidable mouvement autour du maintien (...) des Rased a contraint le ministre à de premières annonces", affirment les organisations, faisant référence au fait que selon eux 1.500 des 3.000 postes qui devaient être affectés devant une classe ordinaire seront finalement affectés, en surnuméraire, dans une école, conservant leurs missions.


"Cependant, leur traduction sur le terrain, et le cadre budgétaire inchangé, imposent de poursuivre la mobilisation, (...), pour une école qui prenne véritablement en compte la diversité des difficultés des élèves", estiment-ils.

Appellent le SNUipp-FSU, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT, Sdu-Education, la Ferc-CGT, les fédérations et associations professionnelles Fname, Fnaren, Afpen et des associations de parents d'élèves (FCPE), du handicap (Apajh) et de la difficulté scolaire.


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