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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:20

In Politis

 

Une quinzaine d’universités françaises annoncent un déficit pour 2013. Après la loi Pécresse de 2007, la loi Fioraso n’a rien arrangé.

 

Les universitaires l’appellent « LRU 2 ». Car la loi Fioraso sur les universités du 23 juillet n’a fait qu’aggraver, selon eux, la situation amorcée par la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités de Valérie Pécresse (2007). L’État ayant délégué aux universités la gestion de leurs activités et de leur masse salariale, plus d’une quinzaine seront encore dans le rouge en 2013, dont certaines pour la deuxième année consécutive. « Déficit programmé », plaident-elles. « Mauvaise gestion », riposte le gouvernement. Le 22 juillet, l’Unef, syndicat étudiant, dénonçait « trente-six universités hors-la-loi » pratiquant des frais d’inscriptions illégaux et des sélections en licence. D’autres multiplient les recours aux fonds privés. C’est la loi de la débrouille. Ou le bras de fer, comme à Montpellier-III, où la présidente menace de fermer son antenne de Béziers, privant 700 étudiants d’une fac dans leur ville. En 2012, quatorze présidents d’université avaient réclamé « moins d’autonomie », demandant au gouvernement de récupérer la gestion de la masse salariale, qui représente 80 % des dépenses. Les inégalités entre les universités et entre les filières s’accroissent : les dotations varient d’une moyenne de 1 642 euros par étudiant et par an à Montpellier à 20 000 euros à Bordeaux. Le ministère de l’Enseignement supérieur recommande de miser sur les licences plutôt que sur les masters. Des enveloppes exceptionnelles ont été débloquées, mais elles serviront pour payer les frais courants, comme le chauffage. « On n’observe pas encore de réduction réelle de l’offre de formation, souligne Marc Neveu, du Snes-up, car les profs font autant avec moins. L’inquiétant, ce n’est pas tant les déficits annoncés que ce que sont obligées de faire les universités… »Combien de mutualisation de groupes ? De postes gelés ? D’options amputées ? De TD à 200 plutôt qu’à 50 ? Le budget de fonctionnement des universités aurait baissé de 7,2 %, estime le Snes-up, qui réclame un fonds d’urgence et un changement radical de politique. « On évalue à un milliard le budget nécessaire pour maintenir le taux d’encadrement. C’est justement le ressaut 2013 du crédit impôt recherche, lequel ne profite qu’aux entreprises », déplore Marc Neveu. L’Unef comptabilise environ 9000 bacheliers sans place en première année en 2013. Le syndicat estime également à 23 400 le nombre d’étudiants qui renoncent à une formation universitaire.

Montpellier, le bras de fer

« Avec 1 642 euros par an et par étudiant en 2011, 1,6 m2 par étudiant et 8 amphithéâtres pour 20 000 étudiants, l’université Paul-Valéry-Montpellier-III est la plus mal dotée de France », rappelle sa présidente, Anne Fraïsse, dans une lettre à Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, datée du 7 octobre. Depuis qu’elle a menacé de fermer son antenne de Béziers, Anne Fraïsse est devenue la figure de proue du mouvement de lutte des universités. Cette fermeture concerne 62 % de boursiers. « Ils devront se loger à Montpellier, se salarier ou abandonner leurs études, résume Mathieu Landau, président de l’Unef. Les assemblées générales sur place réunissent plus de 800 étudiants, c’est beaucoup ! » L’Unef ne prend pourtant pas position : « Si nous condamnons le sous-financement de Montpellier-III, nous sommes opposés à cette menace de fermeture qui prend les étudiants en otages. En outre, la présidente a misé sur des masters d’élite ouverts à 7 ou 8 étudiants, alors que des regroupements permettraient de ne pas appauvrir les premières années et les licences. »Opposée à la concurrence via les masters, l’Unef soutient le recadrage national des diplômes prévu par l’un des décrets de la loi Fioraso, à paraître en décembre. Mais les déficits cumulés à Montpellier-III atteignent 3 millions d’euros. Une somme que la rationalisation des masters ne pourrait pas combler.

Le Mans, motion d’urgence

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Universités
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