Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:44

 

In Libération

 

 

Interview de Nathalie Mons, spécialiste de la comparaison internationale des politiques éducatives.

 

Nathalie Mons, maître de conférences à l’Université Paris Est-Marne la Vallée, est spécialiste de la comparaison internationale des politiques éducatives (1). Elle analyse le projet de réforme d’évaluation au regard des pratiques en Europe.

Y a-t-il un modèle dominant d’évaluation ?

Pendant longtemps, l’évaluation individuelle par des inspecteurs - ce qui se pratique aujourd’hui en France - a été le système classique. Mais, à partir des années 90, avec l’autonomie des établissements qui s’est répandue, on a de plus en plus évolué vers une évaluation collective de l’établissement. C’est logique : lorsqu’il y a autonomie, l’activité des enseignants est moins réglementée. L’inspecteur continue d’aller voir le professeur dans sa classe pour observer comment il suit le programme, ses méthodes pédagogiques, etc. Mais on ne peut plus se limiter à cela. On va regarder aussi les résultats de l’équipe, les progressions globales des élèves, avec les résultats aux tests nationaux par exemple, le nombre de redoublements, les rapports avec les parents, etc.

Aujourd’hui, vingt-deux pays européens, sur les trente que nous avons étudiés, ont ces évaluations collectives en plus de celles individuelles des profs. Près de la moitié de ces pays ont en plus introduit une évaluation par les chefs d’établissement. Mais, à deux exceptions près - les Pays-Bas et la Norvège -, ceux-ci ne sont jamais seuls à évaluer. Partout, l’inspecteur garde un rôle important.

Avec le projet du ministère qui donne un rôle clé aux chefs d’établissement, la France se situerait où dans ce cadre européen ?

Si l’inspecteur n’est plus qu’une aide à la décision du chef d’établissement qui, lui, porte le jugement final, la France adopterait un modèle ultraminoritaire, en vigueur dans deux pays, et en plus en voie de disparition - la Belgique l’a abandonné il y a quelques années en décidant d’avoir recours aussi à des inspecteurs. Elle irait ainsi à contre-courant des tendances actuelles qui vont vers le collectif et un regard externe.

Comment expliquer cette particularité française ?

Malgré la rhétorique en vogue sur l’autonomie, on a du mal en France à penser le collectif. On s’intéresse à chacun des membres de l’équipe pédagogique mais sans comprendre vraiment qu’il s’agit d’un collectif. La France est à cet égard en retard : elle est l’un des rares pays à ne pas évaluer ses établissements.

Beaucoup estiment que l’évaluation actuelle n’est pas satisfaisante : êtes-vous d’accord ?

Tout à fait. D’abord elle se fait au compte-gouttes. Faute de moyens, les inspecteurs viennent très rarement dans les classes. Or les professeurs sont demandeurs : leurs progressions de carrière et individuelles dépendent en bonne partie des inspecteurs. En plus, un regard extérieur comme celui de l’inspecteur, qui connaît votre discipline, est toujours intéressant pour un enseignant qui a envie de dialoguer et d’avancer sur ses pratiques.

 

La suite...

Partager cet article

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article

commentaires

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole