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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:08

 

 
Par VÉRONIQUE SOULÉ

 

Les 500 euros d’augmentation sont jugés démagogiques.

 

«Tout enseignant qui voudra travailler davantage pourra le faire avec 26 heures de présence dans l’établissement au lieu de 18 heures de cours aujourd’hui, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25%, soit près de 500 euros par mois.» En proposant mardi aux profs de travailler plus pour gagner plus, Nicolas Sarkozy a surtout voulu envoyer un message : les enseignants se la coulent douce, remettons-les au travail et tout ira mieux… Pour le reste, sa proposition a plongé le monde éducatif dans un abîme d’interrogations. «Hormis le fait qu’il veut plaire à sa droite, on nage dans le flou le plus total, dit Roland Hubert, cosecrétaire général du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire. Les huit heures en plus qu’il propose sont-elles des heures de présence ? Et si oui, à quoi vont-elles servir : à faire de la garderie, à rencontrer les parents ? Ou ces huit heures sont-elles des heures de cours ? Dans ce cas, c’est très sensiblement sous-payé, puisque pour 40% d’heures de cours en plus, le salaire est de 25% en plus. Et puis, sur quel salaire se base-t-il, sur douze mois ou sur l’année scolaire [les profs sont payés sur dix mois, ndlr]

 

Actuellement, les enseignants du secondaire, les seuls concernés par l’annonce, ont des «obligations de service» : 18 heures de cours par semaine pour un certifié, 15 heures pour un agrégé. Si l’on tient compte des réunions, des rencontres avec les parents, de la préparation des cours et des corrections, ils font largement le double. Ils ont en outre l’obligation d’accepter une heure supplémentaire, ce qui est très souvent le cas avec les suppressions de postes. Ils sont aussi de grands consommateurs d’heures supplémentaires défiscalisées, soit par choix - pour gagner plus, ce qui est le but de ce dispositif cher au Président -, soit contraints - pour combler des postes non pourvus en raison des suppressions.

 

Au-delà de l’annonce jugée très souvent démagogique, quel est le projet réel du candidat ? S’il s’agit d’heures de présence, cela risque de coûter cher aux finances publiques. S’il s’agit de cours, cela devient intéressant pour le budget de l’Etat qui peut espérer récupérer ainsi des heures sup défiscalisées, très coûteuses. Le plus probable est un mélange des deux. Mais le candidat ménage ses effets.

 

La suite...

 

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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