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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:17

C03-18

 

In Marianne2

 

 

Luc Chatel est-il aller trop loin en fustigeant publiquement cette enseignante qui, alors que ses collègues faisaient respecter à leurs élèves une minute silence pour les victimes de Mohamed Merah, elle, partageait sa peine pour le suspect décédé? Oui, selon notre blogueur associé Romain Pigenel.

 

Breaking news: 0,00012 % des enseignants français ont dérapé quant à la minute de silence requise dans les écoles à la mémoire de Toulouse et Montauban. On apprenait vendredi matin dans Paris-Normandie qu’une professeure d’anglais de Rouen, visiblement quelque peu surmenée, avait demandé à ses élèves d’honorer le souvenir de Mohamed Merah en lieu et place de celui de ses victimes, sur fond de délire complotiste. Un « pétage de plomb » immédiatement condamné par la hiérarchie de l’enseignante, qui a du reste, à en croire les témoignages, elle-même pris conscience de la gravité de son acte (« Elle a dit qu’elle n’allait pas bien et qu’elle allait peut-être prendre des congés »). J’imagine que de temps à autres d’autres dérapages de ce genre surviennent au sein du corps professoral. Sur 852 000 enseignants en France, c’est statistiquement peu étonnant – voire prévisible. J’imagine également que les sphères dirigeantes de l’Education Nationale, qui supervisent d’en-haut ces centaines de milliers de professeurs, ont suffisamment de bon sens pour faire la part des choses entre un cas isolé et un phénomène de masse, et ne pas pousser des cris d’orfraie au premier incident venu.
 
 

In Mammouth déchaîné

De quoi tomber RAID

 L’affaire a fait rapidement le tour des médias. Une enseignante d’un lycée de Rouen vient d’être suspendue pour (selon la version officielle) avoir fait une minute de silence en mémoire de M. Merha. Sarko l’a même fait huer par ses militants en meeting.

Petit retour sur les événements. L’emballement médiatique et politique a peut-être été en effet un peu trop rapide sur le cas de cette enseignante et de ce cours. Il semble bien que dans l’affaire il n’ait été tenu compte que du témoignage des élèves qui d’ailleurs n’ont pas dit avoir été soumis à la minute de silence. Voici leur déclaration :

"Aujourd'hui, le vendredi 23 février 2012, nous commençions un nouveau chapitre en cours d'anglais, avec Mme XXX, intitulé "Nature Pride" (c'est-à-dire la fierté d'être un natif). Ce sujet traite du patriotisme des Indiens d'Amérique.
Mme XXX a tout d'un coup dérivé sur un autre sujet : l'affaire Mohamed Merah.
Il est tout d'abord inapproprié de parler de cette affaire en cours d'anglais et de plus elle a soutenu des propos qui nous ont tous outré voir choqué.
Mme XXX a clairement dit que Mohamed Merah était une victime, que le lien avec Al Quaida avait été inventé par les médias et "Sarko".
Elle a ajouté qu'il serait possible de faire une minute de silence pour cette "victime".
Voyons que nous étions en désaccord, elle nous a dit que nous devions sortir, ce que 16 élèves sur une petite vingtaine ont fait, les autres sont restés en essayant de comprendre ses propos.
Veuillez croire que notre acte était justifié et qu'il n'était en aucun cas dans le but de perturber le cours de Mme XXX.
Ceci s'ajoute au manque de respect qu'elle a envers ses élèves perpétuellement.

Mais voilà que les collègues du lycée en question s’insurgent quelque peu et apportent leur soutien à la collègue (sur le site du lycée):

« Les enseignants du lycée Flaubert sont atterrés et extrêmement choqués par l'emballement médiatique qui a suivi un incident de classe.

Dans un contexte émotionnel très sensible, des échanges verbaux entre une enseignante et sa classe ont été divulgués instantanément par un parent d'un élève de la classe, publiés immédiatement et sans vérification par organe de presse . L'identité de la collègue a été révélée.
L'article rédigé à charge qui a été immédiatement publié contient des approximations et un mensonge majeur :   Aucune minute de silence n'a été organisée dans cette classe .
Si des maladresses ont été commises, elles sont regrettables mais nous pensons qu'elles ne sont motivées par aucune volonté de prosélytisme, ni présupposé ou arrière-pensée politique.
La fragilité de notre collègue était connue par les services du rectorat.
Dans ces circonstances, nous pensons qu'elle doit bénéficier de la protection et de l'accompagnement de son administration.

Le calme et la sérénité sont plus que jamais nécessaires et nous demandons que les procédures existantes puissent suivre leur cours, sans que notre collègue soit jetée en pâture aux médias.

Sans préjuger des conclusions des procédures, nous apportons notre soutien moral à notre collègue. »


Sans avoir pu enquêter sur place il est difficile de dire ce qui s’est réellement passé, mais il semble bien que l’EN ait vite bouclé son enquête et lâché aux médias des informations non vérifiées sur une personne psychologiquement fragile. A moins que toutes les paroles ne se valent pas...

On pourrait proposer au gouvernement de désormais envoyer le RAID dans les classes des collègues qui n’agissent pas en bon fonctionnaire d’Etat. Ils peuvent prévoir un peu moins de 270 balles pour les arrêter...


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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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surmely alain 26/03/2012 19:04


Je n'approuve pas l'attitude de ma collègue.Je m'empresse d'ajouter que si lesdites autorités académiques réagissaient avec la même
promptitude et la même sévérité lorsque des élèves appellent ouvertement et bruyamment à la discrimination vis-à-vis de leur professeur (quand ce n'est pas au meurtre!)nous ne serions pas
parvenus au degré de déliquescence qui affecte non seulement le système éducatif français(en bien des quartiers) mais aussi la démocratie française.

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

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