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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:37

 

 

Sérieux rififi entre parents d’élèves et profs dans le 77

 

Un texte « caricatural », issu de la FCPE Seine-et-Marne, et qui déplore l’opposition à la réforme des rythmes scolaires, a suscité la colère des syndicats.

Une partie des responsables de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Seine-et-Marne a été agacée – c’est un euphémisme – par l’attitude des syndicats de profs dans l’affaire de la réforme des rythmes scolaires.

Cela fait quatre ans qu’ils en discutaient avec les syndicats et ils étaient convaincus de partager des convictions avec eux. Oui, la réforme Sarkozy a conduit à « voler » 72 heures d’enseignement par an aux enfants ; oui, les rythmes ne sont pas, en France, adaptés aux élèves ; oui, la suppression du samedi est « un désastre pour la qualité de l’enseignement, un désastre pour la scolarité de l’élève, un désastre pour l’enseignant »...

Après le raidissement soudain des syndicats, qui a suivi l’annonce du projet gouvernemental de réforme des rythmes scolaires par Vincent Peillon, le bureau de la FCPE de Seine-et-Marne s’est senti trahi. Un texte musclé a été rédigé, et un représentant de l’association l’a lu devant le conseil départemental de l’Education nationale (CDEN), le 25 février, où siègent les représentants des syndicats de profs.

Problème : considéré comme insultant par les profs, ce texte a fait l’objet d’une fuite. Il circule d’e-mail en e-mail, ou sur Facebook. Ou alors, il est placardé dans des écoles... et la polémique devient nationale.

La FCPE 77 : « En colère de vous avoir crus »

Le bureau de la FCPE du 77 s’est déchiré et a fini par exploser : la présidente et la secrétaire générale ont démissionné le 28 février. Elles ont été remplacées lundi. Au sein de l’association, beaucoup d’adhérents (et pas seulement les parents profs) sont abasourdis.

« Ce texte, verbal, s’adressait aux représentants des syndicats. Il a fait l’objet d’une fuite, ce n’était pas l’objectif », prévient Joël Hartmann, nouveau président de la FCPE 77, qui consacre son temps à essayer de déminer l’affaire. Un nouveau texte, pour désamorcer l’autre, est en cours de rédaction.

Voir le document

(Fichier PDF)

Nous publions le texte qui a créé la polémique, en PDF, ci-contre. En voici quelques extraits :

« Quelle ne fut pas notre surprise de déceler un changement de ton, d’attitude et de contenu dans les déclarations liminaires d’une partie de la communauté éducative... les syndicats enseignants.

Oui, pour le “bien-être de l’élève”, il ne faut plus que les enseignants soient présents 24 heures en classe par semaine, mais 23 ! La disparition du samedi réduisait le temps d’enseignement et était un scandale, mais maintenant il fallait encore le réduire. Logique... Et ce n’était qu’un début.

“Pour le bien-être de l’élève” il est indispensable que l’enseignant soit augmenté, et cela même en période de crise ! Aujourd’hui encore, nous cherchons le lien de causalité.

“Pour le bien-être de l’élève”, la pause du mercredi est indispensable !

“Pour le bien-être de l’élève”, il est nécessaire qu’il se repose aussi le samedi et le dimanche.

“Pour le bien-être de l’élève”, il est indispensable qu’il garde juillet et août en vacances scolaires.

“Pour le bien-être de l’élève”, il est indispensable qu’il y ait plus de maîtres par classe, même si cela se fait avant, et au détriment, d’obtenir des moyennes par classe décentes.

Bien entendu “pour le bien-être de l’élève”, refus total de remettre en cause les devoirs à la maison.

“Pour le bien-être de l’élève”, refus total de parler du “poids du cartable” et de la sacrosainte liste des fournitures scolaires.

Bref, en quatre mois nous avons le sentiment que ce qui devait être “la réforme des rythmes scolaires de l’élève”, a glissé doucement vers “la réforme des rythmes scolaires de l’élève... et de l’enseignant”. Elle n’est plus désormais que “la réforme des rythmes scolaires des syndicats enseignants” et sera sans doute à terme “la réforme des rythmes scolaires des syndicats enseignants, du lobby touristique, des syndicats de transports, etc.” Mais pas de l’élève, c’est désormais une évidence.

Vous l’aurez compris, chers syndicats enseignants siégeant en CDEN, la FCPE de Seine-et-Marne est en colère. En colère de vous avoir crus pendant quatre ans. En colère de voir que finalement votre surenchère syndicale vous amène à oublier à ce point vos déclarations de ces dernières années ; à oublier à ce point l’intérêt de l’élève. »

Attaques sur le temps d’école, les vacances

La FCPE s’en prend ensuite au temps de travail des profs du primaire :

« Dans le premier degré vous faites actuellement 24 heures de présence par semaine devant la classe. Vous prétendez que cela se justifie car cela représenterait 42 heures de travail par semaine.

42 heures de travail pour 24 heures de présence... rien ne vous choque ? Nous, si ! [...] Alors, au regard des revendications syndicales que nous entendons depuis de nombreuses années, nous demandons officiellement, aujourd’hui, que les enseignants ne fassent plus que 39 heures par semaine, et pour le respect du cadre privé nous demandons aussi qu’ils ne ramènent plus de travail à la maison...

Oui... vous l’avez compris... nous demandons que vous fassiez 39 heures hebdomadaires de présence dans l’école ! »

Les auteurs du texte suggèrent également de réduire les vacances des profs, pour les former :

« Pourquoi les enseignants devraient avoir le même nombre de jours de vacances que les élèves ?

L’abandon de ce principe d’équivalence, qui ne tient sa légitimité que de l’usage, permettrait d’apporter enfin des solutions satisfaisantes pour organiser la formation des enseignants. [...]

Nous demandons donc que les enseignants reçoivent, lorsque les élèves sont en vacances, la formation qui est indispensable et qui leur est légitimement due. Et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté dans notre demande, oui, vous avez bien compris, nous demandons donc que ces formations ne soient plus dispensées aux enseignants pendant les périodes scolaires, mais uniquement pendant les vacances scolaires “des élèves”.

Tout comme il n’est pas acceptable que les enseignants soient privés de leurs formations faute de remplaçants, il n’est pas acceptable que les élèves soient privés de cours car il n’y aurait pas assez de moyens de remplacement. Notre demande règle ces deux problèmes ! »

Des propos « dignes du café du commerce »

La suite...

 

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