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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 21:01
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A Paris, comme ailleurs !
 
 
In Libération
 
 
Hostile à la réforme, le principal syndicat du primaire n'écarte pas de nouvelles actions.
Les nouveaux rythmes scolaires passent mal dans la capitale. Hier, le responsable parisien du principal syndicat du primaire, le SNUipp, a estimé que la mise en place des quatre jours et demi était une «catastrophe». Il n’a pas écarté de nouvelles actions, voire une demande de suspension du dispositif au risque de déstabiliser encore plus les enfants en
 
Le SNUipp a été le fer de la lance de la mobilisation massive, l’hiver dernier, des professeurs des écoles parisiens contre le passage aux quatre jours et demi. Alors que Lyon, Marseille, Lille ou encore Bordeaux ont choisi d’attendre septembre 2014 pour abandonner la semaine de quatre jours, Paris est la seule très grande ville à se lancer dès cette rentrée. Afin d’alléger les journées de classe, les enfants finissent le mardi et le vendredi à 15 heures, et peuvent ensuite s’inscrire à des activités périscolaires gratuites jusqu’à 16h30. Ils ont par ailleurs désormais cours le mercredi matin.
Jérôme Lambert, le responsable du SNUipp parisien qui donnait hier une conférence de presse, a décrit une situation quasi apocalyptique dans les écoles de la capitale – des enfants chamboulés qui ne savent plus quel jour on est, des enseignants chassés de leurs classes pour les activités périscolaires et qui les retrouvent le lendemain tout en désordre, des locaux sales car le personnel n’a plus le temps de nettoyer correctement, des directeurs et directrices proches du burn out...
«Nous n’étions pas spécialement bien disposés à l’égard de cette réforme, a reconnu le responsable syndical, mais nous ne nous attendions pas à une rentrée comme celle-ci, à une telle désorganisation. Un mois après, les directeurs et directrices ont encore la tête sous l’eau.»
Le syndicat, qui a tiré la sonnette d’alarme déjà dix jours après la rentrée, a mené une enquête auprès de établissements parisiens sur la mise en place des quatre jours et demi. «Nous avons déjà 160 remontées d’écoles sur 663 au total, a indiqué Jérôme Lambert, les problèmes soulevés se retrouvent partout.»

«Besoin de repères»

Premier constat, selon le syndicat, le climat général s’est dégradé dans les établissements. Tout le monde est stressé – les parents qui ne comprennent pas bien comment tout ça fonctionne, les enseignants qui ne savent pas quoi leur répondre et se font houspiller, les animateurs qui passent leur temps à compter les élèves participant aux activités et ceux partant, les directeurs qui n’ont pas les mêmes listes d’enfants autorisés à partir à 15 heures, les élèves enfin, qui perdent leurs repères, avec des journées de classe qui changent selon le jour…
Toujours selon l’enquête du SNUipp, les petits de maternelle sont de loin les plus perturbés. «Plus que les autres, ils ont besoin de repères, spatiaux et temporels, et de savoir qui est leur référent», a souligné Jérôme Lambert. Or, ils ont affaire dans la même classe à leur enseignant (ou enseignante) puis à un animateur. «Résultat, il y en a qui pleurent encore au bout d’un mois, ce qui n’est pas normal.»
Le syndicat s’inquiète aussi de problèmes d’hygiène et de sécurité. Il y aurait moins de personnels pour nettoyer les classes et la propreté laisserait à désirer. En raison de la désorganisation ambiante, on ne sait pas exactement chaque jour combien d’enfants restent aux activités, d’autant que les parents les inscrivent ou les retirent au dernier moment. Les listes n’étant pas à jour, le risque existerait d’en laisser filer un par erreur.
A cela, toujours selon le SNUipp, s’ajoute le risque d’intrusion extérieure. Personne ne saurait exactement combien d’animateurs de la Ville de Paris et de membres d’associations culturelles et sportives vont venir ce jour-là dans l’école. Cela devrait toutefois bientôt changer. L’adjointe au maire de Paris chargée de l’éducation Colombe Brossel, qui a reçu le SNUipp, a annoncé que des attestations professionnelles seraient délivrées à tous les intervenants.
Le syndicat ne veut pas se prononcer sur le contenu des activités. S’agissant de périscolaire, ce n’est pas de son ressort. Mais sur le fond, il juge la réforme «structurellement mauvaise» - «on ne sait pas ce qu’on demande à l’école, au scolaire, au périscolaire».
 
 

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