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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:19

 dali-clock1

In NouvelObs 

 

Directeurs exténués, profs excédés, enfants déboussolés, parents perdus : la semaine de 4,5 jours fait toutes sortes de victimes, selon le syndicat des instituteurs SNUipp-Paris.

 

Entretien avec Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUipp - Paris (syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles, affilié à la FSU), à propos de la polémique naissante sur l'instauration des nouveaux rythmes scolaires dans la capitale.

 

Trois semaines après la mise en place de la semaine de 4,5 jours, et face aux mécontentements qu’elle suscite à Paris, réclamez-vous le retour de la semaine de 4 jours ?

- Pas du tout. Mais la mairie de Paris ne réalise pas ce qui se passe. Nous avons lancé une enquête auprès des 663 écoles de Paris. Nous avons reçu 130 réponses, toutes négatives, concernant l’application de la semaine de 4,5 jours. Il s’agit parfois seulement du directeur, ou d’un collègue, qui s’exprime. Mais ils décrivent une ambiance. Elle est mauvaise. Toutes les autres écoles qui n’ont pas répondu ? Je pense qu’un grand nombre d'entre elles sont tellement sous le niveau de la mer qu’elles n’ont trouvé le temps de le faire.

On note une explosion des arrêts maladie des directeurs d’école, qui gèrent la désorganisation. Ils font des semaines énormes. Ils sont à bout. Ils passent leur temps à dresser des listes d’élèves qui changent tout le temps, entre ceux qui sortent directement après la classe, et ceux qui restent aux activités périscolaires. Car les ateliers sont gratuits et facultatifs et les inscriptions sont à la carte. les parents peuvent se décider au dernier moment. Nous demandons que la mairie fixe des règles d’inscription à ces ateliers.

 

Que disent les enseignants ?

- Nous notons un très fort malaise, une grande fatigue, qui se traduit parfois par une dégradation de leur état de santé. Une situation que le recteur de Paris a bien voulu prendre en compte en inscrivant la question de la semaine de 4,5 jours au prochain Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Ville de Paris. Leur temps de travail n’a pas augmenté, mais leur quotidien est plus difficile.

La mairie de Paris a opté, comme 10% des communes, pour le regroupement des activités périscolaires sur deux après-midi, les mardi et vendredi. Les enfants ont école les lundi et vendredi jusqu’à 16h30, le mercredi jusqu’à 11h30. Et les mardi et vendredi, l’école s’arrête donc à 15h pour laisser la place à 1h30 d’activités périscolaires. Ces jours-là, comme ces ateliers se font en général dans leur classe, les professeurs ne peuvent plus disposer de leur salle pour préparer leur séance du lendemain. Et ces jours-là, à la porte de l’école, la sortie des élèves qui se fait sous leur surveillance, peut durer jusqu'à 30 minutes…

 

Les enfants, dénoncez-vous, ont du mal à trouver leurs repères…

- C’est un problème : les enfants ne donnent plus sens à la salle de classe. Elle est désacralisée. Les petits passent à des règles de vie différentes….Ils font « pâte à modeler » avec le maître, puis « pâte à modeler » avec l’animateur, tout cela dans le même lieu ! Ils n’y comprennent plus rien. L’atelier ne ressemble pas à l’école, les tables sont bougées, les activités n’ont rien à voir. De leur côté, les maîtres ont plus de mal à tenir les classe de grands.

Sans parler des problèmes de ménage, après ces activités. La Mairie en a pris la mesure et s’est engagée à embaucher du personnel supplémentaire pour nettoyer les locaux. 

 

La suite...

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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commentaires

Alain VALEAU 04/10/2013 12:51


          A « SAUVONS L’ECOLE »         


          Je comprends absolument bien ces remarques ! D’autant mieux que mon principal reproche à notre système, que
je connais et  pratique depuis longtemps… est cette grande, trop grande diversité, inégalité, injustice même, entre les communes, les circonscriptions
et même les établissements d’un même secteur :           Tout repose sur les moyens, la compétence des
acteurs et leur bonne volonté.        Natif d’un département pour lequel l’école publique n’était pas vraiment le principal
souci scolaire, j’ai pu mesurer les outrances…C’est  pourquoi je me suis toujours efforcé de rejoindre des équipes, des communautés attachées à
réussir au moins l’Ecole qui nous était confiée…


          Ma vision globale, nationale est sans doute utopique.. je l’ai rêvée pendant plus de 300 pages, mais bon sang que
de belles réussites éparses dans notre pays, parfois contre les autorités académiques ou locales. Des Freinet pas si modestes que cela !


           Encore une fois, à presque 72 ans j’ai le bonheur de pouvoir
apporter ma pierre à une belle construction locale, pour un village au budget réduit. Elle recevra ses correctifs, c’est certain.


          Vous savez à l’issue d’une réunion publique en juin, alors que le doute était le sentiment dominant : en
conclusion (très provisoire),  une personne a exprimé les sentiments qui résultaient des échanges : « …et si ça marche dans notre commune et
pas sur le plan national… pourra-t-on continuer ? » La réponse de l’inspectrice a été nette, «  Mais dans plusieurs écoles, communes, les aménagements fonctionnent déjà et jamais
les projets et leurs mises en œuvre n’ont été interdits ! »


          Pour ma part, pas ici dans le village, mais dans une grande ville, j’ai pratiqué depuis 1985, 3h ½ le matin, 2 h
½ l’AM des ateliers à suivre jardin, théâtre, sports collectifs…) même quand nous travaillions le samedi matin.


          Je partage les colères, et j’ai apprécié celles de SAUVONS l’ECOLE,  mais pas les renoncements… J’en ai trop connus.. Nos enfants ne sont pas dans l’attente d’une future école idéale mais dans un présent adapté à leurs
besoins…


          Merci pour votre attention et réponse. Merci de me permettre de griffinner mes feuilles d’automne pour ce métier
qui m’a tant apporté


Alain

lithothérapie 02/10/2013 22:29


Bonjour,


Et bien il faut revoir les emplois du temps alors! et puis apporter de nouvelles techniques d'enseignement pour attirer plus l'attention des enfants je pense!

Flore 01/10/2013 00:06


Cher Alain,


Le débat ne peut évoluer que si l'on se réfère aux seuls exemples qui existent, sur lesquels on peut avoir du recul: il reste
encore des écoles qui appliquent les projets "Guy Drut". Pas très loin de Paris, il y a l'exemple de Vélizy et dans d'autres régions, d'autres applications du projet. Il serait souhaitable de
faire un état des lieux. Pour Vélizy, on constate que les dépenses engagées sont extrêmement élevées. L'organisation des activités, y est également très complexe. Chaque fois qu'il y a un
changement de coordinateur, il y a beaucoup de perturbations et il est toujours difficile de maintenir le roulement des activités. Par ailleurs, selon les années, les activités peuvent se révéler
plus ou moins bénéfiques pour la santé des enfants. Cumuler des activités sportives et les déplacements pour se rendre aux gymnases ou terrains de sport durant les deux premiers jours de la
semaine peut provoquer un état de fatigue si intense qu'il nuit aux études. Les années ou cela s'est produit, certains enfants s'endormaient sur leurs tables ... . Depuis, il a fallu apprendre à
gérer les inscriptions autrement. Pour résoudre ces problèmes, il faut avoir des professionnels, certainement pas des animateurs lamda. Rappelons que le BAFA, "diplôme" des animateurs s'obtient
en trois mois de formation dans le meilleur des cas. Certains n'ont jamais eu de formations, seulement des stages.


Si on ne prend pas plus de temps pour réfléchir et créer un nouveau système, il ne va pas être possible de faire fonctionner ce
type de projet dans de nombreuses municipalités : les classes équipées de TNI, d’ordinateurs sont fragiles, les écoles trop petites ; la confusion des élèves dans les classes entre
temps scolaire et péri- scolaire causent de gros soucis, ainsi que les problèmes de gestion des stocks (des photocopieuses, des réserves de matériel, du matériel sportif et d’art plastique,
l’harmonisation du respect des règlements de l’école entre temps scolaire et temps péri- scolaire, et bien d’autres problèmes encore)… Car mettre en œuvre une telle réforme exige du temps,
de l’argent, des locaux disponibles sur place dans les écoles, et des personnels bien formés. Ainsi que beaucoup d’information et de formations payées par l’employeur – l’Education Nationale… Peu
de municipalités disposent de ces ressources. Toutes ces difficultés ont été annoncées et en face, des politiciens ont décidé de ne tenir compte de rien ou à peu près.


Dans d’autres municipalités, dirigées par des gens qui ne comprennent rien à rien, on propose  l’activité tricot animée par les volontaires du 3ème âge, et destiné aux
grandes sections. Ailleurs, ce sera garderie, surveillée par le maire et/ou la secrétaire de mairie et la dame de la cantine. Comment voulez- vous qu’on soit du même avis puisque les traitements
subis sont si différents. Comment voulez- vous que la colère ne gronde pas ? A ce train- là, on ne peut être satisfait de cette réforme qu’à la condition d’être dans une petite commune bien
riche. Sinon, que proposez- vous pour que les communes isolées ou en difficulté économique offre l’égalité à ses enfants ?

Alain VALEAU 28/09/2013 11:44


              
Sauvons l’Ecole : je suis énormément déçu par votre blog, que j’ai parfois alimenté, que j’ai souvent soutenu et dont j’ai regretté la disparition, nous avons d’ailleurs bien échangé à cette
occasion. Mais la jubilation avec laquelle vous appuyez sur les « couacs » de la réforme des rythmes me révolte !


               J’ai
l’impression de m’être toujours battu pour que l’école soit un bel outil pour nos enfants et notre avenir : j’ai défilé, j’ai écrit, j’ai cru beaucoup, notamment pendant les concertations,
j’ai enseigné le plus souvent avec des enfants en difficulté dans le 16ème, près de usines Renault à
Boulogne, dans un très grand ensemble,  dans un secteur très hétérogène de l’Essonne… J’ai partagé et partage encore l’action d’associations toutes au
service des enfants et des familles… de colère devant la casse de l’école, j’ai même commis un livre utopique… Mais jamais, je n’ai oublié que je me devais d’abord à mes élèves et cela jusqu’à ma
retraite de directeur chargé de classe !


              
Seulement comme beaucoup d’autres enseignants, nous avons d’abord essayé de créer les conditions du meilleur enseignement possible en fonction de nos moyens !


               Dans
notre groupe, depuis 1985, nous avons modifié nos journées, essayer de mieux penser l’alternance de nos apprentissages, harmonisé les progressions en fonction des acquisitions
réelles…


              
Surtout, nous avons, je crois, réussi à créer une communauté autour de notre groupe scolaire non pas dans la grogne et la colère mais dans la complémentarité des bonnes volontés et des
ressources.


               Je
n’étais absolument pas d’accord avec la réforme des rythmes scolaires, non pas pour ses fondamentaux, dont je connais les besoins depuis au moins 1975 (mes premiers débats) mais pour sa mise en
place trop précipitée et trop laissée à l’initiative des municipalités.


               Mais
aurait-il fallu assister encore une fois à un abandon et une belle mise en archives comme pour bien des réformes inachevées ? C’est sans doute le souhait des immobilistes et trop souvent
leur victoire !


               Je
suis dans une petite commune qui a dit oui aux changements : oui pour tous les enseignants –  oui pour les parents élus – oui pour les
associations sportives et culturelles – oui pour les animateurs municipaux et, fort de ces adhésions, décision du Maire  de mettre en place en
2013.


               Oui,
il y eut des oppositions, des craintes exprimées par des familles, des élus mêmes. Le débat général a permis de les entendre et d’en tenir compte.


               Mais
parce que ce n’est que dans l’action que se jugent les faits et que se tirent les conclusions, que se proposent les amendements, il fallait bien se lancer. Le renoncement aurait été plus facile
encore une fois…


               Même
pour un village, même avec toutes ces adhésions, ce fut un travail énorme pour les élus concernés, les conseils d’école, les animateurs que de mettre au point le nouveau découpage, les temps de
repos, les ateliers périscolaires et les accueils de garderie.


               Ce
fut un gros travail car le nombre d’activités organisées entre 16 et 17 h  étaient potentiellement trop riche, en quantité comme en
qualité.


               Oui,
il ya eu des hiatus, parce qu’un enfant était inscrit à deux ateliers en même temps, parce que la répartition des premiers jours étaient désordonnée, parce qu’il était difficile de quitter à
temps une  réalisation commencée… Parce que le nombre d‘enfants qui demandent à s’inscrire ne cesse d’augmenter….très vite de nouveaux enfants
souhaitèrent s’inscrire.


               Mais
tout le monde s’implique pour arrondir les angles de la mise en route.


              

Sauvons l'Ecole 28/09/2013 12:11



Enseignant à Trappes depuis plus de 30 ans, ma vision de cette réforme est bien différente.


Sur le temps "scolaire", ici,  rien n'a été mis en place : si ce n'est une garderie de 15mn à 16h15.


"Tout" a été basculé en péri scolaire (donc payant !) Je mets des guillemets à Tout, parce que dans la plupart des écoles, une minorité d'enfants de primaire est concernée (de l'ordre de 10% pour
les primaires  - rien pour les maternelles !) Les enfants (et les enseignants) sont exténués au bout de 3 semaines de cours. Nos décloisonnements qui permettaient de travailler avec des
petits groupes d'enfants, d'utiliser la salle informatique... sont devenus impossibles !  En primaire, les enfants sont tellement fatigués le vendredi qu'ils sont incapables de se
concentrer (avec les accidents qu'on pouvaient craindre)


Quelles sont les raisons qui ont conduit la commune de Trappes à faire ce choix d'organisation ? Vous vous doutez bien de la réponse : les raisons sont purement budgétaires. Pour les communes
pauvres la seule solution c'est le saucissonnage et les activités payantes (à prix réduit) Et ce que nous craignions au printemps est finalement pire à la rentrée.


Comment défendre cette réforme, qui ne va cesser d'accroitre des inégalités territoriales ?


Quel en est l'intérêt ?


Tout ceci est incompréhensible... si ce n'est le dessein, de transférer à terme, le premier degré aux communes ?



Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
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