Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:46

In Sud Education

 

 

La réforme des rythmes scolaires va être appliquée à Paris et dans cinq communes de la Seine Saint Denis malgré des mobilisations massives voire historiques. Les amis politiques de Peillon ont voulu sauver sa peau, comme l’a explicitement exprimé Delanoë en réunion publique parisienne.

 

Nous avons dénoncé le peu d’ambition de la réforme et la supercherie du bien-être des enfants alors que la semaine des élèves de Paris et d’Aubervilliers sera ainsi rallongée : école du lundi au vendredi le matin de 8h30 à 11h30, deux après-midi comme avant jusqu’à 16h30 à Paris et 16h à Aubervilliers et deux après-midi jusqu’à 15h00 et 14h30 respectivement pour ces deux villes. Concrètement, les enfants passeront plus de temps à l’école qu’avant grâce à cette réforme qui prétendait respecter leur rythme naturel.... Elle s’accorde en fait surtout avec les lobbys du tourisme.

 

Nous nous battons encore et toujours contre la détérioration des conditions de travail de tout-es les travailleur/euses de l’éducation.

PNG - 64.1 ko
Rythmes scolaires...

En Seine Saint-Denis...

Le directeur académique qui n’ a pas hésité à valider des rythmes scolaires dérogatoires sur la base de Projets Éducatifs Départementaux Territoriaux (PEDT) qui n’existent pas, s’asseoit sur le statut des enseignant-es en annualisant la totalité de leur temps de travail. La nécessité de continuité du service public, primant selon lui, sur les statuts !

Dans un département où c’est peu de dire que l’état n’assume pas cette fameuse continuité du service public, notamment sa responsabilité en matière de remplacement avec des milliers de journées non remplacées, faire porter cette responsabilité aux personnels en remettant en cause leur statut relève d’un cynisme absolu.

Ainsi, il compte faire travailler les remplaçant-es à Zone d’Intervention Limitée (ZIL) et les brigades intervenants sur plusieurs communes qui n’ont pas les mêmes horaires, plus que les 24 h réglementaires devant élèves. En effet, au sein d’une même commune ou d’une même circonscription, il peut y avoir des horaires différents d’une école à l’autre. Certains ZIL pourront faire jusqu’à 28 h devant élèves par semaine (+ les Activités Pédagogiques Complémentaires).

Ces heures seront récupérées à la fin de l’année scolaire, dans le flou le plus total.

A Paris...

Pour les travailleur/euses dépendant de la ville de Paris, les promesses fallacieuses de promotion de la mairie se traduisent par la création d’une nouvelle catégorie : les animateurs-rices Responsables Éducatifs Ville (REV  !) sont en exclusivité nationale des personnels de catégorie C+. Ni catégorie C, ni B mais une nouvelle catégorie pour faire miroiter qu’il y a valorisation. Pour les Agents Territoriaux de Service en Ecole Maternelle (ATSEM), d’un coup de baguette magique ils-elles doivent maintenant animer des groupes de 14 enfants avec un projet pédagogique pour la rentrée. Beaucoup d’autres dysfonctionnements apparaissent déjà : des ateliers reprenant explicitement des activités scolaires en maternelle, les injonctions du DASEN du 1er juillet sur les directeur/trices pour savoir où seront les enfants le mardi de la rentrée à 15h00, heure cruciale de passation des responsabilités entre la ville et l’état, ou encore des pressions pour libérer les classes aux animateur/trices de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs (ARE), des surcharges de travail pour les personnels d’entretien... Outre la préparation dans les écoles, les personnels administratifs du rectorat chargés de la mise en place concrète de la réforme s’arrachent les cheveux pour gérer les temps partiels dont les attributions ont été faites en catastrophe par un rectorat dépassé par les contraintes légitimes des personnels et des écoles.

En Seine Saint Denis, faute de moyens et de personnels suffisants, les communes vont recourir massivement à la précarité en faisant appel à des emplois d’avenir, qu’elles ont l’intention de former en deux mois !

Elles comptent aussi sur la « collaboration » des enseignant-es pour assumer une réforme à laquelle ils et elles se sont massivement opposé-es, en leur demandant de participer aux activités périscolaires et/ou en laissant leur salle de classe parce qu’il n’y a pas assez de locaux. La commune d’Aubervilliers veut même recruter les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) pour l’accompagnement des enfants handicapés en leur faisant signer des contrats sans mention de leurs horaires de travail et sur la base d’une rémunération inconnue jusqu’ici.

A tous les niveaux, les personnels subissent déjà les conséquences néfastes de cette réforme sur le travail et sur leur organisation personnelle. C’est encore une fois sur la conscience professionnelle de tout-es les travailleur-ses que l’administration compte pour faire que les écoles et le périscolaire tournent malgré le grand foutoir national.

Dans les luttes...

Au niveau syndical parisien, cette lutte a été menée par une intersyndicale au complet où ce sont les plus « réformards » des syndicats (UNSA, SNUIPP) qui ont dû s’aligner sur les positions sudistes d’abrogation du décret. Nos interventions lors des réunions publiques et nos propositions d’actions ont été les plus revendicatives pour contrer les coups de force du rectorat. Nous avons aussi proposé un stage pour ne pas être présent-es à la journée de réunion voulue par le rectorat pour la mise en place de l’ARE et nous sommes aujourd’hui les seul-es à reprendre les décisions votées en assemblée de grève à la rentrée. Dans les écoles, cette ligne claire de lutte et de respect des décisions des personnels en lutte a eu du succès et, bien que les AG aient été souvent matraquées par un discours républicain distillé par FO, ce mouvement a permis à Sud éducation de s’affirmer sur Paris dans le premier degré auprès de tous les personnels. Si aujourd’hui, l’intersyndicale se défile et ne respecte pas les derniers votes d’assemblée, c’est bien Sud éducation qui appelle à la grève le mercredi 4 septembre et a posé un préavis pour toute la semaine de la rentrée permettant à de nombreuses écoles encore en lutte de renvoyer massivement des déclarations d’intention de grève et de se mettre en mouvement pour la première semaine de classe où s’appliquera cette réforme. Tout au long de l’année, nos militant-es ont porté la dimension intercatégorielle nécessaire à cette lutte. C’est par nos militant-es que se sont tenues des réunions de luttes avec tous les personnels, c’est notre discours qui a permis de casser le petit jeu de la mairie cherchant à les personnels municipaux et les personnels relevant de l’éducation nationale.

En Seine Saint Denis, après une année plutôt chaotique et divisée, l’intersyndicale 1er et 2nd degré Sud éducation, CGT éduc’action et FSU appelle à la grève le 19 septembre dans le 1er et le 2nd degré, sur la question des moyens dans les écoles, collèges, lycées et lycées professionnels mais aussi pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

En complément de cette lutte de terrain, notre fédération au niveau national et localement, Sud éducation Paris, avec d’autres syndicats parisiens du premier degré et Sud éducation Créteil en Seine Saint Denis, engagent un combat juridique avec des recours sur le fond et en référé contre le ministère et les collectivités locales qui mettent en place le décret Peillon sans même consulter les comités hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT) et en s’attaquant au statut des personnels. Nous attendons encore à l’heure qu’il est les décisions du TA sur le référé suspension concernant le règlement départemental, entérinant les nouveaux horaires dont la procédure de modification n’a pas été respectée.

A ce stade de la mobilisation, le passage en force de la réforme voit se confirmer les dérives que nous avions dénoncées. Les employeurs (État et CT) accentuent ainsi les pressions hiérarchiques, transforment les promesses de recrutement en vagues de précarisation, ouvrent la porte à la privatisation de services relevant du public : animation et nettoyage notamment. Le projet éducatif départemental territorial ouvre grand la porte à l’entrée des collectivités territoriales sur le champ des prérogatives éducatives nationales et instaure une inégalité inévitable sur le territoire. Les 20 % des communes ayant validé l’ARE seront le théâtre du grand foutoir de cette réforme et nous serons là pour dénoncer les dysfonctionnements à tous les niveaux, nous serons là pour reprendre la mobilisation pour que ce décret soit abrogé et que les 80 % de communes qui ne l’ont pas appliqué soient encore plus nombreuses en 2014.

Sud éducation Créteil et Sud éducation Paris

PNG - 380 ko
Activités Pédagogiqes Complémentaires
Neuilly vs Trifouilly

Partager cet article

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
commenter cet article

commentaires

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole