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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:42

In Sud Education

 

http://www.sudeducation.org/local/cache-vignettes/L150xH87/siteon0-5018d.pngLe ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, a fait des rythmes scolaires dans le premier degré le point central de sa « refondation » de l’école. La semaine d’école passerait à 4 jours et demi en y ajoutant le mercredi matin. Pour maintenir un temps de classe de 24h pour les élèves, deux « solutions » : soit augmenter la pause de midi et terminer l’école à 16h30, soit terminer plus tôt et assurer la prise en charge par les mairies jusqu’à 16h30.

 

Cette réforme est présentée comme étant dans l’intérêt des élèves mais :

- En réalité, les journées à l’école seront toujours aussi longues, avec une demi-journée en plus même si une partie se fera dans le cadre d’activités périscolaires. Des activités périscolaires destinées à remplacer le temps d’école – jusque-là gratuit – qui pourront être facturées aux familles !

 

- Pour éviter aux mairies de « trop »embaucher, la ministre des sports a décidé d’augmenter le taux d’encadrement par les animateurs pour les activités périscolaires : le seuil actuel, qui est d’un adulte pour 10 enfants de moins de 6 ans et un pour 14 au-delà de 6 ans, passera à 1 pour 14 et 1 pour 18. Quelle qualité des activités avec autant d’enfants ? Cela empêche aussi d’emmener les enfants en sortie scolaire...

 

- Enfin, l’égalité ne sera pas assurée partout : les mairies n’auront pas toutes les mêmes moyens pour mettre en oeuvre les activités périscolaires.

 

Cette réforme n’allège donc pas la semaine des élèves, crée des inégalités entre les villes (prix et qualité des activités périscolaires), et alourdit le travail des personnels de l’éducation et de l’animation. Pourtant, le décret sur les rythmes scolaires a été publié le 26 janvier malgré le vote défavorable des instances de l’éducation et la mobilisation des personnels qui a démarré très fort au mois de janvier.

 

Au-delà de la question des rythmes scolaires, le projet de loi d’orientation présenté par Vincent Peillon en conseil des ministres le 23 janvier n’offre pas les garanties nécessaires, à une amélioration réelle des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves :

 

- Les véritables créations de postes (6770) restent très en-dessous des besoins après les 80000 postes supprimés depuis 5 ans et avec l’augmentation actuelle du nombre d’élèves. Le nombre d’élèves par classe va nécessairement continuer à augmenter, les groupes restreints et l’aide spécialisée aux enfants en difficultés sont menacés de disparaître.

 

- Les projets de décentralisation (école maternelle et primaire, orientation scolaire, enseignement professionnel) constituent une rupture dans l’égalité d’accès à l’éducation dans les territoires, égalité dont doit être garant le service public.

 

Après des années de destruction du service public d’éducation, on est donc bien loin de la véritable « refondation » qu’attendent pourtant l’Union Syndicale Solidaires, sa fédération SUD Éducation et les personnels. C’est pour toutes ces raisons, et non par un « corporatisme » brandi par certains, que l’Union Syndicale Solidaires soutient l’appel unitaire des fédérations de l’éducation, dont SUD Éducation, à la grève le 12 février prochain.

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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Titouloup 11/02/2013 19:34


La machine infernale du « non à tout »





Tout indique que la « crise des rythmes » scolaires n'est pas terminée. Et tout indique qu'elle n'était que la partie la plus immédiatement apparente d'un mal beaucoup plus profond.


Non seulement la protestation contre le décret sur les rythmes scolaires se poursuit à Paris mais elle touche désormais l'ensemble du territoire. En prévision de la grève nationale du mardi 12
février, circulent les annonces d'écoles fermées et de hauts pourcentages de grévistes.


« On ne fait pas deux fois de suite 80 % de grévistes », commentait, il y a quelques jours, un bon connaisseur du syndicalisme enseignant. Pourtant, l'épisode le plus
récent, la manifestation parisienne du samedi 2 février n'a pas attesté d'un essoufflement.


Encouragés, les militants du « contre » sont partout à l'œuvre et trouvent un terrain favorable. « Une interprétation optimiste, écrivais-je dans mon premier billet sur cette affaire, voudrait
que ce ne soit qu'un épisode un peu boiteux et non un signe annonciateur ». L'aiguille du sismographe tend plutôt à se stabiliser sur ce dernier terme. Ce qui s'annonce pour l'instant,
dans un processus long et non dans un épisode anecdotique, est une radicalisation, qui commence à déborder le cadre des rythmes scolaires.


Le débat s'envenime, les esprits s'échauffent. Et un arc syndical s'est formé pour continuer à les échauffer et pour s'engager vers une épreuve de force. La principale organisation impliquée est
le Snuipp-FSU, fort de sa majorité relative dans l'enseignement primaire, allié pour l'occasion avec FO, Sud et la CGT, qui contribuent à durcir le ton et les mots d'ordre.


Réalité paradoxale : le syndicat du primaire de la FSU, qui a fait du refus de l'immobilisme et de la proximité avec les chercheurs un élément de son identité est aujourd'hui le pivot d'une
mobilisation anti-réforme.


Certes, la position officielle et nationale de ce syndicat n'est pas l'hostilité au projet de loi d'orientation : il dénonce dans le décret sur les rythmes « un
bricolage », réclame que la concertation soit entièrement reprise sur ce sujet et que cette réforme soit reportée à 2014. Mais cette position marque une rupture cinglante avec l'actuel
gouvernement : le ministre incarnant les « 60 000 postes », au moment même où il engage son action, est mis en difficulté par ceux-là mêmes censés en bénéficier. Les artisans de
l'ex-RGPP, empêchés de poursuivre sur la voie du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, doivent littéralement s'en torboyauter.


D'autant que le Rubicon franchi par le Snuipp avec son appel à la grève a donné le signal d'une ruée.


La rhétorique du refus


Du refus ponctuel d'un décret, certains passent au refus global de toute la démarche de « refondation » proposée par Vincent Peillon. Ça et là, des structures départementales entières
du Snuipp basculent dans un discours d'opposition globale. Parallèlement, des syndicats SE-UNSA sont localement cosignataires d'appels en contradiction complète avec la ligne nationale de leur
organisation.


Sans mystère et sans théorie du complot, il n'est d'ailleurs pas sorcier d'y voir la patte  de l'extrême gauche, présente dans les différents appareils syndicaux du monde enseignant et
lancée avec enthousiasme, comme c'était prévisible, dans la dénonciation de « la même politique » menée, selon elle, par François Hollande et Nicolas Sarkozy.


Ce qui compte le plus, cependant, n'est pas que tel ou tel appareil soit pris en main ou influencé par tel ou tel courant radical. Cela relève d'une banalité totale et qui n'a d'ailleurs pas que
des aspects négatifs : l'investissement de militants d'extrême gauche dans l'action syndicale est aussi leur façon de s'insérer dans le jeu démocratique.


En revanche, l’essentiel dans le processus en cours est de l'ordre du discours, de l'action sur les consciences et de la création d'une ambiance idéologique : c'est la fabrication d'une
rhétorique du refus et la façon dont ses concepts, ses « éléments de langage » s'imposent sur le terrain, dans l'opinion des enseignants.


Exemple de concept ravageur : de 1998 à 2002, l'expression « lycée light » avait tué tout espoir de réaménagement des programmes et des horaires des lycéens. Aujourd'hui, certains
s'activent au martelage d'un discours de déconsidération et de refus global de la « réforme Peillon ». Ce martelage est une fin en soi : il a justement pour but de banaliser, de
rendre socialement acceptable un rejet qui, à l'extérieur du  milieu enseignant, reste aujourd'hui de l'ordre de l'incompréhensible.


Des mots clés comme « abrogation » - apparu sur la banderole de tête de la manifestation parisienne du 2 février – permettent de parcourir une partie du chemin. Si la crise s'accentue,
il faudra, par exemple, guetter les premières occurrences de « coordination », mot fétiche de la gauche radicale. Autre mot clé et grosse ficelle à prévoir :
« répression ». Que, d'aventure, des militants occupant un local municipal soient évacués par la police et le mot serait annexé au vocabulaire de la crise des rythmes.


Une fois lancé, ce type de processus peut aller très vite.


Lisez par exemple ce billet de blog paru sur la plate-forme de
Médiapart : l'interview d'une directrice d'&eac

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