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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 18:45
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  A l'école primaire rue Ramponeau, à Paris. | F.B. / Le Monde.fr
 
"On avait bien dit ce qui allait se passer, mais les gens croyaient que c'était parce qu'on ne voulait pas bosser le mercredi matin..." A l'heure du déjeuner, dans la petite salle de repos de l'école de la rue Ramponeau (150 élèves, 7 classes), dans le 20e arrondissement de la capitale, Claire, 27 ans, professeure des écoles chargée des CE1 et des CE2, commente avec ses collègues les effets des nouveaux rythmes scolaires. Comme les 661 autres écoles parisiennes, cet établissement du quartier populaire de Belleville, classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), applique depuis plus de six semaines la réforme menée par le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon. Ici, au mois de février, enseignants, direction et parents d'élèves étaient tous vent debout contre ce projet.
 
Dans cette même salle, il y a sept mois, on se coupait presque la parole pour dire à quel point ce projet était fait de "bricolage" et de "bouts de ficelle". Sa mise en œuvre était perçue par les enseignants de cet établissement comme une marque de "mépris" à leur égard. En signe de protestation, l'école avait même fermé ses portes à deux reprises. En ce lundi 14 octobre, même si une partie de l'équipe éducative a changé, les commentaires sont désabusés, sans enthousiasme ni colère. "C'est vrai qu'on se résigne, reconnaît Florence, 42 ans, professeure de la Ville de Paris en arts plastiques. L'année dernière, on avait encore de l'espoir, là, il y a une espèce de lassitude." Sur la table, un tract signé de plusieurs syndicats du primaire appelle à se rassembler le soir même devant l'hôtel de ville pour exiger "l'arrêt du dispositif" et "l'abrogation du décret" alors que se tient le premier Conseil de Paris depuis la rentrée.
 A l'école primaire rue Ramponeau, à Paris. | F.B. / Le Mond
Parmi les enseignants, qui sortent tout juste d'une grosse semaine où ils ont dû plancher sur les nouveaux programmes, personne n'envisage de se rendre à ce rassemblement.
 
"JUSQU'AU MERCREDI ÇA VA"
Si certains concèdent quelques aspects positifs à cette réforme (terminer à 15 heures deux jours par semaine, quelques bons ateliers), on déplore surtout la fatigue qu'elle génère, tant chez les enfants que chez les adultes encadrant. "La pause du mercredi manque, explique Florence, la professeur d'arts plastiques. Les enfants sont à fleur de peau et nous aussi." "Jusqu'au mercredi, ça va, estime Valérie Chilma, la directrice de l'école. Le jeudi, c'est le pire. Les enfants sont plus énervés qu'habituellement." "C'est très dur d'avoir de la concentration le jeudi, l'après-midi est en général explosif", abonde Claire.
"Ce début d'année a été épuisant, soupire la directrice. Les enfants ne s'y retrouvent pas, ils ne savent jamais quel jour où on est..." "Les journées des enfants sont saucissonnées, alors qu'ils ont besoin de continuité", souligne Catherine Veillerot, psychologue dans six écoles, dont celle de la rue Ramponeau. "S'il n'y avait pas un rythme de collège à l'école primaire, c'est qu'il y avait une raison." Pour la directrice, la plus grosse mission liée à ces nouveaux rythmes a été de "faire des listes fines de qui peut sortir et de qui ne peut pas. Parfois les parents eux-mêmes ne savent pas. Ou alors changent d'avis..." Point positif, à la différence d'autres écoles, les ateliers ne se tiennent pas dans les salles de classe, mais dans le préau, la salle de sports, la bibliothèque ou la cantine. "On a eu de la chance, cela pose moins de problème de matériel." A l'école primaire rue Ramponeau, à Paris. | F.B. / LeMonde.fr
 
 Les ateliers ont été mis en place par la Ville de Paris les mardis et vendredis après-midi de 15 heures à 16 h 30. Avec les temps de récréation et de rangement, de 15 h 20 à 16 h 15 en réalité. Au programme de ces activités, organisées par séquence de sept semaines : astronomie, chorale, double dutch [corde à sauter], aïkido, slam poésie, découverte musique du monde, danse, roller... 
"C'est du zapping, une usine à gaz, déplore Juliette Warlop, cinéaste et mère d'une petite fille scolarisée en CM2. Les ateliers commencent à peine à s'installer que c'est déjà terminé..." Plus de six semaines après la rentrée, elle reconnaît "encore s'emmêler les pinceaux" dans l'emploi du temps de sa fille et regrette le mercredi matin non travaillé. "Cette pause du milieu de semaine était un peu sacrée, elle faisait beaucoup de bien..." "Mon fils n'a pas deux jours de suite les mêmes horaires", déplore Jérôme Dayre, élu FCPE et ingénieur réseau. "Toutes les choses qui fonctionnaient le mercredi matin ont été mises par terre", ajoute Juliette Robain. En lieu et place de cette réforme, cette représentante des parents d'élèves aurait par exemple préféré davantage de places ouvertes dans les conservatoires de musique.
 
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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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