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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:11

In IUFM Paris en grève

 

 C03-24

"Nous nous sommes présentés devant la porte principale au ministère lundi matin à 8h30, mais on est finalement passé par une petite porte latérale. J’adore ce genre de petites attentions. Nous étions 5 : FO, Sud, CGT, FAEN et CNT.

  

On a ensuite attendu 20 minutes qu’un sous-fifre en costard, un dénommé Lejeune, daigne nous recevoir (si on faisait la même chose avec nos élèves, v’là l’bordel dans l’bahut, mais on est resté sage, sur de magnifiques canapés design). Pendant qu’on poireautait, un autre costard nous a dit que Monsieur Lejeune était en bas, oui, mais nous, on était en haut...

 

8h49, début.

FO rappelle la demande des syndicats après la grosse journée du 12/2, et demande l’abrogation du décret, pour désamorcer le conflit. S’en est suivie une bataille de chiffres, à l’initiative de Lejeune, très méprisant, qui a avancé que notre mot d’ordre n’était pas celui qui avait mobilisé les foules le 12. FO, Sud et CGT ont essayé de ne pas rentrer dans cette bataille, mais il y revenait tout le temps. FO demande la réponse du ministre concernant l’abrogation du décret : c’est non (quelle surprise). Position de la CNT : le ministre a tort de ne pas écouter la grogne, rappel de tous les trucs qui embêtent… Tout cela n’a pas l’air de faire trembler Lejeune, sauf qu’il était pas très habitué qu’on lui parle comme ça.

Au passage, Lejeune nie aussi la territorialisation, ça ne mange pas de pain.

FO repart sur la territorialisation qui serait la base de la grogne enseignante : qui peut croire à une si grosse grève le 12/2 pour demander un simple report d’application du décret d’un an ? Bien vu, camarade ! Il en profite pour montrer des liens entre Darcos et Peillon dans les réformes et insiste sur le coût financier des nouveaux rythmes pour les collègues, et démonte l’argument du raccourcissement des journées, complètement faux.

CGT : malgré les paroles du ministre sur les concertations, le décret est passé contre l’avis du CTM (comité technique ministériel), contre le décret à l’unanimité moins deux abstentions ! C’est un passage en force.  Lejeune assume ce passage en force en disant qu’il préfère l’avis du CSE, même si les professionnels y ont tous voté contre. Il dit même que le ministre a adouci les volontés de la FCPE qui voulait aller plus loin (qu’est-ce que ça veut dire : la FCPE veut nous supprimer les vacances sans nous payer ? nous faire bosser 8 heures par jour 6 jours sur 7 ?)

Après, Lejeune essaye de devenir gentil, ça doit être son mandat, mais il a du mal... ça doit pas être facile pour lui. Alors il dit tout ce qu’ils préparent de bien, en expliquant qu’ils ne peuvent pas tout faire d’un coup : circulaire 108h, formation (ÉSPÉ), plus de maîtres que de classes, créations de postes,... Et il en profite pour dire que les enseignants ont baissé la tête pendant 10 ans, et que s’ils la relèvent aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont de l’espoir ! Beau sophisme, qui a énervé Sud !

CNT : super vos créations de postes... précaires ; super le « plus de maîtres », qui met les écoles en concurrence ; toutes les réformes en cours s’appuient sur les lois Darcos, et la compétition, la mauvaise ambiance, est encore privilégiée ; surcharges de travail sans possibilités de concertation ; super les enseignants qui ont baissé la tête quand on ne supprime pas les sanctions contre les désobéisseurs !

Réponse de Lejeune : le temps de concertation est prévu dans les 108h, et le temps de travail des enseignants est forfaitaire, la concertation, c’est à eux de se l’organiser ! (je lui aurais bien répondu : va donc bosser une fois dans ta vie dans une école voir comment ca se passe).

FO : ne décevez pas les attentes des grévistes du 12/2 !

Lejeune : on est là pour 5 ans, les gens attendent trop d’un coup  (apparemment, ils font une croix sur leur réélection en 2017). En plus, on adore les enseignants, on n’a même pas mis la pression sur les municipalités pour l’application en 2013.

CNT : à part le chantage financier ! Et en plus vous fabriquez des milliers de précaires, dans l’éduc nat comme dans les collectivités territoriales.

Lejeune : le ministre adore les Nenfants !

Sud, énervé : nous aussi on bosse dans l’intérêt des enfants, il va falloir arrêter avec ça !

CGT : les enseignants ont fait payer les gouvernements précédents dans les urnes (apparemment les stats de vote des enseignants sont particulièrement socialistes en 2012, donc la CGT se lance dans la menace électorale, et ça a l’air de troubler Lejeune, c’est fou comme ce poste doit lui plaire !)

FO : le ministre est mal conseillé (mais pas par vous Monsieur Lejeune !), il faut écouter le mécontentement du 12/2 et abroger le décret.

Lejeune : on a bien entendu qu’il ne faut pas décevoir les espoirs (sophiste un jour, sophiste toujours !)

Sud : respecter les personnels, c’est d’abord demander l’avis des personnels via le CHSCT, totalement oublié alors que le décret aborde les conditions de travail. La fédé Sud éduc va déposer un recours au conseil d’état pour annulation du décret (ils ont l’air assez sûr d’eux).  Lejeune, qui n’avait pas l’air de trembler de peur : ce n’est pas une consultation obligatoire juridiquement.

Fin un peu avant 10h.

Après on s’est concerté pour un communiqué commun (ci-dessous), que bien évidemment on a tous signé".

--------------

Communiqué des fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation, FTE-CNT.

 Ce 25 mars, jour de mobilisation parisienne puisque le Conseil de Paris doit décider de mettre en application le Décret sur les rythmes scolaires, à 3 jours de la grève du 28 mars à laquelle elles appellent, les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation et la FTE-CNT ont été reçues par le Cabinet du Ministre Vincent Peillon. Le Ministre refuse toujours d’entendre les personnels, qui étaient massivement en grève le 12 février pour l’abrogation du Décret sur les rythmes scolaires et l’ouverture de discussions sur les revendications des personnels.

Le Cabinet a utilisé la multiplicité des mots d’ordre (abrogation, réécriture, report…) pour tenter de minimiser l’ampleur de la mobilisation pour l’abrogation du Décret qui, rappelons le, n’a été approuvé par aucune organisation syndicale lors de sa présentation au Comité technique ministériel.

Qui peut croire que les personnels se sont mobilisés pour obtenir simplement le report de la mise en oeuvre du Décret en 2014 ?

Au sortir de cette audience, durant laquelle le ministère n’a donné aucune réponse aux personnels, les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation et FTE-CNT réaffirment la nécessité d’amplifier la mobilisation le 28 mars 2013 pour obtenir :

  • l’abrogation immédiate du décret sur les rythmes scolaires
  • l’ouverture de réelles négociations sur les revendications des personnels

25 mars 2013

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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