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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:44

In Les déchiffreurs de l'Education

 

http://www.lesdechiffreurs.com/wp-content/themes/suburbia/images/logo_long.pngL’article du Monde du 20.12.12, explique bien comment plus de 40000 recrutements d’enseignants programmés pour la rentrée 2013, ne permettront de mettre « que » moins de 7000 nouveaux enseignants devant les élèves .

 

Etant donné cet héritage désastreux, les problèmes qui se posaient au nouveau ministre étaient : comment affronter les besoins à la rentrée 2013, et, à moyen terme, comment reconstituer « un vivier » qui permette, d’une part, de remplacer les enseignants qui partent en retraite, et, d’autre part, de disposer d’enseignants supplémentaires pour faire face aux exigences de la réforme et à l’évolution démographique.

 

Quelles solutions a-t-il retenues ?

Il a été contraint de remplacer les enseignants qui partent en retraite à la rentrée 2013, par des néo-recrutés qui n’auront pas pu avoir de formation professionnelle sérieuse avant de se voir confier des classes. Un premier concours de recrutement permettra de recruter quelque 20000 titulaires d’un Master (M2) qui, dès la rentrée, prendront les postes laissés vacants par les retraités ; ils seront fonctionnaires stagiaires et bénéficieront au cours de l’année d’un allégement de service permettant de leur donner un minimum de formation. On maintient ainsi pour eux le dispositif de recrutement et de « formation » mis en place par la droite.

Mais ce recrutement – qui n’a globalement pas d’incidence sur le budget de l’Education nationale – ne permet évidemment pas d’augmenter le nombre d’enseignants devant les élèves.

C’est pourquoi un second recrutement est organisé. Il s’adresse, dès juin prochain, à des étudiants de première année de Master (M1) car le « vivier » disponible de diplômés de Master (M2) sera sans doute juste à peine suffisant – et encore ! – pour pourvoir tous les postes proposés au concours précédent. Ce second recrutement est en fait la première partie d’un concours niveau M2 qui sera organisé pour la rentrée 2014. Les étudiants de M1 qui réussiront cette première partie pourront – sous réserve d’avoir obtenu le Master à l’issue de l’année universitaire 2013-2014 – se présenter à la seconde partie du concours.
Ils seront considérés comme admissibles à ce concours et seront rémunérés en tant que contractuels à mi-temps en 2013-2014. En échange de cette rémunération, ils devront préparer la seconde partie du concours dans les nouvelles Ecoles Supérieures des Personnels de l’Education nationale (les ESPE, mises en place pour remplacer les IUFM). Mais, ils devront aussi assurer un tiers de service d’enseignement dans les classes.
Autrement dit, trois d’entre eux équivaudront, en se relayant, à un enseignant à plein temps. Il est prévu d’en recruter un peu plus de 20000, ce qui correspondra, au cours de l’année, à moins de 7000 enseignants supplémentaires. Comme les lauréats du concours M2, ils n’auront pas eu de formation professionnelle préalable et devront au cours de l’année, concilier la préparation d’un concours exigeant et un service d’enseignement.

On ne saurait reprocher au ministre de prendre des mesures d’urgence pour stopper l’hémorragie du quinquennat précédent, et pour commencer à dégager des moyens supplémentaires. Les exigences de la situation ne pouvaient que conduire, du moins en partie, à continuer à affecter des recrutés sans formation professionnelle préalable devant les élèves.

Mais il faut noter aussi que la communication du ministre n’est pas des plus limpides. Certes, de bons articles (nous avons mentionné celui du Monde) ont « déchiffré » le discours en montrant bien que 40 000 recrutements ne signifient pas 40 000 créations de postes. Mais, comme le ministère ne communique pas clairement sur ce point, on trouve ici ou là la mention que 20 000 postes ont été créés à la rentrée 2013. D’où l’importance de déchiffrer (voir notre tableau), car ces solutions d’urgence ne préparent pas l’avenir.

Enfin, il faut s’interroger sur trois questions, peu évoquées jusqu’ici et qui engagent l’avenir :

 

Quelle formation professionnelle pour les futurs enseignants ?

La suite...

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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