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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 09:47

Rencontres GFEN : "La démocratisation de l’école passe par

le tissage d’autres liens avec les parents"

C03-31.jpgDe la PMI à la maternelle, de la classe au quartier, les 5èmes Rencontres nationales sur l'accompagnement du GFEN, dont le Café pédagogique est partenaire, proposent rien d'autre qu'abattre le mur qui sépare l'Ecole des parents. Pour Jacques Bernardin, président du GFEN, il s'agit de "de partager des recherches permettant d’éclairer les points aveugles des relations école / famille, mais aussi d’échanger sur nombre d’expériences réalisées dans ou hors l’école ayant contribué à faire bouger les lignes de façon significative". Points forts de ces Rencontres : de nombreux ateliers ancrés  sur le terrain. Les Rencontres travailleront sur la "reconnaissance mutuelle" à partir de l'expérience d'associations de parents et de Rased, la valorisation de l'expérience éducative des parents, avec des responsables de projets de quartier, des actions éducatives familiales. Mais il sera aussi question des devoirs (avec une intervention de P. Rayou) et des réunions de parents. Les Rencontres ont lieu à Saint-Denis le 17 mars. Le Café ne manquera pas d'en rendre compte. Mais Jacques Bernardin, présente dès maintenant les objectifs et les temps forts d'un événement qui a lieu en année électorale...

 

Vous centrez cette cinquième édition des Rencontres Nationales sur la question des familles, des parents. En quoi pensez-vous que ce soit aujourd'hui une question centrale ?

 

L’incertitude face à l’avenir fait monter les exigences et l’impatience à l’égard de l’école. Toutes les familles aspirent au mieux pour leurs enfants, s’efforcent de répondre à ce qu’elles croient être les demandes de l’institution scolaire, sans toujours en maîtriser les codes et les attendus. De leur côté, les enseignants ont de fortes attentes à l’égard des parents, dont la participation est jugée indispensable. A l’interface des deux univers, les devoirs du soir deviennent une cause de crispations quand les parents se sentent désarmés et parfois déjugés aux yeux de leurs enfants, ou quand ils servent de pièce à charge attestant de leur « démission » à l’égard de la scolarité. Lorsque la réussite scolaire si fortement attendue n’est pas au rendez-vous, lorsque les espoirs sont contrariés ou déçus, cela produit du ressentiment voire des conflits.

 

Le contexte actuel précipite ces tensions. D’un côté, avec la dégradation des conditions de vie consécutive au creusement des inégalités, des parents qui, quand ils ne sont pas au chômage, vivent un « métier de chien » aux horaires ingrats ; de l’autre, des enseignants soumis aux injonctions institutionnelles et à une déliquescence croissante des moyens d’exercer leur profession : comment s’étonner d’une montée de l’exaspération ? Trop souvent, dans l’urgence du quotidien, celle-ci se trompe de cible, justifiant les exclusions réciproques. Cela alimente une ségrégation redoublée. 

 

Il est grand temps d’échapper à ces logiques qui s’auto alimentent au détriment des élèves. La démocratisation de l’école passe par le tissage d’autres liens avec les parents : la confiance est indispensable dans la relation éducative, les exemples abondent à ce sujet. Cela signifie pour chacune des instances faire un pas vers l’autre, reconnaître l’importance des rôles respectifs, mieux informer et coordonner les interventions. Autrement dit, changer de point de vue pour développer une action éducative convergente.

 

Ces 5èmes Rencontres ont pour objet de partager des recherches permettant d’éclairer les points aveugles des relations école / famille, mais aussi d’échanger sur nombre d’expériences réalisées dans ou hors l’école ayant contribué à faire bouger les lignes de façon significative. 

 

On entend parfois que la trop grande irruption des parents (et plus généralement de l'extérieur dans l'école) pouvait mettre en danger l'institution-école par trop de porosité, de confusion d'espace ou de normes. Vous retrouvez-vous dans ces inquiétudes ?

 

Si l’école peut être un lieu d’émancipation, c’est parce qu’elle permet de sortir de chez soi, d’élargir son expérience, sa connaissance du monde, sa vision partielle/partiale du réel. Depuis les Lumières, elle a pour vocation de parler à tous, école débarrassée de l’excessive emprise des pouvoirs locaux et des particularismes familiaux permettant d’échapper aux superstitions et aux fanatismes grâce à des savoirs universels et à l’exercice de la raison.

 

Si l’époque a changé, une école trop ouverte aux influences locales ferait vite la part belle aux intérêts d’une partie de la population, probablement celle qui a toujours su faire fructifier ses intérêts dans le système scolaire. Une école au service du public ne serait plus un service public.

 

L’école doit donc préserver une certaine clôture symbolique pour jouer son rôle émancipateur. Toutefois, cela ne doit pas signifier clôture sociale. Bien des moyens peuvent être mis en œuvre pour conjuguer les deux : reconnaître la place irréductible des parents dans l’éducation, dévoiler les attendus scolaires de façon lisible et accessible, valoriser le potentiel éducatif des parents. Tout en sachant que leur présence à l’école compte moins que leur présence à la scolarité, que l’incitation est parfois préférable à l’intervention, notamment quand celle-ci penche vers à la surenchère technique et le contrôle tatillon…

 

Ces rencontres ont lieu à un moment critique dans la campagne électorale. Pouvez-vous citer une direction, une action qui vous semblerait prioritaire pour le projet politique que vous appelez de vos voeux pour l'Ecole ?

 

Comme réponse aux difficultés des élèves, certains projets avalisent la sélection précoce, un programme minimum, le retour de méthodes du passé, au prétexte de mieux adapter l’école aux besoins économiques d’aujourd’hui. Ce serait un renoncement rétrograde, violemment sélectif.  A l’inverse, nous souhaitons une vigoureuse relance de la démocratisation au sein d’une école ambitieuse pour tous, plus prospective qu’adaptative, plus solidaire que compétitive. L’évolution des connaissances et des métiers, l’expansion des nouvelles technologies, l’intrication des phénomènes, les défis posés à nos sociétés de plus en plus complexes nécessitent une formation initiale élargie, facteur majeur de développement et gage d’une citoyenneté outillée.

 

Pour y parvenir, c’est le cœur de son quotidien qu’il faut interroger : les pratiques de transmission. Trop d’élèves peinent à trouver du sens à ce qui leur est proposé. Comment parler à tous sans abdiquer sur l’exigence culturelle ? C’est à ce défi que les enseignants sont confrontés… trop souvent dans une solitude professionnelle désespérante. Les besoins de formation sont immenses, et les formules du passé ont montré leurs limites. Articuler la formation avec le réel du terrain ; promouvoir le travail d’équipe ; s’emparer des avancées de la recherche ; inventer, expérimenter en appui avec d’autres… L’audace d’un véritable changement passe par une autre formation. Nous ne partons pas de rien : plusieurs initiatives ont commencé de prospecter ces voies avec bonheur à divers niveaux de la scolarité.   

 

Vos Rencontres tentent toujours d'articuler des conférences et des "ateliers" dans lesquelles vous faites vivre aux participants des "démarches". Pouvez-vous préciser à nos lecteurs le but et le rôle de ces moments ?

 

Si nous sommes avides des travaux de recherche qui éclairent notre vision du réel, renouvellent la façon de penser les problèmes et relancent les possibilités d’action, celles-ci demeurent virtuelles. L’initiative en incombe à l’acteur de terrain. C’est ce qui justifie les ateliers, qu’ils proposent des échanges d’expériences ou des « démarches ». Pourquoi cette permanence dans nos initiatives ?

 

 Ecouter ou lire ne remplace pas la force d’un vécu. S’il nous semble si important de proposer des démarches, c’est parce que cette expérience singulière permet à chacun de se confronter à l’inédit, à l’inconnu, à l’incertitude voire au doute parfois quant à ses propres capacités… tout comme les élèves. Mais c’est aussi, en chemin, éprouver ce que de telles situations ouvrent comme possibilités créatives, comme occasions d’échange à égalité, d’argumentation et de remise en cause, de prise de conscience et d’avancées spectaculaires, et finalement de révélation à soi-même – au-delà de l’objet travaillé - de capacités insoupçonnées.  Donc, moins un dispositif qu’une aventure intellectuelle…

 

« Tous capables ! » affirmons-nous : l’idée est si impertinente dans le concert des idées convenues, si hérétique face au bon sens routinier qu’il faut l’éprouver personnellement pour en attester, avant de pouvoir le transposer dans son propre espace professionnel. Le pari est plus fort d’être partagé…

 

Propos recueillis par Marcel Brun[1]

 

Pour participer aux Rencontres

http://www.gfen.asso.fr/fr/5emes_rencontres_nat[...]

 



[1] Expresso du lundi 5 mars du Café Pédagogique – www. cafepedagogique.net

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Published by Sauvons l'Ecole
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Dubitative 10/03/2012 12:12


   Suite du N°1


   Pour ce genre de changement, qui rappelons-le,  va au-delà du scolaire, il aurait fallu  laisser, il faudrait laisser,  dans un premier temps   les équipes volontaires se former à l’intérieur
même des écoles. Et aussi ailleurs que dans les écoles mais alors il faut répondre à des besoins (trouver des locaux accessibles et peu coûteux par exemple). Permettre à ces volontaires de s’organiser autrement sans les inonder de paperasse… Ce n’est que de l’enthousiasme et de la réussite des uns que les
autres auront envie de se joindre à l’équipe volontaire. L’échec des projets d’écoles est en grande partie dû à la paperasse, et les IEN en rajoutent tous les jours ; un exemple :
« en vue de votre inspection, vous me présenterez le projet d’école, le projet de classe en montrant comment il s’intègre au projet d’école, en
justifiant votre action au regard des résultats des évaluations nationales »…


 L’enseignant a beaucoup de mérite de continuer à travailler dans ces conditions. Les élèves aussi ont beaucoup de mérite
dans ce contexte stressant. Car du coup, il faut mettre les bouchées doubles : à être trop souvent évalué, il leur reste peu de temps pour s’instruire. Que de pressions pour ces
petits !


Il faut également voir que les collectivités locales interfèrent de plus en plus : participation quasi obligatoire à des
activités tape à l’œil sur l’art, la protection de l’environnement, … sous des apparences pédagogiques. Car parfois le financement de classe verte dépend du tape à l’œil. Il faut être bien vu,
 paraître plus actif pour avoir ceci cela pour les élèves de sa classe, de son école. Ce qui relève de l’usage politique des écoles à des fins
électoralistes.


S’améliorer non en apparence mais dans les faits, c’est une culture à
acquérir. Si on continue dans la voie tracée par les évaluations nationales, les enseignants français vont être amenés,  malgré eux,
 à bachoter tout comme font  leurs homologues anglais,  afin
que les résultats de leurs élèves correspondent aux résultats attendus, et dès lors, les résultats internationaux des enfants seront meilleurs dans ces exercices et seulement dans ceux-là (ils
seront surentraînés pour ces évaluations et sauront mieux faire face à des exercices d’une présentation différente, mais est-ce cela la qualité d’un enseignement ?)


Nous aurons rejoints les problèmes des anglais. Qu’aurons-nous gagné ?


Je crois qu’il faut revenir à un projet national d’enseignement, avec une forte structure commune au moins en français, maths et
langue étrangères. A l’école élémentaire, le projet d’école ne devrait pas avoir à intervenir sur ces matières-là. Il faut  rendre aux élèves les
heures du samedi matin. La langue française, contrairement à d’autres, nécessite un travail assidu et précis depuis le début des apprentissages et donc elle nécessite un certain nombre d’heures
pour tous les élèves  que nous n’avons plus. Soyons français, et revoyons notre école non par rapport aux autres mais par rapport à nous. N’oublions pas que si l’anglais semble plus rapidement acquis au départ, les finesses et difficultés de cette langue apparaissent plus tard dans son
apprentissage.  Cessons aussi  de comparer avec des langues plus phonétiques. Mais quoiqu’il en
soit, nous n’améliorerons rien si seuls les enseignants sont partie prenante. Il va falloir également se pencher sur l’éducation parentale, la redéfinition des rôles et des responsabilités.
 L’école ne doit plus être abandonnée comme elle l’est, la part de l’éducation parentale doit aussi être réévaluée. Ce qui signifie bien que quelques
parents pourraient être contrariés dans leur mauvaise foi, et un jour ou l’autre il faudra en prendre la responsabilité politique.


A l’heure où l’échec général des charter schools est visible à l’horizon, faute de
financement entre autres choses,  cessons de vouloir reproduire les erreurs des américains. Et pour ce qui pourrait nous  inspirer  de façon  utile ou favorable, allons-y doucement.
 S’inspirer n’est pas imposer.

Dubitative 10/03/2012 11:45


suite et fin du N°1


   Pour ce genre de changement, qui rappelons-le,  va au-delà du scolaire, il aurait fallu  laisser, il faudrait laisser,  dans un premier temps   les équipes volontaires se former à l’intérieur
même des écoles. Et aussi ailleurs que dans les écoles mais alors il faut répondre à des besoins (trouver des locaux accessibles et peu coûteux par exemple). Permettre à ces volontaires de
s’organiser autrement sans les inonder de paperasse… Ce n’est que de l’enthousiasme et de la réussite des uns que les autres auront envie de se joindre à l’équipe volontaire. L’échec des projets
d’écoles est en grande partie dû à la paperasse, et les IEN en rajoutent tous les jours ; un exemple : « en vue de votre inspection, vous
me présenterez le projet d’école, le projet de classe en montrant comment il s’intègre au projet d’école, en justifiant votre action au regard des résultats des évaluations
nationales »…


 L’enseignant a beaucoup de mérite de continuer à travailler dans ces conditions. Les élèves aussi ont beaucoup de mérite
dans ce contexte stressant. Car du coup, il faut mettre les bouchées doubles : à être trop souvent évalué, il leur reste peu de temps pour s’instruire. Que de pressions pour ces
petits !

Dubitative 10/03/2012 11:35


L’éducation nationale n’a pas cessé de changer ses programmes et orientations depuis mai 68. Dernièrement, il y a eu les
programmes et orientations de 1995, 2002, 2005, 2008… et entre ces dates une quantité de circulaires émanant des inspecteurs. Une année on nous jette à la tête le modèle finlandais via les
médias, l’année suivante c’est au tour de la charter school  « Ron Clark academy »  … Et chacun de ces reportages passe très vite et efficacement sur un certain nombre d’informations :   


-          en Finlande le nombre d’élèves et restreint et le nombre d’enseignants qui s’occupent des primaires est en surnombre (titulaire de la classe
plus  enseignant spécialisé…).


-          quant à la « Ron Clark academy », une charter school devenue célèbre,  il n’a pas été expliqué que les élèves, ainsi que leurs parents, étaient 
choisis. Car c’est le cas d’un très grand nombre de ces charters schools, les familles aussi sont candidates à l’admission de l’enfant. C’est
de l’école privée financée par le public.  Pas tous
choisis.


Cette désinformation efficace a permis de dévaloriser notre école aux yeux de tous, et
de permettre le démantèlement en cours, en évitant de mentionner que les difficultés auxquelles nous nous confrontons tous les jours sont celles qui prévalent aux Etats Unis, et dans tous les
pays d’Europe. Et en évitant aussi la révolte des parents,…  puisque   «  nous sommes si
mauvais. » Un sale coup pour la motivation de tous. 


Les enseignants ne refusent pas le changement, simplement ils en ont assez des girouettes qui les gouvernent . Cependant, le
changement nécessaire à notre société  nécessite à la fois du temps et  une grande prudence ; il
faut un engagement basé sur le volontariat , ce volontariat soutenu par un accompagnement  et une  formation professionnelle. Si l’école doit s’adapter à la société, il faut éviter les changements trop expérimentaux imposés sous peine de semer davantage
trouble, confusion, rejet et rancœur autant aux usagers qu’aux professionnels. Mettre les écoles en compétition est une erreur stratégique autant que psychologique dans notre société française,
laquelle n’intègre ni l’esprit du jeu en général, ni celui  des jeux de compétition scolaire. Dans les écoles anglophones, il existe tout un panel
d’activités telles que les concours d’épellation de mots (spelling contest), concours de calcul, concours de jeux avec les parents…Ces concours interne aux écoles développent le jeu de
compétition, la compétition du jeu.  C’est une culture, une caractéristique sociale que nous n’avons pas. Cela peut mener à ces extravagants concours
du plus grand mangeur de tarte, ou du plus grand lanceur de tronc d’arbres.


  C’est aussi un état d’esprit
contraire au nôtre, puisque notre volonté sociale a voulu remplacer la compétition entre élèves par la compétition contre soi-même (suppression du  bon point, des classements dans le carnet de notes,…). C’est un échec constaté. Pour se battre contre soi-même, pour aimer s’améliorer, ne faut-il pas déjà avoir
l’idée de la compétition en soi ?


On s’attaque là à quelque chose d’énorme que l’école ne peut transformer à elle seule. Elle peut y contribuer, mais si un
jour  on y arrive, il faudra que  plusieurs générations d’élèves aient pu vivre autrement  avant d’en constater les effets au niveau économique et social. Or, dans la politique électoraliste à laquelle nous assistons, les idées pédagogiques et les
critiques jetées en pâture à la tête des français ne recherchent pas les solutions intelligentes car elles sont à trop long terme.


   Pour ce genre de changement, qui rappelons-le,  va au-delà du scolaire, il aurait fallu  laisser, il faudrait laisser,  dans un premier temps   les équipes volontaires se former à l’intérieur
même des écoles. Et aussi ailleurs que dans les écoles mais alors il faut répondre à des besoins (trouver des locaux accessibles et peu coûteux par exemple). Permettre à ces volontaires de
s’organiser autrement sans les inonder de paperasse… Ce n’est que de l’enthousiasme et de la réussite des uns que les autres auront envie de se joindre à l’équipe volontaire. L’échec des projets
d’écoles est en grande partie dû à la paperasse, et les IEN en rajoutent tous les jours ; un exemple : « 

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