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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 18:17

In Libération

Manif 12 février 2013 094

 

Instituteur depuis 31 ans, sympathisant socialiste "depuis toujours", Philippe Rivière vient d'envoyer un mail à son député socialiste. Opposé à la réforme des rythmes scolaires, il met en garde contre un divorce entre les profs et le PS. Et demande aux "gens d'en haut" d'écouter "ceux plus bas".

 

Il ne s'agit que d'un témoignage. Mais à un moment-clé de la réforme, ce type de démarche sonne comme un avertissement. La victoire du PS avait été acccueillie avec un immense soulagement après les années sarkozystes et ses vagues de suppressions de postes (80 000 dans l'Education). Mais les professeurs des écoles commencent déjà à déchanter. Or le ministre Vincent Peillon, qui a placé le primaire au coeur de la Refondation, ne peut rien faire sans eux.

 

"A un moment, il faut mettre les points sur les i ... et les bulletins dans l'urne", explique Philippe Rivière, prof en CP-CE1 dans une école primaire du Var comptant neuf classes.

Voici des extraits de son courrier envoyé mardi, jour de mobilisation contre la réforme des rythmes (photo ci dessus), au député de Toul Dominique Potier. (originaire de Meurthe et Moselle, Philippe Rivière, nommé en septembre dans le Var, votait il y a peu dans cette circonscription).

"Depuis quelques semaines, une incompréhension profonde est en train de s'installer entre les enseignants et le gouvernement PS, commence l'instituteur, j'entends dans les cours de récré de plus en plus de propos comme: "Pourquoi le PS se met-il à taper sur son électorat? C'est suicidaire...", ou: "J'ai voté PS en 2012, plus jamais je ne me ferai avoir".

 

Le professeur des écoles voit se profiler le spectre de la présidentielle de 2002, avec l'échec retentissant de Lionel Jospin et l'accession-surprise de Jean-Marie Le Pen au second tour.

"Cette ambiance me rappelle 2002 et le ressentiment contre Claude Allègre. Beaucoup de mes collègues ont alors voté Jean-Pierre Chevènement ou ne se sont pas déplacés avec les conséquences que l'on sait", écrit-il.

"Il est urgent que les gens "d'en haut" comprennent ce qui se passe plus bas", plaide-t-il. Et il développe des arguments pour montrer que cette réforme, qui fait passer la semaine en primaire de quatre jours à quatre jours à demi, est "absurde et vaine".

 

1. Des conditions de travail dégradées pour les profs:

"Les enseignants ont besoin de leur mercredi pour récupérer, écrit-il, il faut être dans une classe difficile, plonger en apnée dans une arène à 8 heures 30 et en sortir à 16 heurs 30 épuisé, mais ayant encore les parents à rencontrer, les corrections à faire et la préparation du lendemain à gérer, pour savoir qu'un jour au milieu de la semaine permet de se laver le cerveau et de récupérer. Nous allons vers un absentéisme qui va exploser: les enseignants ne sont pas des surhommes".

 

2. Un nouvel appauvrissement de la profession:

"Les enseignants du premier degré sont en train de s'appauvrir, poursuit Philipppe Rivière, comment peuvent-ils accepter une réforme tant qu'ils ne seront pas revalorisés, alors qu'ils subissent une véritable dégringolade sociale ?

"En 31 ans, j'ai vu glisser vers le bas la considération dont nous jouissions et le bulletin de paie. A mes débuts, un instit 11ème échelon gagnait 10 000 francs et avait droit à un logement de fonction. Aujourd'hui, un professeur des écoles 11ème échelon va avoir autour de 2 500 euros nets (17 000 de nos ex francs ) sans logement de fonction, alors que l'inflation a plus que doublé ( 2 fois et demie). L'Insee a calculé que nous avions perdu plus de 25 % de pouvoir d'achat".

Avec la réforme, selon lui, les enseignants vont encore y perdre, avec des coûts de transports et de garde d'enfants le mercredi, "sans aucune compensation ou si peu que c'en est presque insultant. Le fameux "les profs ne font pas ça pour l'argent " de Monsieur Peillon est méprisant: nous nous sentons pris pour les derniers naïfs utopistes qui vivraient d'aumône et d'eau fraîche et non pour des professionnels expérimentés et compétents rémunérés en conséquence".

 

3. Un manque de dialogue

"Cette réforme se baserait sur des études de chrono-biologistes qui feraient consensus, (...) loin de la vraie vie et des 25 à 30 élèves entassés dans une salle de 45 mètres carrés".

"Pourquoi ne pas nous avoir demandé notre avis ?, s'interroge alors Philippe Rivière, quelle est cette pratique nouvelle au PS qui consiste à ouvrir des sites internet où chacun, le boulanger du coin ou l'enseignant, peut déposer son avis, à un titre équivalent, sans tenir compte de l'expérience du professionnel de terrain? ".

4. Aucun mieux pour les élèves

La suite...

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