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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 07:37
 
    Reportage Le ministre de l’Education était dans le Puy-de-Dôme et en Corrèze, jeudi, pour débattre des rythmes scolaires.
   

        C03-18«Nous les Auvergnats, nous ne sommes pas radins mais plutôt économes. Un sou est un sou. Et votre réforme, monsieur le ministre, est bien trop coûteuse pour des petites communes comme les nôtres.» Lionel Muller est maire du village de Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme). Membre de l’UMP, il siège au conseil général et préside la communauté de communes. Pour assumer toutes ses casquettes, Lionel Muller, boulanger de son état, a dû embaucher une aide. «Comme je suis républicain, j’applique les lois, poursuit-il face à Vincent Peillon, qui prend des notes à la tribune. Nous passerons donc à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée. Mais je vais devoir augmenter la fiscalité. Notre commune n’a pour toute ressource que les 38 000 euros annuels de l’ex-taxe professionnelle. Et ça ne suffira pas pour financer les activités quand la journée de classe sera raccourcie.» Jeudi, dans la salle polyvalente de Manzat (1 354 habitants, à 40 km de Clermont-Ferrand), une cinquantaine d’élus locaux ont fait le déplacement pour rencontrer le ministre de l’Education, en campagne afin de vanter sa réforme des rythmes scolaires contestée par les enseignants. Des militants d’association, des directeurs d’école et des parents d’élèves sont aussi présents.

 

Activités. Le ministre veut convaincre un maximum de maires de passer, dès septembre, aux quatre jours et demi. Les élus qui estimeraient ne pas être prêts ont jusqu’au 31 mars pour demander un report d’un an pour la mise en place de la réforme. Mais d’après Vincent Peillon, on ne peut pas attendre : des élections municipales sont prévues en 2014 et la question des quatre jours et demi risque de se retrouver instrumentalisée.

 

Au-delà, il en va du sort de la refondation de l’école, promise par le ministre. La réforme de la semaine scolaire n’en est qu’un élément, mais il est essentiel. En restant aux quatre jours, dénoncés par les experts comme contraires aux rythmes de l’enfant, il n’y a guère d’espoir de redresser l’école primaire, d’où 15 à 20% des élèves sortent en grandes difficultés. Et si l’on ne parvient pas à faire reculer l’échec scolaire, qui touche en priorité les enfants socialement fragiles, il est vain d’espérer relancer l’ascenseur social.

Dans la salle polyvalente de Manzat aux murs en pierres de Volvic, caractéristiques de la région de Combrailles, l’atmosphère est studieuse. De droite comme de gauche, les élus sont plutôt d’accord sur le principe de la réforme. Mais ils s’inquiètent des coûts. Il leur faudra notamment financer des activités durant les plages libérées par la réduction des cours, ramenés de six heures à cinq heures et demie maximum par jour en primaire.

 

«Avec les 50 euros par élève que l’Etat donnera pour les communes passant aux quatre jours et demi dès 2013, nous toucherons 25 000 euros avec nos 500 enfants, explique Hervé Prononce, maire Nouveau Centre de Cendre (Puy-de-Dôme), petite ville de 5 000 habitants. Or cela va nous coûter au moins 120 euros par élève. Nous devrons donc débourser 35 000 euros l’an prochain. Et 60 000 euros ensuite, puisque les 50 euros par élève ne sont alloués qu’en 2013.» «Nous y croyons à ta réforme, Vincent, intervient le président du conseil général du Puy-de-Dôme, Jean-Yves Gouttebel (gauche). Nous avons déjà provisionné 500 000 euros pour les transports scolaires du mercredi matin pour le premier trimestre[de l’année 2013-2014]. Mais il faudrait que toutes nos communes l’adoptent en même temps.»

 

Petites blagues. Vincent Peillon se veut compréhensif. «C’est une réforme merveilleuse mais, je le reconnais, très difficile», répète-t-il.

 

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