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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:18

 

 

60.000 postes d'enseignants : Hamon met Hollande sous pression 
 
L'aile gauche du PS, Hamon et Emmanuelli en tête, demande au candidat socialiste de s'engager à créer réellement 60.000 postes d'enseignants. 


 Le porte-parole du PS réclame des clarifications au candidat du... PS ! C'est la situation ubuesque qui est celle des socialistes ce mardi, à la veille de la dernière réunion d'arbitrage sur le projet présidentiel. Benoît Hamon a décidé de faire pression sur l'équipe de campagne en envoyant un communiqué signé avec ses amis de l'aile gauche du parti, Marie-Noëlle Lienemann et Henri Emmanuelli.

Tous trois se disent "surpris de l’interprétation faite par Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, de la proposition ambitieuse de François Hollande de créer 60.000 postes d’enseignants dans l’Education nationale".

Lundi, sur France 5, Cahuzac, par ailleurs chef du pôle budget, finances et fiscalité dans la campagne, a affirmé que la réalisation de cette promesse se ferait uniquement "par redéploiement", sans nouvelles embauches. Inacceptable pour les trois rédacteurs dudit communiqué :

Cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education nationale. Cela n’aurait aucun sens."
D'où cette demande - à peine voilée - au candidat de trancher ce débat, qui ne va pas manquer d'agiter le Landerneau socialiste et de faire le miel de leurs adversaires politiques. D'autant que le communiqué est signé en toutes lettres : "Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste." Mais l'intéressé l'assure au "Nouvel Observateur" : "Je l'ai fait en tant que responsable de courant."

"Intéressons-nous au fond, poursuit-il. Ce n'est pas nous qui gênons Hollande, c'est Cahuzac." Pourtant, ce n'est pas la première fois qu'un proche du candidat fait une telle interprétation de cette promesse. Dès le 26 octobre, Michel Sapin, en charge du projet présidentiel, parlait de "transfert" et de "redéploiement". Et ajoutait : "Augmenter le nombre de fonctionnaires dans l'éducation nationale n'a jamais voulu dire augmentation du nombre global de fonctionnaires."

Hamon clame cependant qu'il n'est pas esseulé : "De Manuel Valls [directeur de la communication] à Pierre Moscovici [directeur de campagne], on a tous été surpris par la déclaration de Cahuzac." Quoi qu'il en soit, Emmanuelli explique au "Nouvel Observateur" qu'il ne faut pas y voir une attaque frontale du candidat :

Ce n'est pas le bon Dieu qui est en cause, ce sont les apôtres qui sont autour."
Et de se défendre d'avoir voulu étaler ces divergences sur la place publique pour mieux peser dans les discussions en famille  : "Si on a fait un communiqué, c'est simplement parce qu'on n'a pas pu le voir à ce sujet..."

 


In Libération

 


Postes dans l'éducation : Hollande fait la leçon à son équipe

 


L'aile gauche du PS s'est étonnée que les 60 000 postes promis par Hollande dans l'éducation soient compensés au sein de la fonction publique d'Etat. D'où le recadrage du candidat.

 

«On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu’à nous-mêmes.» François Hollande a sévèrement rappelé ses troupes à tirer dans le même sens, au lendemain d’un communiqué de l’aile gauche du PS pour crtiiquer les déclarations de Jérôme Cahuzac sur la promesse du candidat de créer 60.000 postes en cinq ans dans l’éducation.

Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, chargé du budget au sein de l’équipe de campagne, avait prévenu, lundi sur France 2, qu’«il n’y (aurait) pas de postes supplémentaires créés dans la fonction publique d’Etat» parce que «la France n’en a tout simplement pas les moyens». Quid de l'annonce de Hollande, pendant la primaire, de créer 12.000 postes par an dans l’éducation? Cela se ferait «par redéploiement», croit savoir Cahuzac.

«Périmètre constant de la fonction publique d’Etat»
Le lendemain, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, le député Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, porte-parole du PS, signent un communiqué pour s'étonner de «l’interprétation faite par Jérôme Cahuzac», tout en vantant «la proposition ambitieuse» de Hollande. «Si les 60.000 créations de postes [...] ne devaient l’être que par redéploiement, cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education nationale», dénoncent-ils. Les trois tenants de la gauche du PS préviennent qu’une mesure consistant à déshabiller d’autres administrations publiques pour rhabiller l’éducation «n’aurait aucun sens».

Dans l’entourage du candidat PS, on admet que le terme «redéploiement» employé par Cahuzac était sans doute malheureux mais on pointe que l’idée de «compenser par des baisses de postes ailleurs» ceux créés dans l’éducation n’est pas nouvelle. «L’idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires, avait expliqué Michel Sapin, en charge du projet présidentiel de Hollande, dès le 25 octobre. Je dirais même que l’idée est de stabiliser la masse salariale de l’Etat dans le budget de l’Etat.»

Responsable des questions d’éducation dans l’équipe de campagne, Vincent Peillon réaffirme que les créations de postes dans l’éducations se feront à «périmètre constant de la fonction publique d’Etat», en remplaçant tous les départs en retraites - 30.000 par an - dans l’éducation et en créant 12 000 annuels qui seront «repris sur l’ensemble de la fonction publique d’Etat».

«Il faut une discipline militaire»
D’où le recadrage du candidat PS en conseil politique - mais en l’absence de Benoît Hamon -: «Vous n’êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m’obliger à corriger les uns et les autres.» Interrogée à l’issue d’un point presse consacré au sommet social, Martine Aubry a elle aussi exhorté: «Que ceux qui ont besoin de faire parler d’eux se taisent (...), mais qu’ils ouvrent la bouche pour défendre ce que nous avons à dire aux Français et qu’ils aillent partout». Et de renvoyer dos à dos Hamon et Cahuzac: le porte-parole du PS «a répondu à une déclaration d’un membre de l’équipe de François Hollande qui n’avait pas non plus à s’exprimer et a donné des précisions qui d’ailleurs ne sont pas correctes par rapport à ce que pense notre candidat.»


«Il n’est pas bien que les socialistes polémiquent publiquement», avait averti Ségolène Royal, le matin sur RTL, estimant que «le recrutement des enseignants, qui est nécessaire, ne peut se faire qu’au fur et à mesure (que) la France récupérera ses marges de manoeuvres budgétaires». Pour Jean-Marc Ayrault, conseiller spécial de Hollande, la «petite mise au point» visait «ceux qui pensent d’abord à eux et pas à l’essentiel». Le directeur de campagne, Pierre Moscovici, minimise préférant parler d’«une exhortation à être unis» sur une «tonalité positive». Bruno Julliard, joint par Libération.fr, plaide pour «une discipline militaire aussi bien du staff du campagne», songeant à Cahuzac comme aux «autres initiatives»: «tout le monde doit se garder de sorties intempestives.»

  

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In Le Monde

 

Hollande et Hamon épiloguent sur le cafouillage des 60 000 postes d'enseignants

François Hollande et Benoît Hamon ont chacun livré un épilogue, jeudi 19 janvier, au cafouillage créé mardi par l'intervention de l'aile gauche du parti dans le dossier des soixante mille postes d'enseignant que le candidat socialiste a promis de créer au cours de son quinquennat.

En déplacement à Nantes, le candidat socialiste à la présidentielle a dit qu'il fallait "faire les choses comme elles doivent être faites : l'unité, le rassemblement, la capacité de travailler dans la même direction". "Aujourd'hui, il y a un but qui doit être celui de tous, gagner, permettre le changement", a-t-il ajouté.

"Je ne tolérerai aucun écart de langage qui s'écartera de ce principe, ce principe est trop important. Cela veut dire que les uns et les autres doivent avoir ce seul souci, faire gagner la gauche", a-t-il précisé.

 

HAMON : "JE N'Y REVIENDRAI PAS"

 

 

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In c'est Classe !

 

Les 60 000 postes de François Hollande: quand la boulette devient un boulet


Il ne suffit pas d'avoir de bonnes idées. Encore faut-il bien les préparer, surtout quand on veut concourir à la présidentielle et que la droite vous attend au tournant. C'est ce que l'on se dit en voyant François Hollande traîner comme un boulet sa promesse de créer, s'il est élu, 60 000 postes dans l'Education nationale durant son quinquennat.

 

La proposition du candidat socialiste à la présidentielle était déjà la cible de la droite dénonçant l'obsession dépensière de la gauche. Elle fait maintenant des vagues au sein du PS. L'"aile gauche" s'est en effet ouvertement inquiétée du fait qu'il ne s'agirait pas de créations nettes de postes mais de simples redéploiements - "cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l'emploi pour consolider les moyens de l'Education Nationale. Cela n'aurait aucun sens", écrivent ses représentants, dont le porte-parole Benoît Hamon, dans un communiqué.

 

Il a fallu que François Hollande rappelle sèchement à l'ordre son monde pour que cela cesse. Entre temps, la droite, ravie de la zizanie, s'en était donnée à coeur joie.

Rappelons d'abord les faits. Le 9 septembre à Soissons (Aisne), François Hollande annonce à la surprise générale que s'il est élu, il entend "recréer 60 à 70 000 postes" dans l'éducation durant son mandat, soit à peu près le nombre de suppressions de postes depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy en 2007. Il précise que ce ne seront pas seulement des profs, mais aussi "des encadrants, des assistantes sociales, des psychologues" et des professionnels "liés aux nouvelles technologies".

 
Mais interrogé deux jours plus tard sur Canal + sur le financement d'une telle mesure, celui qui n'est encore que candidat à la primaire socialiste et qui prône la rigueur n'est pas d'une grande clarté. Il parle d'une mesure qui côutera 500 millions d'euros par an - pour 12 000 recrutements annuels -, soit  2,5 milliards d'euros sur cinq ans. Rien, souligne-t-il, à côté des 75 millards d'euros de cadeaux fiscaux durant ce quinquennat.

Ca ne devrait pas peser sur les finances publique, assure-t-il.  Mais pour le démontrer, ça se complique. François Hollande explique que "les 500 millions la première année seront pris sur les dépenses existantes, il y aura autant de dépenses supplémentaires que d'économies". "Je n'embaucherai pas de fonctionnaires dans d'autres administrations", ajoute -t-il. Pour les années suvantes, on reste sur sa faim. Le candidat évoque la suppression de largesses fiscales sarkozystes qui vont rapporter - bouclier fiscal, heures supplémentaires défiscalisées (nombreuses dans l'enseignements), etc.

 

Consciente du flottement, la droite s'engouffre dans la brèche et avance des sommes astronomiques. La palme revient au ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez qui calcule que ces 60 000 postes coûteront 100 milliards d'euros sur 30 ans... Mais même ses amis de l'UMP ne suivent pas.

Simultanément, alors que la campage de la primaire socialiste bat son plein, François Hollande se fait accrocher par Martine Aubry et Manuel Valls sur cette promesse. Sans le dire ouvertement, tous deux semblent la trouver un brin démagogique, et en plus dangereuse car facilement attaquable par la droite.

 

Le 26 octobre, le député PS proche de Hollande, Michel Sapin met les choses au point: ces 60 000 postes seront compensées par des baisses ailleurs dans la fonction publique d'état.

Le 19 décembre, il y revient sur France Inter. "Il n'est pas questions d'augmenter le nombre global de fonctionnaires", commence-t-il,  mais "il faut stopper l'hémorragie dans l'Education nationale", avec "un plan progressif de remontée des effectifs aux bons endroits". Comment le faire alors ? "Par le non remplacement de fonctionnaires (partant à la retraite) dans d'autres administrations". Il cite alors l'administration fiscale, "de plus en plus de Français faisant leurs déclarations sur internet".

Plusieurs éléments accréditent la thèse de l'improvisation, ou à tout le moins d'une décision prise à la va vite. D'abord, interrogés dans la foulée de l'annonce, des proches du candidat ne semblent pas vraiment au courant, ni d'ailleurs enthousiastes. Ensuite, interrogés aussi par Libération, les représentants des principaux syndicats enseignants disent tomber des nues. Bien sûr, ils ne sont pas contre des créations de postes, surtout après la saignée sarkozyste. Mais ils auraient préféré parler de projet pour l'école plutôt que, d'emblée, de chiffres.

Une hypothèse plausible est qu'en pleine campagne de la primaire, François Hollande a voulu faire la différence avec ses rivaux, notamment avec Martine Aubry qui promettait d'arrêter la règle du "1 sur 2" (non remplacement d'un départ à la retraite sur deux) dans l'éducation, mais en se gardant d'avancer des chiffres.

 

Le candidat a pu se rendre compte assez vite que si l'idée de départ était séduisante, elle aurait mérité d'être affinée. Outre son financement, délicat en temps de crise, elle pose un autre problème, non résolu: où trouver tous ces enseignants supplémentaires alors que l'on n'arrive plus à recruter suffisamment  de profs ? A la dernière rentrée, près de 1 000 postes n'ont pas été pourvus, faute de  lauréats. La  plupart des experts jugent que ce sera très difficile, voire impossible...

 

La suite...

 


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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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