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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 17:41

In Sud Education

 

Un dossier de la fédération SUD éducation pour les Cahiers d’Alter
                                  

Les rythmes scolaires portent des enjeux croisés pour les élèves, pour les personnels de l’éducation, des collectivités territoriales, de l’animation… et pour les parents. Une réforme des rythmes scolaires impacte donc toute la société, l’organisation du travail, des loisirs, de la vie associative, des vacances. La situation actuelle, héritée d’un cadre ancien et d’une précédente réforme du gouvernement Sarkozy, ne peut perdurer. Cependant, la réforme portée par V. Peillon ne répond aux intérêts ni des élèves, ni des familles, ni des personnels. En faisant glisser des missions de l’Éducation nationale vers les communes, elle induit de graves inégalités de traitement et crée une confusion entre scolaire et périscolaire (locaux, activités…).Elle contribue au démantèlement du service public d’éducation tout en dégradant les conditions de vie et de travail des différentes catégories de travailleurs/euses concernées.

PDF - 2.9 Mo
Dossier sur les rythmes scolaires
Un enjeu pour toute la société ; une réforme inacceptable

Repères historiques

L’histoire des rythmes scolaires n’est pas marquée par des intérêts pédagogiques mais par des motifs extérieurs à l’école. En 1884, l’horaire hebdomadaire est fixé à 30 heures réparties sur 5 jours du lundi au samedi, le jeudi étant libéré pour l’instruction religieuse. En 1936, avec les congés payés, le calendrier des vacances scolaires est confié au Ministère du Tourisme. En 1937, 2 semaines de vacances sont ajoutées, prétendument pour le bien-être des enfants, mais en fait pour éviter d’augmenter les salaires enseignants. En 1968, le zonage des vacances est instauré pour favoriser le tourisme. En 1969, la semaine de cours perd 3 heures et passe à 27h : le samedi après-midi est libéré. En 1972, le jour sans classe est déplacé du jeudi au mercredi.

Dans les années 1980, un débat public commence à s’ouvrir, notamment suite au développement de la chronobiologie. En 1989, la loi d’orientation sur l’éducation allège la semaine d’une heure et réaménage l’année selon le principe de 36 semaines de cours également réparties sur 5 périodes. Mais le maintien du zonage contredit les intentions affichées. Ensuite, de nombreuses expérimentations sont développées : il n’en sera tiré aucun bilan avant les réformes qui suivront.

La réforme de la Droite en 2008

En 2008, la semaine de quatre journées de 6 heures est instituée et le temps de classe est réduit de 2 heures par semaine, passant de 26 à 24 heures. Le temps de service des enseignant-e-s n’est cependant pas modifié, 2 heures devant être consacrées à un « dispositif d’aide personnalisée » contre-productif. Condamnée par toute la communauté éducative, cette réforme a contribué à la suppression de 80 000 postes en 5 ans dans l’éducation, à commencer par ceux des réseaux d’aide aux élèves en difficulté (RASED), que ce dispositif était censé compenser.

La Droite s’est aujourd’hui lancée dans une vaste opération de récupération politicienne des oppositions à la réforme des rythmes scolaires lancée par V. Peillon début 2013. Mais les Fillon et les Copé, les Darcos, Chatel et compagnie ne peuvent se prévaloir d’aucune crédibilité en la matière, eux qui ont détruit avec méthode et ténacité le service public d’éducation et mis en œuvre une précédente réforme des rythmes scolaires pour complaire aux industries du divertissement de fin de semaine et aux familles les plus aisées, au détriment des élèves et des conditions d’enseignement.

La réforme Peillon en 2013

La réforme Peillon prend d’abord la forme du Décret no 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires. Celui-ci ne touche pas aux 24 heures de classe hebdomadaires. Il instaure la règle de 9 demi-journées de cours par semaine, du lundi au vendredi, le mercredi après-midi étant libéré. Les journées de classe des élèves ne doivent pas dépasser 5h30, les demi-journées 3h30, et la pause méridienne ne doit pas être inférieure à 1h30. De rares dérogations sont possibles, uniquement dans le cadre d’un projet éducatif territorial (PEdT). Afin que la réduction des heures de classe journalières ne fasse pas peser sur les familles la charge du temps libéré, les élèves sont par ailleurs pris en charge « dans l’école » par différents dispositifs : des activités pédagogiques complémentaires (APC), relevant de l’Éducation Nationale et assurées par les enseignant-e-s, et des activités périscolaires, à la charge des communes et assurées par différentes catégories de personnels (éducation, territoriaux, animation…).

Cette réforme a été instaurée dans la plus grande des précipitations et imposée malgré ses incohérences manifestes et des oppositions importantes avec comme objectif de répondre à un enjeu de communication. Faute de « refondation » véritable de l’école publique – pour des raisons liées au choix de l’austérité budgétaire et à des options idéologiques – le gouvernement devait bien donner l’illusion qu’il faisait quelque chose à propos de l’école, occuper le terrain médiatique, instaurer une réforme symbolique qui donnerait l’impression d’un changement structurel.

 

La suite...

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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