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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:56

In Libération

L'amphi Boutmy a été occupé cette nuit par une centaine d'étudiants.

Reportage L'occupation de l'amphi Boutmy a été votée pour protester contre le processus de désignation du nouveau directeur à l'issue d'une AG mouvementée.

 

Sciences-Po en aura-t-elle jamais fini avec la succession de Richard Descoings, le directeur décédé le 3 avril 2012? Après un premier fiasco l’an dernier, une seconde tentative pourrait tourner court. Cette nuit, fait rarissime à Sciences-Po, une centaine d’étudiants ont occupé l’amphi Boutmy, rue Saint-Guillaume, à Paris. Ils réclament un processus plus transparent et un report de l’élection du directeur prévu ce vendredi 1er mars. Sans réponse, ils menacent d’une nouvelle action.

 

Mercredi 27 février, 19h15. Le prestigieux amphi est pratiquement plein : autour de 300 personnes, essentiellement des étudiants, ont répondu à l’appel de l’Unef, premier syndicat étudiant de l’école. Au fond, quelques représentants de la direction sont venus voir comment les choses tournaient.

Quelques minutes après le début des débats, Jean Gaeremynck, l’administrateur provisoire de Sciences-Po, fait son entrée et va se placer au premier rang. Il avait été nommé le 28 novembre par l’Etat justement pour mener à bien la succession et mettre en œuvre un processus cette fois irréprochable, transparent et démocratique. Avec le vote des deux conseils de direction ce vendredi, il pensait avoir achevé sa mission. Et l’avoir réussie.

A relire Sciences-Po: le feuilleton d’une succession

 

Ils sont cinq à la tribune. Preuve que la grogne n’est pas cantonnée aux habituels contestataires de gauche, le représentant du MET (Mouvement des étudiants, proche des Jeunes populaires de l'UMP), Pierre Bornand, est assis à côté de celui de l’Unef, Nicolas Robin.

Les trois autres sont Philippe Coulangeon, pour le syndicat des chercheurs de la fédération FSU (le SNCS), Catherine Blanc, pour la CGT qui a fait une percée chez les personnels administratifs lors des dernières élections au comité de direction, et enfin Pierre Odin pour Sud Etudiant.

 

Au début, le ton est feutré. A la tribune, chacun exprime successivement son exaspération devant la nouvelle procédure de désignation mise au point par Jean Gaereminck, guère plus vertueuse que la première. Et réclame la communication des noms et des projets des candidats, un débat public entre eux, et enfin le report des votes des deux conseils dirigeants – celui de la FNSP, la Fondation nationale des sciences politiques qui gère Sciences Po, et celui de l’IEP, l’Institut d’études politiques, l’école elle-même.

 

Trois noms tirés du chapeau

 

Dans le viseur des intervenants: le «comité de recherche» chargé d’examiner et de sélectionner les candidatures (32 au total), sa façon opaque de travailler pour aboutir samedi dernier, on ne sait trop comment, à 3 noms de finalistes, enfin la précipitation avec laquelle les votes finaux ont été fixés à ce vendredi.

Dès le début, la composition du comité de recherche – 10 personnes – a suscité critiques et scepticisme au sein de Sciences-Po. Elle est jugée trop similaire à celle des deux comités de sélection de la procédure précédente, désavouée par la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, et surtout trop proche de la direction actuelle – en clair de ses deux hommes forts, l’économiste Jean-Claude Casanova, l’administrateur de la FNSP, et le banquier Michel Pébereau, qui vient de quitter la tête du comité de direction de l’IEP mais demeure dans le comité de recherche.

 

Malgré ces réserves de départ, la procédure, lancée en janvier, a tout de même suivi son cours. Elle semblait même devoir aboutir ces jours-ci. Tout se passait comme si les opposants avaient décidé de laisser une chance au comité de recherche de faire la preuve de son indépendance. Il faut dire que pour tous à Sciences-Po, l’élection d’un nouveau directeur, près d’un an après la brusque disparition de Richard Descoings, apparaît comme une urgence.

 

Lundi, le retrait spectaculaire de la course de Louis Vogel, l’un des trois finalistes, a été le grain de sable qui a fait dérailler le processus. L’ancien président de l’université Paris-II-Panthéon-Assas et de la Conférence des présidents d’université a estimé que la procédure n’était pas correcte. En plaçant en tête des trois finalistes Frédéric Mion, le secrétaire général de Canal+, énarque et normalien, le comité de recherche n’a pas respecté, selon lui, les quatre critères de sélection, où la connaissance du monde universitaire français et international figurait en bonne place.

«La procédure est de nouveau verrouillée, a dénoncé Nicolas Robin de l’Unef, ce comité de recherche a outrepassé son rôle en tentant de faire passer en force deux candidats (outre Frédéric Mion, l’universitaire américain Andrew Wachtel est le troisième finaliste, ndlr), en fait il est composé d’une majorité d’amis de Jean-Claude Casanova.»

«Ce comité de recherche avait pourtant tout pour réussir, mais on nous a volé ce processus, renchérit Pierre Bornand, du MET. On peut s’interroger sur la pertinence des profils retenus par rapport aux critères retenus, il faut rendre la procédure aux étudiants!»

 

«J’ai entendu dire que les étudiants étaient des fascistes»

 

Les étudiants se succèdent ensuite au micro pour réclamer voix au chapitre, et pour dénoncer leur marginalisation avec le sentiment que, encore une fois, beaucoup de choses se jouaient en coulisses.

Raphaëlle Rémy-Leleu, la représentante étudiante au fameux comité de recherche, membre de l’Unef, explique que les minoritaires comme elle n’y sont pas respectés: «J’ai entendu dire que les étudiants étaient des fascistes et, dans la bouche de Michel Pébereau, qu’ils n’étaient pas capables de choisir le directeur.»

Arnaud Bontemps, de l’Unef lui aussi, qui siégeait dans le comité de direction sortant, dénonce une procédure «aussi noyautée que la précédente». «La majorité des membres du comité de recherche ne veut pas changer les choses, clame-t-il, et ils refusent de communiquer les dossiers des candidats aux conseils qui vont voter. On ne va tout de même pas choisir uniquement sur les profils comme à la Star Ac», conclut-il sous les applaudissements.

 

«Je suis d’un peuple qui ne démissionne pas»

 

La suite...

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