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Main basse sur l'école
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Les enseignants se disent pris en tenaille entre l'allongement de la durée d'activité pour la retraite et la réforme de la « mastérisation », qui prolonge les études. Mais la mobilisation s'annonce moins forte qu'en mars.
Quelle fin de carrière pour les enseignants ? Leurs représentants, qui ont tous appelé à la mobilisation aujourd'hui, posent la question avec insistance, en critiquant les effets de deux réformes, en cours ou à venir, qu'ils contestent : la « mastérisation » - l'obligation de détenir un master (bac + 5) pour accéder aux métiers de l'enseignement -, qui recule l'âge d'entrée dans la profession ; et la perspective du report de l'âge légal de la retraite et de l'allongement de la durée de cotisation. « Avec la formation prolongée, les enseignants vont commencer à travailler jusqu'à 26-27 ans, ce qui veut dire une retraite à 67-68 ans dans les conditions actuelles et plus si la durée de cotisation est prolongée », souligne Daniel Robin, co-secrétaire général du SNES-FSU, première organisation dans le secondaire - évoquant, il est vrai, une scolarité plutôt allongée... Or c'est « un métier épuisant nerveusement mais aussi physiquement, par exemple en maternelle ou pour les professeurs de sport », insiste Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, qui dit craindre qu'un nombre croissant d'enseignants fassent le choix de partir dès qu'ils atteindront l'âge légal, même si cela abaisse le niveau de leur pension. En 2008, ils étaient déjà un tiers à partir en retraite avec une décote, selon le SNUIpp-FSU, premier syndicat du primaire.
Au-delà des retraites, les organisations comptent bien rappeler aujourd'hui leurs revendications sur l'emploi et les salaires. Tous dénoncent le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, « un dogme sur lequel on veut que le gouvernement revienne », martèle Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.
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