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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:45

In Com' cest bizarre

 

RTR3CU4DLe scénario est à peu près toujours le même : annonces, concertations, blocages, grèves, etc. Quand la rue ne déborde pas au point d'aboutir à leur abrogation, les réformes de l'Education Nationale passent dans la douleur, d'autant plus qu'elles sont toujours suspectées d'être l'inévitable marque de fabrique d'un ministre en mal de postérité. Curieusement, les expériences passées laissent de marbre un personnel politique et technocratique qui semble continuer à raisonner, et, surtout, communiquer sans conscience de l'évolution de la société.

 

La défiance vis-à-vis des experts

Premier exemple : le recours aux experts. Ce sont les fameux chronobiologistes chargés d'étudier les activités scolaires de nos bambins et de dire la vérité sur les bons et les mauvais rtyhtmes. Les voilà convoqués en appui de la réforme engagée par Vincent Peillon, «unanimes» entend-on souvent, comme juges de paix d'une proposition suscitant la polémique politique et syndicale. Le problème est que ces savants défendent un point de vue beaucoup plus large que le simple basculement de la semaine de quatre jours à quatre jours et demi, en mettant l'accent sur la durée annuelle du temps de travail à l'école, mal répartie en raison de la durée des congés.

Surtout, cette parole de tiers comme argument de communication se heurte au sceptiscisme d'une société défiante non seulement vis-à-vis des politiques mais aussi, de plus en plus, vis-à-vis des experts en général. A tort ou à raison, ces derniers sont suspectés par l'opinion d'être instrumentalisés au service de réformes qui ne prennent pas suffisamment en compte l'avis des citoyens concernés. Ce qui rend leur mise en scène relativement inefficace quand il s'agit de convaincre du bien-fondé de telle ou telle proposition.

 

Le ministre de l'Education nationale n'est pas le ministre des élèves !

Deuxième exemple : le recours à l'argument d'autorité. «Je suis le ministre des élèves», explique Vincent Peillon le jour de la première grève des instituteurs du primaire, comme pour mieux dévaloriser les revendications des opposants à sa réforme. Une telle assertion est pour le moins discutable de la part d'un membre du gouvernement en charge de l'ensemble de la communauté éducative, dans laquelle enseignants, parents et collectivités locales ont toute leur place. Elle est, à ce titre, perçue comme une maladresse dans un débat complexe où l'ensemble des parties prenantes doivent s'entendre.

Là encore, l'opinion est suffisamment mature pour décrypter le caractère démagogique d'une telle posture. A ses yeux, le politique n'est plus investi d'une telle aura qu'il pourrait revendiquer, même avec l'aide d'experts, ce qui est bon ou mauvais pour les enfants. Toute réforme suppose une transaction avec l'ensemble des citoyens et représentants concernés. La volonté affichée du ministre de l'Education nationale de conduire son projet dans la concertation se brise soudain sur un élément de langage pour le moins malencontreux.

 

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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