En ouvrant la lettre officielle, mademoiselle X a d'abord cru que c'était une erreur, une faute de frappes, un moment de
distraction. Mais non, c'était bien vrai. Mademoiselle X, prof de maths remplaçante, était nommée pour remplacer ... un prof d'Education physique et sportive
(EPS). Et voilà comment le ministère de l'Education nationale ressemble parfois au royaume d'Ubu roi. De par ma
chandelle verte !
L'histoire - véridique - débute à la veille des vacances de la Toussaint. Les personnages d'abord. Mademoiselle X en est à sa troisième d'année d'enseignement. Et comme souvent les profs débutants, elle est TZR - titulaire sur zone de remplacement -, c'est-à-dire qu'elle qu'elle n'a pas un poste fixe à l'année. Monsieur Y, lui, est prof d'EPS. De lui, on sait seulement qu'il part en formation continue du 4 au 10 novembre.
A priori, leurs chemins n'auraient jamais dû se croiser. Mais le rectorat de Paris en a décidé autrement. Il se trouve que mademoiselle X avait fait un remplacement entre la rentrée et les vacances de la Toussaint. A son retour, elle n'avait rien à faire. Or justement monsieur Y partait en stage à ce moment-là. Mademoiselle X tombait donc à pic pour remplacer monsieur Y. Vive le père Ubu, notre grand financier !






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