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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:28

In Snuipp75

 

Comme nous pouvions le pressentir, la réunion publique du 18 février s’est très mal passée.
Une nouvelle fois, la Mairie de Paris a soufflé le chaud et le froid et finit par insulter les enseignants.
Le froid… après avoir crée de toute pièce un climat de colère dans les écoles parisiennes, après avoir tenu des propos inacceptables sur les ondes au mois de décembre, le Maire de Paris a commencé par passer de la pommade sur les enseignant-es à qui il reconnait des conditions de vie professionnelle difficiles…Les promesses pleuvent…création d’une filière d’animation, titularisation des animateurs et surveillants… et la dernière en date : augmentation du nombre d’ASEM. Le SNUipp-FSU se félicite bien sûr que les revendications qu’il porte auprès de la Ville depuis des années aux côtés des syndicats des agents de la Ville aient enfin franchies la porte de Monsieur le Maire de Paris. La mobilisation a imposé à M Delanoé de revenir sur dix ans de politique sociale et éducative municipale. Toutefois, cela reste de belles promesses… le SNUipp-FSU attend des actes !

Le chaud maintenant…la salle prévue par la Mairie était bien trop petite : de moindre capacité que celle de la réunion précédente… Résultat : près de 500 personnes refusées à l’entrée, placées sous bonne garde… Pour le SNUipp-FSU, ce n’est pas un hasard si un grand nombre d’enseignant-es, de parents d’élèves mobilisés n’ont pu rentrer pour participer aux débats ! La Mairie de Paris semblant vouloir jouer le pourrissement de la situation, le SNUipp-FSU a mis une heure à obtenir qu’une élue de la Ville, Mme la Maire du 12ème en l’occurrence, s’adresse à la foule restée dehors.

Pendant ce temps, à l’intérieur, les propos de Monsieur le Maire de Paris et de son adjointe aux affaires scolaires glissent tout doucement vers la provocation pour en finir sur des invectives et des propos inacceptables du Maire de Paris. Visiblement, Monsieur le Maire n’a pas réussi à se contenir : remise en cause de l’engagement de syndicats enseignant-es en les accusant de faire le jeu de l’opposition municipale, remise en cause d’enseignant-es présent-es en leur indiquant qu’il était plus qu’inquiet qu’on leur confie des élèves… pour finir par un « je me suis tapé des années de droite alors ce n’est pas vous qui allez m’impressionner ! " Les masques tombent… Face à ces propos un grand nombre des représentants syndicaux dont celles et ceux du SNUipp-FSU ont donc quitté la salle avant la fin de la réunion.
Le débat contradictoire a l’air inenvisageable pour la Mairie de Paris qui se trouve seule contre tous ! C’est peut-être finalement la principale raison de son obstination.

Le silence insoutenable de Monsieur le Recteur de Paris
Dans son intervention (consultable en intégralité en ligne), le SNUipp-FSU a appelé Monsieur le Recteur à sortir du silence. Il en va de l’avenir de l’école publique à Paris.
La communauté éducative parisienne ne peut être objet d’attaques et d’insultes sans que le plus haut représentant académique de l’Education Nationale reste muet… Outre les invectives de Monsieur le Maire, les propos du Ministre tenus sur France 5 dimanche 17 février sont inacceptables : il s’agirait de « dégonfler l’hystérie parisienne ». Au lieu de prôner l’apaisement et le dialogue comme le demande le SNUipp-FSU avec l’ensemble de la communauté éducative, le Ministre emboite le pas de Messieurs Delanoë, Julliard et consorts et jettent de l’huile sur le feu. C’est irresponsable ! Le Recteur ne peut plus rester muet quand des élu-es municipaux transforment une réunion sur les rythmes éducatifs en meeting pour vendre la politique municipale passée sur les logements sociaux par exemple…
Le Recteur ne peut plus rester muet quand Madame l’adjointe au Maire chargée des affaires scolaires se croit autorisée à proposer des aménagements de la semaine scolaire différents et donc de notre temps service tous les quatre matins en fonction de l’idée que la Mairie à eu en se levant …
Le Recteur de Paris ne peut plus rester muet quand des élu-es municipaux entretiennent la confusion entre le scolaire et le péri-scolaire. C’est à l’école qu’il revient de lutter cotre l’échec scolaire et l’école c’est l’Etat ! Le péri-scolaire est d’importance, il doit être de qualité et articulé avec le temps scolaire, mais dans le respect des compétences de chacun.
Le Recteur de Paris ne peut plus rester muet quand Mme l’adjointe au Maire évoque en réunion mercredi dernier dans le 18ème une enveloppe budgétaire attribuée à chaque école pour réaliser leurs projets… Un nouveau cap est franchi : ce n’est plus seulement de territorialisation de l’école dont il s’agit, mais de l’autonomisation des écoles…Ce qui rappelle très sérieusement la volonté (passée ? Apparemment non) de transformer les écoles en EPEP.

Assez du cirque médiatique ! Les écoles publiques valent mieux que ça !
Assez des invectives et des leçons donner pas les élu-es municipaux aux enseignant-es, aux parents d’élèves… ! L’attitude et les propos du Maire de Paris en fin de réunion ne sont pas dignes de ses fonctions ! Pas question que les écoles publiques parisiennes continuent d’être prises en otages d’intérêts qui les dépassent !
Toutes et tous, nous devons resté-es mobilisées dans l’unité syndicale avec les parents d’élèves et les agents de la Ville. Nous devons obtenir des améliorations concrètes des conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves et des conditions de travail et d’emploi de l’ensemble des personnels qui concourent à la bonne marche du service public d’éducation.

Lire également l’intervention du SNUipp-FSU Paris

 

 

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