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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 18:49

nicolas-sarkozy

In NouvelObs

 

Moins de profs, moins de dépenses, plus d'inégalités. En partenariat avec Débats 2012, le site de Terra Nova.

 
 

Depuis 2002, la droite a mené plusieurs réformes du système éducatif mais de nombreux blocages persistent. La France reste notamment l’un des pays qui amplifie le plus sur le plan scolaire les inégalités sociales avec une part croissante d’élèves en difficulté : 15% en 2000 contre 20% en 2009, selon l'enquête PISA menée par l'OCDE.

 

L'effort de financement global de l'éducation en France (dite Dépense intérieure d'éducation ou DIE) a baissé de près d'un point de PIB entre 2000 et 2009. La DIE intègre les dépenses de l'ensemble des acteurs mais sous-estime la baisse de l'effort financier de l'Etat : le budget du ministère de l'Education nationale ne représentait plus que 21% du budget de l'Etat en 2010 contre 28% en 2007. La structure de financement a en outre connu une évolution sensible avec un désengagement progressif de l'Etat. Sa part dans le financement de la DIE est passée de 67% en 1985 à 56,1% en 2009, contre 25% pour les collectivités locales, 6,7% pour les entreprises et 11,1% pour les ménages. La part de ces derniers dans la DIE tend à s'accroître depuis 2007.

 

En matière de comparaison internationale, la France reste à peine au-dessus de la moyenne des dépenses de l'OCDE, soit 0,3% de PIB en plus en 2006. Ce chiffre cache cependant des différences sensibles : l'Etat ne consacre que 5.620 euros par an et par élève dans l'enseignement primaire contre 9.110 euros dans l'enseignement secondaire. Les établissements du premier degré public représentent au final 25,9% des dépenses en faveur de l'éducation, contre 34,4% pour les établissements du second degré public.

Moins de profs

Depuis 2002, la baisse a aussi été notable en ce qui concerne les moyens humains consacrés à l'éducation : plus de 154.700 postes d'enseignants ont été supprimés entre 2000 et 2011.

Un phénomène qui s'explique par un mouvement de décentralisation/externalisation et par le non-remplacement de tous les départs à la retraite. Ces suppressions de postes se sont accélérées avec Nicolas Sarkozy au nom du principe de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique : près de 16.000 postes budgétaires ont été supprimés en 2010 et 2011 contre 8.700 en 2007.

Les effectifs du ministère atteignaient 969.600 en janvier dernier. La part relative des personnels enseignants dans ces effectifs a augmenté en raison, avant 2007, du transfert des personnels administratifs et ouvriers de lycée (TOS) aux conseils régionaux en 2004, puis à la réduction des effectifs au sein des administrations. Cette diminution des personnels est partiellement camouflée par le recours aux emplois aidés (notamment 45.000 emplois "établissement vie scolaire"), qui posent problème en termes de précarité et de débouché pour leurs détenteurs.

Seuls 5% des suppressions d'emploi ont affecté l'enseignement privé sous contrat entre 2004 et 2009 alors qu'il scolarise 20% des élèves, plutôt socialement favorisés.

Crise de la formation, crise des vocations

A côté de cette baisse des effectifs, la politique de la droite n'a pas permis de revaloriser le statut des enseignants. Selon une étude récente de l'OCDE ("Regards sur l'éducation", septembre 2011), leur rémunération a connu un déclin relatif en comparaison européenne. En 2009, le salaire moyen de début de carrière pour un enseignant du primaire dans l'UE à 21 était par exemple de 30.150 dollars contre 24.006 en France et de 39.735 dollars après 15 ans d'exercice contre 33.359 dollars.

 

Une part croissante des rémunérations des enseignants du secondaire est en outre constituée d'heures supplémentaires (1,3h par semaine en moyenne). Leur recours s'est intensifié depuis 2007.

En ce qui concerne la formation des enseignants, Nicolas Sarkozy a mené une réforme très contestée. Les décrets du 29 juillet 2009, complétés par la circulaire de décembre 2009, exigent désormais un niveau master pour le recrutement des candidats aux métiers de l'enseignement (Professorat des écoles, CAPES, CPE, CAPEPS, CAFEP, PLP). Le niveau requis pour l'agrégation s'élève mécaniquement à un diplôme post-master. Les IUFM ont été intégrés aux universités et jouent un rôle amoindri dans le nouveau cadre de formation des enseignants.

 

Cette "masterisation" du métier a suscité un mouvement de protestation, du primaire à l'enseignement supérieur et la recherche.

 

La suite...

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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