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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 22:13

In LeTelegramme.com

 

Le destin scolaire des élèves serait-il de plus en plus dépendant de leur origine sociale, y compris en Bretagne? Oui, répond Pierre Merle, sociologue et professeur d'université à l'IUFM de Bretagne, dans son dernier livre «La ségrégation scolaire». Exemples précis et données inédites à l'appui.

 

Vous dites que la ségrégation scolaire est un phénomène peu perceptible mais puissant. Pourquoi?
Jusqu'à maintenant, aucune mesure de la ségrégation n'était disponible. Lorsque la mesure est faite, le constat est indiscutable: la ségrégation scolaire augmente partout: à Paris, à Rennes, à Brest... Cette ségrégation scolaire importante est liée à la ségrégation urbaine d'une part, qui est forte, et également à la politique de différenciation des collèges. À partir du moment où vous proposez des options très attractives dans certains collèges (sections européennes, sections internationales...), vous les différenciez et vous favorisez la fuite des établissements populaires vers des établissements bourgeois.

L'assouplissement de la carte scolaire a-t-elle favorisé la ségrégation scolaire?
Elle a eu des effets vraiment négatifs même si une étude très générale du ministère ne trouve aucun effet à cette politique, en termes de ségrégation. En Bretagne, avant l'assouplissement de la carte scolaire, vous aviez des villes dans lesquelles il y avait un maintien de la mixité des collèges, voire une amélioration. À partir de 2007, la ségrégation scolaire augmente dans les collèges des neuf villes bretonnes où il y a au moins deux collèges publics et deux privés. Les données sont incontestables.

Le collège unique est-il un échec?
Je préfère parler de collège pour tous. Aujourd'hui, on a en fait un collège pour quelques-uns. Il faut revenir à un collège pour tous, c'est-à-dire à un collège qui permet à tous de réussir. Il faut arrêter de différencier. L'exemple de la Finlande, qui ne fait pas de différenciation, est intéressant. Dans ce pays, il y a seulement1% d'élèves faibles et la moitié de collégiens forts, soit beaucoup plus que dans la moyenne des pays européens!

Quel bilan faites-vous des zones d'éducation prioritaire?
Ce qui est contre-productif, c'est le label ZEP. Ce n'est pas le principe de discrimination positive qui est en cause. Diminuer le nombre d'élèves par classe, même si on n'est pas allé assez loin, c'est bien, mais le label ZEP a un effet repoussoir. À l'entrée en sixième, un parent sur dix demande une dérogation pour ne pas scolariser son enfant dans le collège de son secteur. Ce taux est supérieur à20% quand le collège du secteur est classé «ambition réussite». La conséquence est une prolétarisation de ces établissements avec un turn-over considérable des professeurs.

 

La suite...

 

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