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Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
La république contre son école
Démopolis, 2011
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
Main basse sur l'école
Démopolis, 2008

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Alors que les avions français s'apprêtaient à bombarder la Libye, que les Japonais cherchaient toujours à refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima, des milliers de manifestants ont défilé ce samedi dans plusieurs villes de France contre les suppressions de postes dans l'Education.
Ce samedi à Paris, le collectif "L'école est notre avenir" avait donné rendez-vous à 14 heures au Luxembourg pour débuter la manif. Il regroupe 25 organisations - enseignantes, lycéennes, étudiantes, de parents d'élèves, etc. Mais les drapeaux de la FSU, première fédération de l'Education, dominaient largement. Le Sgen-CFDT et l'Unsa-Education étaient discrets. Même les parents d'élèves de la FCPE, pourtant très actifs ces temps-ci, dans les établissements touchés par des réductions de postes ou par des problèmes de remplacement de profs absents, n'étaient pas venus si nombreux.
Slogans contre les 16 000 suppressions de postes de la rentrée 2011 - en particulier dans l'académie de Lille (voir la photo du haut), la plus touchée aec Nancy-Metz (voir la carte) -, contre la réforme du lycée qui supprime des heures de cours et donc des postes, contre celles de la filière technologique, de la voie professionnelle, des CIO (centres d'information et d'orientation), contre une école qui n'assure plus son rôle d'ascenseur social, etc. Les sujets de mécontentement sont nombreux.
Alors que les avions français s'apprêtaient à bombarder la Libye, que les Japonais cherchaient toujours à refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima, des milliers de manifestants ont défilé ce samedi dans plusieurs villes de France contre les suppressions de postes dans l'Education.
A Paris, ils étaient plusieurs milliers, des profs essentiellement. "Un score comparable au 22 janvier, ce qui n'est pas si mal si l'on tient compte du contexte international, et face à un gouvernement qui ne veut rien lâcher et qui ne dialogue pas", estimait la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison rencontrée à la fin du défilé. "Je ne suis pas déçue. Et pour qu'enfin s'ouvre un vrai débat éducatif, nous allons maintenant lancer 500 débats dans toute la France".
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