Partager l'article ! La gratuité des lycées français à l’étranger choque même l’UMP: In Libération L’idée est de Nicolas ...
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
La république contre son école
Démopolis, 2011
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
Main basse sur l'école
Démopolis, 2008

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L’idée est de Nicolas Sarkozy: rendre gratuite la scolarité des élèves français à l’étranger au nom de l’égalité républicaine. Dès 2007, lorsque la réforme commence à s’appliquer à la classe de terminale, ça grince dans les rangs. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, souligne que cela va coûter cher.
D’autres voix rappellent que, le plus souvent, les entreprises payaient la scolarité des enfants de leurs expatriés. Aujourd’hui, en ces temps de restrictions, ça grogne ouvertement au sein de la majorité. Trois députés, les UMP Jean-François Mancel, André Schneider et le socialiste Hervé Féron, ont signé un rapport demandant l’abandon de la réforme en raison de «son iniquité et son coût pour l’Etat», qui a été adopté hier par la commission des finances de l’Assemblée. Quand tous les niveaux du lycée seront gratuits en 2013, la mesure coûtera 177 millions d’euros.
Lycées français à l'étranger : une gratuité très onéreuse
« Sauve qui peut ! L'enseignement français à l'étranger est dans une situation financière extrêmement difficile », s'alarme le député UMP Jean-François Mancel,
corapporteur avec Hervé Féron (PS) et André Schneider (UMP) d'un rapport parlementaire sur ce sujet sensible présenté aujourd'hui. Leur cible principale : la gratuité des frais de
scolarité pour les élèves français, une promesse du candidat Nicolas Sarkozy appliquée depuis 2007. Leur préconisation : la suppression pure et simple de cette mesure.
La prise en charge des frais de scolarité profite depuis la rentrée dernière à l'ensemble des lycéens français - seconde, première et terminale -scolarisés dans l'un des 461 établissements français à l'étranger. Elle devrait s'étendre aux élèves de troisième en septembre prochain si un moratoire n'avait, en juillet 2009, suspendu son application progressive. Son extension est maintenant conditionnée aux résultats d'une analyse d'impact qui devrait être rendue dans les prochains jours.
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