Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 21:00

peillonvschaterl

In Le Monde

 

Vincent Peillon, député européen, responsable éducation et jeunesse dans l'équipe de campagne de François Hollande, annonce un plan de résorpstion de la précarité dans l'éducation nationale lors d'un débat sur Le Monde.fr

 

Aziz El Ghayyouei : François Hollande souhaite 60 000 postes en plus dans l'éducation. Quels seront ces postes ?

Arnaud : Comment comptez vous financer l'embauche de 60 000 fonctionnaires dans l'éducation ?

Vincent Peillon : 80 000 postes ont été supprimés ces cinq dernières années dans l'éducation nationale. Nous en recréerons 60 000 programmés sur cinq ans, en même temps que nous arrêterons le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux.

Ce seront majoritairement des postes d'enseignant pour permettre l'accueil des enfants de moins de trois ans qui est passé, en dix ans de gouvernement de droite, de 35 % à 11 %, pour remettre en place une formation des enseignants qui a été détruite, pour assurer dans de bonnes conditions les remplacements et pour permettre des progrès pédagogiques. Pensons, par exemple, au principe, plus de maîtres que de classes.

Mais il y aura aussi d'autres postes : personnels d'encadrement, auxiliaires de vie scolaire, infirmières et médecins. Nous ferons en sorte que ces postes soient ciblés sur les priorités que M. Hollande a fixées : la maternelle, l'école primaire et les établissements en difficulté. Par ailleurs, 5 000 seront aussi affectés aux premiers cycles universitaires où un effort particulier doit être conduit.

Enfin, la droite a considérablement accru la précarité et il nous faudra mettre en œuvre un plan de résorption de la précarité. Au total, il s'agit de recruter chaque année l'équivalent des départs à la retraite (28 000 à 30 000) et de rajouter 12 000 postes. Le financement de cette priorité nationale, posé comme tel par M. Hollande, est estimé en fin de dispositif, soit au bout de cinq ans, à 1,9 milliard d'euros annuels. C'est moins que la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) faite par la droite cette année.

 

Melody : Le projet de M. Hollande pour l'école prévoit un rééquilibrage des profils scolaires dans les établissements. Comment allez vous procéder pour arriver à une réelle diversité sociale ?

 

Vincent Peillon : La carte scolaire était au cœur de la campagne 2007 et Nicolas Sarkozy avait annoncé sa suppression. En réalité, il l'a seulement assouplie mais c'est déjà trop. De récents rapports ont montré que la situation s'est aggravée pour les établissements qui sont davantage en difficulté et où la ségrégation scolaire, territoriale, sociale, s'est dramatiquement accrue.

Nous rétablirons donc la carte scolaire en cherchant des périmètres qui autoriseront cette mixité scolaire. En même temps, il ne faut pas demander à l'école de résoudre tous les problèmes de la société.

Il conviendra donc que cette politique de mixité scolaire s'accompagne d'une politique de solidarité des territoires et d'urbanisme, d'une politique sociale qui, seules, seront à même de vaincre, dans la durée, les inégalités et de soutenir le travail qui sera fait par l'éducation nationale.

 

Akli : L'ouverture faite par Richard Descoings [récemment décédé] à Science-po Paris pour les étudiants d'origine modeste ne doit-elle pas servir d'exemple pour réformer l'école et éviter la "reproduction sociale" ?

Vincent Peillon : La mixité scolaire est un objectif. Malgré des tas d'initiatives, dont celles tout à fait remarquables de Richard Descoings, nous devons constater que les inégalités continuent de s'accroître.

C'est le système tout entier qui doit être refondé plutôt que corrigé à la marge. Cela n'enlève rien au mérite de ces initiatives qui doivent être poursuivies. Mais notre ambition ne doit pas être seulement de corriger et il ne faudrait pas que ces initiatives valeureuses nous dispensent de traiter le problème de fond qui mine non seulement l'école mais la cohésion sociale tout entière.

 

Joedalessandro : Quelles mesures concrètes pour les écoles dans les quartiers sensibles ?

Vincent Peillon : Les écoles des quartiers sensibles doivent se voir doter de moyens particuliers. C'est là que doit s'exercer, dans l'intérêt de toute la nation, un effort particulier et soutenu. Nous devons refonder la politique d'éducation prioritaire. Par exemple : les équipes pédagogiques qui travaillent dans ces établissements doivent disposer de décharge horaire, leur permettant de mieux exercer leurs tâches.

 

Florence : Les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) ont quasiment disparu au cours des dernières années ; prévoyez vous de recréer des postes d'enseignants spécialisés pour remettre en place ces réseaux ?

Il y a une contradiction insupportable dans le discours de la droite qui consiste à vouloir individualiser les enseignements et qui, d'un autre côté, supprime les personnels dédiés à cette individualisation, en particulier les personnels spécialisés des réseaux d'aide. On notera que ce sont d'ailleurs toujours les enfants les plus en difficulté qui ont été victimes des choix budgétaires et idéologiques de ce gouvernement.

Dès la rentrée 2012, alors que le gouvernement a programmé encore 1 500 suppressions de postes de RASED, nous essaierons, en concertation avec le personnel et leurs représentants, de remédier aux situations les plus urgentes, dans la mesure des moyens disponibles et dans la durée, nous reviendrons sur les suppressions effectuées ces dernières années.

 

Loic : Le calendrier des vacances scolaires pour 2012-2013 n'est pas encore publié. Des changements seraient-ils prévus dans le cas d'une éléction de M. Hollande ?

Vincent Peillon : Parmi les grandes réformes que nous voulons conduire, véritable refondation de l'école républicaine, la question des rythmes scolaires et de l'articulation entre temps scolaire et temps éducatif, est au cœur de nos préoccupations.

Nous devons avoir et partager avec les Français deux objectifs : refaire du commun entre les enfants et les élèves de France, cesser de les séparer, de les trier. D'où notre position, par exemple, pour un palier d'orientation en fin de cinquième, et pour permettre que le public regagne sur le privé.

Il y a 144 jours de classe par an pour les élèves du primaire du fait d'une réforme de la droite ; cela n'existe dans aucun autre pays. Cela fait des journées surchargées au détriment des élèves et du personnel, des apprentissages eux-mêmes et cela renvoie à la débrouillardise de chacun et au marché pour les autres jours.

Donc, nous posons cette question du temps scolaire et du temps éducatif : le temps de l'année, le temps de la semaine et le temps de la journée elle-même.

 

Mélanie : Qu'en sera-t-il du salaire des professeurs ?

 

La suite...,

Partager cet article

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article

commentaires

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole