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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:24

In Rue89

 

Voici bien longtemps que je n'avais suivi le discours d'un homme politique de bout en bout, qui plus est un discours électoral. Car je ne supporte plus les tribuns, qu'ils se prennent pour De Gaulle, pour Mitterrand ou pour... Fidel (Castro). Je l'ai fait ce mardi soir car il s'agissait d'éducation, j'ai écouté le candidat sortant. Je ne recommencerai pas.

 

  
Huit heures de plus pour.. encadrer !

Je l'ai dit il n'y a pas si longtemps à propos du programme de la droite. Elle nous prépare une école de malheur. Et le candidat n'est pas en reste.

Mensonges, malheur, tels sont les deux mots qui caractérisent ce discours de Montpellier. Mais je suis obligé d'en ajouter un autre : fric. Car en effet le candidat sortant se propose de créer une autre école en achetant, en achetant tout et tous.

Les enseignants d'abord auxquels il propose de vendre huit heures supplémentaires par semaine de présence dans l'établissement pour 500 euros de plus par mois. Je ne suis pas sûr qu'on ne puisse pas marchander. Huit heures de plus, mais pour y accomplir quelle mission ? Encadrer !

Et s'il y a lieu, soutenir, faire du soutien, cette mesure « révolutionnaire » comme disait le dernier ministre sans même savoir, ou le sachant c'est encore pire, qu'il s'agit d'une « inactivité » qui à toujours été depuis un demi-siècle la recette des ministres qui n'en pouvaient plus et qui n'a jamais donné quelque résultat que ce soit.

Il fournira en outre des bureaux aux profs pour qu'ils puissent recevoir enfants et parents à l'aise. On se demande où il les mettra ses bureaux sans parler de la symbolique des bureaux, j'y reviendrai un de ces jours.

Et l'« obligation de résultats » du chef ?

Demeurons un instant encore avec les enseignants avant de marchander avec les parents. Car il veut, lui, le candidat, leur offrir l'autonomie. Le travailler plus pour 500 euros se fera sur le mode du volontariat dans le cadre d'établissements autonomes. Et tout devient flou car il nous dit bien que les enseignants seront recrutés directement par l'établissement mais il oublie, ce soir, de nous parler du chef d'établissement qui, évidemment, sera le seul maître à bord.

De sorte que, imaginez un professeur refusant le « travailler plus » même pour « gagner plus ». Que va-t-il lui arriver, d'autant plus que le chef, comme dans toute entreprise qui se respecte, sera soumis à une « obligation de résultats » ? Personne jusqu'ici n'avait tenté aussi brutalement de porter atteinte à la dignité des éducateurs.

La morale ne s'enseigne pas

Venons-en aux parents. Il convient de les « responsabiliser ». Chacun sait ce que signifie « responsabiliser » : c'est acheter. Ainsi se vante le candidat, il a menacé de supprimer les allocations familiales (et la foule de hurler son contentement et d'agiter ces drapeaux qui maintenant servent à tout et à tous) à je ne sais combien de familles et les enfants sont revenus à l'école. N'est-ce pas la plus belle des morales, la plus aboutie des éthiques, j'allais dire des esthétiques ?

Car le candidat a osé parler de morale pour dire qu'il faut un enseignement de la morale. Son ex-collègue Luc Ferry dont, aussi loin de moi qu'il puisse être politiquement, j'apprécie les leçons sur Kant, aurait dû lui donner quelque leçons, justement. Lui dire que la morale ne s'enseigne pas, elle se vit et ce faisant se construit pas à pas.

« Imaginaire partagé » et « classes de niveau »

Dire que cette école, son école est celle où les enfants de toutes origines, les enfants des riches et les enfants des pauvres (je dois dire que j'ai sursauté à cette formule qui est le titre d'un livre que j'ai écrit voici dix ans, je sais il ne l'a pas lu...) sont assis sur les mêmes bancs est non seulement un mensonge mais une insulte à tous ces enfants qui, particulièrement depuis la suppression de la carte scolaire, sont « ghettoïsés » dans les établissements des « zones ».

Dire qu'il faut que l'école produise un « imaginaire partagé » (il découvre l'expression en lisant son texte, s'en gargarise mais manifestement n'en comprend pas le sens) alors qu'il propose par ailleurs d'en finir avec le collège unique, de créer des « classes de niveau », car il tient à la structure de classe (si j'ose dire, pardon) et d'orienter (on sait vers où) les élèves (on sait lesquels) à partir de la quatrième, est plus qu'un mensonge, c'est du mépris.

Contre Internet mais pour la tablette

La suite...

 

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