Un rituel immuable, qui masque une vraie révolution. Car depuis dix ans, le mammouth a été mis au régime minceur. On lui a imposé des gains de productivité de 1,5% à 2% par an, comme dans l’industrie. Non seulement des milliers de postes ont été supprimés, mais l’architecture même du ministère a changé. L’Education nationale n’est plus cette administration hyper centralisée où se prenaient toutes les décisions. "Le centre s’est effacé", résume Philippe Tournier, le secrétaire national du syndicat national des chefs d’établissements de l’Education nationale (SNPDEN) lors de sa conférence de presse de rentrée, le 29 août.
Des recteurs font la pluie et le beau temps
Le pouvoir réel est passé aux mains des 30 recteurs, qui font la pluie et le beau temps dans leur académie. Ils ont notamment la charge délicate d’appliquer la politique d’austérité imposée par Bercy. Telle est, résumée en quelques mots, le résultat de l’enquête menée en mars 2011 par le SNPDEN auprès de 1500 collèges et lycées (sur un total de 8.000). Au ministre de l’éducation : les programmes, les priorités et le budget global. Aux recteurs, tout le reste : les postes à supprimer dans les établissements, les heures supplémentaires à répartir…
Inégalités
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