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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:34

chatel2

In Libération

 

Le ministre de l'Education se gargarise d'une hausse de 18% des salaires des professeurs débutants entre 2007 et 2012. Il faut le dire vite.

 

«Depuis 2007, nous avons pu augmenter de 18% nos enseignants en début de carrière qui passeront le cap symbolique des 2 000 euros le 1er février.»

Luc Chatel, le 6 décembre sur France Inter

 

INTOX

A l’approche de la présidentielle, Luc Chatel prépare le bilan du quinquennat en matière d’éducation, un exercice délicat en raison des suppressions de postes - 66 000 depuis 2007. Le ministre a pourtant trouvé un angle d’attaque : les socialistes, dépensiers invétérés, ont multiplié le nombre de profs, cela n’a pas empêché les résultats des élèves de décliner. Toujours selon Chatel, le pouvoir sarkozyste, lui, a trouvé «la» solution : il diminue le nombre de profs, mais il les paie mieux.

Le 24 novembre, au Salon de l’éducation, Chatel avait réservé une surprise, annonçant que les profs en début de carrière allaient franchir le cap des 2 000 euros brut mensuels. Invité mardi de France Inter, il s’est félicité des largesses du gouvernement. «C’était un engagement que le candidat Sarkozy avait pris devant les Français : je veux moins d’enseignants, mieux rémunérés», a-t-il expliqué. Avant de rappeler que grâce au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, «nous avons pu augmenter de 18% nos enseignants en début de carrière qui passeront le cap symbolique des 2 000 euros le 1er février».

 

DESINTOX

Si l’on retient les chiffres cités le 24 novembre par le ministre - 1 690 euros brut perçus en 2007 par un débutant comparé aux 2 000 euros le 1er février 2012 -, son calcul est juste : en cinq ans, le salaire d’un jeune prof - des écoles ou certifié - a augmenté de 18%. Le problème est qu’en présentant ainsi la situation, Chatel enjolive la vérité et compare des choses pas tout à fait comparables. D’abord, depuis 2007, la dépréciation par l’inflation a été de l’ordre de 10%. Or, si l’on prend le salaire de 2007 en tenant compte de la hausse des prix avec celui de 2012, ce n’est plus 18% d’augmentation que l’on trouve mais 8%. Il y a bien un effort financier de l’Etat, mais il est déjà moindre que celui affiché.

Ensuite, le ministre fait comme si la réforme de la formation des enseignants - la décriée masterisation - n’était pas passée par là. Depuis 2010, les profs sont désormais recrutés au niveau master, c’est-à-dire à bac plus cinq - contre bac plus trois, c’est-à-dire au niveau licence, jusqu’ici. Cela signifie que le futur prof doit financer deux années d’études supplémentaires. Sans faire aucun calcul, cela relativise les 8% de hausse en euros constants.

Autre conclusion : un prof débutant en 2007 n’est pas le même qu’un prof débutant en 2012. Le premier commençait par une année en alternance, à l’échelon 1 durant ses trois premiers mois d’exercice comme stagiaire, puis à l’échelon 2 les neuf mois suivants avant d’être titularisé à l’échelon 3. Le second, lui, débute directement au troisième niveau. Dès lors, que compare exactement Chatel ? Selon un conseiller budgétaire cité par l’agence spécialisée en éducation AEF, le ministère a fait, pour 2007, «une moyenne de la rémunération d’un enseignant durant sa première année d’exercice, de l’échelon 1 (1 577 euros) à l’échelon 3 (1 785 euros)». Et il est arrivé au chiffre qu’il prend pour référence de 1 690 euros. Mais plusieurs syndicats contestent ce mode de calcul un peu trop alambiqué pour être juste. Pourquoi, par exemple, ne pas plutôt comparer l’échelon 3 de 2007, lorsque le jeune prof formé à l’ancienne prenait en charge une classe après une année en alternance, avec l’échelon 3 de 2011 - le prof prenant désormais tout de suite une classe ? Dans ce cas, la hausse s’affaisse à 12,5%, hors inflation.

 

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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