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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:28

In Marianne2

 

Alors que les Grecs se soulèvent contre la Troîka, le président Karolos Papoulias s'indigne contre le ministre des Finances allemand : « Qui est ce Monsieur Schäuble qui ose humilier la Grèce ? ». Ironie ? Elements de réponse avec Panagiotis Grigoriou, ethnologue et historien grec.

Sommes nous en train de basculer dans nos représentations ? Allons-nous tout droit vers les derniers retranchements de la stratégie du choc ? La bancocratie serait-elle alors bancale, y compris dans sa gérance ?

Formatage

Ce matin je rencontre Pétros, petit commerçant. Je le connais un peu, il a toujours voté à droite, sans plus. C'est à dire, il préférait mieux suivre les matchs de football plutôt que la politique, un gentil monsieur comme on dit, ayant conservé à peu près sa petite place gentille, au sein du rang social. Eh bien, ce matin je l'ai vu métamorphosé :
 
« Ce n'est pas une affaire de droite ou de gauche, nous sommes sous occupation allemande et bruxelloise, donc il faut s'en sortir du bourbier, quitter la zone euro et l'Union européenne simultanément. Alors après, dans la souffrance, nous irons organiser nos affaires, Samaras [chef de la droite] est fichu, seulement je voudrais voir nos militaires plus actifs... ».
 
Donc pour un gentil... le parcours est long. Finalement, deux années Mémorandiennes, c'est comme deux ans sur le front de l'Est : les mentalités subissent alors un formatage complet pour ensuite recevoir un nouveau système d'exploitation. Sauf que ce n'est pas forcement celui imposé par les banquiers.
 
D'où l'empressement des tenants des... titres, en finir avec la Grèce et vite. Ils enragent, ils dépassent toute limite, tels les eurocrates lors du dernier Eurogroup. Ces gens ont exigé de l'ensemble des formations politiques de notre baronnie l'acceptation de la pendaison imposée par le Mémorandum II. Et ceci indépendamment des résultats des prochaines élections. Par exemple, les parties de gauche bien de chez nous, P.C. compris, doivent s'aligner.
 
Je crois finalement que tous les gouvernements de l'Eurozonage depuis bien des années, s'alignent sur la bancocratie, mais sans trop le crier sur les toits, surtout pendant les périodes électorales. C'est à méditer, non ? Ou sinon, on nous « incite » à mettre en place un gouvernement « technocrate », qui gouvernera « sérieusement » sans être entravé par quelconques résultats électoraux.

Indigné ?

Même notre président, si « mou » jusqu'à présent, Karolos Papoulias, a accusé hier le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, d'avoir insulté notre pays. « Naturalisation » un peu tardive chez nos indignés, mais passons.
 
Car Karolos Papoulias laissant par ailleurs entendre que la Grèce pourrait faire faillite, a par la même occasion vivement critiqué les attaques lancées contre nous par certains « Euro-partenaires » comme les Pays-Bas et la Finlande. « Je ne peux pas accepter que M. Schäuble insulte mon pays », a déclaré notre président et ancien résistant contre la précédente occupation durant la Seconde guerre mondiale.
 
« Qui est ce Monsieur Schäuble qui ose humilier la Grèce ? Qui sont ces Néerlandais? Qui sont ces Finlandais? Nous, nous avons fait la guerre [en 1940], non seulement pour la Grèce mais aussi pour [la liberté de] toute l'Europe», s'est-il insurgé, au cours d'un discours prononcé au ministère de la Défense....

L’« aide » allemande

Le ministre fédéral des Finances, Wolfgang Schäuble, n'a pas réagi ouvertement, pour l'instant en tout cas (jeudi midi). Egalement pour des raisons de protocole : notre vieux Papoulias demeure officiellement un chef d'État - bon rigolons un peu, là c'est permis. Les médias grecs ce jeudi se disent informés d'une réaction allemande officieuse : « nous ne comprenons pas ces déclarations sur M. Schäuble, nous, nous voulons aider la Grèce ».
 
Seulement, nous réalisons de mieux en mieux les mécanismes de « l'aide » allemande. Selon notre hebdomadaire satyrique To Pontiki (09/02/2012), certains cercles d'universitaires, d'entrepreneurs et de penseurs, se rendent assez souvent à l'ambassade de l'Allemagne pour ainsi « préparer » l'avenir du pays.
 
Les prochains « technocrates » peut-être ? Vivons-nous un retour à la diplomatie d'Otto Abetz ? Le journaliste anti-Mémorandiste, Georges Trangas, derrière le micro de Real Fm hier mercredi, a prétendu qu'un de ses amis, un entrepreneur justement, l'aurait mis en garde : « Fais gaffe, les Allemands te cherchent, toi et ta famille, déjà ils mettent la pression pour te faire éjecter de cette radio ». Poursuivant dans cette voie, et je le vois venir, on entendra des déclarations du genre « Alors Monsieur Schäuble, voulez-vous la guerre totale ? », et plus personne ne trouvera l'anachronisme si drôle...
 
 Dans un café du centre, des médecins discutent entre eux. Après avoir liquidé rapidement les cancers au colon de leurs patients « condamnés », ils reviennent sur nos grandes pathologies :
 
« - Je crains que les dissidents à droite montent un nouveau parti, contre le Mémorendum. S’il y a jonction avec la gauche, alors c'est fichu les gars. En tous cas les Mémorendiens exagèrent. Je vois les nouvelles dispositions sur notre activité, ce n'est pas constitutionnel, nous ne pouvons plus travailler, nous porterons alors plainte, encore un peu, et ces gens de la gauche nous emmèneront tout droit, hors de l'Union Européenne... Après tout, [nous] les Grecs, le jour où nous réussirons à lire correctement le mot géopolitique, eh bien, nous tiendrons presque tous seuls. En ménageant les uns et les autres, pas en se faisant bouffer...
- Dites, vous partez au ski en Autriche cet hiver ?
- Tu rigoles, c'est terminé tout cela. mais nous allons plus souvent au théâtre, puisque nous ne voyageons plus. 
- Tiens, avez-vous vu que ceux de Bruxelles demandent aux communistes et aux autres à la gauche l'alignement sur le Mémorandum, ils sont fous, ils ont perdu toute conscience ou quoi ? »
 
Cette semaine encore, des universités ont reporté certaines épreuves sur table à cause du manque de papier, plus de budget pour les feuilles d'examen. L'organisme national du logis ouvrier a été supprimé, et deux de ses agents ont failli se jeter du quatrième étage : pompiers et policiers ont évité de justesse le double suicide. Tandis que certaines ambassades dressent les listes de leurs citoyens en Grèce au cas où (évacuations d'urgence), et préviennent des risques de pénurie en aliments et en carburant (hebdomadaire Epikaira – 09/02/2012), nos écoles ferment assez souvent pour quelques jours, car sans chauffage, Hérodote passe mal ! 
 

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