Partager l'article ! Bruno Suchaut : Relancer l'éducation prioritaire: In Café Pédagogique Bruno Suchaut ...
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
La république contre son école
Démopolis, 2011
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
Main basse sur l'école
Démopolis, 2008

Envoyez vos mails à
webmaster@sauvons-lecole.fr
Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.
Pour voir TOUS les articles
c'est ici
!
ou revenir à la page d'accueil
| Bruno Suchaut : Relancer l'éducation prioritaire |
|
Par Bruno Suchaut "On demande à l’école de faire plus avec moins", explique Bruno Suchaut, directeur de l'IREDU, dans cette tribune donnée au Café pédagogique. Il interroge aussi l'allocation des ressources. "Même si la relation entre les moyens et les résultats du système éducatif n’est pas proportionnelle, la politique de rigueur budgétaire qui commence à modifier sensiblement les conditions d’enseignement n’est sans doute la réponse la plus adaptée à la situation et ne permettra surement pas d’inverser la tendance relevée dans PISA au cours de cette dernière décennie. Il faut se doter de moyens de lutte efficaces contre la difficulté scolaire en agissant tôt dans la scolarité (dès l’école maternelle) en se fixant des objectifs ambitieux mais atteignables en termes de maîtrise des compétences à l’école primaire. Au-delà d’une action spécifique concernant les secteurs géographiques les plus en difficulté, cela demande sans doute aussi d’imaginer des modes d’aide aux élèves plus intensifs mais davantage intégrés à l’action pédagogique"
Les évaluations internationales, pour peu que l’on prenne le temps de les examiner de manière approfondie, peuvent fournir des éléments de réflexion utiles à la politique éducative en mettant à disposition des décideurs des balises comparatives sur les performances de notre système éducatif selon différentes dimensions. Les élèves français testés lors de cette dernière évaluation de 2009 étaient scolarisés dans des classes de cours préparatoire en 2000 pour ceux qui ont effectué un parcours sans redoublement ; c’est donc l’image de l’ensemble de la scolarité effectuée à l’école primaire et au collège qui est évaluée à l’aune de PISA. Bien sûr, le contexte socioéconomique et l’environnement éducatif familial impriment également leur marque sur l’évolution du niveau de compétences des élèves et il peut-être difficile de chiffrer précisément dans ce type d’étude transversale l’influence précise de ces facteurs. Les résultats de la dernière vague de l’enquête permettent de suivre l’évolution du niveau des acquis des élèves de quinze ans sur une assez longue période puisqu’ils peuvent être mis en relation avec les résultats produits lors des enquêtes triennales précédentes réalisées depuis 2000. On peut donc disposer d’une photographie des acquis des élèves à quatre moments différents de cette dernière décennie (2000, 2003, 2006, 2009), cela permet de détecter des évolutions positives ou négatives de la qualité de notre école. Au-delà des scores moyens et du classement qui ne fournissent que des informations globales et instantanées, les données PISA peuvent être riches d’enseignement si on mobilise plusieurs indicateurs dans une perspective temporelle. Ainsi, les écarts entre les élèves, la proportion d’élèves ne maîtrisant pas les compétences de base ou encore l’influence de l’origine sociale sur les acquis des élèves peuvent permettre de juger de l’efficacité et de l’équité du système éducatif.
Un second point, lié au précédent concerne la disparité du niveau des acquis des élèves.
|
Derniers Commentaires