
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
Main basse sur l'école
Démopolis, 2008

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In Café Pédagogique

Le Journal Officiel du 1er juillet publie un décret et un arrêté instituant une prime pour les enseignants procédant aux évaluations de CE1 et CM2. Le montant est fixé à 400 euros. Mais,
particularité importante, c'est l'IEN qui fixe le montant que chaque enseignant percevra pour "la totalité des opérations" d'évaluation. " Le montant de l'indemnité allouée à chaque enseignant
remplissant les conditions de l'article 1er est fixé par l'inspecteur d'académie-directeur des services départementaux de l'éducation nationale, dans la limite du taux de référence. Ce montant
est déterminé sur proposition de l'inspecteur de l'éducation nationale chargé de la circonscription dans laquelle se trouve l'école, en fonction de la participation effective des enseignants à
ces évaluations".
Cette façon de faire aboutit à demander aux IEN une surveillance des épreuves. Et cela pose problème à certains inspecteurs compte tenu de la forte résistance
des enseignants à l'évaluation de CM2. Pour le Snpi Fsu, "c'est encore aux IEN de proposer une répartition à l'IA-DSDEN qui fixera le montant de l'indemnité alloué à chaque enseignant. Quid de la
gestion des réalités : classes partagées, titulaires-remplaçants, évaluations mises en œuvre partiellement, ou totalement mais pas enregistrées dans l'application web ?" Le SNPI demande à ses
inspecteurs de "se tenir à l'écart des procédures d'investigation afin de déterminer qui a fait quoi".
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