
Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
Main basse sur l'école
Démopolis, 2008

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Quelque 5.000 auxiliaires de vie, s'occupant d'enfants porteurs de handicap à l'école, arrivent en fin de contrat cette année. Ils seront remplacés par des
nouveaux, sans expérience, ni formation.

Le sentiment d’un énorme gâchis. D’ici décembre, quelque 5.000 auxiliaires de vie scolaire s’occupant des enfants porteurs de handicap à l’école seront remplacés. Embauchés en contractuels par l’Education nationale, les premiers accompagnants recrutés en 2003 arrivent à la fin de leur contrat.
«C’est vraiment dommage… D’abord pour ces collègues expérimentés qui aiment leur boulot et qui vont se retrouver au chômage. Mais c’est triste aussi pour tous ces enfants qui vont devoir
s’habituer à un nouvel accompagnant pas forcément formé», soupire Véronique Boyrie, secrétaire générale de l’association des accompagnants de vie scolaire, l’Unaïsse, créée il y a deux
ans.
Au-delà de la précarité des statuts, l'association réclame la reconnaissance du métier d’accompagnant, avec «une vraie formation adaptée aux besoins spécifiques de ces enfants», poursuit
Véronique Boyrie. «Aujourd’hui, avec ces statuts précaires, on se retrouve auxiliaire un peu comme ça, sans réelle formation (60 heures au total). Je me suis par exemple retrouvée le jour de
la rentrée à devoir m’occuper d’une petite fille qui avait un retard global sans être informée à l’avance. Il a fallu que je m’adapte, que je recherche des informations par moi-même pour savoir
comment m’y prendre avec elle. En pratique, on fait de notre mieux et la plupart du temps, ça se passe bien...»
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